{"id":69013,"date":"2007-07-14T00:00:00","date_gmt":"2007-07-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/07\/14\/debut-de-deconstruction-du-jsf-virtualiste\/"},"modified":"2007-07-14T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-14T00:00:00","slug":"debut-de-deconstruction-du-jsf-virtualiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/07\/14\/debut-de-deconstruction-du-jsf-virtualiste\/","title":{"rendered":"<strong><em>D\u00e9but de d\u00e9construction du JSF virtualiste<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">D\u00e9but de d\u00e9construction du JSF virtualiste<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t14 juillet 2007  Tr\u00e8s r\u00e9cemment, une lectrice (que nous remercions chaleureusement) nous a fait parvenir une d\u00e9p\u00eache Reuters du 20 juin sur une \u00e9tude du Center for Strategic and Budgetary Assessments, dont les conclusions ont \u00e9t\u00e9 rendues publiques ce m\u00eame 20 juin. L&rsquo;\u00e9tude porte comme titre : <em>U.S. Fighter Modernization Plans: Near-term Choices<\/em>. Elle porte sur les choix des avions de combat des forces arm\u00e9es US dans un contexte budg\u00e9taire extr\u00eamement contraint. La vedette de ce rapport, au sens malheureux du terme, est le F-35,  notre fameux JSF. Les options qu&rsquo;envisage ce rapport de Steve Kosiak (expert renomm\u00e9, nous en t\u00e9moignons) et Barry Watts (directeur de l&rsquo;analyse des programmes et de l&rsquo;\u00e9valuation au Pentagone de mai 2001 \u00e0 juin 2002) impliquent toutes diff\u00e9rents stades de r\u00e9duction du programme JSF, voire, pour l&rsquo;une, l&rsquo;abandon du programme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe rapport accessible sur le site du <a href=\"http:\/\/www.csbaonline.org\/4Publications\/PubLibrary\/R.20070620.US_Fighter_Moderni\/R.20070620.US_Fighter_Moderni.pdf\" class=\"gen\">CSBA<\/a> a eu un certain \u00e9cho que nous qualifierions de primal : signal\u00e9 par telle ou telle agence (Reuters), signal\u00e9 par divers sites sp\u00e9cialis\u00e9s, il n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet de d\u00e9bats particuliers ou spectaculaires dans la grande presse (MSM et sp\u00e9cialis\u00e9e), et <em>dedefensa.org<\/em> a mis du temps \u00e0 s&rsquo;en apercevoir. Il est pourtant <strong>tr\u00e8s important<\/strong> parce que, pour la premi\u00e8re fois, il aborde un sujet essentiel jusqu&rsquo;alors \u00e9cart\u00e9 pour le JSF qui est un artefact virtualiste : la r\u00e9alit\u00e9. (Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la r\u00e9alit\u00e9 op\u00e9rationnelle, qui est, semblerait-il, la fonction fondamentale d&rsquo;un avion de combat.) On comprend alors ce semi-silence. Le d\u00e9bat semi-public n&rsquo;est pas devenu d\u00e9bat public parce que l&rsquo;affaire est trop br\u00fblante, trop explosive. Le silence est la mesure de l&rsquo;importance du d\u00e9bat. La machine RP du complexe militaro-industriel fonctionne bien (m\u00eame <em>dedefensa.org<\/em> s&rsquo;y laisse parfois pendre,  piteux aveu).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCi-dessous, d&rsquo;abord, des extraits de la d\u00e9p\u00eache Reuters du <a href=\"http:\/\/today.reuters.com\/news\/articleinvesting.aspx?view=CN&#038;WTmodLOC=C3-News-8&#038;symbol=NOC&#038;type=qcna&#038;storyID=2007-06-20T194720Z_01_N20270762_RTRIDST_0_AIRCRAFT-USA-ASIA.XML\" class=\"gen\">20 juin<\/a>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The United States should consider slashing the number of Lockheed Martin Corp. F-35 fighter aircraft it plans to buy, largely because it does not have the reach needed to fight well in Asia, a leading military research group said in a report Wednesday <\/em>[20 June]\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The private Center for Strategic and Budgetary Assessments voiced fears the F-35, the Pentagon&rsquo;s costliest arms acquisition ever, might crowd out what it called needed investments in longer-range strike capabilities. China in particular has the strategic depth to locate key facilities beyond the reach of short-range systems.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Currently, the radar-evading F-35 Joint Strike Fighter, or JSF, is at the heart of plans for modernizing U.S. air power. At US$299-billion for 2,443 aircraft to be produced through 2034, it is designed to replace the F-16 and a range of other aircraft.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Acquiring so many F-35s now seems neither affordable nor needed, and the U.S. buy can probably be reduced by as much as 50% without driving unit costs through the roof or abandoning close allies, the study said. Acquiring so many F-35s now seems neither affordable nor needed, and the U.S. buy can probably be reduced by as much as 50% without driving unit costs through the roof or abandoning close allies, the study said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The chief reason to consider cuts is the short range of all three models being built  conventional for the Air Force; a short take-off, vertical landing one for the Marine Corps; and a carrier-borne version for the Navy&rsquo;s aircraft carriers, the study&rsquo;s authors said. Even with the addition of external fuel tanks and radar- evading standoff munitions, the F-35&rsquo;s unrefueled reach is unlikely to extend beyond 1,500 nautical miles, the study said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>U.S. strike aircraft setting out from Kadena Air Force Base on Japan&rsquo;s Okinawa Island would have to fly some 1,600 nautical miles to reach Jiuquan, site of China&rsquo;s first spaceport, on the southern edge of the Gobi Desert. All but 200 miles of this distance would be through Chinese air space, the study said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Responding to Beijing&rsquo;s Jan. 11 demonstration of an antisatellite weapon, Pentagon officials have voiced concerns about the vulnerability of U.S. eyes and ears in space. What Jiuquan does illustrate is just how deep inside China some of the targets are located that the United States might wish to hold at risk for purposes of dissuasion and deterrence, the study said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb[The authors] <em>said there was reason to worry that the JSF&rsquo;s funding requirements will crowd out future investment in long-range strike capabilities, given scare Air Force procurement dollars.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tReuters choisit de s&rsquo;attacher \u00e0 l&rsquo;option d&rsquo;une r\u00e9duction de 50% des JSF de l&rsquo;USAF (et de l&rsquo;abandon du JSF de la Navy?). Le rapport envisage en fait quatre options : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Abandon du programme JSF et production \u00e0 la place de 2.443 F-16 Bloc 60 pour l&rsquo;USAF et de F\/A-18E pour la Navy.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t R\u00e9duction de moiti\u00e9 de la commande USAF du JSF et substitution par autant de F-16 Block 60.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Abandon de la version embarqu\u00e9e (F-35C) et son remplacement par des F\/A-18E.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Abandon du F-35C pour des F\/A-18E et abandon de la moiti\u00e9 des F-34A de l&rsquo;USAF pour des F-16 Bloc 60.<\/p>\n<h3>A quoi sert le JSF ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui nous para\u00eet essentiel dans ce rapport, effectivement, c&rsquo;est qu&rsquo;il aborde une phase nouvelle du programme JSF,  ou, plut\u00f4t, du commentaire et de l&rsquo;observation du programme JSF. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;entr\u00e9e de ce programme dans la r\u00e9alit\u00e9, et, notamment, dans la r\u00e9alit\u00e9 op\u00e9rationnelle. Le rapport pourrait alors se r\u00e9sumer \u00e0 cette question : \u00e0 quoi sert le JSF\/F-35?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;analyse du programme JSF par Kosiak-Watts se fait dans un contexte r\u00e9solument strat\u00e9gique, on l&rsquo;a vu. Elle se fait autour de l&rsquo;id\u00e9e, d\u00e9sormais de plus en plus dominante au Pentagone, que la Chine est la tr\u00e8s grande superpuissance de demain,  par cons\u00e9quent la menace majeure de demain. C&rsquo;est donc notamment et essentiellement par rapport \u00e0 elle qu&rsquo;il faut d\u00e9terminer la structure et les capacit\u00e9s des forces conventionnelles de tr\u00e8s haut niveau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Nous donnons ici le raisonnement en vogue au Pentagone, sans le faire n\u00f4tre en aucune fa\u00e7on. Nous doutons profond\u00e9ment que la Chine devienne intrins\u00e8quement une menace ; nous doutons de la m\u00eame fa\u00e7on qu&rsquo;on puisse en revenir d&rsquo;une fa\u00e7on fondamentale aux guerres conventionnelles de haut niveau. L&rsquo;extraordinaire effet d\u00e9stabilisant des crises syst\u00e9miques qui nous frappent d\u00e9j\u00e0, l&rsquo;existence de conflits tout \u00e0 fait nouveaux et si efficaces [la G4G, certes], les interf\u00e9rences des r\u00e9seaux de communication et les modifications de la psychologie \u00e0 notre \u00e9poque sont pour nous des arguments imp\u00e9ratifs dans le sens du jugement que nous offrons ici. Mais ce qui nous importe est bien le raisonnement d\u00e9velopp\u00e9 ici par rapport au monde washingtonien o\u00f9 les r\u00e9flexions que nous rejetons triomphent de plus en plus nettement. Nous tenons compte de cela <strong>sans aucune restriction<\/strong> malgr\u00e9 nos restrictions, parce que nous jugeons ici de ses possibles effets \u00e0 court terme sur le destin du programme JSF.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA partir du moment o\u00f9 la zone d&rsquo;intervention consid\u00e9r\u00e9e de mani\u00e8re prioritaire est la zone Pacifique-Asie, la question de l&rsquo;autonomie d&rsquo;intervention prime sur toutes les autres parce qu&rsquo;il sagit d&rsquo;une zone aux immenses espaces et avec peu de points d&rsquo;appui. C&rsquo;est alors que le JSF d\u00e9couvre sa principale faiblesse. L&rsquo;avion a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u dans les ann\u00e9es 1993-1994, lorsque le monde se trouvait en pleine post-Guerre froide, lorsque les USA jouissaient d&rsquo;une h\u00e9g\u00e9monie indiscutable, lorsque la Chine ne se pr\u00e9sentait pas comme une menace gravissime pour les analystes alarmistes \u00e0 Washington. L&rsquo;imp\u00e9ratif du programme \u00e9tait de deux ordres :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Rentabiliser au maximum la modernisation des forces (plusieurs missions pour une seule cellule, un seul avion pour les trois forces, etc.) ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Capturer l&rsquo;essentiel de l&rsquo;exportation et cr\u00e9er un march\u00e9 captif \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle universelle en faisant entrer nombre de pays alli\u00e9s dans le programme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout cela supposait des contraintes de logistiques, de prix, des compromis de performances, etc. L&rsquo;autonomie de l&rsquo;avion, dans tous les sens du terme, n&rsquo;a pas eu la priorit\u00e9. Le JSF est par essence un avion court, fait pour \u00e9voluer au sein d&rsquo;un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral beaucoup plus vaste et beaucoup plus puissant. Ce que disent Kosiak-Watts , c&rsquo;est que la place faite au JSF dans les projections budg\u00e9taires menace fortement la mise en place de cette architecture de puissance \u00e0 longue distance sans laquelle le JSF est compl\u00e8tement r\u00e9duit \u00e0 sa position intrins\u00e8que de nain strat\u00e9gique. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, de ce point de vue, le JSF s&rsquo;annihile lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, cette situation devient un probl\u00e8me tr\u00e8s s\u00e9rieux, \u00e0 cause des menaces th\u00e9oriques qui sont d\u00e9sormais mises en \u00e9vidence et occupent l&rsquo;esprit des experts washingtoniens. L&rsquo;\u00e9tude Kosiak-Watts r\u00e9pond pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 une pr\u00e9occupation strat\u00e9gique en vogue \u00e0 Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, cette mise en cause de l&rsquo;engagement g\u00e9n\u00e9ral des forces US en faveur du JSF r\u00e9pond aussi \u00e0 une pr\u00e9occupation budg\u00e9taire d\u00e9sormais parfaitement identifi\u00e9e et quantifi\u00e9e. L&rsquo;\u00e9tude Kosiak-Watts pose donc les choix budg\u00e9taires des forces en termes strat\u00e9giques fondamentaux, selon une logique qui \u00e9chappe aux pressions quotidiennes de la guerre contre la terreur que les forces arm\u00e9es et le Pentagone n&rsquo;aiment pas. Elle r\u00e9habilite les grands syst\u00e8mes et les conceptions classiques, confortables et opulentes, des hypoth\u00e8ses de guerre selon les vux du Pentagone. Elle tend \u00e0 mettre le JSF en accusation, comme le syst\u00e8me qui emp\u00eache de penser la strat\u00e9gie selon l&rsquo;approche favorite de la bureaucratie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlusieurs points viennent conforter et renforcer l&rsquo;impact probable de cette \u00e9tude et les r\u00e9flexions qu&rsquo;elle devrait susciter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La question de la participation des alli\u00e9s est consid\u00e9r\u00e9e comme boucl\u00e9e depuis les accords de fin-2006-d\u00e9but 2007. Les alli\u00e9s ont perdu dans le d\u00e9bat strat\u00e9gique autour du JSF tout le poids qu&rsquo;ils ont pu croire avoir dans la phase initiale. La question des alli\u00e9s ne pr\u00e9occupe gu\u00e8re Kosiak-Watts et l&rsquo;aspect des fluctuations des co\u00fbts selon les commandes est rondement exp\u00e9di\u00e9 : \u00ab<em>Acquiring so many F-35s now seems neither affordable nor needed, and the U.S. buy can probably be reduced by as much as 50% without driving unit costs through the roof or abandoning close allies, the study said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La r\u00e9cente mise en \u00e9vidence des possibilit\u00e9s d&rsquo;exportation du F-22 est un facteur important. Elle montre d&rsquo;une part que le F-22 ne fait pas partie d&rsquo;un domaine r\u00e9serv\u00e9 qui le r\u00e9duit aux t\u00e2ches fondamentales de l&rsquo;USAF, avec le nombre r\u00e9duit qui va avec et la n\u00e9cessit\u00e9 de soutiens importants,  ce qui est la logique qui soutient des achats importants du JSF. D&rsquo;autre part, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du F-22 devenu un avion exportable \u00f4te au JSF son caract\u00e8re d&rsquo;indispensabilit\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9quipement des alli\u00e9s et l&rsquo;investissement des march\u00e9s et leur transformation en march\u00e9s captifs. (Sur cette \u00e9volution du F-22 par rapport au JSF sur les march\u00e9s d&rsquo;exportation, voir nos analyses en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4215\" class=\"gen\">fran\u00e7ais<\/a> et en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4211\" class=\"gen\">anglais<\/a>.) Bien entendu, la puissance et l&rsquo;autonomie (en capacit\u00e9s et en distance) du F-22 r\u00e9pondent aux crit\u00e8res essentiels du th\u00e9\u00e2tre Pacifique-Asie (o\u00f9 le JSF n&rsquo;a pas sa place d&rsquo;une fa\u00e7on autonome). Le Pentagone ne l&rsquo;ignore pas et nous ne devrions plus l&rsquo;ignorer. On n&rsquo;a pas encore vu le F-22 en Europe, par contre on l&rsquo;a vu au Japon et l&rsquo;on sait que la premi\u00e8re unit\u00e9 de F-22 bas\u00e9e outre-mer le sera \u00e0 Okinawa.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Un autre paradoxe est que les suggestions Kosiak-Watts, qui sont depuis longtemps dans les cartons de l&rsquo;USAF et de la Navy, prennent \u00e0 contre-pied le JSF vers le haut (plus de F-22, des F-22 \u00e0 l&rsquo;export), mais aussi vers le bas, en r\u00e9habilitant pour les t\u00e2ches strat\u00e9giques de compl\u00e9ment des 20 prochaines ann\u00e9es des avions comme le F-16 Bloc 60 ou le F\/A-18E\/F.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui se passe avec l&rsquo;\u00e9tude Kosiak-Watts est un d\u00e9but de confrontation du JSF avec la r\u00e9alit\u00e9 ; ou encore, en termes plus philosophiques (\u00e9cole fran\u00e7aise), un d\u00e9but de d\u00e9construction du JSF virtualiste par rapport aux besoins op\u00e9rationnels de l&rsquo;<em>establishment<\/em> de s\u00e9curit\u00e9 nationale washingtonien.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9but de d\u00e9construction du JSF virtualiste 14 juillet 2007 Tr\u00e8s r\u00e9cemment, une lectrice (que nous remercions chaleureusement) nous a fait parvenir une d\u00e9p\u00eache Reuters du 20 juin sur une \u00e9tude du Center for Strategic and Budgetary Assessments, dont les conclusions ont \u00e9t\u00e9 rendues publiques ce m\u00eame 20 juin. 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