{"id":69843,"date":"2008-04-21T00:00:00","date_gmt":"2008-04-21T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/04\/21\/unipolarite-rip\/"},"modified":"2008-04-21T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-21T00:00:00","slug":"unipolarite-rip","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/04\/21\/unipolarite-rip\/","title":{"rendered":"Unipolarit\u00e9, RIP"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Unipolarit\u00e9, RIP<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>21 avril 2008 &mdash; Le syst\u00e8me se doute de quelque chose, il se doute qu&rsquo;il arrive \u00e0 un tournant. De fa\u00e7on tr\u00e8s d\u00e9mocratique, ce tournant se fait \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une \u00e9lection, de celle de celui qu&rsquo;on a coutume de nommer \u00ab\u00a0l&rsquo;homme le plus puissant du monde\u00a0\u00bb (ou la femme si c&rsquo;\u00e9tait le cas). L&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2008, quelles qu&rsquo;en soient les circonstances, se confirme ainsi comme un \u00e9v\u00e9nement crucial dans la perception qu&rsquo;on en a par avance. Le texte de Richard Haas, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/0\/683c4bb6-0b4c-11dd-8ccf-0000779fd2ac.html\">16 avril<\/a> dans le <em>Financial Times<\/em>, est un signe que le syst\u00e8me est conscient de cette situation, et il bat le rappel des amis pour \u00e9ventuellement adoucir les rigueurs du d\u00e9clin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Richard Haas, qui fut notamment fonctionnaire au secr\u00e9tariat d&rsquo;Etat sous Clinton, est aujourd&rsquo;hui pr\u00e9sident du toujours tr\u00e8s puissant Council of Foreign Relations. L&rsquo;article du FT est le condens\u00e9 d&rsquo;un article \u00e0 para&icirc;tre dans <em>Foreign Affairs<\/em>, num\u00e9ro de mai-juin 2008.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;article pourrait \u00eatre synth\u00e9tis\u00e9 de cette fa\u00e7on: \u00ab\u00a0quoi apr\u00e8s l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaine?\u00a0\u00bb La premi\u00e8re affirmation de l&rsquo;analyse est en effet de constater, sans la moindre r\u00e9serve, que le \u00ab\u00a0Moment historique\u00a0\u00bb de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaniste est pass\u00e9:<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>The unipolar era, a time of unprecedented American dominion, is over. It lasted some two decades, little more than a moment in historical terms.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Haas explique par diverses raisons la fin de cette \u00ab\u00a0unipolarit\u00e9 am\u00e9ricaniste\u00a0\u00bb. Certaines sont classiques et sans surprise, conjoncturelles ou structurelles. Haas cite notamment l&rsquo;Irak, bien s&ucirc;r, en faisant appel \u00e0 la fameuse r\u00e9f\u00e9rence de l&rsquo;historien britannique Paul Kennedy, &ndash; r\u00e9f\u00e9rence d&rsquo;autant plus ironique que Kennedy lui-m\u00eame, qui avait annonc\u00e9 indirectement le d\u00e9clin US au travers de <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/The_Rise_and_Fall_of_the_Great_Powers\">son livre<\/a> en 1987, \u00e9tait revenu sur sa th\u00e8se en 2001-2002 pour estimer que, tous comptes faits, les USA avaient toute la puissance n\u00e9cessaire pour infirmer son analyse, et \u00e9tablir un empire quasiment inexpugnable:<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Iraq has also contributed to the dilution of American primacy. The conflict has proved to be an expensive war of choice &ndash; militarily, economically and diplomatically, as well as in human terms. Years ago, the historian Paul Kennedy outlined his thesis about \u00ab\u00a0imperial overstretch\u00a0\u00bb, which posited that the US would eventually decline by overreaching, just as other great powers had. Prof Kennedy&rsquo;s theory turned out to apply most immediately to the Soviet Union, but the US &ndash; for all its corrective mechanisms and dynamism &ndash; has not proved to be immune.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le dernier argument que donne Haass pour l&rsquo;effacement de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie US para&icirc;trait \u00e9ventuellement le plus int\u00e9ressant, au travers du paradoxe qu&rsquo;il implique indirectement. Il s&rsquo;agit de la globalisation, et le paradoxe dans ce que la globalisation est vue par certains (dont nous sommes) comme un faux-nez pour l'\u00a0\u00bbam\u00e9ricanisation\u00a0\u00bb du monde, alors qu&rsquo;elle est pr\u00e9sent\u00e9e ici comme un des liquidateurs de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie US&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Finally, unipolarity&rsquo;s end is not simply the result of the rise of other states and organisations or of the failures and follies of US policy. It is also a consequence of globalisation. Globalisation has increased the volume, velocity and importance of cross-border flows of just about everything, from drugs, e-mails, greenhouse gases, goods and people to television and radio signals, viruses (virtual and real) and weapons. Many of these flows take place outside the control of governments and without their knowledge. As a result, globalisation dilutes the influence of big powers, including the US.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est sur ce point que Haass termine son argument. Il fait de ce constat de la puissance d\u00e9structurante de la globalisation le fondement de son appel aux autres, au reste du monde, pour leur dire: \u00ab\u00a0gardez-vous d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9clin des USA ou de tenter d&rsquo;en profiter car nous avons tous besoin les uns des autres pour tenter de maintenir une certaine coh\u00e9sion, un certain ordre contre le d\u00e9sordre qu&rsquo;introduit la globalisation\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Still others predict the emergence of a modern multipolar world, one in which China, Europe, India, Japan and Russia join the US as dominant influences. This view ignores how the world has changed. There are literally dozens of meaningful power centres, including regional powers, international organisations, companies, media outlets, religious movements, terrorist organisations, drug cartels and non-governmental organisations. Today&rsquo;s world is increasingly one of distributed, rather than concentrated, power. The successor to unipolarity is neither bipolarity or multipolarity. It is non-polarity.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Those who welcome America&rsquo;s comeuppance and unipolarity&rsquo;s replacement by non-polarity should hold their applause. Forging collective responses to global problems and making institutions work will be more difficult. Threats will multiply. Relationships will be more difficult to build and sustain. The US will no longer have the luxury of a \u00ab\u00a0You&rsquo;re either with us or against us\u00a0\u00bb foreign policy. But neither will anyone else. Only diplomacy that is more focused, creative and collective will prevent a non-polar world from becoming more disorderly and -dangerous.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Course de vitesse<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Un constat aussi net et aussi justement argument\u00e9 de la fin de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie US rencontre le jugement de quelques hommes politiques qui furent aussit\u00f4t ridiculis\u00e9s lorsqu&rsquo;ils l&rsquo;\u00e9mirent (Jacques Chirac et sa \u00ab\u00a0multipolarit\u00e9\u00a0\u00bb). Si nous avions le temps, nous dirions qu&rsquo;il devrait \u00eatre m\u00e9dit\u00e9 par les analystes et dirigeants politiques qui continuent \u00e0 axer leur vision du monde autour de la puissance US consid\u00e9r\u00e9e comme un axiome imp\u00e9ratif de la situation historique; qu&rsquo;il devrait organiser leur pens\u00e9e hors des sentiers largement battus durant les derni\u00e8res d\u00e9cennies par la fascination de l&rsquo;am\u00e9ricanisme; que ces experts et dirigeants politiques n&rsquo;en seraient pas punis pour autant, ni mis \u00e0 l&rsquo;index, puisque Richard Haass leur montre la voie&hellip; Mais le temps presse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;argument de Haass est bien structur\u00e9. Il ne cache rien des \u00ab\u00a0folies du roi George\u00a0\u00bb encore pour quelques mois \u00e0 la Maison-Blanche. Surtout, il admet que certains des facteurs du d\u00e9clin US, et non des moindres sinon les principaux, sont ind\u00e9pendants de ces m\u00eames \u00ab\u00a0folies\u00a0\u00bb ; qu&rsquo;ils sont inh\u00e9rents \u00e0 certaines tendances historiques et certaines constantes de la politique US qui d\u00e9passent le seul GW Bush. On irait certainement au-del\u00e0 en avan\u00e7ant que tous ces arguments, m\u00eame ceux des \u00ab\u00a0folies\u00a0\u00bb, d\u00e9passent le m\u00eame GW Bush et auraient valu avec un autre pr\u00e9sident, en th\u00e9orie d\u00e9gag\u00e9 de l&rsquo;influence des n\u00e9o-conservateurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il ne manque pas d&rsquo;articles, aujourd&rsquo;hui, y compris de n\u00e9o-conservateurs eux-m\u00eames, pour montrer et d\u00e9montrer que la politique extr\u00e9miste et belliciste depuis 9\/11 soi-disant inspir\u00e9e par les seuls n\u00e9o-conservateurs, aurait exist\u00e9 sans ces m\u00eames n\u00e9o-conservateurs tant elle est <strong>naturelle<\/strong> aux tendances am\u00e9ricanistes. C&rsquo;est l&rsquo;argument constant d&rsquo;un Robert Kagan, qui juge dans son dernier livre (<em>The Return of History and the End of Dreams<\/em>) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p><em>A guiding principle of American foreign policy has been that no one else can quite be trusted to keep the world safe for democratic principles &ndash; not America&rsquo;s enemies, certainly, but not its allies, either.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le brave Gerard Baker, du <em>Times<\/em>, montre \u00e9galement, et avec justesse \u00e9galement, combien les n\u00e9o-conservateurs expriment effectivement une tendance centrale de la politique ext\u00e9rieure US (voir sa chronique du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/news\/world\/iraq\/article3564320.ece \">17 mars<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un autre point int\u00e9ressant, on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 not\u00e9, est la place que Haass fait \u00e0 la globalisation dans les causes du d\u00e9clin am\u00e9ricaniste. C&rsquo;est l\u00e0 sans doute que nous arrivons au c&oelig;ur de la contradiction qu&rsquo;exprime le texte de Haass, malgr\u00e9 la justesse de l&rsquo;analyse &ndash; ou \u00e0 cause d&rsquo;elle, justement, puisque cette contradiction qu&rsquo;exprime Haass c&rsquo;est la contradiction m\u00eame de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. La globalisation est une chose voulue et enfant\u00e9e par l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Cela aussi, comme la politique soi-disant <em>neocon<\/em>, et d&rsquo;ailleurs de la m\u00eame famille et du m\u00eame esprit, r\u00e9pond absolument \u00e0 la nature de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Qu&rsquo;on fasse le constat que la globalisation, qui est d\u00e9structurante et attaque toutes les l\u00e9gitimit\u00e9s, diminue les pouvoirs du gouvernement US, qui n&rsquo;a aucune transcendance pour se prot\u00e9ger, ne doit pas \u00e9tonner une seule seconde. Non plus que la conclusion qu&rsquo;on en tire, que l&rsquo;am\u00e9ricanisme est une force qui porte en elle les germes de sa mort, qui est suicidaire. Il y a une r\u00e9elle p\u00e9rennit\u00e9 dans ces constats. On rejoint l&rsquo;esprit de la premi\u00e8re intervention de Lincoln, que nous citions <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=5053\">r\u00e9cemment<\/a>, m\u00eame si l&rsquo;on peut discuter les attendus et les jugements de valeur qu&rsquo;elle implique:<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Effectivement, seul le d\u00e9sespoir de l&rsquo;am\u00e9ricaniste r\u00e9pond \u00e0 ces constats qui prennent acte d&rsquo;un malaise qui vient du fond de l&rsquo;histoire am\u00e9ricaine, d&rsquo;un malaise qui \u00e9tait sans doute une partie de la substance de l&rsquo;Am\u00e9rique d\u00e8s son origine. Assez curieusement, ou bien d&rsquo;une fa\u00e7on absolument r\u00e9v\u00e9latrice au contraire, cette id\u00e9e rejoint celle d&rsquo;un discours c\u00e9l\u00e8bre de Lincoln, rappel\u00e9 r\u00e9cemment par Greil Marcus dans son livre L&rsquo;Am\u00e9rique et ses proph\u00e8tes. C&rsquo;est le premier grand discours du jeune (29 ans) Abraham Lincoln en tant qu&rsquo;homme public, alors qu&rsquo;il vient d&rsquo;\u00eatre \u00e9lu Repr\u00e9sentant de l&rsquo;Illinois, discours du d\u00e9but de 1838 \u00e0 Springfield: \u00ab\u00a0A quel moment, donc, faut-il \u00e0 voir s&rsquo;attendre surgir le danger<\/em> [pour l&rsquo;Am\u00e9rique]<em>? Je r\u00e9ponds que, s&rsquo;il doit nous atteindre un jour, il devra surgir de nous-m\u00eames.<\/em> [&#8230;]<em> Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en \u00eatre nous-m\u00eames les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d&rsquo;hommes libres, nous devons \u00e9ternellement survivre, ou mourir en nous suicidant.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le texte de Haass, d&rsquo;un homme qui se veut \u00ab\u00a0r\u00e9aliste\u00a0\u00bb et se classe parmi les \u00ab\u00a0mod\u00e9r\u00e9s\u00a0\u00bb (?) am\u00e9ricanistes, nous dit <em>in fine<\/em> que GW Bush ne fut pas un accident et que les tendances extr\u00e9mistes qu&rsquo;il exprima sont consubstantielles \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricanisme. C&rsquo;est aussi un appel au secours, moins pour le sort du monde menac\u00e9 par le d\u00e9sordre que pour le sort de l&rsquo;am\u00e9ricanisme (bien plus que l&rsquo;Am\u00e9rique), selon une logique \u00e9trange qui nous dit par ailleurs que l&rsquo;am\u00e9ricanisme est le principal, voire l&rsquo;unique responsable du d\u00e9sordre du monde et de son propre destin. Eclair\u00e9 de la sorte, on en conclut ce qu&rsquo;on veut sur ce qu&rsquo;il faut esp\u00e9rer du sort de l&rsquo;am\u00e9ricanisme pour le bien du reste du monde et de l&rsquo;Am\u00e9rique elle-m\u00eame. A l&rsquo;intention de ceux qui attendent que le d\u00e9part de Bush sonnera le retour de \u00ab\u00a0l&rsquo;Am\u00e9rique que nous aimons\u00a0\u00bb, selon l&rsquo;expression consacr\u00e9e, on recommandera la prudence, et qu&rsquo;ils ne s&rsquo;\u00e9tonnent pas de quelques autres surprises de taille \u00e0 partir de janvier 2009, &ndash; quel que soit le nouveau pr\u00e9sident, puisque le syst\u00e8me assure depuis longtemps le contr\u00f4le de la chose.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il ne nous reste plus qu&rsquo;\u00e0 esp\u00e9rer que, dans la course de vitesse entre le d\u00e9sordre du monde et le d\u00e9clin de l&rsquo;am\u00e9ricanisme jusqu&rsquo;\u00e0 son effondrement, le second l&#8217;emporte sans discussion. Un Obama \u00e9lu, s&rsquo;il se r\u00e9v\u00e9lait effectivement un <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=5067\">\u00ab\u00a0Gorbatchev am\u00e9ricaniste\u00a0\u00bb<\/a>, serait d&rsquo;une grande aide.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Unipolarit\u00e9, RIP 21 avril 2008 &mdash; Le syst\u00e8me se doute de quelque chose, il se doute qu&rsquo;il arrive \u00e0 un tournant. De fa\u00e7on tr\u00e8s d\u00e9mocratique, ce tournant se fait \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une \u00e9lection, de celle de celui qu&rsquo;on a coutume de nommer \u00ab\u00a0l&rsquo;homme le plus puissant du monde\u00a0\u00bb (ou la femme si c&rsquo;\u00e9tait le cas).&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3253,7539,3650,6208,2783],"class_list":["post-69843","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-americanisme","tag-haas","tag-hegemonie","tag-obama","tag-unipolarite"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69843","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69843"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69843\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69843"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69843"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69843"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}