{"id":69156,"date":"2007-08-26T00:00:00","date_gmt":"2007-08-26T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/08\/26\/irak-vietnam-sacre-gw\/"},"modified":"2007-08-26T00:00:00","modified_gmt":"2007-08-26T00:00:00","slug":"irak-vietnam-sacre-gw","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/08\/26\/irak-vietnam-sacre-gw\/","title":{"rendered":"Irak ? Vietnam ? Sacr\u00e9 GW\u2026"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Irak  ? Vietnam ? Sacr\u00e9 GW<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t26 ao\u00fbt 2007  On ignore si cela \u00e9tait voulu, on devrait m\u00eame en douter par habitude de scepticisme et d&rsquo;ironie,  mais le discours de GW Bush (le 21 ao\u00fbt) o\u00f9 il compare un retrait \u00e9ventuel d&rsquo;Irak au retrait du Vietnam pourrait \u00eatre un coup de ma\u00eetre,  une nullit\u00e9 historique mais un coup de ma\u00eetre psychologique, dans une capitale (Washington D.C.) o\u00f9, la psychologie que tout le monde subit a toujours \u00e9t\u00e9 plus importante que l&rsquo;histoire que personne ne conna\u00eet.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn article du <em>Sunday Times<\/em> de Londres de <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/news\/world\/iraq\/article2327806.ece \" class=\"gen\">ce matin<\/a> affirme que ce changement dans l&rsquo;argumentation a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 de longue date<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>When President George W Bush invoked the memory of Vietnam to justify staying in Iraq, he was drawing on a new wave of revisionist history which maintains that America did not lose the war, but the will to win.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Three decades later there is a legitimate debate about how we got into the Vietnam war and how we left, Bush said in a speech to army veterans last week. White House insiders admitted it was a risky topic which had previously been left to the antiwar movement. Americans generally prefer to forget Indochina and remember who won the cold war.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Yet as the prospect of victory in Iraq has receded, the lessons of Vietnam have provoked intense discussion among historians and in current affairs magazines such as the neo-conservative Weekly Standard.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Bush has been quietly paying attention and had been thinking for months about the right moment to bring Vietnam into the debate, according to a White House official<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl n&rsquo;est vraiment pas temps de faire des consid\u00e9rations historiques,  lesquelles, \u00e0 Washington, sont toujours biais\u00e9es par les consid\u00e9rations politiques du moment,  que, justement, d&rsquo;appr\u00e9cier l&rsquo;impact politique, par le biais psychologique, de l&rsquo;analogie historique \u00e9voqu\u00e9e dans le discours.<\/p>\n<h3>L&rsquo;homme du destin catastrophique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est une technique courante de la dialectique faussaire et sophiste de faire une analogie dans un d\u00e9bat pol\u00e9mique, et de transf\u00e9rer cette pol\u00e9mique sur la r\u00e9f\u00e9rence historique de l&rsquo;analogie. Elle r\u00e9ussit lorsque vos adversaires dans la pol\u00e9mique ont aussi quelque chose \u00e0 se reprocher, notamment dans le cadre de cette analogie. Dans le cas pr\u00e9sent, c&rsquo;est une r\u00e9ussite parce qu&rsquo;un d\u00e9bat a \u00e9t\u00e9 \u00e9largi, qui d\u00e9passe largement la situation politique. GW est ainsi pass\u00e9 de la position d&rsquo;accus\u00e9 et de <em>loser<\/em> solitaire \u00e0 celle d&rsquo;acteur logique dans un d\u00e9bat o\u00f9 ce qui est mis en cause, sinon en accusation, c&rsquo;est la politique ext\u00e9rieure des USA en g\u00e9n\u00e9ral, remontant largement dans le pass\u00e9 au-del\u00e0 de la rupture de 9\/11 puisqu&rsquo;on remonte \u00e0 la fin du Vietnam. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe coup de ma\u00eetre de GW est d&rsquo;avoir accept\u00e9 dans sa dialectique ce qui \u00e9tait jusqu&rsquo;alors inacceptable pour lui. Jusqu&rsquo;alors, il argumentait sur la n\u00e9cessit\u00e9 et l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 d&rsquo;une victoire. Cela permettait \u00e0 ses adversaires, par la simple confrontation avec les faits, \u00e0 la fois de ridiculiser le discours et de poser l&rsquo;argument \u00e9vident : il vaut mieux s&rsquo;en aller que courir derri\u00e8re l&rsquo;impossible en aggravant encore notre situation. D\u00e9sormais, il introduit l&rsquo;hypoth\u00e8se de la d\u00e9faite avec l&rsquo;aide puissante de l&rsquo;analogie historique (le Vietnam) sous forme d&rsquo;imagerie: eh bien soit, faisons comme pour le Vietnam, acceptons la d\u00e9faite, partons et voyons ce qui se passera,  la m\u00eame chose qui s&rsquo;est pass\u00e9e au Vietnam.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que GW Bush envisage la d\u00e9faite dans sa dialectique. Il l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 fait une fois, en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3576\" class=\"gen\">janvier dernier<\/a>, en annon\u00e7ant l&rsquo;actuelle offensive. Cette annonce \u00e9tait pr\u00e9monitoire, en un sens, de la dialectique de son discours sur l&rsquo;analogie avec le Vietnam.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;argument de la d\u00e9faite n&rsquo;est pas historique ni m\u00eame politique. L&rsquo;argument est conclu par la <em>narrative<\/em> de Bush absolument gratuite et infond\u00e9e, totalement virtualiste, qu&rsquo;en refusant de faire en Irak comme les USA firent au Vietnam, la victoire en Irak est assur\u00e9e. (Cela va de pair avec sa r\u00e9interpr\u00e9tation de l&rsquo;histoire [le Vietnam] typique de la droite US : si l&rsquo;on \u00e9tait rest\u00e9 au Vietnam jusqu&rsquo;au bout, si nous avions assum\u00e9 notre engagement, nous aurions gagn\u00e9. C&rsquo;est une hypoth\u00e8se au mieux gratuite, au pire faussaire. En 1969-70, l&rsquo;arm\u00e9e am\u00e9ricaine au Vietnam \u00e9tait \u00e9puis\u00e9e et au bord de la d\u00e9sint\u00e9gration, avec l&rsquo;indiscipline parfois proche de la mutinerie, les probl\u00e8mes de drogue, etc. La vietnamisation r\u00e9pondait aussi bien \u00e0 la pr\u00e9occupation d&rsquo;\u00e9viter de graves probl\u00e8mes structurels \u00e0 l&rsquo;U.S. Army au Vietnam avec la perspective de graves revers ; le climat \u00e9tait \u00e9galement d\u00e9testable au sein de l&rsquo;U.S. Navy, notamment au niveau des relations raciales.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar contre, l&rsquo;efficacit\u00e9 psychologique du discours est ind\u00e9niable. Elle se constate en plusieurs points :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;inacceptation de la d\u00e9faite est encore plus forte pour la psychologie du syst\u00e8me que la d\u00e9nonciation de la chim\u00e8re de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 de la victoire. Envisager un arrangement de retrait sans avancer le mot d\u00e9faite, c&rsquo;est une manuvre politique acceptable; \u00e9voquer la possibilit\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9faite provoqu\u00e9e par une d\u00e9cision de retrait avec des cons\u00e9quences renvoyant \u00e0 l&rsquo;analogie vietnamienne, c&rsquo;est mettre en cause le fondement du syst\u00e8me lui-m\u00eame. M\u00eame le rapport de l&rsquo;Iraq Study Group n&rsquo;envisageait pas la d\u00e9faite: il recommandait un retrait, avec maintien de bases, transfert du pouvoir aux Irakiens, arrangement avec les voisins, etc. Curieusement, GW ram\u00e8ne sans le vouloir l&rsquo;<em>establishment<\/em> \u00e0 la possible\/probable r\u00e9alit\u00e9, comme <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4352\" class=\"gen\">d\u00e9j\u00e0<\/a> envisag\u00e9, et il dit implicitement (toujours sans le vouloir puisqu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9voque que le d\u00e9sordre qu&rsquo;un retrait US laisserait soi-disant derri\u00e8re lui,  mais tout le monde saute \u00e0 la conclusion de la d\u00e9faite US): si nous partons, notre d\u00e9part se transformera vite en d\u00e9route, comme au Vietnam en 1972-75. (Bien entendu, l\u00e0 s&rsquo;arr\u00eate l&rsquo;\u00e9vocation de la r\u00e9alit\u00e9 puisqu&rsquo;il promet la victoire en Irak comme alternative.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;un seul coup, en \u00e9voquant cette perspective d&rsquo;une d\u00e9faite ou d&rsquo;une d\u00e9route, GW met en cause tout le syst\u00e8me, au travers de la politique expansionniste et belliciste de ce syst\u00e8me qui pr\u00e9c\u00e8de largement sa propre politique. Il force le syst\u00e8me \u00e0 partager sa responsabilit\u00e9, ou plut\u00f4t son irresponsabilit\u00e9. Il dit implicitement: si nous connaissons la d\u00e9faite en Irak, ce n&rsquo;est pas ma politique qui sera battue mais toute la politique du syst\u00e8me dont ma politique n&rsquo;est que le prolongement logique. Et cela n&rsquo;est pas faux Il met en cause plus d&rsquo;un demi-si\u00e8cle de politique interventionniste, y compris, pour le camp d\u00e9mocrate, la politique Kennedy-Johnson qui conduisit \u00e0 l&rsquo;engagement US au Vietnam.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La d\u00e9faite, dit Bush, conduira \u00e0 une catastrophe au Moyen-Orient, comme ce fut le cas dans tout l&rsquo;Indochine apr\u00e8s le d\u00e9part US du Vietnam. La chose est d&rsquo;autant plus grave, sugg\u00e8re-t-il, que les USA auront ainsi failli \u00e0 leur devoir moral en permettant aux forces du mal d&rsquo;\u00e9tendre leur emprise. C&rsquo;est faire appel au caract\u00e8re d&rsquo;inculpabilit\u00e9 de la psychologie am\u00e9ricaniste, \u00e0 l&rsquo;incapacit\u00e9 de cette psychologie non seulement d&rsquo;admettre mais de comprendre qu&rsquo;elle porte la responsabilit\u00e9 de tout l&rsquo;encha\u00eenement des \u00e9v\u00e9nements qu&rsquo;elle provoque directement ou indirectement par ses interventions. Lew Rockwell \u00e9crit le <a href=\"http:\/\/www.lewrockwell.com\/rockwell\/war-without-end.html\" class=\"gen\">24 ao\u00fbt<\/a> : \u00ab<em>In the case of Vietnam, there would have been no such thing as the Khmer Rouge regime in Cambodia had the U.S. not embraced Pol Pot. In the same way, al-Qaeda got its start during the Cold War because the U.S. saw the radical Islamicists as anti-communist allies. The extremists in Afghanistan were once seen as glorious freedom fighters. Their training camps, guns, and furnished caves were provided courtesy of the U.S. taxpayer.<\/em>\u00bb Mais l&rsquo;on sait que Rockwell, un libertarien, est un opposant \u00e0 toute interventionnisme ext\u00e9rieur et lui est assez libre pour \u00e9largir la critique dans le champ qui importe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il serait logique de penser, comme font certains, qu&rsquo;un d\u00e9part US d&rsquo;Irak n&rsquo;am\u00e8nerait nullement le chaos en Irak puis au Moyen-Orient, mais au contraire une certaine re-stabilisation. La chose est ais\u00e9e \u00e0 comprendre pour un observateur moyennement dou\u00e9 tant il est manifeste, depuis 1990 et l&rsquo;autorisation <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2282\" class=\"gen\">implicite<\/a> donn\u00e9e par les USA \u00e0 Saddam d&rsquo;attaquer le Kowe\u00eft, que les USA sont le ferment fondamental de d\u00e9stabilisation dans la r\u00e9gion. On admettra aussit\u00f4t que ce n&rsquo;est certainement pas la pens\u00e9e dominante \u00e0 Washington. Au contraire, l&rsquo;entreprise irakienne a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e et soutenue au nom de plusieurs arguments, dont certains sont \u00e9videmment moraux. Les cyniques qui se couvrent du manteau du r\u00e9alisme ont tort de s&rsquo;en tenir aux arguments sonnants et tr\u00e9buchants, p\u00e9trole et bases militaires en t\u00eate. Les arguments moraux sont fondamentaux pour la psychologie am\u00e9ricaniste, qui s&rsquo;appuie depuis un si\u00e8cle sur <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4235\" class=\"gen\">la guerre morale<\/a> pour justifier son entreprise expansionniste. L&rsquo;analogie faite par GW entre le situation en Indochine apr\u00e8s le d\u00e9part US et celle que conna\u00eetrait soi-disant la r\u00e9gion du Moyen-Orient constitue de ce point de vue un argument difficile \u00e0 r\u00e9futer pour tout membre de l&rsquo;<em>establishment<\/em>, malgr\u00e9 sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 historique,  mais c&rsquo;est bien de psychologie que l&rsquo;on parle ici. Cet argument moral prend toute sa force \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;hypoth\u00e8se implicite de la d\u00e9faite ; la d\u00e9faite (le retrait) devient l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;une d\u00e9route de la morale am\u00e9ricaniste. C&rsquo;est pesant pour ces psychologies si fragiles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, nous ne sommes pas ici pour une le\u00e7on d&rsquo;histoire courante mais pour une observation psychologique, \u00e0 partir de la vision la plus large possible des effets de cette psychologie sur l&rsquo;Histoire,  celle qui nous int\u00e9resse, la grande Histoire, sans rapport de ce point de vue historique avec la <em>narrative<\/em> de Bush et les tourments moraux de l&rsquo;<em>establishment<\/em>. Peu nous importent donc les d\u00e9bats int\u00e9ress\u00e9s et soi-disant historiques que le discours de Bush a suscit\u00e9s. Peu nous importe que Christopher Hitchens <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/story\/0,,2156398,00.html\" class=\"gen\">trouve<\/a> autant de vertus \u00e0 l&rsquo;oncle Ho qu&rsquo;il trouve de vices \u00e0 Saddam, ce qui lui permet de se justifier d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 un trotskiste anti-US et anti-guerre en 1968, et un lib\u00e9ral-faucon pro-Pentagone et pro-guerre en 2003. (D&rsquo;ailleurs, Hitchens, s&rsquo;il d\u00e9nonce le discours de Bush, n&rsquo;en reste pas moins ferme sur son soutien \u00e0 cette guerre capitale pour la lib\u00e9ration de l&rsquo;humanit\u00e9 que fut l&rsquo;attaque de l&rsquo;Irak en 2003. C&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;agitation de conscience classique de l&rsquo;<em>intelligentsia<\/em> occidentale, pour se justifier d&rsquo;\u00eatre pass\u00e9e de la gauche marxiste \u00e0 la droite am\u00e9ricaniste entre 1968 et 2003.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe drame vietnamien n&rsquo;a pas l&rsquo;importance historique qu&rsquo;on lui attribue \u00e0 cause de ce qu&rsquo;il est, \u00e0 cause de la trag\u00e9die qui se passa au Vietnam. De m\u00eame, le drame irakien n&rsquo;a pas son importance historique \u00e0 cause de ce qui se passe en Irak. Ce qui compte, ce qui est fondamentalement historique et d&rsquo;une importance fondamentale pour nous tous, c&rsquo;est le r\u00f4le de ces deux drames dans la course <strong>pan-expansionniste<\/strong> de l&rsquo;am\u00e9ricanisme et, par cons\u00e9quent, leurs effets \u00e0 Washington. Pour cette raison, on parle, dans le cas de l&rsquo;analogie soulev\u00e9e par  Bush, de l&rsquo;effet psychologique produit \u00e0 Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn mettant l&rsquo;<em>establishment<\/em> am\u00e9ricaniste devant le spectre de la trag\u00e9die vietnamienne et ce qui s&rsquo;ensuivit, en faisant de ce spectre une sorte de mod\u00e8le pr\u00e9visionnel des conditions du retrait US du conflit irakien,  quelle que soit la fausset\u00e9 partisane de l&rsquo;analogie,  Bush donne une nouvelle dimension \u00e0 la place de la trag\u00e9die irakienne dans la psychologie am\u00e9ricaniste. En un sens, il remporte une victoire psychologique en accentuant l&rsquo;encha\u00eenement de Washington \u00e0 la situation irakienne et en rendant d&rsquo;autant plus difficile un retrait. Bien entendu, sa victoire s&rsquo;arr\u00eate l\u00e0 car elle ne donnera pas pour autant la victoire aux USA en Irak, sur le terrain. Au contraire, elle accro\u00eet, en rendant plus difficile un retrait, la possibilit\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9faite US majeure. En ce sens, dans son ent\u00eatement opini\u00e2tre \u00e0 n&rsquo;imaginer rien d&rsquo;autre que sa guerre et la n\u00e9cessit\u00e9 impossible de la gagner, le petit GW se confirme de plus en plus comme l&rsquo;homme du destin catastrophique de l&rsquo;am\u00e9ricanisme.  <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Irak ? Vietnam ? 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