{"id":69411,"date":"2007-11-13T00:00:00","date_gmt":"2007-11-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/11\/13\/sarko-le-vassal-qui-rugissait\/"},"modified":"2007-11-13T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-13T00:00:00","slug":"sarko-le-vassal-qui-rugissait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/11\/13\/sarko-le-vassal-qui-rugissait\/","title":{"rendered":"<strong><em>Sarko, le vassal qui rugissait<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Sarko, le vassal qui rugissait<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t13 novembre 2007  Parmi les divers articles qui ont accompagn\u00e9, salu\u00e9 et comment\u00e9 le voyage de Sarkozy \u00e0 Washington, celui de <em>WSWS.org<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/articles\/2007\/nov2007\/sark-n12.shtml\" class=\"gen\">12 novembre<\/a>, m\u00e9rite une place \u00e0 part pour l&rsquo;effet synth\u00e9tique qu&rsquo;il nous offre. Ce texte est marqu\u00e9 par une contradiction fondamentale, tr\u00e8s visible, tr\u00e8s remarquable, qui pourrait para\u00eetre le condamner mais qui refl\u00e8te exactement la r\u00e9alit\u00e9. Cette particularit\u00e9 n&rsquo;est pas relev\u00e9e dans l&rsquo;article, elle est simplement expos\u00e9e, et sans doute involontairement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe quelle contradiction s&rsquo;agit-il? D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;affirmation que ce voyage \u00e9tait celui d&rsquo;une soumission sans conditions \u00e0 la puissance US,  le titre suffit \u00e0 cet \u00e9gard, sans traduction n\u00e9cessaire nous semble-t-il, sinon un soulign\u00e9 en gras de notre part: \u00ab<em>French President Sarkozy goes to Washington:<\/em> <strong><em>A vassal pays homage<\/em><\/strong>\u00bb. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, nettement oppos\u00e9, oppos\u00e9 \u00e0 180\u00b0 dirions-nous, l&rsquo;affirmation que rien n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 conclu, que les d\u00e9saccords subsistent sur nombre de domaines importants, qu&rsquo;il y a m\u00eame eu un avertissement de Sarko sur l&rsquo;attitude des USA vis-\u00e0-vis du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4604\" class=\"gen\">dollar<\/a>. Dr\u00f4le de vassal, en v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous pensons que tout cela demande une tentative d&rsquo;explication de plus, d&rsquo;ailleurs toujours selon la m\u00eame logique que nous d\u00e9veloppons, car les termes sont ici bien pos\u00e9s de l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 des relations de la France avec les USA. A notre sens, <strong>jamais<\/strong> cette ambigu\u00eft\u00e9 ne s&rsquo;est impos\u00e9e si clairement avec ce pr\u00e9sident presque hyst\u00e9riquement pro-am\u00e9ricaniste et continuant \u00e0 affirmer une politique fran\u00e7aise ind\u00e9pendante, intrins\u00e8quement concurrente et malfaisante pour les USA, parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question pour lui de faire autrement (il n&rsquo;en a d&rsquo;ailleurs pas l&rsquo;id\u00e9e et ne trouve aucune raison de changer,  on verra plus loin pourquoi).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici certains aspects du texte:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Sarko le vassal en action:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Sarkozy&rsquo;s trip was almost universally hailed in the French and US media as reestablishing friendly ties between the two countries and repairing the damage done to Franco-American relations in 2003 by then-French President Jacques Chirac&rsquo;s opposition to the US invasion of Iraq. Journalists noted that freedom fries now appeared as French fries on congressional menus. Despite much superficial friendliness, however, there were no substantive new agreements on foreign policy.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Sarkozy&rsquo;s speech to Congress exuded an air of utter unreality. Servilely declaring that America is today the strongest, he claimed that America&rsquo;s greatness is having succeeded in transforming its dream, the American Dream, into a hope for all men.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Sarkozy unblushingly presented the US as a land of democracy and freedom, even though its president arrived in power through a stolen election in 2000 and has dragged the country into unpopular neocolonial wars in Afghanistan and Iraq that are responsible for the deaths of over one million people and the displacement of millions more.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Sarkozy reaffirmed his support for the US campaign of political provocation and military threats against Iran, saying, The Iranian people, representatives of a great civilization, deserves better than the sanctions and growing isolation to which its rulers are condemning it. He conveniently ignored the fact that the sanctions on Iran are being imposed, not by Tehran, but by Washington and Paris. He repeated that the perspective of Iran with a nuclear weapon is unacceptable for France.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Mais voil\u00e0 que le vassal rugit:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Such an alliance, however, is inherently unstable due to the powerful economic and strategic rivalries between its members. Sarkozy&rsquo;s most notable comments in his speech to the US Congress were his criticisms of the weak US dollar, which has made European and especially French exports, priced in euros, increasingly expensive and thus uncompetitive in world markets.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>He said: The dollar must not remain only other peoples&rsquo; problem. If we are not careful, monetary disorder risks growing into economic war, of which we would all be the victims.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Continuing tensions between France and the US were underscored by the absence of any new foreign policy initiatives. Sarkozy did not commit to any further deployment of French troops to US-occupied Afghanistan, nor to moving them into the south of the country, where the bloodiest fighting is concentrated. Nor did Sarkozy agree to US requests that Turkey be admitted into the EU.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Un peu de cynisme, SVP<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est vrai que Sarko est pro-am\u00e9ricaniste, on l&rsquo;a <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4605\" class=\"gen\">d\u00e9j\u00e0<\/a> vu. C&rsquo;est comme \u00e7a, c&rsquo;est comme une sorte d&rsquo;affection, d&rsquo;allergie que certains pourraient juger charmante ou vertueuse, ou comme une sorte de vertu que certains pourraient juger affective et allergique,  au choix, apr\u00e8s tout. Il l&rsquo;est, pro-am\u00e9ricaniste, Sarko, il l&rsquo;est grassement, sans nuances et au ras des p\u00e2querettes. Pour lui, aller au Congr\u00e8s, c&rsquo;est comme assister au tournage d&rsquo;un feuilleton US \u00e0 Hollywood, ou voir une super-production de Cecil B. DeMille parlant fran\u00e7ais. C&rsquo;est l&rsquo;<em>American Dream<\/em> fait pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. Cela en choque certain, cela en attriste d&rsquo;autres et cela en amuse d&rsquo;autres encore. Il y eut beaucoup de moments de faux-semblant et de moments de d\u00e9rision \u00e0 peine dissimul\u00e9e dans cette visite. Ce pr\u00e9sident a \u00e9videmment moins le sens de la grandeur que des ors et des pompes qui clinquent. Nous ajouterons simplement, comme en forme de constat r\u00e9aliste et d\u00e9sol\u00e9, que Sarkozy n&rsquo;est pas un accident, qu&rsquo;il est le pur produit de son \u00e9poque. Nous serions malheureusement tent\u00e9 de croire qu&rsquo;un autre \u00e9lu (une autre \u00e9lue) n&rsquo;aurait pas fait tr\u00e8s diff\u00e9rent, sinon peut-\u00eatre dans les nuances. Les visites am\u00e9ricaines de nos dirigeants ont toujours suscit\u00e9 de grandes \u00e9motions et cela donne, selon l&rsquo;\u00e9poque et les \u00eatres qui s&rsquo;y trempent, de la grandeur chaleureuse et un peu distante ou les ors et les pompes qui clinquent. Nous sommes dans la deuxi\u00e8me \u00e9poque.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut regarder les choses en perspective en faisant montre de cynisme, qui est une vertu n\u00e9cessaire aujourd&rsquo;hui. (Cynisme vient de l&rsquo;\u00e9cole philosophique cynique d&rsquo;Antisth\u00e8ne et de Diog\u00e8ne, qui \u00ab[m\u00e9prisait] <em>les conventions sociales, l&rsquo;opinion publique et la morale commun\u00e9ment admise<\/em>\u00bb [Robert]. Peut-on r\u00eaver mieux? On ne peut donc qu&rsquo;\u00eatre cynique, aujourd&rsquo;hui, pour lutter contre le conformisme de fer.) Notre cynisme est d&rsquo;appr\u00e9cier que les espi\u00e8gleries du petit Nicolas font monter la sauce pour ce qui est des esp\u00e9rances US pour une modification substantielle de la politique gaulliste de la France. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, elles font esp\u00e9rer la possibilit\u00e9 d&rsquo;une restriction temporaire de certaines pressions US, ou un affaiblissement de certaines r\u00e9sistances devant certains projets fran\u00e7ais comme ceux d&rsquo;un d\u00e9veloppement d&rsquo;une d\u00e9fense europ\u00e9enne durant la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise de l&rsquo;UE (point essentiel de notre propos g\u00e9n\u00e9ral et des relations USA-France dans les deux ann\u00e9es qui viennent, point <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4623\" class=\"gen\">explosif<\/a>, point de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4473\" class=\"gen\">crise<\/a> sans aucun doute). Le rapprochement franco-US a comme effet de faire esp\u00e9rer \u00e0 chacun des deux partenaires qu&rsquo;il obtiendra plus de l&rsquo;autre, et non pas qu&rsquo;on aboutira \u00e0 des compromis satisfaisants pour les deux. (D&rsquo;ailleurs, le mot compromis n&rsquo;a pas de sens \u00e0 Washington D.C., surtout par les temps qui courent. Qu&rsquo;on se le dise.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa situation est celle d&rsquo;une classique incompr\u00e9hension, sur les mots amiti\u00e9, coop\u00e9ration, etc. Pour les USA, et, en g\u00e9n\u00e9ral, pour la plupart des observateurs qui ont une bonne exp\u00e9rience des rapports avec les USA, ces deux mots signifient respectivement soumission et servilit\u00e9. D&rsquo;o\u00f9 le titre, justifi\u00e9 par l&rsquo;exp\u00e9rience, du site <em>WSWS.org<\/em>: c&rsquo;est effectivement un vassal qui vient faire all\u00e9geance puisqu&rsquo;il se dit ami des USA. Les Fran\u00e7ais, eux, restent logiques et tiennent \u00e0 la signification r\u00e9elle des mots,  m\u00eame un Sarkozy, ce qui montre que son int\u00e9gration en France est r\u00e9ussie. Pour eux, amiti\u00e9 et coop\u00e9ration ne signifient certainement pas qu&rsquo;on abandonne ses choix ind\u00e9pendants,  et m\u00eame au contraire, pourrait-on dire. En un sens, amiti\u00e9, c&rsquo;est de se montrer tel qu&rsquo;on est (phrase fameuse, ou plut\u00f4t le mais fameux du 6 mai 2007: \u00ab<em>Je veux leur dire <\/em>[aux USA] <em>que la France sera toujours \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s quand ils auront besoin d&rsquo;elle. Mais je veux leur dire aussi que l&rsquo;amiti\u00e9 c&rsquo;est accepter que ses amis puissent penser diff\u00e9remment<\/em>\u00bb). Pour un Fran\u00e7ais, et pour Sarko en l&rsquo;occurrence, \u00eatre ami de l&rsquo;Am\u00e9rique c&rsquo;est se montrer sous son meilleur jour; lequel est, pour la France, celui de la libert\u00e9 et de l&rsquo;ind\u00e9pendance. Le pr\u00e9sident fran\u00e7ais expose donc, en ami et parce qu&rsquo;il est ami, des options qui ne correspondent pas vraiment aux conceptions US. Certains y voient justement, notamment dans le discours au Congr\u00e8s, la simple reprise de la politique de Chirac (*)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le moment, on ne s&rsquo;est aper\u00e7u de rien \u00e0 Washington. On est dans l&rsquo;ivresse de la visite de Sarko et des promesses qu&rsquo;on a cru distinguer, qui vont de soi puisque l&rsquo;ami est par d\u00e9finition vassal. Lorsqu&rsquo;on passera aux choses plus pr\u00e9cises et s\u00e9rieuses, on constatera que rien n&rsquo;a vraiment chang\u00e9. C&rsquo;est alors que les circonstances peuvent se g\u00e2ter, et se g\u00e2teront effectivement. Le probl\u00e8me de cette phase actuelle des relations USA-France est qu&rsquo;elle s&rsquo;est engag\u00e9e sur l&rsquo;habituel quiproquo franco-am\u00e9ricain, mais rendu extraordinairement plus vif par les exc\u00e8s affectifs de Sarko; cette impression, cette forme ruisselante de pro-am\u00e9ricanisme, font effectivement croire aux USA que la politique fran\u00e7aise va compl\u00e8tement s&rsquo;aligner sur celle des USA. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSoyons cyniques : que feriez-vous si vous vouliez avoir un peu de r\u00e9pit des USA, \u00e9ventuellement leur truander l&rsquo;un ou l&rsquo;autre avantage sans qu&rsquo;ils s&rsquo;en aper\u00e7oivent trop vite, tout en faisant avancer les lignes fondamentales de votre politique? Vous feriez du Sarko-\u00e0-Washington. On finirait par croire que Sarkozy est un complot \u00e0 lui tout seul. Mais non, il y croit dur comme fer, \u00e0 l&rsquo;amiti\u00e9 avec les USA, \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des rapports avec les USA, \u00e0 la possibilit\u00e9 pour la France de s&rsquo;affirmer gr\u00e2ce \u00e0 la proximit\u00e9 des USA, en toute amiti\u00e9 avec les USA et pour le bien commun USA-France (et <em>the Rest Of the World<\/em>, puisqu&rsquo;il existe tout de m\u00eame). Le r\u00e9sultat est que, lorsqu&rsquo;on en viendra aux choses s\u00e9rieuses sur tel ou tel sujet essentiel (la d\u00e9fense europ\u00e9enne, ah la d\u00e9fense europ\u00e9enne), Sarkozy devra c\u00e9der ou bien nous aurons un affrontement s\u00e9v\u00e8re entre les USA et la France. Malgr\u00e9 la suggestion de l&#8217;emplacement des termes de l&rsquo;alternative, nous choisissons la deuxi\u00e8me possibilit\u00e9 parce que Sarkozy croit \u00e0 tout cela (amiti\u00e9, coop\u00e9ration, etc.), qu&rsquo;il va pousser inconsid\u00e9r\u00e9ment ce qu&rsquo;il croit \u00eatre l&rsquo;avantage fran\u00e7ais de d\u00e9velopper avec plus d&rsquo;impunit\u00e9 la politique de la France,  dont il jure par ailleurs qu&rsquo;elle est de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de Washington. Plac\u00e9 devant la r\u00e9alit\u00e9 insupportable des exigences US, lui-m\u00eame plac\u00e9 dans le courant de la logique de ses engagements m\u00e9diatiques,  les plus importants pour lui,  il appara\u00eet bien plus probable que Sarkozy ne c\u00e9dera pas. L&rsquo;image est essentielle, et la susceptibilit\u00e9 des apparences est tr\u00e8s grande chez ces dirigeants de l&rsquo;\u00e9poque postmoderne o\u00f9 la forme tient souvent lieu de tout le reste. Sarko tient \u00e0 passer pour le meilleur ami des USA, en toute amiti\u00e9 et en en toute ind\u00e9pendance; mais \u00eatre pris pour le vassal qui vient d\u00e9poser son hommage?  Mais non, voyons,  c&rsquo;est faire preuve du comble de l&rsquo;amiti\u00e9 que de se r\u00e9volter au moment de la d\u00e9cision face \u00e0 l&rsquo;exigence insupportable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent&#8230; Le discours de Washington du 7 novembre 2007 a peut-\u00eatre marqu\u00e9 le d\u00e9but de la grande crise entre la France et les USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(*) Pour compl\u00e9ter ce propos, nous invitons nos lecteurs \u00e0 lire un \u00e9change entre Pierre Haski, de <em>Rue89<\/em>, et Justin Va\u00efsse, chercheur fran\u00e7ais d\u00e9tach\u00e9 \u00e0 la Brookings Institution. Cet \u00e9change suit un article de Haski du <a href=\"http:\/\/www.rue89.com\/2007\/11\/07\/au-congres-americain-sarkozy-dit-i-love-you\" class=\"gen\">7 novembre<\/a>, o\u00f9 Haski estimait que Sarkozy avait affirm\u00e9 \u00e0 Washington un changement de politique (\u00ab<em>Sur le fond, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du refus d&rsquo;un Iran nucl\u00e9aris\u00e9, de l&rsquo;engagement des troupes fran\u00e7aises en Afghanistan, de la guerre contre le terrorisme, des perspectives de retour de la France dans les structures militaires de l&rsquo;Otan, ou m\u00eame des r\u00e9formes en France, Nicolas Sarkozy a \u00e9pous\u00e9 les th\u00e8ses am\u00e9ricaines.<\/em>\u00bb). Nous publions un extrait de cet \u00e9change, c&rsquo;est-\u00e0-dire la premi\u00e8re r\u00e9action de Justin Va\u00efsse suivant le texte de Haski (le reste confirme cette entame): \u00ab<em>Hum hum hum&#8230; le probl\u00e8me de cette analyse, c&rsquo;est que sur le fond, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du refus d&rsquo;un Iran nucl\u00e9aris\u00e9, de l&rsquo;engagement des troupes fran\u00e7aises en Afghanistan, de la guerre contre le terrorisme, des perspectives de retour de la France dans les structures militaires de l&rsquo;Otan,<\/em> [&#8230;] <em>Nicolas Sarkozy a \u00e9pous\u00e9 la politique&#8230; de Jacques Chirac. Pierre Haski se trompe: c&rsquo;est sur la forme que Nicolas Sarkozy a adopt\u00e9 le discours qui pla\u00eet aux Am\u00e9ricains. Sur le fond, la continuit\u00e9 l&#8217;emporte largement, sur tous les dossiers mentionn\u00e9s: c&rsquo;est sous Chirac qu&rsquo;une ligne dure a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e et que les investissements en Iran ont chut\u00e9 (2004-2006), sous Chirac que la France a envoy\u00e9 des troupes en Afghanistan, sous Chirac que la France a \u00e9t\u00e9 la meilleure alli\u00e9e des Etats-Unis dans la guerre contre Al-Qaeda (Sarkozy a parl\u00e9 du combat contre le terrorisme, pas de la guerre, il ne fallait donc pas mettre de guillemets), sous Chirac que la France a essay\u00e9 de revenir dans le commandement int\u00e9gr\u00e9 de l&rsquo;OTAN  sans poser le pr\u00e9alable du renforcement de la PESD comme le fait \u00e0 pr\u00e9sent Sarkozy. Bref, c&rsquo;est tentant de prendre Sarkozy au mot, de le peindre en vilain atlantiste, en passant rapidement sur les d\u00e9saccords nombreux qu&rsquo;il mentionne (renforcement PESD, r\u00e9chauffement climatique, dollar fort, etc.) ou pas (Turquie dans l&rsquo;UE, discussions avec Damas), mais c&rsquo;est prendre la forme pour le fond. Ah, la magie du verbe&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sarko, le vassal qui rugissait 13 novembre 2007 Parmi les divers articles qui ont accompagn\u00e9, salu\u00e9 et comment\u00e9 le voyage de Sarkozy \u00e0 Washington, celui de WSWS.org, le 12 novembre, m\u00e9rite une place \u00e0 part pour l&rsquo;effet synth\u00e9tique qu&rsquo;il nous offre. 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