{"id":69622,"date":"2008-01-22T00:00:00","date_gmt":"2008-01-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/01\/22\/la-crise-sinvite-dans-les-presidentielles\/"},"modified":"2008-01-22T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-22T00:00:00","slug":"la-crise-sinvite-dans-les-presidentielles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/01\/22\/la-crise-sinvite-dans-les-presidentielles\/","title":{"rendered":"<strong><em>La crise s&rsquo;invite dans les pr\u00e9sidentielles<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La crise s&rsquo;invite dans les pr\u00e9sidentielles<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t22 janvier 2008  Tout est parti de l\u00e0-bas, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00eatre attentif sur la fa\u00e7on dont tout y revient. Le 18 janvier, jour de la d\u00e9cision de Bush d&rsquo;une intervention de $145 milliards, le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste s&rsquo;est \u00e9veill\u00e9 \u00e0 une crise qui ravage le syst\u00e8me financier international depuis au moins six mois de fa\u00e7on tonitruante, et largement plus de fa\u00e7on souterraine et \u00e9pisodique. D\u00e9sormais, avec une rapidit\u00e9 qu&rsquo;impose l&rsquo;urgence des temps, la crise en tant que telle p\u00e9n\u00e8tre \u00e9galement dans la campagne pr\u00e9sidentielle US, d&rsquo;une fa\u00e7on bien plus pr\u00e9cise que les allusions g\u00e9n\u00e9rales sur l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique. Ce pourrait \u00eatre la r\u00e9ponse \u00e0 la question furieuse et angoiss\u00e9e que posait Tom Engelhardt, cit\u00e9 dans notre <em>Bloc-Notes<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4825\" class=\"gen\">12 janvier<\/a>, de savoir si la question de la crise \u00e9conomique allait continuer \u00e0 \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement repouss\u00e9e derri\u00e8re la rh\u00e9torique virtualiste sur la guerre contre la terreur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDeux exemples, pris dans des circonstances et vers des horizons notablement diff\u00e9rents, montrent que la crise entre dans la campagne \u00e9lectorale, \u00e0 la fois dans ses implications d\u00e9taill\u00e9es les plus am\u00e9ricanistes et selon des appr\u00e9ciations beaucoup plus larges, chaque fois avec une approche qui commence \u00e0 envisager des questions concr\u00e8tes aff\u00e9rentes au syst\u00e8me lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;expert politique washingtonien Steve C. Clemons fait des commentaires \u00e0 propos du d\u00e9bat qui a oppos\u00e9 le 21 janvier les trois principaux candidats d\u00e9mocrates \u00e0 l&rsquo;investiture. Une partie importante de son commentaire, la premi\u00e8re, concerne la crise. On y remarque notamment la mise en \u00e9vidence de mesures propos\u00e9es par Hillary Clinton qui ont un ton rooseveltien, du FDR acc\u00e9dant au pouvoir le 5 mars 1933 et ordonnant aussit\u00f4t la fermeture des banques. Dans une analyse publi\u00e9 le <a href=\"http:\/\/www.thewashingtonnote.com\/archives\/002734.php\" class=\"gen\">21 janvier<\/a> sur son site <em>The Washington Note<\/em>, Clemons \u00e9crit ceci, o\u00f9 est effectivement mis en \u00e9vidence l&rsquo;aspect syst\u00e9mique de la crise des cr\u00e9dits immobiliers aux USA:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>First, I was miffed at Obama and Edwards for their ignorance or purposeful duplicity about the subprime home mortgage crisis. They both said that African-Americans were perniciously targeted by lenders. That&rsquo;s about as untrue as one can imagine. The subprime crisis is an outrage  but it was a systemic problem  and everyone who wanted credit got it. Had everyone else other than the African-American community received loans that were subprime and based on substandard collateral then there would be a case of discrimination, but to argue that Blacks were targeted to give bad loans to  below prime rate levels  was grossly wrong.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Hillary Clinton, alternatively, did not say that. She argues for a work out plan that freezes rates for six months and stops foreclosures for a period of time. The neoliberal Chicago school economist won&rsquo;t like this approach because it lengthens the period which capital is ineffeciently distributed. But the government  mostly because of a combination of financial innovations in the market it doesn&rsquo;t understand, leading to poor regulation  actually helped create the housing bubble and the crisis. To extend the bubble to work out the worst elements so that the shock harms fewer people is sensible.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>I was surprised to hear Obama and Edwards not embrace this plan. Obama didn&rsquo;t want to reward speculators. This isn&rsquo;t a simple game of good guys and bad guys. There are hundreds of billions of dollars of bad loans hiding out there in financial portfolios that are not yet disclosed  and much of the financial network will not finance each other in fear of subsidizing a corrupted portfolio. So, the problem is not only with homeowners but with the entire financial network.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans une <a href=\"http:\/\/www.thewashingtonnote.com\/archives\/002733.php\" class=\"gen\">note<\/a> pr\u00e9c\u00e9dente sur le m\u00eame d\u00e9bat, o\u00f9 il parlait des violents \u00e9changes entre Hillary Clinton et Barack Obama, Clemons concluait: \u00ab<em>And on another front  today global financial markets crashed worse than any other day since 9\/11\/2001 itself. Whatever Bill Clinton may or may not be doing will be over when people look at American markets hemorrhage tomorrow.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe second exemple concerne Ron Paul, qui fait actuellement campagne en Louisiane. Le rapport qui est pr\u00e9sent\u00e9 ici, dans le <em>Houston Chronicle<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.chron.com\/disp\/story.mpl\/ap\/tx\/politics\/5472666.html\" class=\"gen\">21 janvier<\/a>, a ceci d&rsquo;int\u00e9ressant qu&rsquo;il fait \u00e9tat d&rsquo;un fort succ\u00e8s de foule alors que Ron Paul y d\u00e9veloppait ses th\u00e8mes mon\u00e9taires fondamentaux (abolition de la Federal Reserve, retour \u00e0 l&rsquo;\u00e9talon-or), qui sont directement li\u00e9s \u00e0 la crise syst\u00e9mique que l&rsquo;on conna\u00eet. Le rapport des deux circonstances est int\u00e9ressant, entre un succ\u00e8s de foule et une intervention sur ces sujets \u00e0 la fois essentiels et techniques, qui concernent fortement la vie quotidienne des Am\u00e9ricains mais d&rsquo;une fa\u00e7on indirecte et tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Paul highlighted his economic remedies  abolishing the federal income tax and returning to the gold standard, among them  on a three-city tour of Louisiana.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Paul blamed the Federal Reserve for the current economic conditions; stock markets worldwide fell Monday after Wall Street declined last week. On his Web site, he said the Fed has taken the United States into a terrible crisis.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Paul told an overflow crowd at a suburban New Orleans hotel Monday that the Fed has allowed the dollar to weaken, which in turn, he said, has hurt the middle class and led to inflation.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>I would enjoy being the next president to get rid of our central bank, he told supporters. The crowd gave him a raucous welcome, chanting at one point, Who dat? Who dat say they&rsquo;re gonna beat Ron Paul?  a riff on a popular football chant for the New Orleans Saints.<\/em><\/p>\n<h3>Confirmation : cette folle campagne nous fascine et nous sommes bien en 1933<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPourquoi se concentrer sur les USA, et sur les pr\u00e9sidentielles, \u00e0 propos notamment d&rsquo;une crise mondiale qui a commenc\u00e9 lundi son tour de piste par le reste du monde? Parce que tout se passe, pour l&rsquo;essentiel, aux USA,  nous l&rsquo;avons voulu ainsi ou avons \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de sembler le vouloir, par l&rsquo;installation de la puissance d&rsquo;influence US durant les 75 derni\u00e8res ann\u00e9es; et parce que l&rsquo;essentiel d\u00e9sormais, aux USA, se passe au long de la campagne \u00e9lectorale et dans la fa\u00e7on dont celle-ci va \u00eatre impr\u00e9gn\u00e9e des th\u00e8mes que lui impose l&rsquo;actualit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Nous ne parlons pas ici de d\u00e9mocratie parce que nous parlons de choses s\u00e9rieuses,  et ceux qui veulent d\u00e9battre de la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9mocratique ou non du d\u00e9bat en cours aux USA ont bien du temps \u00e0 perdre,  fa\u00e7on pour eux de discourir du sexe des anges \u00e9videmment d\u00e9mocratiques. Nous parlons des irr\u00e9sistibles courants, m\u00e9lange de pression populaire, de relais m\u00e9diatiques dans un sens ou l&rsquo;autre, de ce ph\u00e9nom\u00e8ne universel qui fait que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement politique se forge aujourd&rsquo;hui dans la communication. Ce qui nous int\u00e9resse est de mesurer l&rsquo;effet en cours de la crise du monde sur un processus qui joue un r\u00f4le essentiel dans l&rsquo;\u00e9quilibre du syst\u00e8me qui est la matrice de la crise du monde.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi la campagne pr\u00e9sidentielle US est <strong>contrainte<\/strong> de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la crise, notamment parce que la crise touche les \u00e9lecteurs d&rsquo;une fa\u00e7on ou l&rsquo;autre, c&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement d&rsquo;une immense importance. C&rsquo;est une sortie impos\u00e9e des rails du syst\u00e8me, lequel syst\u00e8me a pr\u00e9vu que le th\u00e8me de la mobilisation contre la terreur, avec toutes les guerres qui vont avec, \u00e9tait le plus s\u00fbr pour prot\u00e9ger ses positions. Au contraire, il est remarquable que les interventions des uns et des autres, autant les candidats de l&rsquo;<em>establishment<\/em> que les marginaux, les am\u00e8nent, volontairement ou pas qu&rsquo;importe, \u00e0 exposer des probl\u00e8mes d&rsquo;ordre syst\u00e9mique. Les commentateurs suivent, sinon pr\u00e9c\u00e8dent (Clemons : \u00ab<em>The subprime crisis is an outrage  but it was a<\/em> <strong><em>systemic problem<\/em><\/strong>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9galement remarquable qu&rsquo;un Ron Paul, marginal, accabl\u00e9 de soup\u00e7ons et d&rsquo;accusations plus ou moins douteux, mais qui vous sort quelques v\u00e9rit\u00e9s sacril\u00e8ges, fasse un succ\u00e8s de foule avec un discours sur la Federal Reserve qu&rsquo;il faut abattre et sur l&rsquo;\u00e9talon-or qu&rsquo;il faut r\u00e9tablir. Nous ne nous int\u00e9ressons pas au fonctionnement du syst\u00e8me par rapport \u00e0 de tels candidats, ni \u00e0 l&rsquo;investigation sur les vertus d\u00e9mocratiques de Paul, ni au calcul de son quart de dixi\u00e8me de chance d&rsquo;\u00eatre \u00e9lu. Nous nous int\u00e9ressons au fait que l&rsquo;entr\u00e9e en force de la crise dans la campagne am\u00e8ne \u00e0 des d\u00e9bats sacril\u00e8ges pour le syst\u00e8me qui touchent le public, conduisant par cons\u00e9quent \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la crise dans le r\u00e9seau de communication qui cr\u00e9e l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement bien plus que ne le fait le soi-disant acte politique. Nous nous int\u00e9ressons au fait que les anath\u00e8mes sacril\u00e8ges de Ron Paul concernent les r\u00e9alit\u00e9s syst\u00e9miques fondamentales de la crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, <strong>personne<\/strong> n&rsquo;a le pouvoir direct de se battre contre la crise ni d&rsquo;abattre le syst\u00e8me. Nous laissons aux \u00e9conomistes le soin de nous d\u00e9crire les pourquoi, les comment et les que se passera-t-il demain des diff\u00e9rentes places boursi\u00e8res en folies diverses; et nous laissons aux doctes th\u00e9oriciens les d\u00e9veloppements imp\u00e9ratifs sur les mesures, en g\u00e9n\u00e9ral \u00e9minemment d\u00e9mocratiques, qu&rsquo;il faut appliquer pour abattre la b\u00eate monstrueuse qu&rsquo;est le syst\u00e8me. Nous pr\u00e9f\u00e9rons tenter d&rsquo;identifier ces tendances \u00e0 la fois subtiles, souterraines et d&rsquo;une puissance potentielle colossale, qui se r\u00e9unissent \u00e0 un moment donn\u00e9, sous la pression de divers facteurs qu&rsquo;il est \u00e9galement int\u00e9ressant de guetter et d&rsquo;identifier, dans un flux de communication qui peut commencer \u00e0 faire changer ou basculer un courant de perception. (Nous disons courant de perception bien plus que courant d&rsquo;opinion parce que la dose d&rsquo;inconscience, dans le sens de l&rsquo;ignorance de leurs sources et de leurs effets puissants possibles, est tr\u00e8s largement majoritaire, voire exclusive dans ces courants.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;essentiel est d&rsquo;observer si la perception de l&rsquo;aspect syst\u00e9mique de la crise du monde est ou non en train d&rsquo;entrer profond\u00e9ment dans la campagne \u00e9lectorale US. Cela pourrait bien \u00eatre le cas, d&rsquo;autant que la crise est l\u00e0 et qu&rsquo;elle va servir d&rsquo;aiguillon permanent, d&rsquo;une pression formidable dans ce sens. Si le cas se confirme et se d\u00e9veloppe, on se trouve devant des possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppements politiques tr\u00e8s int\u00e9ressants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour l&rsquo;instant et pour conclure, nous observons deux choses \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qui nous servi d&rsquo;introduction et de support pour notre r\u00e9flexion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4815\" class=\"gen\">folle campagne<\/a> et tout observateur raisonnable doit \u00eatre fascin\u00e9 par elle,  c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il doit faire montre, comme nous l&rsquo;\u00e9crivions, d&rsquo;une \u00ab<em>extr\u00e9mit\u00e9 de l&rsquo;attention, qui, par d\u00e9finition, implique la lucidit\u00e9<\/em>\u00bb. Cette campagne est particuli\u00e8rement ouverte, comme l&rsquo;on dirait \u00e0 tous les vents. C&rsquo;est-\u00e0-dire que des pressions diverses et en g\u00e9n\u00e9ral incontr\u00f4lables s&rsquo;exercent sur elle et des th\u00e8mes inattendus, d\u00e9stabilisants, peuvent surgir et s&rsquo;imposer. La campagne peut prendre des orientations inattendues. En un mot, et c&rsquo;est ce qui doit inqui\u00e9ter le plus le syst\u00e8me, elle a de fortes tendances \u00e0 \u00eatre incontr\u00f4lable. Bien entendu, ce qui nous int\u00e9resse en elle est bien plus ce qui peut surgir de d\u00e9bats d\u00e9stabilisants dans ces conditions que les r\u00e9sultats qu&rsquo;elle donnera. Il est par ailleurs entendu qu&rsquo;il y a de fortes chances que ce qui peut surgir de d\u00e9bats d\u00e9stabilisants dans ces conditions influera \u00e9videmment  sur l&rsquo;issue de la campagne. Nous int\u00e9ressent moins les personnalit\u00e9s, leurs \u00e9tiquettes, leurs programmes, tout ce qui fait leur d\u00e9mocratie, que l&rsquo;ouverture de cette campagne qui soumet cet ensemble aux pressions ext\u00e9rieures.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous sommes bien <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4842\" class=\"gen\">en 1933<\/a> et pas en 1929. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de 1929 est un moment symbolique et psychologique dont nous avons d\u00e9taill\u00e9 en long et en large <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2445\" class=\"gen\">la signification<\/a> que nous lui donnons,  ce pourquoi notre 1929 pourrait bien \u00eatre 9\/11 pour cet aspect symbolique et psychologique. La situation est si grave et la pression de la crise du monde (dont la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est qu&rsquo;une manifestation parmi beaucoup d&rsquo;autres) d\u00e9j\u00e0 si forte que les politiques en lice dans la campagne sont d\u00e9j\u00e0 oblig\u00e9s d&rsquo;envisager des mesures qui impliquent l&rsquo;intervention du politique (1933). Cela ne signifie rien de plus, et surtout pas qu&rsquo;ils r\u00e9ussiront \u00e0 changer quoi que ce soit, ni qu&rsquo;ils r\u00e9ussiront tout court (notre impression serait plut\u00f4t exactement <strong>contraire<\/strong>). Cela signifie que, ce faisant, les politiques exposent involontairement la profondeur de la crise et contribuent \u00e0 mettre en lumi\u00e8re, involontairement mais qu&rsquo;importe, les vices fondamentaux du syst\u00e8me. Le <em>crash<\/em> boursier de 1929 n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un \u00e9norme accident boursier (d&rsquo;ailleurs suivi d&rsquo;une reprise exceptionnelle au printemps 1930); lorsque, le 5 mars 1933, FDR prit ses fonctions en m\u00eame temps que ses premi\u00e8res mesures \u00e9conomiques selon une d\u00e9marche <strong>politique<\/strong> pas loin de l&rsquo;autoritarisme, c&rsquo;\u00e9tait une crise de civilisation.   <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise s&rsquo;invite dans les pr\u00e9sidentielles 22 janvier 2008 Tout est parti de l\u00e0-bas, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00eatre attentif sur la fa\u00e7on dont tout y revient. 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