{"id":69434,"date":"2007-11-22T00:00:00","date_gmt":"2007-11-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/11\/22\/the-warlords-of-washington\/"},"modified":"2007-11-22T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-22T00:00:00","slug":"the-warlords-of-washington","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/11\/22\/the-warlords-of-washington\/","title":{"rendered":"\u201c<strong><em>The warlords of Washington\u2026<\/em><\/strong>\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\"><strong><em>The warlords of Washington<\/em><\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t21 novembre 2007  Nous avouons bien volontiers avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par cette expression qu&#8217;emploie Justin Raimundo en entame de sa chronique de ce  <a href=\"http:\/\/www.antiwar.com\/justin\/?articleid=11939\" class=\"gen\">21 novembre<\/a>: \u00ab<em>The warlords of Washington<\/em>\u00bb (\u00ab<em>The warlords of Washington don&rsquo;t care about international public opinion, and that goes double for what Americans think<\/em>\u00bb) Souvent, un mot \u00e9claire plus qu&rsquo;un long discours une situation que vous sentez confus\u00e9ment sans parvenir \u00e0 la d\u00e9crire pr\u00e9cis\u00e9ment. Un mot porte son sens et le grandit, parfois avec un poids redoutable. C&rsquo;est le cas ici.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Warlord<\/em> (chef de guerre) a une signification tr\u00e8s forte, et une actualit\u00e9 tr\u00e8s grande puisqu&rsquo;il est employ\u00e9 pour l&rsquo;Afghanistan et commence \u00e0 l&rsquo;\u00eatre pour l&rsquo;Irak. Il illustre une situation que nous qualifierions d&rsquo;anarchie caporalis\u00e9e; ou encore une situation qui serait un peu \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;<em>underworld<\/em> US du temps ou le crime organis\u00e9 (la <em>Cosa Nostra<\/em>) fleurissait, entre 1930 et la fin des ann\u00e9es 1960, mais un <em>underworld<\/em> sans <em>overworld<\/em> au-dessus de lui (sans autorit\u00e9s l\u00e9gales, aussi faibles et corrompues qu&rsquo;elles fussent du temps du crime organis\u00e9). C&rsquo;est \u00e9galement une situation qui se rapproche de celle de l&rsquo;An Mil, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec de l&#8217;empire de Charlemagne et avant l&rsquo;\u00e9tablissement de royaut\u00e9s fortes et l\u00e9gitim\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, les chefs de guerre triomphent (\u00e0 nouveau) en Afghanistan, alors que le pouvoir l\u00e9gal y est d&rsquo;une faiblesse absolument stup\u00e9fiante. Au reste, les Am\u00e9ricains, avec leur sens inn\u00e9e de la corruption fondamentale et de la d\u00e9structuration, entretiennent cette situation, comme ils ont \u00e9t\u00e9 (en Afghanistan toujours) les principaux initiateurs de son r\u00e9tablissement, notamment gr\u00e2ce au trafic de drogue qu&rsquo;ils ont favoris\u00e9, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Ils sont en train de r\u00e9aliser la m\u00eame op\u00e9ration en Irak, gr\u00e2ce au brav&rsquo;g\u00e9n\u00e9ral Petraeus et \u00e0 sa formule de la victoire (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4632\" class=\"gen\">victoire \u00e0 la Petraeus<\/a>). Mais ce qui nous int\u00e9resse ici est que Raimundo emploie l&rsquo;expression pour Washington m\u00eame. Une fois le mot pos\u00e9, il appara\u00eet d&rsquo;une fa\u00e7on aveuglante que cela correspond magnifiquement bien \u00e0 la situation de Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes chefs de guerre repr\u00e9sentent donc un pouvoir <em>de facto<\/em>, appuy\u00e9 sur une l\u00e9gitimit\u00e9 douteuse, m\u00e9langeant la force, la coutume impos\u00e9e, les situations g\u00e9ographiques, sociales et historiques, en g\u00e9n\u00e9ral temporaires ou arbitraires, etc. Il n&rsquo;y a dans leur position aucune l\u00e9gitimit\u00e9 fondamentale, impliquant une transcendance qui parvient \u00e0 rassembler des collectivit\u00e9s au-del\u00e0 et parfois en d\u00e9pit des pressions locales, voire localistes sollicit\u00e9es par des int\u00e9r\u00eats particuliers. Ces chefs de guerre n&rsquo;organisent pas l&rsquo;ordre; ils organisent, pour leurs propres int\u00e9r\u00eats, une certaine stabilit\u00e9 arbitraire dans une situation g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;anarchie. Cette situation g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;anarchie n&rsquo;est pas comptable des seules apparences. Elle peut exister au-del\u00e0 et en d\u00e9pit des apparences. Elle peut exister dans une soci\u00e9t\u00e9 en apparence polic\u00e9e, avec des organes d&rsquo;apparence d&rsquo;un ordre formel tr\u00e8s puissant,  par exemple, un ex\u00e9cutif, un Congr\u00e8s, une Cour Supr\u00eame<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette organisation en chefs de guerre se caract\u00e9rise par une indiff\u00e9rence compl\u00e8te \u00e0 tout ce qui ne concerne pas les int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats du chef de guerre ou de ceux qui appartiennent \u00e0 ce groupe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Cette indiff\u00e9rence est frappante dans le cas de la situation du dollar. Comme on l&rsquo;a signal\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4638\" class=\"gen\">par ailleurs<\/a>, la situation de crise actuelle du dollar est compl\u00e8tement absente de la campagne des pr\u00e9sidentielles. Elle n&rsquo;int\u00e9resse personne, elle ne rel\u00e8ve pas de la situation de la campagne \u00e9lectorale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On a vu <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4644\" class=\"gen\">hier<\/a> combien cette situation est caract\u00e9ristique de Washington, combien la seule situation qui compte \u00e0 Washington, c&rsquo;est la situation de Washington, et tout cela r\u00e9duit aux diff\u00e9rents centres de pouvoir selon l&rsquo;objet de leur int\u00e9r\u00eat o\u00f9 les mati\u00e8res sur lesquelles s&rsquo;exercent ces pouvoirs.<\/p>\n<h3>Visite chez les chefs de guerre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tTr\u00e8s r\u00e9cemment, nous interrogions un fonctionnaire international de tr\u00e8s haut niveau, bon connaisseur de Washington et de retour de Washington, sur la situation dans la capitale de l&#8217;empire. \u00ab<em>C&rsquo;est une situation de compl\u00e8te anarchie de tr\u00e8s bon ton et qui pr\u00e9sente bien. Le pouvoir est \u00e9clat\u00e9 en de multiples points, de multiples centres, chacun s&rsquo;occupant de ses seules petites affaires imm\u00e9diates. Il est quasiment impossible d&rsquo;avoir prise sur quelque chose qui pourrait para\u00eetre contr\u00f4ler la situation, la d\u00e9cision, l&rsquo;action, etc. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;Etat, il n&rsquo;y a plus rien qui puisse \u00eatre identifi\u00e9 sous le terme d&rsquo;Etat.<\/em>\u00bb Le g\u00e9nie am\u00e9ricaniste est \u00e9videmment d&rsquo;organiser cette situation de complet d\u00e9sordre derri\u00e8re une apparence d&rsquo;ordre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPuisque tout cela est rassembl\u00e9 aujourd&rsquo;hui autour du seul mot d&rsquo;ordre qui compte, qui est la guerre (celles d&rsquo;Irak et d&rsquo;Afghanistan, mais aussi celle contre l&rsquo;Iran, ou celle contre le Pakistan, etc), l&rsquo;expression de chefs de guerre pour d\u00e9signer les chefs de ces divers points et centres d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et de pouvoir est compl\u00e8tement appropri\u00e9. Si l&rsquo;on veut, ce que Washington est en train de favoriser ou d&rsquo;organiser ailleurs (en Afghanistan, en Irak), c&rsquo;est ce qui existe \u00e0 Washington; ou bien est-ce que Washington, d&rsquo;ailleurs si ouvert \u00e0 cette sorte d&rsquo;organisation, est-il en train d&rsquo;achever de se structurer \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;organisation qu&rsquo;il favorise dans ses soi-disant conqu\u00eates? Ce serait un juste retour des intentions. Partis pour r\u00e9pandre partout la vertueuse d\u00e9mocratie (<em>to spread democracy<\/em>), on r\u00e9colte l&rsquo;organisation en <em>warlords<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question du pouvoir \u00e0 Washington r\u00e9parti entre chefs de guerre est une question absolument centrale, bien plus importante que toutes les crises de soi-disant g\u00e9opolitique que l&rsquo;action de Washington d\u00e9clenche un peu partout. Cette question est la clef centrale de la crise syst\u00e9mique qui secoue la civilisation,  non pas la plus grave ni la plus spectaculaire, mais la clef en ce sens que son \u00e9volution, le sens dans lequel elle sera tourn\u00e9e dans la serrure, suscitera des effets impr\u00e9vus et d\u00e9clenchera des cons\u00e9quences en cascade qui aboutiront \u00e0 mettre \u00e0 jour la gravit\u00e9 de la crise g\u00e9n\u00e9rale. Nous ne sous-entendons certainement pas, dans ces \u00e9vocations, celle d&rsquo;un coup d&rsquo;Etat car une organisation en chefs de guerre est justement ce qui est compl\u00e8tement incontr\u00f4lable par une autorit\u00e9 centrale, y compris une autorit\u00e9 usurp\u00e9e qui chercherait \u00e0 s&rsquo;imposer par la surprise, la force ou la violence. C&rsquo;est rejoindre l&rsquo;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale parmi les experts de s\u00e9curit\u00e9 nationale US, comme on le lit \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4475\" class=\"gen\">table ronde<\/a> organis\u00e9e par le magazine <em>Esquire<\/em> en avril 2006. Notre appr\u00e9ciation est celle d&rsquo;une \u00e9volution contraire \u00e0 celle que pourrait donner un coup d&rsquo;Etat, m\u00eame s&rsquo;il y a tentative dans ce sens; au contraire, une telle tentative mettrait \u00e0 jour le d\u00e9sordre washingtonien, d&rsquo;une fa\u00e7on qui rendrait ce d\u00e9sordre parfaitement incontr\u00f4lable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous pensons que la chose est amplement v\u00e9rifi\u00e9e depuis 9\/11. Depuis cette date, l&rsquo;arsenal des l\u00e9gislations arbitraires, \u00e0 la limite d&rsquo;\u00eatre polici\u00e8res, n&rsquo;a cess\u00e9 de se renforcer. Ces l\u00e9gislations s&rsquo;exercent sur l&rsquo;objet pr\u00e9cis pour lequel elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies, mais elle ne cr\u00e9ent absolument pas une situation g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;Etat policier. Au contraire, elles accentuent l&rsquo;anarchie et l&rsquo;absence de contr\u00f4le en mettant en situation de contraste et de conflit les domaines o\u00f9 le contr\u00f4le est accentu\u00e9 et ceux o\u00f9 le contr\u00f4le reste rel\u00e2ch\u00e9, sinon inexistant. (Le domaine des affaires est le premier domaine o\u00f9 r\u00e8gne cette situation d\u00e9r\u00e9gul\u00e9e, compl\u00e8tement anarchique, domaine de la corruption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.) Ceux qui font de cette impossibilit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;une situation polici\u00e8re une vertu am\u00e9ricaniste c\u00e8dent \u00e0 la vertu du slogan, ce qui est logique puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de ceux qui jugent l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;aune des slogans. En r\u00e9alit\u00e9, cette situation d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e entre aspects arbitraires et aspects presque (?!) libertaires accentue le d\u00e9sordre et l&rsquo;impuissance du syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes pressions ne cessent de s&rsquo;affirmer sur la situation des chefs de guerre, risquant de provoquer la rupture de l&rsquo;\u00e9quilibre du syst\u00e8me qui conduira \u00e0 une situation de d\u00e9sordre du pouvoir sans pr\u00e9c\u00e9dent connu. On se rapprocherait des situations de crise extr\u00eame du syst\u00e8me (la p\u00e9riode 1783-1787 avant la r\u00e9daction de la Constitution, la p\u00e9riode de la Guerre de S\u00e9cession, 1861-1865, la p\u00e9riode de la grande D\u00e9pression, 1931-1937),  mais certainement en plus grave \u00e0 cause des engagements ext\u00e9rieurs et de la puissance du soi-disant Empire, et sans doute diff\u00e9remment des cas cit\u00e9s. Ces pressions sont de trois ordres:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La pression des \u00e9v\u00e9nements guerriers ext\u00e9rieurs, par le canal de  leur \u00e9cho et de leurs cons\u00e9quences \u00e0 Washington. Il s&rsquo;agit aussi bien des pressions des guerres en cours (aspect budg\u00e9taire et cons\u00e9quences sociales et sanitaires de la guerre en Irak) que des pressions des guerres projet\u00e9es (l&rsquo;Iran).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La pression des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles, qui constituent par essence une p\u00e9riode d&rsquo;instabilit\u00e9, qui l&rsquo;est cette fois plus qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9. La pression des guerres en cours (Irak, Afghanistan) et d&rsquo;une guerre possible sur la campagne est consid\u00e9rable, par le biais des effets de ces guerres \u00e0 Washington mais aussi dans la population. De ce point de vue, l&rsquo;atmosph\u00e8re est plus \u00e9lectrique, plus instable que lors de la campagne en pleine guerre du Vietnam (1968), o\u00f9 les donn\u00e9es du conflit \u00e9taient bien connues et contr\u00f4l\u00e9es en un sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La pression de l&rsquo;instabilit\u00e9 du syst\u00e8me elle-m\u00eame, telle qu&rsquo;elle est de plus en plus fortement ressentie \u00e0 la lumi\u00e8re du complet effacement de ce qui tenait lieu de pouvoir central (pr\u00e9sidence, Congr\u00e8s) dans sa mission bipartisane de coordination et d&rsquo;apaisement des tensions internes, entre chefs de guerre. Cette division de Washington en chefs de guerre concurrents porte aujourd&rsquo;hui sur des mati\u00e8res fondamentales, comme par exemple l&rsquo;autorit\u00e9 sur les forces arm\u00e9es, qui est clairement d\u00e9ni\u00e9e au chef de l&rsquo;ex\u00e9cutif, et d&rsquo;ailleurs pour des motifs absolument acceptables. (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4488\" class=\"gen\">Cas<\/a> de l&rsquo;amiral Fallon et de quelques autres militaires, du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4507\" class=\"gen\">Gates<\/a>, etc.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans tout cela, un facteur constant: la guerre. C&rsquo;est elle qui d\u00e9termine tout ce qu&rsquo;il peut y avoir de tension dans la situation actuelle. En ce sens, malgr\u00e9 les habitudes de Washington, la crise du monde s&rsquo;est install\u00e9e dans la capitale US et implique, m\u00eame sans qu&rsquo;ils ne le veulent pas et m\u00eame s&rsquo;ils ne s&rsquo;en aper\u00e7oivent pas, les divers chefs de guerre.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The warlords of Washington 21 novembre 2007 Nous avouons bien volontiers avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par cette expression qu&#8217;emploie Justin Raimundo en entame de sa chronique de ce 21 novembre: \u00abThe warlords of Washington\u00bb (\u00abThe warlords of Washington don&rsquo;t care about international public opinion, and that goes double for what Americans think\u00bb) Souvent, un mot \u00e9claire&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3253,2947,6993,3228,2631,2645,1383,3014,7246,3248],"class_list":["post-69434","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-americanisme","tag-amerique","tag-chefs","tag-crise","tag-de","tag-guerre","tag-raimundo","tag-systeme","tag-warlords","tag-washington"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69434","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69434"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69434\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69434"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69434"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69434"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}