{"id":68933,"date":"2007-06-24T00:00:00","date_gmt":"2007-06-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/06\/24\/leurope-et-sa-logique-de-puissance\/"},"modified":"2007-06-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-24T00:00:00","slug":"leurope-et-sa-logique-de-puissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/06\/24\/leurope-et-sa-logique-de-puissance\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Europe et sa logique de puissance"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;Europe et sa logique de puissance<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t24 juin 2007  On sait que Sarkozy et les Fran\u00e7ais se <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4132\" class=\"gen\">sont battus<\/a> \u00e0 Bruxelles pour tenter de r\u00e9duire dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;Europe l&rsquo;<strong>automatisme<\/strong> du dogme de la comp\u00e9tition et de la concurrence sans entraves des pouvoirs publics. La volont\u00e9 de d\u00e9barrasser la phrase initiale figurant dans le trait\u00e9 de son membre soulign\u00e9 ci-apr\u00e8s par nous en gras signifie que la libre concurrence, hors de toutes pressions et hors de toutes r\u00e8gles (et, dans ce cas des r\u00e8gles ne seraient qu&rsquo;exceptions), ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une r\u00e9alit\u00e9 absolue, une sorte de v\u00e9rit\u00e9 divine install\u00e9e devant les nations comme la signification de l&rsquo;absence de choix d&rsquo;une autre m\u00e9thode. (La phrase avec son membre amput\u00e9 : l&rsquo;UE aura \u00ab<em>an internal market<\/em> <strong><em>where competition is free and undistorted<\/em><\/strong>\u00bb [\u00ab<em>un march\u00e9 int\u00e9rieur<\/em> <strong><em>o\u00f9 la comp\u00e9tition sera libre et non d\u00e9natur\u00e9e<\/em><\/strong>\u00bb].)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a, derri\u00e8re cette d\u00e9marche, un aspect social (protection sociale de la concurrence) ; c&rsquo;est celui qu&rsquo;on s&rsquo;est empress\u00e9 de mettre en \u00e9vidence. Ce n&rsquo;est pas le plus important, tant s&rsquo;en faut. L&rsquo;essentiel est que la recherche d&rsquo;une d\u00e9fense de certaines puissances (d\u00e9finies courtement comme \u00e9conomiques) des pressions et attaques de la libre-concurrence qui permettraient leur rachat par la seule m\u00e9canique de l&rsquo;argent a \u00e0 voir, non avec la protection sociale, mais avec le renforcement de la puissance de l&rsquo;Europe. C&rsquo;est la th\u00e8se de la protection des champions \u00e9conomiques ou celle de la d\u00e9fense des  technologies de souverainet\u00e9,  dont <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1087\" class=\"gen\">nous estimons<\/a> qu&rsquo;elles jouent un r\u00f4le fondamental, d&rsquo;une part pour la d\u00e9fense des peuples en temps de crise, d&rsquo;autre part pour l&rsquo;identit\u00e9 des peuples en temps de crise,  et ceci, somme toute, \u00e9quivalent \u00e0 cela? Pourquoi pas?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn m\u00eame temps que se passait le psychodrame de Bruxelles, deux nouvelles venait d&rsquo;\u00eatre ou \u00e9taient publi\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une part, la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4131\" class=\"gen\">d\u00e9claration<\/a> du patron de Lockheed Martin, d&rsquo;une extraordinaire impudence si l&rsquo;on se place du point de vue du bon sens, de la logique, de l&rsquo;intelligence, de la dignit\u00e9 et de l&rsquo;habilet\u00e9 politique,  et du point de vue europ\u00e9en pour terminer. Pas une de nos grandes voix europ\u00e9ennes n&rsquo;a moufet\u00e9, sans doute trop occup\u00e9e \u00e0 s&rsquo;interroger sur l&rsquo;\u00e9trange sensation de naus\u00e9e n\u00e9e d&rsquo;un d\u00e9go\u00fbt inconscient d&rsquo;elle-m\u00eame. L&rsquo;Am\u00e9ricain nous dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question que se d\u00e9veloppe une industrie europ\u00e9enne de l&rsquo;armement ind\u00e9pendante et souveraine, que les Europ\u00e9ens sont tout juste autoris\u00e9s \u00e0 se coordonner, en fonction des r\u00e8gles et exigences des USA et par rapport \u00e0 elles ; cela de la part de la soi-disant plus grande puissance de l&rsquo;Histoire qui d\u00e9pense $750 milliards par an pour sa d\u00e9fense, qui n&rsquo;est pas capable de soumettre en quatre ans un pays exsangue de 25 millions d&rsquo;habitants et qui est m\u00eame sur le point d&rsquo;y recevoir une racl\u00e9e m\u00e9morable, ni capable de fabriquer un avion de combat sans que le d\u00e9lai de production double et le prix quadruple par rapport aux pr\u00e9visions de d\u00e9part, sans aucune garantie de succ\u00e8s l\u00e0 aussi (ceux qui ont reconnu le JSF ne seront pas d\u00e9nonc\u00e9s). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;autre part la confusion chez EADS, suite \u00e0 des d\u00e9clarations au <em>Financial Times-Deutschland<\/em> du co-Directeur G\u00e9n\u00e9ral, l&rsquo;Allemand Tom Enders, ancien para de la <em>Bundeswehr<\/em> et atlantiste convaincu, en plus d&rsquo;\u00eatre adepte des lois du march\u00e9. Ces d\u00e9clarations portaient sur le fait que la direction d&rsquo;EADS examinait l&rsquo;\u00e9tat de ses avoirs,  s&rsquo;en d\u00e9barrasser ou pas, selon les int\u00e9r\u00eats du march\u00e9 boursier et des orientations soi-disant strat\u00e9giques,  et, pami eux, les parts (46%) d&rsquo;EADS dans la soci\u00e9t\u00e9 Dassault. Ces parts repr\u00e9sentent la participation de l&rsquo;Etat fran\u00e7ais dans la soci\u00e9t\u00e9 Dassault. La r\u00e9action fran\u00e7aise, par la voix de l&rsquo;autre co-Directeur G\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;EADS Louis Gallois, a \u00e9t\u00e9 instantan\u00e9e et tr\u00e8s ferme. Enders a fait marche arri\u00e8re, parce qu&rsquo;en ce moment Berlin ne peut se passer du soutien de Paris dans ses manuvres europ\u00e9ennes. Un article du <em>Financial Times<\/em>, qui rapporte l&rsquo;affaire, expliquait <a href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/39f32e86-20e8-11dc-8d50-000b5df10621.html\" class=\"gen\">hier<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Management at EADS was in disarray on Friday after French co-chief executive Louis Gallois denied comments by his German counterpart that the group was considering the sale of its stake in Dassault, the French business and combat jet maker.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>EADS co-chief executive Tom Enders talks to the FT about the future of the group&rsquo;s stake in Dassault. Earlier on Friday, EADS denied that it is considering selling French aircraft maker.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Franco-German aerospace and defence group is not considering disposing of its stake in Dassault, Mr Gallois told Thomson Financial at the Paris Airshow, adding that this issue is not one currently on the agenda of the management board.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>His German counterpart Tom Enders had told the Financial Times in a tape-recorded interview that a normal strategic discussion inside EADS had just started to establish if the 46 per cent holding in the business and combat jet manufacturer was a core holding.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But, in a terse joint statement released a few hours after Mr Gallois&rsquo; initial responses to journalists&rsquo; questions, Mr Enders also said the sale of the Dassault stake is neither presently being studied by the EADS board nor on its agenda.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The confusion reflects tensions between EADS&rsquo; core Franco-German shareholders about the future of group, the second time since late May that disagreements between the two sides have become public.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Germans are understood to be pushing for an evaluation of all assets  including the Dassault stake  to see whether EADS might be able secure funding for Airbus before turning to shareholders or the markets. Many investors also back that option.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Asked about the Dassault stake, Mr Enders told the FT that EADS was looking at what perspectives the holding offered. There is no urgency to conclude by July 1 or August 1 and to say, It&rsquo;s core, don&rsquo;t touch it,&rsquo; or It&rsquo;s non-core, go sell it.&rsquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Asked whether discussions were on EADS&rsquo;s board or with Dassault itself, he said: This is a normal strategic discussion inside EADS. I can&rsquo;t give you a timeline, but I know everybody is focusing on this. But there are other things as well.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>La logique boursi\u00e8re des autres Europ\u00e9ens<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et le professionnalisme type investisseur boursier avec lesquels parle Enders (et le FT par rapport \u00e0 ses propos) du sort de la part d&rsquo;EADS dans Dassault sont stup\u00e9fiants. L&rsquo;impression retir\u00e9e est que ces gens n&rsquo;ont aucune conscience politique de rien, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucune v\u00e9ritable connaissance de ce que Dassault repr\u00e9sente du point de vue industriel et technologique d&rsquo;une part, du point de vue politique et strat\u00e9gique de l&rsquo;autre,  pour la France, c&rsquo;est-\u00e0-dire pour l&rsquo;Europe. C&rsquo;est l&rsquo;esprit du march\u00e9 (march\u00e9 libre, s&rsquo;entend) compl\u00e8tement d\u00e9cha\u00een\u00e9, avec comme seule conscience et comme seule connaissance la valeur boursi\u00e8re et, par cons\u00e9quent, la connaissance fiduciaire des choses et des \u00eatres \u00e0 son niveau le plus primaire. Il s&rsquo;agit de faire s\u00e9rieux, alors l&rsquo;on parle investissement et valeur boursi\u00e8re.  \u00ab<em>Many investors also back that option<\/em>\u00bb, ajoute le FT, parlant de cette d\u00e9marche d&rsquo;\u00e9valuer tous les avoirs d&rsquo;EADS, dont les 46% de Dassault, pour consid\u00e9rer ce dont on peut se d\u00e9barrasser, et signifiant que rien n&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;abri de l&rsquo;\u00e9valuation. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEtonn\u00e9, ou semblant l&rsquo;\u00eatre, le m\u00eame article du m\u00eame journal rapporte ceci : \u00ab<em>Dassault is an issue which the French government watches like a hawk, said one person familiar with the company. One wrong nuance in public statements can get you in trouble, regardless of how small the mistake may actually be. Dassault is the sole supplier of combat aircraft to the French air force.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question n&rsquo;est pas tant ici de d\u00e9battre de la possibilit\u00e9 ou pas de cession de ces 46% de Dassault, que de consid\u00e9rer la diff\u00e9rence d&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit qu&rsquo;on met ici en \u00e9vidence. Cette diff\u00e9rence s\u00e9pare d&rsquo;ailleurs, fondamentalement, la partie fran\u00e7aise et la partie allemande, aussi bien chez EADS que dans les \u00e9lites politiques. (Pour ce qui concerne leurs rapports avec la Pologne et avec la Russie, tout de m\u00eame, les Allemands vont devoir revoir un tantinet leur copie. Et ce n&rsquo;est pas un minitrait\u00e9 europ\u00e9en qui y changera quoi que ce soit.) L\u00e0 aussi, nous parlons de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit, du r\u00e9flexe fondamental, et nullement de la qualit\u00e9 politique ou de toute autre consid\u00e9ration de puissance ou d&rsquo;influence, ou m\u00eame de vertu (!). L&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit fran\u00e7ais consid\u00e8re d&rsquo;abord la valeur d&rsquo;une chose en fonction de son rapport \u00e0 la souverainet\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance. Ces concepts sont pratiquement inconnus du c\u00f4t\u00e9 allemand. Il est \u00e9vident qu&rsquo;un rapport avec la soci\u00e9t\u00e9 Dassault, qui est l&rsquo;une des premi\u00e8res soci\u00e9t\u00e9s du monde en mati\u00e8re d&rsquo;avions de combat et de syst\u00e8mes \u00e9lectroniques, est n\u00e9cessairement un rapport dont les r\u00e9f\u00e9rences d&rsquo;\u00e9valuation absolument prioritaires sont la souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet \u00e9pisode rapport\u00e9 par le FT doit \u00e9videmment \u00eatre confront\u00e9 aux deux autres \u00e9l\u00e9ments signal\u00e9s plus haut : la volont\u00e9 fran\u00e7aise que l&rsquo;esprit du march\u00e9 ne soit plus la r\u00e8gle absolue de la vie \u00e9conomique et politique de l&rsquo;Europe d&rsquo;une part, la volont\u00e9 am\u00e9ricaniste de r\u00e9duire <strong>totalement<\/strong> l&rsquo;industrie europ\u00e9enne d&rsquo;armement \u00e0 une position vassale de sous-traitance d&rsquo;autre part. Il n&rsquo;est un secret pour personne que Dassault est, depuis des ann\u00e9es sinon des d\u00e9cennies, un objectif prioritaire pour les USA : d\u00e9truire cette soci\u00e9t\u00e9 ou tenter d&rsquo;en prendre le contr\u00f4le. Cette hypoth\u00e8se qui semblerait <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\timpensable (en prendre le contr\u00f4le) appara\u00eet du domaine du possible dans l&rsquo;esprit de certains \u00e0 la lumi\u00e8re des d\u00e9clarations incroyablement l\u00e9g\u00e8res d&rsquo;un Enders (avec l&rsquo;accord de \u00ab<em>many investors<\/em>\u00bb). Le FT, qui a regard\u00e9 sans broncher BAE s&rsquo;am\u00e9ricaniser, ne bronche pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(R\u00e9p\u00e9tons-le, nous parlons de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit, de l&rsquo;an\u00e9mie de l&rsquo;intelligence, plus que de faits r\u00e9els ou possibles. Sans parler de comptabilit\u00e9 et de pourcentage, \u00a046%, majorit\u00e9, etc.,  l&rsquo;hypoth\u00e8se m\u00eame th\u00e9orique d&rsquo;une prise de contr\u00f4le de Dassault dans l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses appara\u00eet comme un acte de guerre que le gouvernement fran\u00e7ais interdirait, pourrait-on dire d&rsquo;une fa\u00e7on imag\u00e9e, par la force si n\u00e9cessaire,  point final.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a l\u00e0 une bataille terrible qui est engag\u00e9e, dont notamment EADS va \u00eatre le th\u00e9\u00e2tre et qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir fondamentalement avec la position financi\u00e8re de cette soci\u00e9t\u00e9, les erreurs de gestion, l&rsquo;ambiance de capharna\u00fcm et d&rsquo;usine \u00e0 gaz r\u00e9gnant dans ce monstre artefactuel, les folies <em>golden<\/em>-parachut\u00e9es des directeurs (notamment fran\u00e7ais) d\u00e9barqu\u00e9s pour incomp\u00e9tence. Les Fran\u00e7ais sont ou seront conduits \u00e0 admettre que le mariage avec les Allemands dans ce domaine strat\u00e9gique est une erreur de premi\u00e8re dimension. La coop\u00e9ration europ\u00e9enne et l&rsquo;axe franco-allemand sont une bonne chose tant qu&rsquo;on en excepte les <strong>vraies<\/strong> choses s\u00e9rieuses que sont la souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance. Le sommet de Bruxelles a, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, d\u00e9plac\u00e9 au centre de la r\u00e9flexion et de la bataille politiques la question de la protection structurelle de ce qui fait la puissance europ\u00e9enne,  ou, mieux dit, de ce qui fait les puissances des quelques nations qui existent encore au sein de l&rsquo;ensemble europ\u00e9en. (Et il est inutile, pour ce cas, d&rsquo;entamer la rengaine d&rsquo;une Europe qui a r\u00e9duit les nations. Depuis plus d&rsquo;un demi-si\u00e8cle, les nations europ\u00e9ennes se sont r\u00e9duites elles-m\u00eames, comme des grandes devenues petites, simplement par leur fr\u00e9quentation honteuse et leur r\u00e9flexe de la plus compl\u00e8te all\u00e9geance. L&rsquo;orientation europ\u00e9enne lib\u00e9rale et libre-\u00e9changiste ne fait qu&rsquo;acter la triste chose.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est tr\u00e8s probable que ce domaine va \u00eatre, dans les prochains mois et les prochaines ann\u00e9es un domaine de grand affrontement. D\u00e9barrass\u00e9s d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, par la r\u00e9cente \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, de leur complexe du repli frileux (pour cause de non-alignement sur la pens\u00e9e unique europ\u00e9enne), les Fran\u00e7ais devraient se battre avec rage pour reprendre le contr\u00f4le des quelques attributs souverains qu&rsquo;ils ont aventur\u00e9s dans la coop\u00e9ration europ\u00e9enne, EADS compris. Cette coop\u00e9ration pourra et devra se faire, mais sous strict contr\u00f4le des puissances nationales et arm\u00e9e d&rsquo;un rideau de protection contre les attaques financi\u00e8res des forces ext\u00e9rieures tentant d&rsquo;investir par l&rsquo;argent ce qu&rsquo;elles sont incapables de r\u00e9duire par la seule concurrence de la qualit\u00e9 des produits. Un complexe de forteresse? Sans aucun doute, avec le mot complexe pris dans son sens d&rsquo;organisation militaire. Le mod\u00e8le \u00e0 suivre \u00e0 cet \u00e9gard est,  employons l&rsquo;expression pour une fois qu&rsquo;elle est justifi\u00e9e,  le mod\u00e8le am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Europe et sa logique de puissance 24 juin 2007 On sait que Sarkozy et les Fran\u00e7ais se sont battus \u00e0 Bruxelles pour tenter de r\u00e9duire dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;Europe l&rsquo;automatisme du dogme de la comp\u00e9tition et de la concurrence sans entraves des pouvoirs publics. La volont\u00e9 de d\u00e9barrasser la phrase initiale figurant dans le trait\u00e9&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3301,4215,6046,398,3284,4345,3501,3502,2746,4096],"class_list":["post-68933","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-dassault","tag-eads","tag-enders","tag-europe","tag-gallois","tag-independance","tag-lockheed","tag-martin","tag-souverainete","tag-technologies"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68933","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68933"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68933\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}