{"id":69767,"date":"2008-03-19T00:00:00","date_gmt":"2008-03-19T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/03\/19\/deconstruction-de-la-puissance\/"},"modified":"2008-03-19T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-19T00:00:00","slug":"deconstruction-de-la-puissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/03\/19\/deconstruction-de-la-puissance\/","title":{"rendered":"D\u00e9construction de la puissance"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">D\u00e9construction de la puissance<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t19 mars 2008  Les USA sont depuis cinq ans en Irak. Il en est pour nous expliquer que c&rsquo;\u00e9tait voulu, que le chaos install\u00e9 l\u00e0-bas fait partie des plans, que c&rsquo;est l\u00e0 une fine tactique plaqu\u00e9e sur une strat\u00e9gie sans un pli. Ils nomment cela chaos cr\u00e9ateur. La chose est si bien faite, avec cette guerre des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4943\" class=\"gen\">$3.000 milliards<\/a> (au moins) qu&rsquo;elle <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4965\" class=\"gen\">entra\u00eene<\/a> l&rsquo;Am\u00e9rique elle-m\u00eame, l&rsquo;Am\u00e9rique et son syst\u00e8me qui est le n\u00f4tre, dans un trou noir sans fond,  m\u00eame si certains autres nous expliquent que les trillions de dollars, qu&rsquo;est-ce que \u00e7a veut dire?,  auxquels nous serions tent\u00e9s d&rsquo;ajouter, pour corser l&rsquo;affaire: la fin de l&rsquo;Am\u00e9rique, qu&rsquo;est-ce que \u00e7a signifie?. L&rsquo;argument ressemble \u00e0 celui des soup\u00e7onneux analystes des ann\u00e9es quatre-vingts du si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent qui voyaient dans Gorbatchev, sa <em>glasnost<\/em>, la d\u00e9construction du Pacte de Varsovie, l&rsquo;\u00e9croulement du communisme et finalement la fin pr\u00e9cipit\u00e9e de l&rsquo;URSS la ruse supr\u00eame du KGB pour tromper l&rsquo;Occident et lui faire croire \u00e0 la fin de l&rsquo;URSS. On ne peut mieux s&rsquo;y prendre pour nous y faire croire, effectivement, qu&rsquo;en faisant s&rsquo;\u00e9crouler <strong>vraiment<\/strong> l&rsquo;URSS,  argument final pour profiter de notre cr\u00e9dulit\u00e9. Le KGB a r\u00e9ussi son coup. (D&rsquo;ailleurs, Poutine n&rsquo;en est-il pas la preuve?) Washington s&rsquo;en inspire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa raison ne supporte d&rsquo;\u00eatre prise en d\u00e9faut. Il faut qu&rsquo;elle s&rsquo;en explique. Avec l&rsquo;Am\u00e9rique, artefact par d\u00e9finition manipulateur de la raison avec l&rsquo;aide de la communication dans une Histoire entr\u00e9e dans l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3510\" class=\"gen\">\u00e8re psychopolitique<\/a>, la raison est servie. Il est int\u00e9ressant d&rsquo;observer la puissance \u00e9tonnante de fascination de l&rsquo;Am\u00e9rique sur la raison, notamment et plus pr\u00e9cis\u00e9ment la raison de ceux qui se d\u00e9signent comme les plus violents adversaires de l&rsquo;Am\u00e9rique. Cette fascination les pousse \u00e0 imaginer des prodiges de machination dans le chef de cette m\u00eame Am\u00e9rique pour expliquer certaines de ses entreprises les plus folles. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqu\u00e9? La raison opine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais, comme l&rsquo;on sait, nous avons, nous aussi, nos faiblesses coupables et, par cons\u00e9quent, un faible pour la fascination. Alors oui, nous aussi, l&rsquo;Am\u00e9rique nous fascine. Cette hyperpuissance \u00e9videmment sans pr\u00e9c\u00e9dent a invent\u00e9 cette chose \u00e9videmment sans pr\u00e9c\u00e9dent, cette envol\u00e9e extraordinaire vers la chute finale, en empruntant tous les raccourcis possibles, toutes les tangentes imaginables, tous les trucs concevables. Le r\u00e9sultat est une tentative, souvent r\u00e9ussie, de nous faire prendre justement,  la fascinante trouvaille,  \u00e9coutez ceci : nous faire prendre une chute finale pour une envol\u00e9e sans pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe m\u00eame,  <em>a parte<\/em> qui ne l&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 peine,  les experts appoint\u00e9s vous expliquent-ils que la crise financi\u00e8re actuelle n&rsquo;est pas finalement si grave, et m\u00eame qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas grave du tout. Un article imposant du <em>Financial Times<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/0\/4a026186-f51b-11dc-a21b-000077b07658.html\" class=\"gen\">18 mars<\/a>, chiffres et avis nombreux d&rsquo;experts imposants \u00e0 l&rsquo;appui, r\u00e9sume vite fait bien fait: \u00ab<em> In short, the global economy is in the middle of a phoney war. The future appears bleak but the present still looks relatively rosy.<\/em>\u00bb Ainsi sommes-nous, apr\u00e8s tout, <em>rosy<\/em> de plaisir au milieu des d\u00e9combre de notre <em>phoney war<\/em>, plong\u00e9s que nous sommes dans cette dr\u00f4le de crise&#8230; Cette tendance qu&rsquo;on d\u00e9crit dans cette revue de d\u00e9tails approximatifs pour l&rsquo;Irak est une tendance qui affecte tout le syst\u00e8me. La catastrophe irakienne est une catastrophe syst\u00e9mique de la civilisation occidentale, nullement une chose concernant un conflit particulier qu&rsquo;on nommerait guerre d&rsquo;Irak. Elle b\u00e9n\u00e9ficie des m\u00eames faux-semblants, des m\u00eames habillages, des m\u00eames incertitudes que nous pr\u00eatons \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 au nom des certitudes de notre raison enfi\u00e9vr\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela \u00e9crit sans intention de nuire, passons au principal, cinq ans apr\u00e8s le d\u00e9but des festivit\u00e9s.<\/p>\n<h3>Quelle dr\u00f4le de guerre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tQuels que soient les buts et les ambitions qu&rsquo;on peut pr\u00eater aux strat\u00e8ges US, toutes les explications rationnelles se sont perdues, comme la guerre elle-m\u00eame, d&rsquo;abord dans les sables m\u00e9sopotamiens, ensuite sous les amoncellements de r\u00e9alit\u00e9s rationnellement incompr\u00e9hensibles. Voici le cas du  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4992\" class=\"gen\">volume<\/a> de carburant consomm\u00e9 par l&rsquo;arm\u00e9e occupante en Irak (l&rsquo;arm\u00e9e US, pour ne pas la nommer), qui ne fait, apr\u00e8s avoir accompli des choses catastrophiques, pratiquement plus rien que subventionner ses ex-ennemis en attendant qu&rsquo;ils le redeviennent; que ce volume \u00e9quivaille \u00e0 3% \u00e0 4% de la production de p\u00e9trole du pays conquis, pays cens\u00e9 \u00eatre l&rsquo;un des tr\u00e9sors des r\u00e9serves mondiales de p\u00e9trole et dont la production devait assurer d\u00e8s 2003-2004 (selon une des <em>stars<\/em> de l&rsquo;expertise du syst\u00e8me, Wolfowitz) le co\u00fbt de la guerre et celui de la reconstruction, et celui des b\u00e9n\u00e9fices d&rsquo;Halliburton,  voil\u00e0 l&rsquo;un de ces myst\u00e8res auxquels Eug\u00e8ne Sue n&rsquo;aurait jamais song\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa guerre d&rsquo;Irak est un conflit historiquement fondamental, en ceci notamment:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La guerre d&rsquo;Irak a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9om\u00e9trique, \u00e0 la fois le chaos du syst\u00e8me et, surtout, la perception <strong>psychologique<\/strong> (non pas mesur\u00e9e rationnellement mais per\u00e7ue inconsciemment par nos psychologies) que notre syst\u00e8me ne peut avancer que dans la voie du chaos, et avancer selon un mode de d\u00e9placement en acc\u00e9l\u00e9ration g\u00e9om\u00e9trique. L&rsquo;Irak nous donne une sensation d&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 du destin du syst\u00e8me parce que le conflit montre que c&rsquo;est le syst\u00e8me lui-m\u00eame, et non la guerre qu&rsquo;il conduit ni les adversaires qu&rsquo;il affronte apr\u00e8s les avoir fabriqu\u00e9s, qui cr\u00e9e ce chaos que semble \u00eatre la guerre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La guerre d&rsquo;Irak a compl\u00e8tement, absolument transform\u00e9 la nature m\u00eame de la guerre. Elle montre d&rsquo;une fa\u00e7on irr\u00e9futable que les conditions ext\u00e9rieures de la guerre,  sa pr\u00e9paration, son entretien, sa perception, ses effets indirects, son accompagnement, voire son commentaire, etc.,  ces conditions ext\u00e9rieures de la guerre sont, en temps historique r\u00e9el (et non plus dans ses cons\u00e9quences \u00e9loign\u00e9es dans le temps) et en valeur historique, infiniment plus importantes que le conflit lui-m\u00eame, quelle que soit sa cruaut\u00e9. Ce qui compte dans l&rsquo;Irak n&rsquo;est pas l&rsquo;Irak mais les effets de la guerre en Irak, en-dehors de l&rsquo;Irak, en-dehors du champ strat\u00e9gique et militaire direct, mais au cur de notre syst\u00e8me. Il est devenu impossible de <strong>compter<\/strong> sur la guerre pour nous lib\u00e9rer de nos contradictions internes et mortelles,  grand \u00e9v\u00e9nement, cela, la guerre qui ne joue <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4984\" class=\"gen\">plus<\/a> le jeu<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est inutile et vain de mesurer ce que cette guerre accomplit en termes militaires ou produit en effets strat\u00e9giques. Tout cela est largement d\u00e9pass\u00e9, submerg\u00e9, rapetiss\u00e9 en importance relative, par les effets directs ext\u00e9rieurs, avec leurs propres effets directs imm\u00e9diats qui encha\u00eenent. En quelque sorte, et si l&rsquo;on consid\u00e8re que les USA ont toujours su mener des guerres ext\u00e9rieures o\u00f9 leur propre situation int\u00e9rieure n&rsquo;\u00e9tait pas affect\u00e9e par les violences de ces guerre, et donc ne semblant pas y \u00eatre impliqu\u00e9s, litt\u00e9ralement comme des neutres qui ne subissent pas la violence de la guerre, alors la guerre d&rsquo;Irak est la premi\u00e8re guerre o\u00f9 ceux qui sont <strong>directement<\/strong> le plus gravement touch\u00e9s sont les neutres qui ne sont pas impliqu\u00e9s dans le conflit,  et le plus neutre en apparence d&rsquo;entre tous, notre syst\u00e8me occidental lui-m\u00eame, que m\u00e8nent et transforment \u00e0 leur image les USA. Ainsi s&rsquo;agit-il d&rsquo;un nouveau type de conflit et, nous en sommes persuad\u00e9s, d&rsquo;une nouvelle d\u00e9finition universelle de la guerre. Nous n&rsquo;en prenons pas conscience d&rsquo;une fa\u00e7on irr\u00e9futable, comme avec la <em>Blitzkrieg<\/em> imposant sur l&rsquo;instant, en 1939-40, une nouvelle m\u00e9thode de guerre, parce que la violence de la guerre n&rsquo;a plus aujourd&rsquo;hui, ni l&rsquo;apparence, ni la substance de la violence de la guerre d&rsquo;hier. (Il est \u00e9vident que la chose est infiniment plus importante que la <em>Blitzkrieg<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa guerre d&rsquo;Irak devrait plut\u00f4t \u00eatre nomm\u00e9e guerre en Irak, comme si elle n&rsquo;\u00e9tait pas li\u00e9e \u00e0 sa localisation g\u00e9ographique, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de l&rsquo; exp\u00e9rimentation d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement tout \u00e0 fait nouveau. Elle constituerait alors une formule absolument in\u00e9dite de l&rsquo;effondrement d&rsquo;une civilisation qui se caract\u00e9rise par une volont\u00e9 syst\u00e9mique, niveleuse, de conqu\u00eate du monde par la destruction des structures de ce monde; cette civilisation se heurtant effectivement \u00e0 la formule de sa propre destruction lorsqu&rsquo;elle se lance dans son uvre de d\u00e9structuration, se d\u00e9structurant elle-m\u00eame par le fait. La cruaut\u00e9 de cette guerre, les souffrances inflig\u00e9es aux Irakiens, sont des choses affreuses et \u00e9pouvantables, mais elles n&rsquo;ont qu&rsquo;une importance mineure par rapport aux effets <strong>directs<\/strong> (insistons sempiternellement sur ce qualificatif) qu&rsquo;elle a sur le reste,  le reste \u00e9tant sans aucun doute notre syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effectuant cette extraordinaire exp\u00e9rimentation, la guerre a employ\u00e9 divers moyens dont on s&rsquo;aper\u00e7oit combien leur addition revient \u00e0 porter un coup terrible, peut-\u00eatre fatal, au concept de puissance selon la repr\u00e9sentation traditionnelle qu&rsquo;on s&rsquo;en fait. La guerre en Irak a r\u00e9alis\u00e9, d&rsquo;ailleurs avec la complicit\u00e9 tr\u00e8s active de ceux qui l&rsquo;ont d\u00e9clench\u00e9e et qui sont ainsi les premi\u00e8res victimes du processus, une attaque d&rsquo;une force terrible contre la mat\u00e9rialit\u00e9 de la puissance, en mettant en \u00e9vidence cette chose terrible: que l&rsquo;accumulation de puissance accro\u00eet d&rsquo;autant, dans un rapport \u00e0 peu pr\u00e8s constant, l&rsquo;impuissance \u00e0 agir d&rsquo;une fa\u00e7on efficace. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9quation que nous avons d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9e (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4880\" class=\"gen\">invincibilit\u00e9 = impuissance<\/a>). La guerre en Irak constitue un acte fondamental de d\u00e9construction du concept de puissance.  La chose va \u00e9videmment de pair avec l&rsquo;\u00e9branlement catastrophique du syst\u00e8me qui s&rsquo;est lanc\u00e9 dans cette aventure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn peut certes poursuivre l&rsquo;exploration g\u00e9ostrat\u00e9gique du domaine et conclure de l&rsquo;enlisement catastrophique US en Irak qu&rsquo;il profite \u00e0 ses adversaires ou \u00e0 ses concurrents. Il s&rsquo;agirait alors d&rsquo;\u00e9valuer les gains que l&rsquo;Iran retirerait de la situation. Mais nous sommes conduits \u00e9galement \u00e0 \u00e9carter cette d\u00e9marche, selon notre logique initiale qui tend \u00e0 \u00e9carter les facteurs conjoncturels <strong>apparents<\/strong> du conflit, fussent-ils strat\u00e9giques, g\u00e9opolitiques, etc. Si les USA ne peuvent gagner cette guerre, cela ne signifie pas que d&rsquo;autres le peuvent. En changeant la nature de la guerre, l&rsquo;Irak r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant les notions de victoire et de d\u00e9faite. L&rsquo;importance de cela n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs que tr\u00e8s marginal, on le comprend aussit\u00f4t. Il est \u00e9vident qu&rsquo;on ne peut s&rsquo;arr\u00eater ni \u00e0 l&rsquo;Irak ni \u00e0 la situation au Moyen-Orient. Il est \u00e9vident que l&rsquo;Irak forme un maillon fondamental, mais un maillon seulement, d&rsquo;une cha\u00eene formant elle-m\u00eame la crise syst\u00e9mique de la civilisation. Sans g\u00e9nie particulier mais par la seule logique de l&rsquo;expertise, Stiglitz a \u00e9tabli un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4965\" class=\"gen\">rapport<\/a> <strong>direct<\/strong> entre l&rsquo;Irak et la crise financi\u00e8re qui secoue les USA, et la crise g\u00e9n\u00e9rale de cette puissance. En d&rsquo;autres termes, ce qui se passe en Irak et ce qui se passe \u00e0 Wall Street sont deux maillons d&rsquo;une m\u00eame cha\u00eene qui est une crise, qui est la crise de notre civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9construction de la puissance 19 mars 2008 Les USA sont depuis cinq ans en Irak. Il en est pour nous expliquer que c&rsquo;\u00e9tait voulu, que le chaos install\u00e9 l\u00e0-bas fait partie des plans, que c&rsquo;est l\u00e0 une fine tactique plaqu\u00e9e sur une strat\u00e9gie sans un pli. Ils nomment cela chaos cr\u00e9ateur. La chose est si&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[5463,7482,2645,857,2779,4975],"class_list":["post-69767","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-anniversaire","tag-deconstruction","tag-guerre","tag-irak","tag-puissance","tag-stiglitz"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69767","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69767"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69767\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69767"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69767"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69767"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}