{"id":69807,"date":"2008-04-05T00:00:00","date_gmt":"2008-04-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/04\/05\/bucarest-ou-le-desordre\/"},"modified":"2008-04-05T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-05T00:00:00","slug":"bucarest-ou-le-desordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/04\/05\/bucarest-ou-le-desordre\/","title":{"rendered":"<strong><em>Bucarest, ou le d\u00e9sordre<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Bucarest, ou le d\u00e9sordre<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t5 avril 2008  Nous nous contenterons d&rsquo;observer les r\u00e9sultats du sommet de Bucarest vu de loin, de la vieille Europe, sur les faits d\u00e9pouill\u00e9s plus qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;analyses de ces faits, et notamment sans sp\u00e9culations excessives selon les lignes habituelles des commentaires. Ces sp\u00e9culations sont en g\u00e9n\u00e9ral aliment\u00e9es par tous les artifices d&rsquo;une communication officielle ou de tendance officielle qui pourrait \u00eatre r\u00e9sum\u00e9 par le constat que le sommet de Bucarest fut le plus grand sommet de l&rsquo;OTAN de tous les temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Ce sommet fut une r\u00e9union pharaonique. Combien? 60 pays repr\u00e9sent\u00e9s entre membres, invit\u00e9s, copains, etc.? Quelle importance, ce nombre? Le style grand&rsquo;messe est une tactique bureaucratique et de communication \u00e9prouv\u00e9e de l&rsquo;OTAN. Si vous voulez les derni\u00e8res nouvelles \u00e0 cet \u00e9gard, vous n&rsquo;avez qu&rsquo;\u00e0 lire le tr\u00e8s long <em>fact sheet<\/em> roumain de <a href=\"http:\/\/www.roumanie.com\/Politique_Exterieure-sommet-de-l-OTAN-Bucarest-2008-A2411.html\" class=\"gen\">septembre 2007<\/a>, qui est toujours d&rsquo;actualit\u00e9, qui nous d\u00e9crivait d\u00e9j\u00e0 ce plus grand sommet de l&rsquo;OTAN de tous les temps. Point final pour cet aspect des choses.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuel contenu, ce sommet? Lisez le communiqu\u00e9 du <a href=\"http:\/\/www.nato.int\/docu\/pr\/2008\/p08-049e.html\" class=\"gen\">3 avril<\/a>, si vous avez le week-end libre. Au poids, il est imbattable. Gr\u00e2ce \u00e0 nos puissantes machines, nous avons d\u00e9compt\u00e9, titre compris, 44.241 signes, ce qui est l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s trente de nos bonnes vieilles pages dactylographi\u00e9es,  disons, autour des trois premiers chapitres d&rsquo;un livre normal. La chose, dans sa globalit\u00e9, ne vaut pas plus de consid\u00e9ration que cette sorte de statistique. Ce document refl\u00e8te en r\u00e9alit\u00e9 l&rsquo;immense <strong>d\u00e9sordre<\/strong> qu&rsquo;est devenue l&rsquo;organisation du monde dont l&rsquo;OTAN est un pilier, et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=5029\" class=\"gen\">monstre bureaucratique<\/a> proche d&rsquo;\u00eatre incontr\u00f4lable qu&rsquo;est l&rsquo;OTAN. Qu&rsquo;on puisse glisser, comme d&rsquo;autres vont faire leurs courses le dimanche matin, des consid\u00e9rations telles que celle que nous signalions <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=5033\" class=\"gen\">hier<\/a> sur l&rsquo;\u00e9tude dans le cadre de l&rsquo;OTAN et pour l&rsquo;usage de l&rsquo;OTAN d&rsquo;une architecture globale d&rsquo;un r\u00e9seau anti-missiles  est, bien plus que l&rsquo;annonce d&rsquo;un complot, le signe de ce d\u00e9sordre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSur la signification politique, voici une tentative typiquement britannique, anti-russe, conservatrice sinon n\u00e9o-conservatrice, venue du <em>Times<\/em> de Londres du <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/comment\/columnists\/bronwen_maddox\/article3678297.ece\" class=\"gen\">3 avril<\/a>, sous la plume de Bronwen Maddox. Vous trouvez dans ce texte \u00e0 boire et \u00e0 manger mais le go\u00fbt reste plut\u00f4t saum\u00e2tre pour cette opinion exprim\u00e9e dans les bornes de la biens\u00e9ance otanienne, c&rsquo;est-\u00e0-dire atlantiste \u00e0 tout crin. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une tentative avis\u00e9e et bien agenc\u00e9e de pr\u00e9senter le sommet de la fa\u00e7on la plus favorable possible \u00e0 l&rsquo;OTAN et aux USA,  et, la chose \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e de la sorte, le r\u00e9sultat n&rsquo;est pas triste et nous fait deviner par contraste la froideur de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>President Putin was the first winner from the Nato summit in Bucharest, and he wasn&rsquo;t even there. The Nato-Russia Council begins only today, but Putin, who has played the Western alliance with obsessive skill in his last months as President, ensured that relations with Russia dominated the earlier gathering.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>For him and George W. Bush, Bucharest was a battle of the legacies, and on points Putin won. The summit failed to give a date for Ukraine and Georgia to join, which Bush had forthrightly declared it should, but which Germany and France blocked, partly to avoid antagonising Russia. Gordon Brown yesterday said that no one outside a Nato meeting could influence it, but Russia&rsquo;s threats and courtship seem to have done just that.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The summit did make an unequivocal declaration that these countries will become members of Nato, which is powerful rhetoric, but remains vulnerable to members&rsquo; doubts, whether or not because of Russian pressure behind the scenes. Putin did lose one important point, however: Nato committed itself to hosting the US missile defence bases in the Czech Republic and Poland.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Bucharest has been a hugely important summit for Nato. You cannot say, as so often before, that the alliance is shaking itself apart for lack of purpose. Russia&rsquo;s new abrasiveness has given Nato something serious to think about. But the summit has revealed a deep split on how to deal with it: between the US and Eastern European countries, who want to press the borders of Nato up to Russia without apology, and Germany (with some back-up from France), which wants to tread softly.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNos impressions se limiteront \u00e0 quelques points.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les Am\u00e9ricains ont perdu dans l&rsquo;affaire Ukraine-G\u00e9orgie. Ils ont recul\u00e9. C&rsquo;est une premi\u00e8re notable, sinon remarquable. Selon le commentaire d&rsquo;un fonctionnaire internationale qui fut \u00e0 l&rsquo;OTAN, \u00ab<em>la proc\u00e9dure a toujours \u00e9t\u00e9 semblable, \u00e0 l&rsquo;OTAN. Il y avait des d\u00e9saccords. On se chamaillait sans fin sur les termes du communiqu\u00e9, face \u00e0 des exigences US qu&rsquo;on refusait. On craignait la crise, le blocage. Puis, sur la fin, en derni\u00e8re minute, les Am\u00e9ricains arrivaient avec une mine arrangeante et disaient : Ecoutez, inutile de se chamailler sur le communiqu\u00e9 et d&rsquo;afficher nos divisions, en voici un autre que nous avons r\u00e9dig\u00e9, qui r\u00e8gle tout. Ainsi leurs exigences s&rsquo;imposaient-elles comme quelque chose de naturel.<\/em>\u00bb Cette proc\u00e9dure quasi-divine n&rsquo;a pas fonctionn\u00e9. Un jour, le 1er avril, GW annon\u00e7ait que l&rsquo;Ukraine et la G\u00e9orgie allaient entrer dans l&rsquo;OTAN, point final. Le surlendemain, on en \u00e9tait r\u00e9duit \u00e0 une promesse qui a tout le temps de s&rsquo;enfoncer dans les querelles sans fin. Les Am\u00e9ricains ont recul\u00e9. Ils ont perdu \u00e0 Bucarest.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;affaire des anti-missiles est ent\u00e9rin\u00e9e mais elle n&rsquo;est pas termin\u00e9e. On fera l\u00e0-dessus, \u00e9galement, toutes les r\u00e9serves du monde parce que cette question va in\u00e9vitablement en entra\u00eener d&rsquo;autres. Le d\u00e9ploiement des anti-missiles n&rsquo;est pas une d\u00e9cision strat\u00e9gique ni politique, c&rsquo;est une d\u00e9cision du complexe militaro-industriel et de la bureaucratie du Pentagone. L&rsquo;actuel projet sera in\u00e9vitablement prolong\u00e9, \u00e9largi, il deviendra prolif\u00e9rant, envahissant et d\u00e9stabilisant. Le cauchemar commence, de texture bureaucratique, budg\u00e9taire et technologique, et avec lui les querelles sans fin, particuli\u00e8rement au cur de l&rsquo;Alliance. Pas un seul expert ou strat\u00e8ge europ\u00e9en, discourant des futurs missiles iraniens et terrifiants, ne semble capable de comprendre cela.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La d\u00e9fense europ\u00e9enne, qui doit pr\u00e9c\u00e9der et conditionner le retour  de la France de l&rsquo;OTAN, est salu\u00e9e dans le communiqu\u00e9 par une gerbe de fleurs o\u00f9, pas une fois, n&rsquo;appara\u00eet le mot ind\u00e9pendant pour qualifier cette d\u00e9fense ou les divers moyens envisag\u00e9s. Il n&rsquo;est question que de moyens suppl\u00e9mentaires que d\u00e9gagerait cette d\u00e9fense, que l&rsquo;OTAN verrait bien \u00e0 sa disposition. On renvoie au commentaire du <em>Monde<\/em> cit\u00e9 dans notre <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=5027\" class=\"gen\">2 avril<\/a>. De ce c\u00f4t\u00e9, rien, absolument rien n&rsquo;est fait.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;Afghanistan? On continue \u00e0 pinailler sur les renforts, par dizaines ou centaines d&rsquo;hommes. L&rsquo;extraordinaire faiblesse des effectifs de renfort r\u00e9guli\u00e8rement accouch\u00e9s par cette monstrueuse montagne qu&rsquo;est l&rsquo;OTAN est le signe que la crise de fonctionnement de l&rsquo;OTAN se joue en Afghanistan. C&rsquo;est l\u00e0 le centre m\u00eame du probl\u00e8me de l&rsquo;OTAN: cette Organisation fait pour la premi\u00e8re fois une vraie guerre (le Kosovo n&rsquo;\u00e9tait pas une guerre, c&rsquo;\u00e9tait une agression a\u00e9rienne sans risque, ou une crise militaire qui s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e sans risque d\u00e8s lors que la Russie suivait). L&rsquo;OTAN ne peut pas gagner cette guerre et l\u00e0, elle risque v\u00e9ritablement son existence en prouvant son incapacit\u00e9 \u00e0 faire ce pour quoi elle est faite. L&rsquo;OTAN ne peut marcher qu&rsquo;\u00e0 condition qu&rsquo;elle ne fasse pas la guerre. L&rsquo;Afghanistan est son faux-pas historique, exactement comme l&rsquo;Irak pour les USA.<\/p>\n<h3>Une psychologie dichotomique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe plus grand sommet de l&rsquo;OTAN de tous les temps est sans aucun doute la premi\u00e8re r\u00e9union de l&rsquo;OTAN qui a montr\u00e9 en pleine lumi\u00e8re le reflux dramatique de la puissance des USA et l&rsquo;effritement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;influence qui va avec. Le principal r\u00e9sultat du sommet, qui est n\u00e9gatif, qui est le refus de l&rsquo;\u00e9largissement imm\u00e9diat \u00e0 la G\u00e9orgie et \u00e0 l&rsquo;Ukraine, est naturellement le signe principal de cette situation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes USA ont subi une d\u00e9faite colossale en Irak. Le dollar perd chaque jour un peu plus de sa position privil\u00e9gi\u00e9e de monnaie standard internationale. La situation \u00e9conomique de r\u00e9cession commencer \u00e0 montrer certains signes sociaux qui font craindre \u00e0 certains la possibilit\u00e9 d&rsquo;une situation proche de celle d&rsquo;une d\u00e9pression. Dans une telle situation, les USA ne peuvent plus pr\u00e9tendre exercer une domination h\u00e9g\u00e9monique en g\u00e9n\u00e9ral, et sur l&rsquo;OTAN en particulier. Le principal probl\u00e8me des dirigeants US est qu&rsquo;il para\u00eet impossible que leur psychologie et, par suite, leur comportement et leur politique, prennent en compte cette r\u00e9alit\u00e9 dramatique. Leur comportement continue \u00e0 \u00eatre h\u00e9g\u00e9monique, provoquant des heurts puis le d\u00e9sordre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBush est bien entendu un personnage caricatural mais son comportement refl\u00e8te n\u00e9anmoins une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Washington, qui est celle du refus de la prise en compte du d\u00e9clin acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaniste. Les dirigeants se comportent comme s&rsquo;il existait deux mondes diff\u00e9rents: celui, int\u00e9rieur, des USA, o\u00f9 ils admettent avec plus ou moins de lucidit\u00e9 qu&rsquo;il existe de graves probl\u00e8mes et peut-\u00eatre m\u00eame une grave crise g\u00e9n\u00e9rale; et celui de l&rsquo;ext\u00e9rieur des USA, o\u00f9 les USA doivent selon eux continuer \u00e0 exercer une pr\u00e9\u00e9minence h\u00e9g\u00e9monique absolue. <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=5035\" class=\"gen\">Les heurts<\/a> qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le sommet de Bucarest et l&rsquo;\u00e9chec essuy\u00e9 par les USA \u00e0 ce sommet sont la cons\u00e9quence de cette vision dichotomique, qui est beaucoup plus une attitude psychologique automatique qu&rsquo;une politique calcul\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tStefan Cornelius \u00e9crivait le 4 avril dans la <em>S\u00fcddeutsche Zeitung<\/em>: \u00ab<em>La strat\u00e9gie de confrontation de Bush au d\u00e9but du sommet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite comme tr\u00e8s inhabituelle par un diplomate allemand, parce qu&rsquo;elle aurait pu conduire \u00e0 ce que le pr\u00e9sident ou un de ses opposants perde la face.<\/em>\u00bb Cornelius songeait notamment (un de ses opposants) \u00e0 la chanceli\u00e8re Merkel. Mais sa description n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait exacte parce qu&rsquo;on ne peut parler de strat\u00e9gie. C&rsquo;est le cas o\u00f9 l&rsquo;on peut dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un comportement naturel de cette vision dichotomique, le pr\u00e9sident ne doutant pas que les opposants aux conceptions am\u00e9ricanistes finiraient \u00e9videmment par c\u00e9der, comme \u00e0 l&rsquo;habitude. Et l&rsquo;on peut se demander si, dans cette affaire, quelqu&rsquo;un n&rsquo;a pas effectivement perdu la face sans qu&rsquo;on l&rsquo;ait encore r\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa situation est d&rsquo;autant plus d\u00e9licate que l&rsquo;OTAN est aujourd&rsquo;hui une sorte de champ clos o\u00f9 plusieurs crises se d\u00e9veloppent, qui constituent autant de circonstances o\u00f9 les oppositions peuvent s&rsquo;exprimer d&rsquo;une fa\u00e7on concr\u00e8te et \u00e9ventuellement dramatique. Dans ce cadre g\u00e9n\u00e9ral, les probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques qui \u00e9taient jusqu&rsquo;ici appr\u00e9hend\u00e9s en tant que tels sont en cours de modification. C&rsquo;est le cas de la politique fran\u00e7aise (envoi de troupes en Afghanistan, d\u00e9fense europ\u00e9enne, retour dans l&rsquo;OTAN). Les donn\u00e9es de ce probl\u00e8me vont d\u00e9sormais \u00e9voluer rapidement, moins en fonction de ses termes propres qu&rsquo;en fonction de la situation g\u00e9n\u00e9rale qui est apparue \u00e0 Bucarest. Dans ce cadre, le d\u00e9bat qui s&rsquo;est ouvert en France,  sur l&rsquo;envoi de troupes en Afghanistan, mais aussi plus largement sur la question des rapports avec l&rsquo;OTAN et avec les USA,  va prendre un tour d&rsquo;autant plus int\u00e9ressant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn attendant, le r\u00e9sultat g\u00e9n\u00e9ral est un d\u00e9sordre accru, dont le sommet de Bucarest a \u00e9t\u00e9, vu de l&rsquo;ext\u00e9rieur, la marque principale. Cette \u00e9norme entit\u00e9 bureaucratique, l&rsquo;OTAN, ne pr\u00e9sente plus aujourd&rsquo;hui ce comportement monolithique qui la caract\u00e9risait jusqu&rsquo;ici, et qui lui \u00e9tait n\u00e9cessaire pour assurer un fonctionnement acceptable. Comme dans d&rsquo;autres cas et d&rsquo;autres situations, l&rsquo;OTAN est en train de se fragmenter en diverses tendances, en diverses forces contradictoires ou concurrentes. On peut toujours essayer d&rsquo;allonger encore les communiqu\u00e9s finaux, mais il nous semble que cela ne sera pas suffisant.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bucarest, ou le d\u00e9sordre 5 avril 2008 Nous nous contenterons d&rsquo;observer les r\u00e9sultats du sommet de Bucarest vu de loin, de la vieille Europe, sur les faits d\u00e9pouill\u00e9s plus qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;analyses de ces faits, et notamment sans sp\u00e9culations excessives selon les lignes habituelles des commentaires. 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