{"id":69838,"date":"2008-04-18T00:00:00","date_gmt":"2008-04-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/04\/18\/la-guerre-majeure-implique-la-debacle-majeure\/"},"modified":"2008-04-18T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-18T00:00:00","slug":"la-guerre-majeure-implique-la-debacle-majeure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/04\/18\/la-guerre-majeure-implique-la-debacle-majeure\/","title":{"rendered":"La \u201cguerre majeure\u201d implique la \u201cd\u00e9bacle majeure\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La guerre majeure implique la d\u00e9bacle majeure<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t18 avril 2008  Un jugement particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re sur la guerre en Irak est donn\u00e9 par un rapport d&rsquo;un institut d\u00e9pendant du Pentagone, l&rsquo;INSS (Institute for National Strategic Studies), d\u00e9pendant lui-m\u00eame de la National Defense University qui est l&rsquo;universit\u00e9 nationale du Pentagone. Dat\u00e9 d&rsquo;avril 2008 et r\u00e9dig\u00e9 par Joseph J. Collins, le rapport est <a href=\"ttp:\/\/www.ndu.edu\/inss\/Occasional_Papers\/OP5.pdf\" class=\"gen\">disponible<\/a> sur le site de l&rsquo;INSS.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJonathan S. Landay and John Walcott, de McClatchy Newspapers, signalent le <a href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/homepage\/story\/34101.html\" class=\"gen\">17 avril<\/a> la publication de ce rapport avec l&rsquo;appr\u00e9ciation suivante, pour en situer l&rsquo;importance: \u00ab<em>The report carries considerable weight because it was written by Joseph Collins, a former senior Pentagon official, and was based in part on interviews with other former senior defense and intelligence officials who played roles in prewar preparations.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;essentiel du jugement que porte ce rapport sur la guerre en Irak se trouve r\u00e9sum\u00e9 dans les deux premiers paragraphes du texte d&rsquo;introduction:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Measured in blood and treasure, the war in Iraq has achieved the status of a major war and a major debacle. As of fall 2007, this conflict has cost the United States over 3,800 dead and over 28,000 wounded. Allied casualties accounted for another 300 dead. Iraqi civilian deathsmostly at the hands of other Iraqismay number as high as 82,000. Over 7,500 Iraqi soldiers and police officers have also been killed. Fifteen percent of the Iraqi population has become refugees or displaced persons. The Congressional Research Service estimates that the United States now spends over $10 billion per month on the war, and that the total, direct U.S. costs from March 2003 to July 2007 have exceeded $450 billion, all of which has been covered by deficit spending.1 No one as yet has calculated the costs of long-term veterans&rsquo; benefits or the total impact on Service personnel and materiel.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The war&rsquo;s political impact also has been great. Globally, U.S. standing among friends and allies has fallen.2 Our status as a moral leader has been damaged by the war, the subsequent occupation of a Muslim nation, and various issues concerning the treatment of detainees. At the same time, operations in Iraq have had a negative impact on all other efforts in the war on terror, which must bow to the priority of Iraq when it comes to manpower, materiel, and the attention of decisionmakers. Our Armed Forces especially the Army and Marine Corpshave been severely strained by the war in Iraq. Compounding all of these problems, our efforts there were designed to enhance U.S. national security, but they have become, at least temporarily, an incubator for terrorism and have emboldened Iran to expand its influence throughout the Middle East.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe rapport n&rsquo;apporte pas de grande nouveaut\u00e9s factuelles et importe essentiellement par son jugement g\u00e9n\u00e9ral sur l&rsquo;ensemble de cette guerre, ses effets, la perception qu&rsquo;on en a, les cons\u00e9quences qu&rsquo;elle entra\u00eene. Il est bas\u00e9 sur des chiffres officiels et accepte la plupart des appr\u00e9ciations officielles sur le d\u00e9roulement de la guerre. Il accepte notamment la th\u00e8se que le <em>surge<\/em> lanc\u00e9 d\u00e9but 2007 est un succ\u00e8s, ce qui est de plus en plus largement contest\u00e9, et avec bien des arguments: \u00ab<em>Despite impressive progress in security, the outcome of the war is in doubt. <\/em>[&#8230;] <em>For many analysts (including this one), Iraq remains a must win, but for many others, despite obvious progress under General David Petraeus and the surge, it now looks like a can&rsquo;t win.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes chiffres des pertes, notamment civiles, reprennent les estimations officielles. Le calcul du co\u00fbt de la guerre s&rsquo;en tient aux budgets demand\u00e9s par l&rsquo;administration au Congr\u00e8s. (Aucune r\u00e9f\u00e9rence, par exemple, aux <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4943\" class=\"gen\">estimations<\/a> de Stiglitz-Blimes.) Enfin, comme on le voit mentionn\u00e9 ci-dessus, l&rsquo;auteur du rapport partage la th\u00e8se officielle selon laquelle la guerre pourrait encore \u00eatre gagn\u00e9e,  ce qui rel\u00e8ve d&rsquo;une certaine contradiction avec le jugement g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes remarques rendent \u00e9videmment d&rsquo;autant plus frappant le diagnostic pos\u00e9. Qu&rsquo;il \u00e9mane d&rsquo;un organisme du Pentagone n&rsquo;a rien pour \u00e9tonner (l&rsquo;INSS est d&rsquo;ailleurs connue pour sa libert\u00e9 de jugement). On a, du point de vue structurel, un exemple de plus de la parcellisation des pouvoirs et des groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, bureaucratiques ou autres, aux USA. Au reste, l&rsquo;INSS ne fait l\u00e0 qu&rsquo;exprimer un sentiment d\u00e9sormais notablement r\u00e9pandu au Petagone, o\u00f9 la guerre d&rsquo;Irak, la guerre de Rumsfeld, n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s populaire. La distance s\u00e9parant la <em>narrative<\/em> officielle et le jugement pos\u00e9 m\u00eame par des milieux qui ne sont <em>a priori<\/em> pas d\u00e9favorable \u00e0 une politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale offensive, \u00e0 laquelle cette guerre pr\u00e9tend se r\u00e9f\u00e9rer, est tr\u00e8s grande et tr\u00e8s significative.<\/p>\n<h3>La splendide petite guerre que voil\u00e0<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;expression vaut son pesant d&rsquo;or (soulign\u00e9 en gras, l&rsquo;expression qui nous s\u00e9duit, dans la premi\u00e8re phrase du rapport): \u00ab<em>Measured in blood and treasure, the war in Iraq has<\/em> <strong><em>achieved the status of a major war and a major debacle.<\/em><\/strong>\u00bb L&rsquo;appr\u00e9ciation va plus loin que la simple notation anecdotique. Elle constitue une notation r\u00e9volutionnaire. Elle nous donne une pr\u00e9cieuse indication de plus, dans notre entreprise de red\u00e9finition de la guerre dans notre \u00e9poque postmoderne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a souvent fait l&rsquo;exercice de consid\u00e9rer, avant le d\u00e9but du conflit, les forces en pr\u00e9sence pour observer l&rsquo;extraordinaire disproportion entre la puissance des USA et la faiblesse de l&rsquo;Irak, non seulement par ses donn\u00e9es objectives, mais par l&rsquo;accablement d&rsquo;un pays (l&rsquo;Irak) soumis \u00e0 des contraintes terribles depuis sa d\u00e9faite de 1991. Ce devait \u00eatre une <strong>petite<\/strong> guerre, une chouette petite guerre, une splendide petite guerre. L&rsquo;analogie \u00e9tait souvent faite de ce point de vue de l&rsquo;\u00e9valuation qu&rsquo;on qualifierait de publicitaire, avant le d\u00e9clenchement des op\u00e9rations, entre la guerre en Irak et la guerre contre l&rsquo;Espagne avec l&rsquo;invasion de Cuba par les USA en 1898. Cette guerre de 1898 fut qualifi\u00e9e de l&rsquo;expression fameuse de \u00ab<em>splendid little war<\/em>\u00bb \u00e0 cause du peu de risque militaire, de la dimension limit\u00e9e du conflit, de la faiblesse de l&rsquo;adversaire (l&rsquo;Espagne), de la fabrication d&rsquo;une cause juste assurant le bon esprit de l&rsquo;aventure, de l&rsquo;assurance d&rsquo;une victoire \u00e9clatante avec des effets politique d&rsquo;affirmation de puissance. Le contrat fut rempli \u00e0 Cuba et les USA frapp\u00e8rent ainsi les trois coups de leur vocation de puissance mondiale h\u00e9g\u00e9monique. Ils s&rsquo;\u00e9taient bien gard\u00e9s, bien entendu, de donner \u00e0 la \u00ab<em>splendid little war<\/em>\u00bb un \u00ab<em>status of a major war<\/em>\u00bb. Pas si b\u00eate, c&rsquo;est-\u00e0-dire pas imprudent du tout.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe constat irakien que nous ferions \u00e0 la lumi\u00e8re de ces remarques est de trois ordres:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Par leur pr\u00e9sentation de la guerre, par leur conceptualisation id\u00e9ologique de la guerre, par leurs habitudes logistiques (immense rassemblement de mat\u00e9riels, transf\u00e9r\u00e9 sur un laps de temps important), par leur fa\u00e7on de mener la guerre avec l&#8217;emploi massif de la puissance de feu, par l&rsquo;avancement de leurs technologies qui affirment \u00e9galement la puissance et sont mises en vedette dans ce sens, ce sont les Am\u00e9ricains qui ont \u00e9lev\u00e9 cette guerre au \u00ab<em>status of a major war<\/em>\u00bb. Ce n&rsquo;est pas la guerre qui est d&rsquo;elle-m\u00eame devenue une \u00ab<em>major war<\/em>\u00bb en devenant une \u00ab<em>major debacle<\/em>\u00bb; elle avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e au rang de \u00ab<em>major war<\/em>\u00bb parce qu&rsquo;on en attendait une <em>major victory<\/em>. Devenue ainsi, artificiellement mais sans discussion, une \u00ab<em>major war<\/em>\u00bb, la d\u00e9bacle qui s&rsquo;ensuit est une \u00ab<em>major debacle<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La question qu&rsquo;on peut se poser est de savoir si, en effectuant cette op\u00e9ration de promotion de la guerre en \u00ab<em>major war<\/em>\u00bb, les Am\u00e9ricains n&rsquo;ont pas renforc\u00e9, sinon suscit\u00e9 la r\u00e9sistance qui s&rsquo;est ensuite affirm\u00e9e; s&rsquo;ils ne se sont pas rendus plus vuln\u00e9rables encore en s&rsquo;enfermant dans un sch\u00e9ma de guerre aussi sp\u00e9cifique et aussi insupportable, alors que le basculement dans la gu\u00e9rilla les pr\u00e9cipitait soudain dans une situation o\u00f9 il avait d\u00e9j\u00e0 une vuln\u00e9rabilit\u00e9 traditionnelle \u00e0 cause de leur impr\u00e9paration \u00e0 cette sorte de guerre et de leur incapacit\u00e9 d&rsquo;adaptation notoire dans cette occurrence. Nous aurions \u00e9videmment tendance \u00e0 proposer une r\u00e9ponse positive \u00e0 cette question.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Autrement dit, la formule deviendrait: en donnant \u00e0 cette guerre le \u00ab<em>status of a major war<\/em>\u00bb, ils ont n\u00e9cessairement ouvert la porte \u00e0 leur d\u00e9bacle parce que la d\u00e9bacle est la seule issue possible dans les conditions expos\u00e9es plus haut; et une d\u00e9bacle qui devient, tout aussi n\u00e9cessairement, \u00ab<em>a major debacle<\/em>\u00bb. C&rsquo;est sans doute l\u00e0 l&rsquo;un des secrets de la guerre de la 4\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (G4G).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa v\u00e9ritable vertu de la G4G, qui devient ainsi une vertu <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1754 \" class=\"gen\">anti-moderne<\/a> au sens g\u00e9n\u00e9rique du terme, n&rsquo;est pas tant d&rsquo;amener l&rsquo;adversaire asym\u00e9trique sur le terrain de son adversaire plus faible (la gu\u00e9rilla dans ce cas) mais bien de le contraindre \u00e0 rester sur son terrain alors que la situation devient celle de la gu\u00e9rilla. Dans ce cas, il s&rsquo;agit de contraindre les USA \u00e0 rester dans le domaine de la guerre de haute technologie, m\u00eame confront\u00e9s \u00e0 une guerre de gu\u00e9rilla de basse intensit\u00e9. Mais contraindre n&rsquo;est pas le mot qui convient, puisqu&rsquo;avec les forces arm\u00e9es US il n&rsquo;y qu&rsquo;\u00e0 laisser faire. Ces forces sont incapables d&rsquo;\u00e9voluer sur un autre terrain que le leur (alors que les forces asym\u00e9triques type-G4G ne sont fix\u00e9es sur aucun terrain particulier, comme on l&rsquo;a vu avec le Hezbollah utilisant dans certains cas des hautes technologies dans sa bataille contre l&rsquo;IDF isra\u00e9lienne en juillet-ao\u00fbt 2006). On peut alors dire que la G4G n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par ceux qui la pratiquent mais qu&rsquo;elle est enfant\u00e9e naturellement par les forces arm\u00e9es US elles-m\u00eames, avec leur incapacit\u00e9 de trouver des adversaires sur le terrain qu&rsquo;elles ont choisi tout en \u00e9tant incapables de quitter elles-m\u00eames ce terrain o\u00f9 il n&rsquo;y a personne \u00e0 affronter. L&rsquo;agression des forces US d\u00e9clenche chez l&rsquo;agress\u00e9 la production d&rsquo;anti-corps nomm\u00e9s G4G, qui \u00e9voluent \u00e0 leurs propres conditions et non \u00e0 celles de l&rsquo;agresseur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, cette description d&rsquo;une situation militaire n&rsquo;implique nullement que le processus soit limit\u00e9 au domaine militaire. Il vaut pour d&rsquo;autres domaines, comme la culture notamment, certaines actions politiques, etc. Le sigle G4G doit absolument \u00eatre d\u00e9gag\u00e9 de la r\u00e9duction au seul domaine militaire et, partant, au domaine id\u00e9ologique manich\u00e9en fabriqu\u00e9 par le virtualisme. C&rsquo;est dire que la G4G n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage de tel ou tel groupe \u00e0 l&rsquo;affreuse r\u00e9putation, mais le signe d&rsquo;une \u00e9poque qui est en train de red\u00e9finir les notions de force et de puissance. D&rsquo;autres actes compl\u00e8tement \u00e9trangers au domaine doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme faisant partie du concept. Le r\u00e9sultat n\u00e9gatif du r\u00e9f\u00e9rendum fran\u00e7ais sur la constitution europ\u00e9nne en mai 2005 en fait partie, c&rsquo;est une bataille de type G4G dans le cadre de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3983\" class=\"gen\">la guerre en cours<\/a> entre le courant d\u00e9structurant du lib\u00e9ralisme am\u00e9ricaniste et le reste. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La guerre majeure implique la d\u00e9bacle majeure 18 avril 2008 Un jugement particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re sur la guerre en Irak est donn\u00e9 par un rapport d&rsquo;un institut d\u00e9pendant du Pentagone, l&rsquo;INSS (Institute for National Strategic Studies), d\u00e9pendant lui-m\u00eame de la National Defense University qui est l&rsquo;universit\u00e9 nationale du Pentagone. 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