{"id":68810,"date":"2007-05-18T00:00:00","date_gmt":"2007-05-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/05\/18\/lacte-de-deces-de-leurope-a-27\/"},"modified":"2007-05-18T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-18T00:00:00","slug":"lacte-de-deces-de-leurope-a-27","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/05\/18\/lacte-de-deces-de-leurope-a-27\/","title":{"rendered":"<strong><em>L&rsquo;acte de d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;Europe \u00e0 27<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;acte de d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;Europe \u00e0 27<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t18 mai 2007  Le sommet Russie-UE du 18 mai doit d\u00e9sormais figurer comme un cas d&rsquo;\u00e9cole de la mortelle paralysie de l&rsquo;Europe \u00e0 27. La chose est pr\u00e9sent\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on inhabituellement ouverte par le <em>Guardian<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/eu\/story\/0,,2082674,00.html\" class=\"gen\">ce matin<\/a>. La lecture du texte nourrit l&rsquo;impression d&rsquo;un complot des pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est pour saboter ce sommet et, par cons\u00e9quent, les relations entre la Russie et l&rsquo;Europe en tant que telle. Si le terme de complot para\u00eet un peu trop sombre et romantique, le processus effectivement suivi est celui-l\u00e0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Germany&rsquo;s hopes of striking a new grand bargain between Russia and Europe, locking both into a close embrace for years to come, have been dashed before a crucial EU-Russia summit.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>As the German chancellor, Angela Merkel, flew to Samara on the Volga last night for dinner with President Vladimir Putin and to open today&rsquo;s summit, it was clear that the meeting was being hijacked by a long list of disputes focused on eastern Europe and the Balkans.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Currently chairing the EU, Germany has prepared the summit as an opportunity to secure Russian agreements on energy security, human rights and climate change. But Berlin&rsquo;s wooing of Moscow has fallen foul of the worsening estrangement between President Putin and the west in recent months.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Tension between Russia and the west, hostility towards Russia from the new eastern European members of the EU (and their suspicion of Berlin), and President Vladimir Putin&rsquo;s brash assertion of regained Russian power have all compounded the mood of gloom.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Ms Merkel has won widespread plaudits this year for her steering of the EU. But Germany has a huge stake in the Samara summit and it looks like being a failure for Ms Merkel.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The new EU member states of Poland and Lithuania have been arguing this week for the summit to be called off, and criticising the German preparations. For historical reasons, the east Europeans are highly sensitive to any sign of Germany cutting deals with Russia over their heads.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The immediate cause of the impasse is a Polish veto on launching negotiations on what is known as the partnership and cooperation agreement, or PCA, between the EU and Russia  because of a continuing Russian ban on Polish meat imports.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But the roots of the estrangement lie in the transformation of the EU with the entry of 10 central European and Balkan states since 2004  all of them former Soviet satellites nursing grievances to varying degrees against Russia. Vladimir Chizhov, Russia&rsquo;s ambassador in Brussels, said the relationship was more complicated since the accession of Poland, the Baltic states, and other former Soviet dependencies: Some of these countries continue to treat Russia in a peculiar manner.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme un contraste saisissant et significatif, on doit mentionner les \u00e9chos de l&rsquo;interview de Pierre Lellouche \u00e0 <em>Nezavissima\u00efa Gazeta<\/em>, telle que la rapporte l&rsquo;agence Novosti le <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/world\/20070515\/65501862.html\" class=\"gen\">15 mai<\/a> (merci \u00e0 notre lecteur St\u00e9phane de nous avoir signal\u00e9 cet article, sur le Forum le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum.php\" class=\"gen\">17 mai<\/a>). Quels que soient les d\u00e9boires de Lellouche par rapport \u00e0 ses esp\u00e9rances minist\u00e9rielles, il est certain qu&rsquo;il parle en cette occurrence comme repr\u00e9sentant semi-officiel  de la pr\u00e9sidence Sarkozy. Par ailleurs, ses d\u00e9clarations sont en complet accord avec ce que nous avons pu entendre de lui courant mars, lors de r\u00e9unions semi-confidentielles (\u00e0 Bruxelles notamment) donn\u00e9es pour informer certains cercles fran\u00e7ais (hauts fonctionnaires des questions de s\u00e9curit\u00e9, industriels) des intentions d&rsquo;une possible pr\u00e9sidence Sarkozy.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>La Russie et le peuple russe ne posent pas de probl\u00e8mes pour l&rsquo;\u00e9quipe du nouveau pr\u00e9sident de la R\u00e9publique fran\u00e7aise, la coop\u00e9ration avec Moscou sera au contraire tr\u00e8s \u00e9troite, a-t-il soulign\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Pour Nicolas Sarkozy, la politique \u00e9trang\u00e8re ne peut que suivre les principes de la realpolitik, mais il ne faut pas oublier les valeurs auxquelles la France demeure attach\u00e9e depuis la R\u00e9volution, autrement dit les valeurs de la libert\u00e9, a rappel\u00e9 M. Lellouche. Le responsable de l&rsquo;UMP a rendu hommage \u00e0 Vladimir Poutine pour avoir r\u00e9tabli un pouvoir fort dans une Russie qui a connu une m\u00e9tamorphose difficile apr\u00e8s la fin de la guerre froide. Mais il faut, a-t-il ajout\u00e9, contribuer parall\u00e8lement \u00e0 la promotion de la d\u00e9mocratie et de la libert\u00e9 en Russie.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Interrog\u00e9 sur la prise de position de Nicolas Sarkozy par rapport au r\u00e8glement des conflits gel\u00e9s postsovi\u00e9tiques  au Haut-Karabakh, en Oss\u00e9tie du Sud, en Abkhazie et en Transnistrie , M. Lellouche a r\u00e9pondu que le nouveau pr\u00e9sident fran\u00e7ais avait besoin de temps pour \u00e9tudier tous les dossiers avant de pouvoir prendre position. M. Sarkozy doit prochainement rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet du G8, et ce sera leur premier contact, a-t-il relev\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>S&rsquo;agissant des relations avec Washington, Pierre Lellouche a fait remarquer que la France cherchait \u00e0 d\u00e9velopper des relations proches au maximum avec les Etats-Unis, au m\u00eame titre qu&rsquo;avec la Russie, tous deux ses amis.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Quant aux projets am\u00e9ricains de d\u00e9ploiement du bouclier antimissile am\u00e9ricain en Europe, M. Lellouche a invit\u00e9 tous les Europ\u00e9ens, y compris la Russie, \u00e0 y participer, car le d\u00e9fi que ce syst\u00e8me vise \u00e0 relever est un d\u00e9fi commun aussi bien pour la Russie que pour l&rsquo;Europe. Par ailleurs, il s&rsquo;est dit \u00e9tonn\u00e9 que les Am\u00e9ricains soient les premiers \u00e0 se pr\u00e9occuper de ce probl\u00e8me qui concerne les Europ\u00e9ens et les Russes plus que les autres.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Pour Pierre Lellouche, le bouclier antimissile en Europe ne devrait pas faire l&rsquo;objet de controverses avec la Russie, il devrait au contraire devenir un \u00e9l\u00e9ment de coop\u00e9ration entre l&rsquo;Europe, la Russie et les Etats-Unis.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Rengaine : les nations contre l&rsquo;Europe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLaissons le fond (la politique russe, dont on a <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3984\" class=\"gen\">d\u00e9j\u00e0<\/a> parl\u00e9) pour la forme. Concernant le sommet, le terme kidnapp\u00e9 est bienvenu. Le <em>Guardian<\/em> est trop bien \u00e9lev\u00e9 pour dire cr\u00fbment la r\u00e9alit\u00e9 alors il biaise : \u00ab<em> it was clear that the meeting was being hijacked by a long list of disputes focused on eastern Europe and the Balkans<\/em>\u00bb. En r\u00e9alit\u00e9, la longue liste de disputes ayant pr\u00e9tendument kidnapp\u00e9 le sommet d\u00e9signe l&rsquo;activisme des pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, quelques-uns sinon la plupart parmi les dix nouveaux,  les membres de la fameuse <em>New Europe<\/em> de Rumsfeld. Ce sont ces pays qui, d&rsquo;une fa\u00e7on presque fatale si l&rsquo;on prend en compte leur \u00e9tat d&rsquo;esprit, aggravent toutes ces querelles  jusqu&rsquo;au radicalisme du cas de la Pologne, opposant son veto \u00e0 l&rsquo;accord strat\u00e9gique UE-Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tP\u00e9ch\u00e9s de jeunesse? Manque d&rsquo;esprit de communautaire? Ce n&rsquo;est pas du tout notre analyse. Cet activisme nationaliste anti-russe des pays de l&rsquo;Est de l&rsquo;UE repr\u00e9sente aussi bien un atavisme r\u00e9gional et historique qu&rsquo;un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat affirm\u00e9 pour la coh\u00e9sion communautaire. Tous ces pays nous disent, certains tout \u00e0 fait explicitement, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucune confiance dans ces organisations multinationales europ\u00e9ennes (l&rsquo;UE mais <strong>aussi<\/strong> l&rsquo;OTAN) pour assurer leur s\u00e9curit\u00e9. Ils ont donc choisi l&rsquo;option directe de l&rsquo;Am\u00e9rique. Par exemple, c&rsquo;est l&rsquo;argument des Tch\u00e8ques et des Polonais pour traiter directement, sans passer par l&rsquo;OTAN (ni, encore moins, par l&rsquo;UE), avec les Am\u00e9ricains. A l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;UE, ces pays ne se sentent aucune obligation de solidarit\u00e9 communautaire et ils agissent vis-\u00e0-vis d&rsquo;elle selon le seul prisme de ce qu&rsquo;ils jugent \u00eatre leurs int\u00e9r\u00eats nationaux. Ils se trompent certes, comme ils se trompent lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de leur confiance dans l&rsquo;Am\u00e9rique,  mais c&rsquo;est leur affaire et c&rsquo;est une autre affaire que notre propos. Le constat qui importe est celui de leur politique : leur entr\u00e9e dans l&rsquo;UE ne les a pas europ\u00e9anis\u00e9s, elle les a am\u00e9ricanis\u00e9s par ce qu&rsquo;ils jugent \u00eatre une imp\u00e9rative d\u00e9monstration <em>a contrario<\/em>. On jugera de l&rsquo;ironie de la d\u00e9monstration. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPuisqu&rsquo;il s&rsquo;agit, avec la s\u00e9curit\u00e9 et les relations avec la Russie, de l&rsquo;aspect le plus important de la soi-disant politique ext\u00e9rieure de l&rsquo;UE, le constat in\u00e9vitable est que cette politique est mort-n\u00e9e. Ce n&rsquo;est pas plus mal que la d\u00e9monstration en soit faite pour ce sommet de Samara, alors que la question europ\u00e9enne change de contenu avec de nouvelles directions dans des Etats-membres essentiels (Sarkozy pour la France, Brown pour UK).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de comparer \u00e0 cette situation ce qui semble devoir \u00eatre la politique russe de la pr\u00e9sidence Sarkozy. Politique classique de la France, tenant pour axiome que la puissance russe, situ\u00e9e o\u00f9 elle est, est quelque chose qu&rsquo;il faut m\u00e9nager et avec laquelle il faut s&rsquo;entendre, avec laquelle il est de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la France de s&rsquo;entendre. La vision est oppos\u00e9e du tout au tout \u00e0 celle des pays de l&rsquo;Est de l&rsquo;UE. Le constat s&rsquo;\u00e9largit donc : non seulement la politique ext\u00e9rieure de l&rsquo;UE est morte \u00e0 Samara mais il est bon qu&rsquo;elle soit morte parce qu&rsquo;il est d\u00e9sormais d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;elle est impossible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa politique europ\u00e9enne de la France est toute trac\u00e9e. Il faut faire un trait\u00e9 minimal pour en finir avec la paralysie europ\u00e9enne qui permet aux activismes pr\u00e9dateurs de s&rsquo;\u00e9battre impun\u00e9ment. Il n&rsquo;est plus question de Constitution. Il faut disposer des outils europ\u00e9ens qui marchent et les influencer dans leur fonctionnement au plus proche des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais. Pour le reste, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;essentiel, et en choisissant l&rsquo;exemple qui nous occupe, il y a une politique russe de la France qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec le salmigondis europ\u00e9en.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous parlons du cas fran\u00e7ais parce qu&rsquo;il est d&rsquo;actualit\u00e9 et qu&rsquo;il est \u00e9vident en raison de la politique d&rsquo;ind\u00e9pendance de ce pays,  ce dernier point impliquant que la France ne le c\u00e9derait \u00e0 l&rsquo;Europe en mati\u00e8re de politique fondamentale que si l&rsquo;Europe est capable de transcrire une politique europ\u00e9enne ind\u00e9pendante r\u00e9aliste et enrichissante,  ce qui n&rsquo;est pas le cas. Evoquer le cas fran\u00e7ais \u00e0 cette lumi\u00e8re, c&rsquo;est aussi indiquer, de fa\u00e7on plus vaste, que la perspective est, plus que jamais, celle des nations europ\u00e9ennes \u00e9voluant pour leur compte \u00e0 part de l&rsquo;Europe et, au mieux, utilisant les outils europ\u00e9ens \u00e0 leur avantage. Parmi ceux-ci pourrait na\u00eetre la possibilit\u00e9 d&rsquo;arrangements interm\u00e9diaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa conclusion est impos\u00e9e par l&rsquo;\u00e9vidence de l&rsquo;impuissance de cette Europe \u00e0 27, formule-suicide de l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une Europe s&rsquo;affirmant au plus elle grandit. Il appara\u00eet notamment \u00e9vident que l&rsquo;Est de l&rsquo;UE n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec son Ouest originel et qu&rsquo;on doit en revenir, et qu&rsquo;on en reviendra tr\u00e8s vite pour cet Ouest originel \u00e0 des id\u00e9es de petite Europe, qu&rsquo;on nomme cela noyau dur ou n&rsquo;importe quoi d&rsquo;autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;acte de d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;Europe \u00e0 27 18 mai 2007 Le sommet Russie-UE du 18 mai doit d\u00e9sormais figurer comme un cas d&rsquo;\u00e9cole de la mortelle paralysie de l&rsquo;Europe \u00e0 27. La chose est pr\u00e9sent\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on inhabituellement ouverte par le Guardian, ce matin. 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