{"id":69402,"date":"2007-11-11T00:00:00","date_gmt":"2007-11-11T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/11\/11\/comment-seffondrer-1\/"},"modified":"2007-11-11T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-11T00:00:00","slug":"comment-seffondrer-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/11\/11\/comment-seffondrer-1\/","title":{"rendered":"Comment s&rsquo;effondrer ?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Comment s&rsquo;effondrer ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>11 novembre 2007 &ndash; Reportons-nous \u00e0 ce qu&rsquo;il est dit le 9 novembre, notamment, de <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4609\">l&rsquo;audition au Congr\u00e8s<\/a> du pr\u00e9sident de la Fed et des divers traits et d\u00e9tails qui acc\u00e9l\u00e8rent, essentiellement \u00e0 Washington aujourd&rsquo;hui, la perception d&rsquo;une crise syst\u00e9mique centrale dans le domaine financier et mon\u00e9taire, avec les cons\u00e9quences \u00e9conomiques \u00e0 craindre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le paysage ainsi d\u00e9crit ne fait que poursuivre, d&rsquo;une fa\u00e7on presque m\u00e9canique malgr\u00e9 les avatars quotidiens et les tentatives virtualistes de r\u00e9tablir une vision optimiste, la d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e du syst\u00e8me occidental en g\u00e9n\u00e9ral. Mais l&rsquo;essentiel de notre propos est que la crise \u00e0 laquelle nous nous r\u00e9f\u00e9rons ici, celle des mati\u00e8res financi\u00e8res, mon\u00e9taires et \u00e9conomiques, n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment de la crise centrale et g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un autre \u00e9l\u00e9ment, comme on le voit \u00e9galement dans un autre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4610\">\u00ab\u00a0Bloc-Notes\u00a0\u00bb<\/a> du m\u00eame jour, est la crise de type strat\u00e9gique, dite de \u00ab\u00a0l&rsquo;arc de crise\u00a0\u00bb qui va de la Somalie au Pakistan. Ces seuls deux exemples nous renvoient, gr\u00e2ce aux analogies \u00e9videntes du point de vue de la gravit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, pour chacun d&rsquo;eux, \u00e0 une situation qui r\u00e9unirait en m\u00eame temps une crise financi\u00e8re se rapprochant en intensit\u00e9 de celle de 1929-1931 et une crise g\u00e9opolitique semblable \u00e0 celle de l'\u00a0\u00bbarc de crise\u00a0\u00bb de 1979-1980. On pourrait ajouter, si l&rsquo;on veut faire des comptes plus ronds,<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une crise de l&rsquo;\u00e9nergie, avec un baril quasiment \u00e0 $100 et une p\u00e9nurie affirm\u00e9e dans certains pays consommateurs, avec une perspective d&rsquo;une crise fondamentale de production par rapport \u00e0 la demande, &ndash; donc une crise de l&rsquo;\u00e9nergie qui vaut pour le d\u00e9part celle de 1973-1974, mais qui la d\u00e9passera \u00e9videmment. (Par exemple cette entame d&rsquo;un article de l&rsquo;International <em>Herald Tribune<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2007\/10\/31\/business\/oil.php \">31 ioctobre<\/a>: &laquo;<em>The rapidly growing appetite for fossil fuels in China and India is likely to help keep oil prices high for the foreseeable future &ndash; threatening a global economic slowdown, a top energy expert said Wednesday. The unusually stark warning by Fatih Birol, chief economist of the International Energy Agency, about the impact of Asia&rsquo;s emerging giants comes as the agency prepares to issue its influential annual report next week, which will focus on China and India. In preparing the report, Birol said he had experienced \u00ab\u00a0an earthquake\u00a0\u00bb in his thinking.<\/em>&raquo;);<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une crise de la s\u00e9curit\u00e9 europ\u00e9enne (le d\u00e9ploiement des syst\u00e8mes BMDE en Europe), en gestation depuis f\u00e9vrier 2007 (discours de Poutine \u00e0 Munich), qui pourrait nous ramener aux tourments de la crise des euromissiles de 1979-1984;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une crise climatique, qui n&rsquo;a \u00e9videmment pas de pr\u00e9c\u00e9dent selon la perception qu&rsquo;on en a. M\u00eame si son aspect m\u00e9t\u00e9orologique et scientifique reste un sujet de contestation pour la d\u00e9termination de la gravit\u00e9 et des responsabilit\u00e9s, il reste que la crise existe et qu&rsquo;elle agit comme un d\u00e9tonateur pour la prise de conscience d&rsquo;une crise environnementale qu&rsquo;on peut qualifier de syst\u00e9mique, &ndash; syst\u00e8me du monde, rien que cela, avec mise en cause indirecte mais puissante du syst\u00e8me de d\u00e9veloppement de &laquo;<em>l&rsquo;\u00e9conomie de force<\/em>\u00a0\u00bb (<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=782\">Robert Aron-Arnaud Dandieu<\/a>). Cette crise est sortie du domaine th\u00e9orique. Depuis son installation <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4139\">en haut<\/a> de l'\u00a0\u00bbagenda\u00a0\u00bb des institutions europ\u00e9ennes (Commission et secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral), on assiste, selon une de nos sources \u00e0 la Commission, &laquo;<em>\u00e0 la mise en place d&rsquo;une appr\u00e9ciation structurelle de cette crise dans un contexte r\u00e9solument tourn\u00e9 vers la s\u00e9curit\u00e9, la strat\u00e9gie, la dimension militaire, etc. Dans toutes les r\u00e9unions, les analyses, la planification aujourd&rsquo;hui, cette crise est devenue une crise de s\u00e9curit\u00e9<\/em>&raquo;. Cette d\u00e9marche rejoint <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4518\">celle des USA<\/a> \u00e0 cet \u00e9gard, pour transcrire la crise en termes strat\u00e9giques, politiques et \u00e9conomiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce qu&rsquo;il faut mesurer \u00e0 ce point, c&rsquo;est qu&rsquo;en divers autres temps de crise, autres temps de <strong>chacune<\/strong> de ces crises, &ndash; <strong>chacune<\/strong> de ces crises \u00e9tait ou aurait \u00e9t\u00e9 effectivement per\u00e7ue comme capable de bouleverser son \u00e9poque; comme suffisante pour faire peser un grave danger de d\u00e9stabilisation et de conflit sur l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 des relations internationales. Aujourd&rsquo;hui, nous les avons <strong>toutes<\/strong> en m\u00eame temps, parall\u00e8lement et conjointement, imbriqu\u00e9es les unes dans les autres, avec des \u00e9l\u00e9ments communs, s&rsquo;influen\u00e7ant les unes les autres, se relan\u00e7ant, se rempla\u00e7ant temporairement, etc. Aucune ne le c\u00e8de aux autres en importance, en causes et en effets, aucune n&rsquo;est r\u00e9duite, sans parler \u00e9videmment de r\u00e9solution. Certaines sont in\u00e9luctables, entra&icirc;nant les autres sur cette voie, parce qu&rsquo;elles concernent des ressources en voie d&rsquo;appauvrissement ou des m\u00e9canismes hors de notre contr\u00f4le. C&rsquo;est un entrelacs g\u00e9n\u00e9ral, un n&oelig;ud de crises qui ne cesse d&rsquo;\u00eatre serr\u00e9 avec chacune d&rsquo;elles qui enfle de ses tensions exacerb\u00e9es. Qui tranchera le n&oelig;ud gordien des crises? Plut\u00f4t et plus pr\u00e9cis\u00e9ment: quel(s) \u00e9v\u00e9nement(s) ou quelle conjonction d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements pourrait avoir assez de force, de pr\u00e9cision, d&rsquo;\u00e0-propos, etc., pour trancher le n&oelig;ud gordien?<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">De la perception du monstre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>L\u00e0-dessus se trouve ce qui est \u00e0 notre sens la plus grave de toutes les crises, \u00ab\u00a0la m\u00e8re de toutes les crises\u00a0\u00bb selon l&rsquo;expression qui a fait fortune (\u00ab\u00a0la m\u00e8re de toutes les batailles\u00a0\u00bb dit par Saddam en 1990 pour qualifier la confrontation qui allait l&rsquo;opposer aux USA apr\u00e8s la prise du Koweit). Nos lecteurs ne seront pas \u00e9tonn\u00e9s quand ils liront que cette \u00ab\u00a0m\u00e8re de toutes les crises\u00a0\u00bb est, selon nous, psychologique. Cette crise psychologique est le v\u00e9ritable d\u00e9tonateur de la prise de conscience de la situation g\u00e9n\u00e9rale. Comment r\u00e9agit et va r\u00e9agir la psychologie humaine prise comme un \u00e9v\u00e9nement collectif, devant cette accumulation de crises fondamentales et syst\u00e9miques?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;une part, ces crises lui sont cach\u00e9es dans leur globalit\u00e9, leur pression et leur convergence: ou bien la psychologie collective se dissimule elle-m\u00eame ces diverses caract\u00e9ristiques ou bien elle refuse de les appr\u00e9cier dans leur r\u00e9alit\u00e9. D&rsquo;autre part, le formidable ph\u00e9nom\u00e8ne qui <strong>domine<\/strong> notre temps, qui est celui de notre temps historique, qui est le ph\u00e9nom\u00e8ne de la communication, sert effectivement \u00e0 dissimuler la gravit\u00e9 et la complexit\u00e9 du n&oelig;ud gordien de ces crises; mais il sert aussi, d&rsquo;une fa\u00e7on infiniment paradoxale, \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler cette gravit\u00e9 et cette complexit\u00e9 lorsque la pression des crises se fait trop forte. (Le ph\u00e9nom\u00e8ne de communication, manipul\u00e9 et utilis\u00e9 par les uns et les autres, y compris par la contestation avec Internet, n&rsquo;est pas un complot parce qu&rsquo;il est incontr\u00f4lable et donne ses effets dans tous les sens. Son r\u00f4le est impr\u00e9vu, inattendu, et il peut, il doit \u00eatre de plus en plus formidable. Le ph\u00e9nom\u00e8ne de communication se r\u00e9v\u00e8le comme un d\u00e9sordre immense, &ndash; \u00e0 certains \u00e9gards un d\u00e9sordre tr\u00e8s cultive et tr\u00e8s inform\u00e9, &ndash; alors que le syst\u00e8me en attendait une mise en ordre et une mise en rang des domaines qu&rsquo;il contr\u00f4le.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La communication a servi \u00e0 constituer une formidable bulle de virtualisme qui dissimule ces crises, avec la complicit\u00e9 presque unanime de tous, y compris des \u00ab\u00a0victimes\u00a0\u00bb des crises (la \u00ab\u00a0servilit\u00e9 volontaire\u00a0\u00bb); sous la pression du n&oelig;ud gordien, elle peut servir au contraire (elle le fait par intermittence), avec autant de brutalit\u00e9 et de puissance qu&rsquo;elle en a mis \u00e0 les dissimuler, de r\u00e9v\u00e9lateur de la convergence de toutes ces crises. Dans tous les cas, cette issue de la r\u00e9v\u00e9lation et de la convergence nous para&icirc;t in\u00e9luctable parce que les \u00e9v\u00e9nements, c&rsquo;est-\u00e0-dire les crises, progressent, qu&rsquo;ils progressent <strong>beaucoup<\/strong> plus vite que nous pr\u00e9voyions, qu&rsquo;ils progressent tous dans les sens de l&rsquo;aggravation, qu&rsquo;ils s&rsquo;alimentent en gravit\u00e9 les uns les autres en progressant. Tous ces points \u00e9tonnants de convergence vers l&rsquo;aggravation s&rsquo;expliquent \u00e9galement par la communication: la dissimulation des crises; le fractionnement des crises lorsque l&rsquo;une appara&icirc;t trop fortement et qu&rsquo;on la s\u00e9pare des autres pour ne pas donner une image g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement; le traitement en g\u00e9n\u00e9ral optimiste des cons\u00e9quences d&rsquo;un pic de paroxysme d&rsquo;une crise une fois ce pic d\u00e9pass\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;oubli presque instantan\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la mar\u00e9e de la communication; la dramatisation instantan\u00e9e parall\u00e8lement de cette situation par les canaux et r\u00e9seaux alternatifs de contestation&hellip; Tout cela a comme effet g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;\u00e9carter toute tentative s\u00e9rieuse de cure d&rsquo;une crise ou l&rsquo;autre et, d&rsquo;autre part, de renforcer la tension contenue qui s&rsquo;exprimera ouvertement si un accident \u00ab\u00a0cr\u00e8ve\u00a0\u00bb la bulle de virtualisme qui enveloppe ces crises.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette situation est compl\u00e8tement in\u00e9dite. Nous (\u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb collectif du syst\u00e8me) travaillons syst\u00e9matiquement \u00e0 une entreprise de dissimulation, ou plut\u00f4t de \u00ab\u00a0d\u00e9flexion\u00a0\u00bb de la perception des crises, sans ignorer compl\u00e8tement l&rsquo;existence, la persistance et l&rsquo;aggravation de ces crises. Nous faisons tout cela sans pouvoir ni m\u00eame vouloir supprimer (censurer) les pouss\u00e9es r\u00e9guli\u00e8res de d\u00e9nonciation et de mise en \u00e9vidence de ces crises, de leurs causes, de l&rsquo;absence de r\u00e9action, &ndash; parce que notre syst\u00e8me, dans tous ses vices, ne peut m\u00eame pas supporter une action franche de censure. Il est gouvern\u00e9 par des groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat priv\u00e9s dont le fonctionnement exige le d\u00e9sordre, la d\u00e9r\u00e9gulation, par cons\u00e9quent une libert\u00e9 d&rsquo;action \u00e9conomique interdisant la censure <em>per se<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Toutes ces remarques concernent les conditions g\u00e9n\u00e9rales existantes. L&rsquo;\u00e9volution, elle, est engag\u00e9e dans un d\u00e9roulement m\u00e9caniste dont il nous semble de fa\u00e7on p\u00e9remptoire qu&rsquo;il est impossible de l&rsquo;arr\u00eater. La cause fondamentale de ce jugement p\u00e9remptoire est que cette \u00e9volution est m\u00e9caniquement li\u00e9e au fonctionnement du syst\u00e8me. L&rsquo;activit\u00e9 constante du syst\u00e8me alimente d\u00e9sormais \u00e0 mesure des crises qui lui sont consubstantielles. Les crises progressent dans ce sens de l&rsquo;aggravation, avec une telle r\u00e9gularit\u00e9 et une telle augmentation r\u00e9guli\u00e8re de l&rsquo;intensit\u00e9, qu&rsquo;on h\u00e9site parfois \u00e0 continuer \u00e0 employer le terme \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb qu&rsquo;on est habitu\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rer comme le caract\u00e8re violent et bref d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement paroxystique. (Pour cette raison, il faut se r\u00e9f\u00e9rer au sens plus g\u00e9n\u00e9ral et non caract\u00e9ris\u00e9 chronologiquement du concept de \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb, de &laquo;<em>phase grave dans l&rsquo;\u00e9volution des choses, des \u00e9v\u00e9nements, des id\u00e9es<\/em>&raquo;.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce d\u00e9roulement des crises est entr\u00e9 dans une phase acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e et en pleine acc\u00e9l\u00e9ration de d\u00e9construction et de dissolution. La progression m\u00e9canique des crises est la r\u00e9sultante n\u00e9gative de la d\u00e9construction d&rsquo;un syst\u00e8me r\u00e9pondant lui-m\u00eame \u00e0 une logique m\u00e9caniste; c&rsquo;est en cela que les crises se d\u00e9roulent in\u00e9luctablement et implacablement. Elles ne sont plus accidentelles, elles sont structurelles et r\u00e9pondent donc parfaitement au qualificatif de \u00ab\u00a0syst\u00e9mique\u00a0\u00bb: ces crises ne sont pas crises en elles-m\u00eames mais crises n\u00e9es de la crise du syst\u00e8me, pour l&rsquo;illustrer dans tel, tel ou tel domaine, c&rsquo;est-\u00e0-dire projections dans tous les domaines concern\u00e9s de la crise centrale, exactement comme une infection ou une pand\u00e9mie. Si chacune des crises que l&rsquo;on a mentionn\u00e9e (la liste n&rsquo;est pas limitative) peut \u00eatre jug\u00e9e d&rsquo;un point de vue sp\u00e9cifique, elle est tout de m\u00eame r\u00e9duite par un tel traitement; elle n&rsquo;acquiert sa v\u00e9ritable dimension qu&rsquo;en \u00e9tant r\u00e9int\u00e9gr\u00e9e par le jugement dans la crise g\u00e9n\u00e9rale, comme une composante de cette crise g\u00e9n\u00e9rale (le n&oelig;ud gordien des crises diverses). A la mesure n\u00e9gative de la puissance sans pr\u00e9c\u00e9dent de la civilisation universelle o&ugrave; nous nous trouvons, la d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e du syst\u00e8me de cette civilisation engendre une crise g\u00e9n\u00e9rale qui ne peut pas avoir de pr\u00e9c\u00e9dent, par d\u00e9finition.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La question centrale est de savoir quand nous accepterons d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale la r\u00e9alit\u00e9 de cette crise g\u00e9n\u00e9rale; comment cet \u00e9v\u00e9nement se manifestera; et quelles seront nos r\u00e9actions et les effets de nos r\u00e9actions. La question centrale qui nous est pos\u00e9e n&rsquo;est pas tant de savoir quand et dans quelles circonstances le syst\u00e8me va s&rsquo;effondrer, mais plut\u00f4t celle-ci, compl\u00e8tement paradoxale et surr\u00e9aliste : comment s&rsquo;effondrer, &ndash; dans le sens de: \u00ab\u00a0comment parvenir \u00e0 s&rsquo;effondrer?\u00a0\u00bb. On dirait que le syst\u00e8me est engag\u00e9 dans un processus m\u00e9canique in\u00e9luctable d&rsquo;effondrement mais qu&rsquo;il ne parvient pas (encore?) \u00e0 trouver la voie, le moyen de cet effondrement. C&rsquo;est renverser la fameuse remarque de l&rsquo;officier US devant les carcasses des cuirass\u00e9s d\u00e9truits par l&rsquo;attaque de Pearl Harbor, le 7 d\u00e9cembre 1941, et remarquant sombrement : &laquo;<em>Je suis s&ucirc;r que nous allons gagner mais je me demande bien comment.<\/em>&raquo; Et cela devient: \u00ab\u00a0Je suis s&ucirc;r que le syst\u00e8me va s&rsquo;effondrer mais je me demande bien comment\u00a0\u00bb.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment s&rsquo;effondrer ? 11 novembre 2007 &ndash; Reportons-nous \u00e0 ce qu&rsquo;il est dit le 9 novembre, notamment, de l&rsquo;audition au Congr\u00e8s du pr\u00e9sident de la Fed et des divers traits et d\u00e9tails qui acc\u00e9l\u00e8rent, essentiellement \u00e0 Washington aujourd&rsquo;hui, la perception d&rsquo;une crise syst\u00e9mique centrale dans le domaine financier et mon\u00e9taire, avec les cons\u00e9quences \u00e9conomiques \u00e0&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3392,3228,3907,2803,4522,3014],"class_list":["post-69402","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-climatique","tag-crise","tag-destructuration","tag-effondrement","tag-energie","tag-systeme"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69402","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69402"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69402\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69402"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69402"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69402"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}