{"id":69232,"date":"2007-09-17T00:00:00","date_gmt":"2007-09-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/09\/17\/lattaque-contre-lhistoire\/"},"modified":"2007-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2007-09-17T00:00:00","slug":"lattaque-contre-lhistoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/09\/17\/lattaque-contre-lhistoire\/","title":{"rendered":"<strong><em>L&rsquo;attaque contre l&rsquo;Histoire<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;attaque contre l&rsquo;Histoire<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t17 septembre 2007  Il est important de rapprocher l&rsquo;article de Robert Fisk de <a href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/fisk\/article2970762.ece\" class=\"gen\">ce jour<\/a> dans <em>The Independent<\/em> de la nouvelle mise en ligne sur notre site le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4434\" class=\"gen\">15 septembre<\/a> concernant le v\u00e9ritable co\u00fbt humain de la guerre en Irak et son aspect d\u00e9sormais g\u00e9nocidaire. Les deux points de vue sur la guerre se compl\u00e8tent. Ils composent une appr\u00e9ciation catastrophique et radicale de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. Cette appr\u00e9ciation est expliqu\u00e9e dans son m\u00e9canisme, par Noami Klein, selon l&rsquo;interpr\u00e9tation qu&rsquo;en fait Kimberly Phillips-Fein, professeur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de New York, comme \u00ab<em>a political project driven by neoliberal ideology and economic interest  a natural extension of the corporate dominance of the 1990s, instead of a radical break<\/em>\u00bb (voir \u00ab<em>The education of Naomi Klein<\/em>\u00bb, sur le site du <em> The Ottawa Citizen<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.canada.com\/ottawacitizen\/news\/story.html?id=fdcd30c6-2401-4bc5-b6ef-73e24137b73f\" class=\"gen\">16 septembre<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a une continuit\u00e9 historique dans ce processus, pr\u00e9cipit\u00e9e par 9\/11 plut\u00f4t que rompue par lui. Nous \u00e9crivons une continuit\u00e9 historique pour d\u00e9crire la chronologie mais, dans l&rsquo;esprit lorsque la chose se pr\u00e9tend id\u00e9ologie, c&rsquo;est \u00e9videmment l&rsquo;inverse : cette continuit\u00e9 historique est une <strong>une attaque contre l&rsquo;Histoire<\/strong>, une volont\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e ou non de <strong>d\u00e9truire<\/strong> l&rsquo;Histoire (la m\u00e9moire, l&rsquo;identit\u00e9, etc.). On peut sans h\u00e9siter qualifier la substance de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de mal\u00e9fique. C&rsquo;est une sorte de mal\u00e9diction syst\u00e9mique, o\u00f9 la pens\u00e9e humaine est prisonni\u00e8re du syst\u00e8me qu&rsquo;elle a elle-m\u00eame enfant\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;article de Fisk est une enqu\u00eate sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;histoire arch\u00e9ologique de l&rsquo;Irak, ce pays c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme berceau arch\u00e9ologique de l&rsquo;humanit\u00e9. La destruction syst\u00e9matique de ce patrimoine a commenc\u00e9 avec l&rsquo;invasion US, a \u00e9t\u00e9 permise par cette invasion, dans nombre de cas cette invasion y a largement et pr\u00e9cis\u00e9ment contribu\u00e9. Il est n\u00e9cessaire de voir un lien de cause \u00e0 effet direct entre l&rsquo;invasion et cette destruction-l\u00e0 jusqu&rsquo;\u00e0 une intentionnalit\u00e9 inconsciente,  \u00e0 peine inconsciente en r\u00e9alit\u00e9, au point qu&rsquo;on peut avancer le concept de deux guerres (voir plus bas).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFisk a enqu\u00eat\u00e9 en Irak comme il sait le faire, avec patience et minutie. Il rapporte une peinture saisissante de cet aspect de la guerre, \u00e0 la fois symbolique et v\u00e9ridique, qu&rsquo;il d\u00e9signe comme ceci : \u00ab<em>It is the death of history.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb[<em> Lebanese archaeologist Joanne Farchakh<\/em>], <em>who helped with the original investigation into stolen treasures from the Baghdad Archaeological Museum in the immediate aftermath of the invasion of Iraq, says Iraq may soon end up with no history.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>There are 10,000 archaeological sites in the country. In the Nassariyah area alone, there are about 840 Sumerian sites; they have all been systematically looted. Even when Alexander the Great destroyed a city, he would always build another. But now the robbers are destroying everything because they are going down to bedrock. What&rsquo;s new is that the looters are becoming more and more organised with, apparently, lots of money.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Quite apart from this, military operations are damaging these sites forever. There&rsquo;s been a US base in Ur for five years and the walls are cracking because of the weight of military vehicles. It&rsquo;s like putting an archaeological site under a continuous earthquake.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>US officers have repeatedly said a large American base built at Babylon was to protect the site but Iraqi archaeologist Zainab Bah-rani, a professor of art history and archaeology at Columbia University, says this beggars belief. In an analysis of the city, she says: The damage done to Babylon is both extensive and irreparable, and even if US forces had wanted to protect it, placing guards round the site would have been far more sensible than bulldozing it and setting up the largest coalition military headquarters in the region.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Air strikes in 2003 left historical monuments undamaged, but Professor Bahrani, says: The occupation has resulted in a tremendous destruction of history well beyond the museums and libraries looted and destroyed at the fall of Baghdad. At least seven historical sites have been used in this way by US and coalition forces since April 2003, one of them being the historical heart of Samarra, where the Askari shrine built by Nasr al Din Shah was bombed in 2006.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The use of heritage sites as military bases is a breach of the Hague Convention and Protocol of 1954 (chapter 1, article 5) which covers periods of occupation; although the US did not ratify the Convention, Italy, Poland, Australia and Holland, all of whom sent forces to Iraq, are contracting parties.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Les deux guerres d&rsquo;Irak<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCes diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments rassembl\u00e9s ci-dessus mettent en lumi\u00e8re ce qu&rsquo;on pourrait d\u00e9signer comme une th\u00e9orie des deux guerres pour caract\u00e9riser les \u00e9v\u00e9nements irakiens depuis mars 2003. Il y a une convergence des \u00e9v\u00e9nements op\u00e9rationnels, techniques, voire id\u00e9ologiques, pour conforter l&rsquo;hypoth\u00e8se.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La premi\u00e8re guerre est celle qui court du 19 mars au 10 avril 2003. Guerre classique, men\u00e9e par des moyens conventionnels de haut niveau, selon un sch\u00e9ma tactique \u00e9galement classique. C&rsquo;est contre cette guerre classique que s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9e la France \u00e0 l&rsquo;ONU, dans la mesure o\u00f9 ce n&rsquo;\u00e9tait pas une guerre l\u00e9gale tant qu&rsquo;elle ne serait pas autoris\u00e9e par l&rsquo;ONU, ce qui se confirma effectivement. Pour cette raison, nous persistons \u00e0 voir en Chirac, pour cette occasion pr\u00e9cis\u00e9ment, plus un l\u00e9galiste internationaliste qu&rsquo;un homme politique plut\u00f4t favorable au tiers-monde et, dans cette occurrence, anti-am\u00e9ricain. Certes, son action fut per\u00e7ue comme anti-am\u00e9ricaine, mais, \u00e0 notre avis, uniquement parce qu&rsquo;en cette occasion l&rsquo;action de Chirac rencontrait objectivement la politique gaullienne traditionnelle et s&rsquo;appuyait <em>de facto<\/em> sur la r\u00e9putation historique de la France.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La seconde guerre est celle qui commence le 11 avril, notamment par les pillages qui ont lieu dans Bagdad, notamment du mus\u00e9e arch\u00e9ologique, et contre lequel les Am\u00e9ricains ne font rien. (Commentaire de Rumsfeld \u00e0 une question d&rsquo;un journaliste concernant ces d\u00e9sordres : \u00ab<em>stuff happens<\/em>\u00bb qu&rsquo;on peut traduire par : ce sont des choses qui arrivent, ou, plus lestement, il y a parfois du bordel.) Avec cette seconde phase d\u00e9marre une nouvelle guerre, type guerre de quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (G4G), caract\u00e9ris\u00e9e par la spirale du d\u00e9sordre, l&rsquo;impuissance de l&rsquo;arm\u00e9e US de haute technologie, les massacres, les tortures, la guerre civile larv\u00e9e ou active, la guerre de la communication, les montages m\u00e9diatiques, etc. Il est \u00e9vident que c&rsquo;est cette deuxi\u00e8me guerre d&rsquo;Irak qui est la plus importante, la plus sp\u00e9cifique et significative. C&rsquo;est la guerre de notre \u00e9poque dans cette trag\u00e9die, le miroir o\u00f9 notre \u00e9poque se contemple, et nous avec elle. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La m\u00eame Noami Klein d\u00e9finit le d\u00e9but de cette deuxi\u00e8me guerre, toujours selon l&rsquo;article cit\u00e9 en mettant en \u00e9vidence son analyse selon laquelle les USA pr\u00e9cipit\u00e8rent volontairement les conditions de d\u00e9sordre (c&rsquo;est la doctrine du <em>creative chaos<\/em> contre la doctrine du <em>stuff happens<\/em> de Rulmsfeld,  ou bien est-ce que les deux ont la m\u00eame signification?): \u00ab<em>Washington&rsquo;s modern-day proconsul Paul Bremer used the confusion of the early days of the American occupation to implement a radical economic-shock-therapy plan to remake Iraq into a perfect capitalist state. Mr. Bremer stripped away restrictions on foreign imports and investment, imposed a 15-per-cent flat tax and weakened labour unions. Ms. Klein credits these policies with fuelling the insurgency that has made U.S. President George W. Bush&rsquo;s 2003 declaration of mission accomplished seem like a sad joke.<\/em>\u00bb Il nous semble assez vain de discuter du degr\u00e9 d&rsquo;intentionnalit\u00e9 des USA dans cette \u00e9volution, parce que ce serait se perdre dans des consid\u00e9rations accessoires. Il reste que tous leurs actes ont favoris\u00e9 ce d\u00e9voiement, que tout se passe comme s&rsquo;ils avaient voulu tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment un tel destin pour l&rsquo;Irak, qu&rsquo;il y a parfois des faits pr\u00e9cis pour montrer que l&rsquo;intention pr\u00e9cise existait. On peut aussi bien appr\u00e9cier qu&rsquo;il y a une convergence assez peu ordinaire pour justifier l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;acte id\u00e9ologique m\u00eame inconscient, entre la doctrine am\u00e9ricaniste pouss\u00e9e \u00e0 son extr\u00eame et la situation telle qu&rsquo;elle s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e en Irak.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Pour en revenir \u00e0 la France et, au-del\u00e0 d&rsquo;elle,  et plut\u00f4t en prenant la France hors de son contexte habituel d&rsquo;exceptionnalit\u00e9 mais comme exemple de la direction occidentale non-US,  ce pays n&rsquo;a jamais explicitement condamn\u00e9 les conditions de l&rsquo;occupation sinon selon la m\u00eame logique l\u00e9galiste qui renvoie \u00e0 la premi\u00e8re guerre (laquelle demandait une restitution de leur souverainet\u00e9 aux Iraniens, demande judicieuse et fond\u00e9e mais dont l&rsquo;effet p\u00e2lit au regard des conditions de la situation et de l&rsquo;horreur de la situation). En d&rsquo;autres mots, ils n&rsquo;ont jamais condamn\u00e9 la seconde guerre d&rsquo;Irak, qui est de loin la plus grave et la plus criminelle, largement avec une diff\u00e9rence de substance avec la premi\u00e8re. Au contraire, les Fran\u00e7ais, sur instruction pr\u00e9cise de leur direction, ont adopt\u00e9 un profil bas dit r\u00e9aliste, avec des nuances d&rsquo;humeur, plus ou moins bonne humeur, et ont tent\u00e9 de se rabibocher avec les USA. La r\u00e9conciliation \u00e9tait effective, act\u00e9e et confirm\u00e9e avec la venue de Rice \u00e0 Paris en f\u00e9vrier 2005, suivie d&rsquo;un d\u00eener Bush-Chirac \u00e0 Bruxelles le 21 de ce mois. Le jugement de la guerre en Irak comme une faute, une erreur a \u00e9t\u00e9 maintenue,  <em>mezzo voce<\/em> il va sans dire; il ne fut jamais question de ce que fut et de ce qu&rsquo;est ce ph\u00e9nom\u00e8ne de la deuxi\u00e8me guerre encha\u00eenant sur la premi\u00e8re guerre: un crime pour le moins,  une agression collective contre l&rsquo;ordre du monde pour \u00eatre plus explicite, une sorte de crime contre la civilisation, une tentative de d\u00e9structuration radicale qui constitue un ph\u00e9nom\u00e8ne caract\u00e9ristique de la trag\u00e9die que nous vivons. Le refuge habituel de l&rsquo;argumentation, de la guerre contre la terreur, du choc des civilisations (\u00e0 \u00e9viter, selon les bons esprits), de l&rsquo;islamo-fasciste, etc., s&rsquo;av\u00e8re de plus en plus insuffisant devant les faits et les bilans qui s&rsquo;accumulent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous sommes en train, au travers de nouvelles et d&rsquo;enqu\u00eates comme celles que nous citons ici, de prendre la mesure de la radicalit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne de la guerre d&rsquo;Irak (les deux guerres). M\u00eame l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.antiwar.com\/mcgovern\/?articleid=11626\" class=\"gen\">explication<\/a> d&rsquo;Alan Greenspan nous semble incompl\u00e8te,  m\u00eame si certains se satisferont d&rsquo;avoir confirmation de ce que tout le monde savait : \u00ab<em>I am saddened that it is politically inconvenient to acknowledge what everyone knows: the Iraq war is largely about oil.<\/em>\u00bb Il y a dans cette explication une rationalit\u00e9 classique, un r\u00e9alisme m\u00eame cynique qui nous \u00e9vitent la principale confrontation avec la monumentale signification de cette guerre. (Mais Greenspan  se doute peut-\u00eatre de quelque chose puisqu&rsquo;il \u00e9crit: <em>largely<\/em>, ce qui laisse une place pour une\/des autres explications)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe probl\u00e8me des dirigeants non-US, particuli\u00e8rement europ\u00e9ens, est de ne pouvoir prendre en compte une dimension que tout en eux,  politiquement, mais aussi culturellement et psychologiquement (fascination conformiste de l&rsquo;Am\u00e9rique),  les pousse \u00e0 ignorer mais qu&rsquo;il leur sera de plus en plus difficile d&rsquo;ignorer. Cette dimension n&rsquo;est ni politique, ni g\u00e9opolitique, ni strat\u00e9gique ; c&rsquo;est une dimension de rupture de civilisation ; c&rsquo;est une dimension qui se traduit par le fait de savoir qu&rsquo;en s&rsquo;alliant aux USA on s&rsquo;allie \u00e0 une machine dont la fonction est devenue aujourd&rsquo;hui, \u00e0 ciel ouvert pour une raison ou l&rsquo;autre, la destruction de toutes les structures de ce qui forme une civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;attaque contre l&rsquo;Histoire 17 septembre 2007 Il est important de rapprocher l&rsquo;article de Robert Fisk de ce jour dans The Independent de la nouvelle mise en ligne sur notre site le 15 septembre concernant le v\u00e9ritable co\u00fbt humain de la guerre en Irak et son aspect d\u00e9sormais g\u00e9nocidaire. Les deux points de vue sur la&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[7049,3907,3311,857,5145],"class_list":["post-69232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-archeologie","tag-destructuration","tag-fisk","tag-irak","tag-klein"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69232"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69232\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}