{"id":68735,"date":"2007-04-23T00:00:00","date_gmt":"2007-04-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/04\/23\/une-voix-melodieuse\/"},"modified":"2007-04-23T00:00:00","modified_gmt":"2007-04-23T00:00:00","slug":"une-voix-melodieuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/04\/23\/une-voix-melodieuse\/","title":{"rendered":"<strong><em>Une voix m\u00e9lodieuse<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Une voix m\u00e9lodieuse<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t23 avril 2007  Il y en a pour penser qu&rsquo;il faut nous parler de la d\u00e9mocratie. Il s&rsquo;agit de Jean-Marie Colombani : \u00ab<em>Il y a eu un v\u00e9ritable sursaut d\u00e9mocratique<\/em>\u00bb (l&rsquo;\u00e9ditorial du <em>Monde<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/son\/0,54-0@2-823448,63-899993@51-898554,0.html\" class=\"gen\">22 avril 2007<\/a>) ; il s&rsquo;agit \u00e9galement de <a href=\"http:\/\/comment.independent.co.uk\/leading_articles\/article2474394.ece\" class=\"gen\">The Independent<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Altogether, this is a hugely reassuring result of a reassuring campaign. It is reassuring, first, because it means that French politics is back to normal after the aberration of five years ago. The second round will pit the centre-right candidate, M. Sarkozy, against the Socialist, Mme Royal. It is a right-left match in the traditional French mould. The Socialist Party is back in contention, following the disgrace of five years ago. Voters did not fall a second time for the dangerous seduction of Jean-Marie Le Pen.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi l&rsquo;on veut continuer dans le constat conformiste des choses, pour une fois, nous serons d&rsquo;accord avec ce titre du m\u00eame <em>Monde<\/em>, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il s&rsquo;en tient \u00e0 la description de ces m\u00eames choses, \u00e0 la Bouvard &#038; P\u00e9cuchet (\u00ab<em> Nicolas Sarkozy et S\u00e9gol\u00e8ne Royal rassemblent, Fran\u00e7ois Bayrou perce, les extr\u00eames reculent<\/em>\u00bb). Maintenant se pose certainement deux questions, que nous posons comme si nous nous adressions \u00e0 tous ces commentateurs de la presse <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2827\" class=\"gen\">MSM<\/a>, auxquelles on comprendra comme une \u00e9vidence que notre r\u00e9ponse est par avance n\u00e9gative.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Croient-ils r\u00e9ellement que ce qui \u00e9tait en jeu, c&rsquo;\u00e9tait le sort de la d\u00e9mocratie, comme si celle-ci e\u00fbt \u00e9t\u00e9 r\u00e9ellement mise en p\u00e9ril le 21 avril 2002? (Phrase du type formule heureuse, parce que chronologiquement impeccable : le 22 avril efface le 21 avril.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Croient-ils r\u00e9ellement que, la d\u00e9mocratie \u00e9tant sauv\u00e9e, l&rsquo;essentiel de cette \u00e9lection est dit, et que ce fut bien l\u00e0 l&rsquo;essentiel de cette \u00e9lection comme si la d\u00e9mocratie \u00e9tait l&rsquo;essentiel?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, nous pensons que ces questions sont du type (autre formule heureuse) va jouer avec cette poussi\u00e8re et que la d\u00e9mocratie n&rsquo;a rien \u00e0 voir en la circonstance. Certes, elle \u00e9tait l\u00e0 et elle a fonctionn\u00e9. C&rsquo;est fait pour \u00e7a. La d\u00e9mocratie a jou\u00e9 son r\u00f4le qui est celui d&rsquo;\u00eatre un instrument, et m\u00eame un instrument diablement utile,  nullement une id\u00e9e et encore moins une transcendance capable d&#8217;emporter une nation en faisant <strong>un<\/strong> tous ses citoyens. C&rsquo;est un instrument qui permet de faire parfois entendre une voix, quand elle existe. La caract\u00e9ristique du 22 avril est qu&rsquo;il y a une remarquable collectivisation (au sens noble, pas au sens marxiste) de la voix d&rsquo;une nation ; c&rsquo;est \u00e0 ce point que l&rsquo;on peut parler d&rsquo;une harmonisation de la voix d&rsquo;une nation, comme d&rsquo;une symphonie nationale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous nous gardons de parler du peuple. Nous ne dirons pas, comme on dit, le peuple a parl\u00e9, mais plut\u00f4t la nation a parl\u00e9. Nous donnons notre interpr\u00e9tation, notre <strong>traduction<\/strong>,  d&rsquo;ailleurs assez rapidement car les choses essentielles sont simples et faciles \u00e0 dire. Nous interpr\u00e9tons les r\u00e9sultats, comme chacun fait mais \u00e0 notre fa\u00e7on, pour <strong>traduire<\/strong> ce que l&rsquo;\u00e9lection a dit comme si cette nation avait effectivement parl\u00e9  d&rsquo;une seule voix,  et l&rsquo;on comprendra finalement que c&rsquo;est bien le cas,  et l&rsquo;on comprendra que c&rsquo;est l&rsquo;essentiel, et que notre analyse est boucl\u00e9e&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe chiffre principal est, bien entendu, celui du record (la participation : meilleur chiffre [84,6%] depuis la premi\u00e8re \u00e9lection du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, en 1965). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une voix haute et claire et les r\u00e9sultats de ce premier tour, avec cette participation, sont l&rsquo;essentiel de cette \u00e9lection. Peu importe ce qui \u00e9tait dans la forme et le fond de ces millions de cerveaux qui ont anim\u00e9 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, comme font les comparses et les figurants. Ce qui compte aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9nergie affirm\u00e9e d&rsquo;une nation plus que le choix qu&rsquo;elle fera demain (le 6 mai).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDu coup, les commentaires, que nous fustigeons d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, apparaissent \u00e9vidents de l&rsquo;autre, et \u00e9videmment appropri\u00e9s. Par exemple, Renaud Dely dans <a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/actualite\/politiques\/elections2007\/249344.FR.php\" class=\"gen\">Lib\u00e9ration<\/a>. Nous choisissons des extraits de ce texte <strong>\u00e9galement<\/strong> parce que nos lecteurs n&rsquo;ignorent pas le peu d&rsquo;estime politique que nous portons \u00e0 ce journal. C&rsquo;est un signe qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on peut difficilement commenter autrement que ce que cette nation nous impose de commenter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Un triomphe civique ! Le cru 2007 du premier tour appara\u00eet comme l&rsquo;anti-21 avril. Cinq mois durant, les d\u00e9bats ont passionn\u00e9 les Fran\u00e7ais ; l&rsquo;heure du choix les a galvanis\u00e9s. Apr\u00e8s le d\u00e9sastre de 2002, les \u00e9lecteurs ont dessin\u00e9 un nouveau printemps de la politique. Le record de participation enregistr\u00e9  hier efface le sommet d&rsquo;indiff\u00e9rence atteint lors du dernier scrutin \u00e9lys\u00e9en.<\/em> ()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Avec la fin du cycle mitterrando-chiraquien, une page s&rsquo;est tourn\u00e9e, celle d&rsquo;une impuissance commune illustr\u00e9e par le vague souvenir de slogans synonymes de lendemains qui d\u00e9chantent : Changer la vie, La lutte contre la fracture sociale, etc. Une \u00e8re de d\u00e9sillusions marqu\u00e9e par le fatalisme de gouvernants baissant les bras face \u00e0 un r\u00e9el qu&rsquo;ils ne parvenaient plus \u00e0 r\u00e9former. Le message du quatuor arriv\u00e9 en t\u00eate hier a ceci de commun que, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, Sarkozy, Royal, Bayrou et Le Pen mart\u00e8lent que la politique sert \u00e0 quelque chose. Et que, s&rsquo;il ne peut pas tout, l&rsquo;Etat peut beaucoup.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Au premier abord, les Fran\u00e7ais peuvent sembler paradoxaux. Ils doutent de leurs repr\u00e9sentants, mettent en cause l&rsquo;efficacit\u00e9 du r\u00f4le de l&rsquo;Etat, s&rsquo;interrogent sur la place de la France dans la mondialisation&#8230; et se ruent aux urnes pour mandater quelqu&rsquo;un qu&rsquo;ils vont se h\u00e2ter de rudoyer. La contradiction n&rsquo;est qu&rsquo;apparente : c&rsquo;est parce que les \u00e9lecteurs sont d\u00e9sorient\u00e9s qu&rsquo;ils fustigent si ais\u00e9ment leurs \u00e9lites. Et c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;\u00eatre guid\u00e9s qu&rsquo;ils attendent autant de leurs \u00e9lus.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Ordre juste, identit\u00e9 nationale, r\u00e9habilitation de la valeur travail ou R\u00e9publique du respect, la campagne s&rsquo;est faite sur des valeurs plus que sur des programmes. De quoi rassasier des \u00e9lecteurs \u00e0 la fois en qu\u00eate de sens et sceptiques face \u00e0 l&rsquo;avalanche de promesses sans lendemain<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotez bien que certaines phrases pourraient avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9crites par un communiste national ou un adepte de la R\u00e9volution Nationale (r\u00e9habilitation du travail,  Travail, Famille, Patrie), d&rsquo;autres par un gaulliste ou un souverainiste de gauche (identit\u00e9 nationale,  souverainet\u00e9, ind\u00e9pendance), et qu&rsquo;elles sont dites d&rsquo;ailleurs par tous ; notez bien que l&rsquo;on vous parle d&rsquo;un quatuor qui a r\u00e9form\u00e9 la politique o\u00f9 l&rsquo;on trouve Le Pen,  le Diable battu et r\u00e9habilit\u00e9 d&rsquo;un seul vote,  et ainsi de suite. Notez tout cela et vous admettrez que ce serait vraiment compliquer des choses simples que de poursuivre une telle enqu\u00eate, que rien n&rsquo;a d&rsquo;importance que la parole fran\u00e7aise qui a, dans ce cas du 22 avril, impos\u00e9 une impulsion nouvelle. Ce n&rsquo;est pas un message d&rsquo;optimisme ni le printemps de la politique dans le sens o\u00f9 nous allons pouvoir \u00e0 nouveau nous \u00e9battre dans nos \u00e9ditoriaux d\u00e9licieux gauche-droite mais une volont\u00e9 \u00e9nergique, presque vitale, d&rsquo;affronter la crise du monde. Il s&rsquo;agit \u00e9videmment d&rsquo;un vote tragique qui ne nous promet aucun lendemain qui chante car, aujourd&rsquo;hui, le monde ne chante pas. Simplement, il faut admettre qu&rsquo;il y a dans la trag\u00e9die et dans l&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;il faut pour l&rsquo;affronter tout ce qui justifie l&rsquo;existence collective. <\/p>\n<h3>En attendant le 6 mai<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;accord, ils (les \u00e9lecteurs) \u00e9taient \u00ab<em>en qu\u00eate de sens<\/em>\u00bb. En votant, ils ont laiss\u00e9 la parole \u00e0 une nation, ils ont exprim\u00e9 la voix d&rsquo;une nation  ce pays qu&rsquo;on nomme historiquement la Grande Nation. Ils ont r\u00e9affirm\u00e9 tout ce que la globalisation (s&rsquo;il vous pla\u00eet : pas la mondialisation) rejette : la nation, l&rsquo;Etat (de l&rsquo;Etat-nation), l&rsquo;identit\u00e9 nationale et <em>tutti quanti<\/em>. La voix haute et claire suivant une campagne confuse et \u00e9clat\u00e9e r\u00e9habilite la campagne : puisqu&rsquo;il fallait ceci pour arriver \u00e0 cela, c&rsquo;\u00e9tait donc qu&rsquo;il fallait en passer par l\u00e0. Ils \u00e9taient en qu\u00eate de sens et ils se sont donn\u00e9s un sens en retrouvant celui de la nation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe n&rsquo;est pas la renaissance du nationalisme, qui n&rsquo;a plus rien \u00e0 voir dans un temps qui n&rsquo;est plus le sien. C&rsquo;est un renouveau identitaire dans une immense bataille  la grande crise de notre fin de civilisation  entre les forces de d\u00e9structuration et le besoin de sens,  lequel sens se traduit par des structures qui refusent la destruction qu&rsquo;on leur propose.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant aux candidats restant dans la bataille, leur int\u00e9r\u00eat est d&rsquo;avoir bien compris la voix de la nation. Mais notre conviction est qu&rsquo;ils l&rsquo;ont comprise, nullement parce qu&rsquo;ils sont habiles et clairvoyants,  m\u00eame s&rsquo;ils le sont, ce qui est possible et on verra  mais parce qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 emport\u00e9s par la puissance de la voix de la nation. Ils ont \u00e9t\u00e9 emport\u00e9s comme des f\u00e9tus de paille.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus que jamais, nous sommes dans un sch\u00e9ma <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3906\" class=\"gen\">maistrien<\/a>. Les \u00e9v\u00e9nements emportent les hommes et ceux qui r\u00e9sisteraient seraient expuls\u00e9s. (Relisez cette phrase pleine d&rsquo;une pi\u00e8tre et roborative consid\u00e9ration pour les petits hommes politiques et m\u00e9ditez-en le sens profond en en \u00e9cartant l&rsquo;engagement politique : \u00ab<em>On a remarqu\u00e9, avec grande raison, que la r\u00e9volution fran\u00e7aise m\u00e8ne les hommes plus que les hommes la m\u00e8nent. Cette observation est de la plus grande justesse&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>Les sc\u00e9l\u00e9rats m\u00eames qui paraissent conduire la r\u00e9volution, n&rsquo;y entrent que comme de simples instruments; et d\u00e8s qu&rsquo;ils ont la pr\u00e9tention de la dominer, ils tombent ignoblement.<\/em>\u00bb ) Comme nous ne sommes plus aux temps brutaux de la r\u00e9volution, les t\u00eates ne roulent plus et les \u00e9chines sont plus souples. L&rsquo;homme politique, en France, aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;incline devant la voix de la nation, il est emport\u00e9 par l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. Ce fut <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3869\" class=\"gen\">le tournant<\/a> de la campagne, d\u00e8s lors qu&rsquo;on ne parla plus que de l&rsquo;identit\u00e9 fran\u00e7aise, oubliant l&rsquo;Europe, d\u00e9non\u00e7ant la globalisation et ainsi de suite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, il y en aura pour croire que les \u00e9lecteurs, hier, ont retrouv\u00e9 leur confiance dans le syst\u00e8me puisqu&rsquo;ils l&rsquo;ont utilis\u00e9 \u00e0 fond. Il y a m\u00eame, sans  doute, des \u00e9lecteurs pour le croire eux-m\u00eames. C&rsquo;est une interpr\u00e9tation risqu\u00e9e et faussaire qui, comme dans le cas de la d\u00e9mocratie (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la m\u00eame chose) confond la fin et les moyens. Le pays qui a vot\u00e9 hier est le m\u00eame qui a dit non \u00e0 la Constitution europ\u00e9enne, et son vote d&rsquo;hier conditionn\u00e9 par l&rsquo;affirmation de l&rsquo;identit\u00e9 nationale est de la m\u00eame eau,  un vote anti-syst\u00e8me dans la mesure o\u00f9 ce syst\u00e8me pr\u00e9tend \u00eatre une fin et expose ainsi son nihilisme sans retour. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tHier, la nation fran\u00e7aise, parlant d&rsquo;une seule voix, a pass\u00e9 un march\u00e9, s&rsquo;adressant aux hommes et femmes de la politique. (Tiens, l&rsquo;affaire est si importante qu&rsquo;on en oublierait qu&rsquo;une femme a des chances de devenir pr\u00e9sidente de la R\u00e9publique, grand \u00e9v\u00e9nement de la soci\u00e9t\u00e9 civile et de la modernit\u00e9.) La nation fran\u00e7aise leur a dit : D&rsquo;accord, reprenez votre place, vous existez \u00e0 nouveau puisque je veux bien consentir \u00e0 voter. En \u00e9change, votre int\u00e9r\u00eat bien compris est de vous rappeler de la substance de ce que j&rsquo;ai dit. Comme les hommes et les femmes politiques n&rsquo;ignorent jamais rien de leur int\u00e9r\u00eat bien compris, il est \u00e0 pr\u00e9voir qu&rsquo;ils prendront garde \u00e0 ne pas provoquer cette force puissante qui les a remis en selle. Par ailleurs, ce n&rsquo;est pas plus mal pour eux, et pour leurs dircoms : l&rsquo;exaltation de la nation a toujours justifi\u00e9 des envol\u00e9es lyriques du plus bel effet, qui vous maintiennent haut dans les sondages ; c&rsquo;est plus excitant que la Commission de Bruxelles ou la globalisation. Par cons\u00e9quent, ils essaieront de jouer le jeu et cela nous promet du sport dans les rapports de la France avec les autres <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDevant la vigueur d&rsquo;une telle d\u00e9monstration, on en serait m\u00eame \u00e0 se demander si le deuxi\u00e8me tour est n\u00e9cessaire. Ah oui, il y a tout de m\u00eame la d\u00e9mocratie. En attendant le 6 mai, allons jouer avec notre poussi\u00e8re.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une voix m\u00e9lodieuse 23 avril 2007 Il y en a pour penser qu&rsquo;il faut nous parler de la d\u00e9mocratie. 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