{"id":68826,"date":"2007-05-24T00:00:00","date_gmt":"2007-05-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/05\/24\/la-politique-russe-de-la-commission-de-lextremisme-au-nihilisme-et-vice-versa\/"},"modified":"2007-05-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-24T00:00:00","slug":"la-politique-russe-de-la-commission-de-lextremisme-au-nihilisme-et-vice-versa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/05\/24\/la-politique-russe-de-la-commission-de-lextremisme-au-nihilisme-et-vice-versa\/","title":{"rendered":"La politique russe de la Commission, \u2014 de l&rsquo;extr\u00e9misme au nihilisme et vice-versa"},"content":{"rendered":"<p><p>La Commission europ\u00e9enne,  ou plut\u00f4t son pr\u00e9sident, Barroso <em>himself<\/em>,  a une politique russe. Nous ne dirons pas que nous l&rsquo;avons rencontr\u00e9e (la politique russe) mais simplement que nous en avons eu des \u00e9chos tr\u00e8s pr\u00e9cis et tr\u00e8s significatifs. Il s&rsquo;agit de sources que nous qualifierons \u00e0 tout le moins d&rsquo;europ\u00e9ennes, et sans aucun doute de dignes de confiance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effet, depuis plusieurs mois nous nous interrogeons \u00e0 propos de l&rsquo;extr\u00e9misme de la politique russe, ou plut\u00f4t anti-russe, de la Commission europ\u00e9enne dans la personne de son pr\u00e9sident. (La nuance n&rsquo;est pas seulement formelle. Il s&rsquo;agit de la politique voulue par Barroso, sans consultations \u00e0 ce propos, au sein d&rsquo;une Commission notoirement \u00e9clat\u00e9e et sans la moindre coh\u00e9sion entre ses Commissaires ; chacun p\u00eache de son c\u00f4t\u00e9 selon ses int\u00e9r\u00eats, refl\u00e9tant en cela l&rsquo;\u00e9tat actuel de cette institution.) Nos sources expliquent que cette politique, purement informelle et confidentielle mais syst\u00e9matiquement appliqu\u00e9e, consiste en une radicalisation maximale dans le but de \u00ab<em>faire sortir les Russes de leurs gonds<\/em>\u00bb pour susciter un affrontement qui pourrait prendre la forme d&rsquo;un incident sur un point de tension, \u00e9ventuellement jusqu&rsquo;\u00e0 une menace, une pression, voire une intervention militaire ponctuelle des Russes. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une politique de provocation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Le but, <\/em>disent nos sources, <em>est de provoquer par r\u00e9action un resserrement des solidarit\u00e9s occidentales face au danger russe, principalement des Europ\u00e9ens entre eux, des Europ\u00e9ens et des Am\u00e9ricains, et principalemet \u00e0 l&rsquo;OTAN. Il s&rsquo;agit de resserrer le nud europ\u00e9en et le noeud transatlantique<\/em>\u00bb Ces pressions de la pr\u00e9sidence de la Commission s&rsquo;adressent effectivement \u00e0 une mobilisation au sein de l&rsquo;OTAN, au point que la Commission s&rsquo;int\u00e9resse de moins en moins \u00e0 la PESC (Politique Europ\u00e9enne de S\u00e9curit\u00e9 Commune) pour amoindrir la possibilit\u00e9 d&rsquo;une concurrence europ\u00e9enne de l&rsquo;OTAN comme point de rassemblement de cette mobilisation. Le but n&rsquo;est donc pas sp\u00e9cifiquement europ\u00e9en (rassembler les Europ\u00e9ens \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une confrontation avec les Russes) mais sp\u00e9cifiquement transatlantique, avec l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;une PESC ou un rassemblement europ\u00e9en n&rsquo;a de sens qu&rsquo;au sein de l&rsquo;OTAN (<em>caucus<\/em> europ\u00e9en dans l&rsquo;OTAN).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;activisme de Barroso dans le sens d\u00e9crit est remarquable, avec des pressions vers les services et d\u00e9l\u00e9gations de la Commission impliqu\u00e9s dans les rapports avec les Russes. On peut dans tous les cas faire, en l&rsquo;\u00e9tat actuel, plusieurs remarques :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Les nuds des solidarit\u00e9s diverses (europ\u00e9enne et transatlantique) sont bien desserr\u00e9s si l&rsquo;on cherche \u00e0 les resserrer avec une telle brutalit\u00e9. Nos sources nous confirment que c&rsquo;est le cas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Les calculs g\u00e9opolitiques de Barroso montrent bien que le pr\u00e9sident de la Commission est un \u00e9conomiste portugais am\u00e9ricanis\u00e9 nourri au lait un peu frustre de l&rsquo;affrontement de la Guerre froide, avec l&rsquo;esprit \u00e0 mesure. Il ignore ce que c&rsquo;est qu&rsquo;une nation et ce que sont les int\u00e9r\u00eats d&rsquo;une nation. Cette manuvre a toutes les chances d&rsquo;accentuer l&rsquo;affirmation de ces int\u00e9r\u00eats, c&rsquo;est-\u00e0-dire de confirmer l&rsquo;inexistence de l&rsquo;Europe \u00e0 27 et de renforcer les divergences des int\u00e9r\u00eats transatlantiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Cette politique russe traduit surtout ce que nos sources nomment \u00ab<em>un besoin de crise<\/em>\u00bb dans le chef de la pr\u00e9sidence de la Commission. Cette politique extr\u00e9miste, radicale, ressemble \u00e0 un tout ou rien qui porte beaucoup du nihilisme d\u00e9sormais inh\u00e9rent \u00e0 un organisme noy\u00e9 dans sa propre bureaucratie, dans son isolement, dans ses slogans tenant lieu de pens\u00e9e. La question d&rsquo;une crise entre l&rsquo;Europe et la Russie n&rsquo;est pas tranch\u00e9e, par contre la r\u00e9alit\u00e9 de la crise de la Commission est av\u00e9r\u00e9e, jusqu&rsquo;au point de la recherche d&rsquo;un paroxysme dont on esp\u00e8re qu&rsquo;il sera f\u00e9cond et cr\u00e9ateur (un peu comme les <em>neocons<\/em> l&rsquo;esp\u00e9r\u00e8rent avec l&rsquo;Irak).<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 24 mai 2007 \u00e0 12H28<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Commission europ\u00e9enne, ou plut\u00f4t son pr\u00e9sident, Barroso himself, a une politique russe. 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