{"id":69890,"date":"2008-05-12T00:00:00","date_gmt":"2008-05-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/05\/12\/les-guerres-quils-ont-tous-voulues\/"},"modified":"2008-05-12T00:00:00","modified_gmt":"2008-05-12T00:00:00","slug":"les-guerres-quils-ont-tous-voulues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/05\/12\/les-guerres-quils-ont-tous-voulues\/","title":{"rendered":"Les guerres qu&rsquo;ils ont tous voulues"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Les guerres qu&rsquo;ils ont tous voulues<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t12 mai 2008  Nous revenons sur un texte de Gareth Porter du <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/atimes\/Middle_East\/JE07Ak01.html\" class=\"gen\">7 mai<\/a>, notamment sur <em>ATimes.com<\/em>. Porter s&rsquo;attache \u00e0 certains aspects du r\u00e9cent livre (<em>War and Decision<\/em>, publi\u00e9 en avril 2008) de Douglas Feith, un des anciens <em>neocons<\/em> en poste au Pentagone jusqu&rsquo;en 2005. Depuis la publication du livre, Porter a eu l&rsquo;occasion de parler avec Feith et de clarifier un point laiss\u00e9 dans le vague dans son livre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDouglas Feith parle d&rsquo;un m\u00e9morandum tr\u00e8s important de Donald Rumsfeld pour le pr\u00e9sident Bush, le 30 septembre 2001, o\u00f9 Rumsfeld propose d&rsquo;attaquer plusieurs pays soup\u00e7onn\u00e9s de soutenir le terrorisme. R\u00e9cemment, le g\u00e9n\u00e9ral Wesley Clark, ancien commandant en chef supr\u00eame en Europe (OTAN), avait parl\u00e9 de ce point pr\u00e9cis, et nous nous en \u00e9tions fait l&rsquo;\u00e9cho le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3777\" class=\"gen\">5 mars 2007<\/a>. (Il s&rsquo;agissait de sept pays, pas moins, que Rumsfeld proposait d&rsquo;attaquer; selon Clark, et en omettant l&rsquo;Afghanistan dont l&rsquo;attaque \u00e9tait d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9e : \u00ab<em>Well, starting with Iraq, then Syria and Lebanon, then Libya, then Somalia and Sudan, and back to Iran<\/em>\u00bb) Rencontrant Feith, Porter l&rsquo;interrogea sur les pays mentionn\u00e9s dans le m\u00e9mo de Rumsfeld, que Feith ne d\u00e9taille pas dans son livre pour raisons de s\u00e9curit\u00e9 nationale ; Feith avan\u00e7a \u00e0 nouveau cet argument pour \u00e9viter de r\u00e9pondre, puis r\u00e9pondit finalement. \u00ab<em>When this writer<\/em> [Porter] <em>asked Feith after a recent public appearance which countries&rsquo; names were deleted from the documents, he cited security reasons for the deletion. But when he was asked which of the six regimes on the Clark list were included in the Rumsfeld paper, he replied, All of them.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFeith apporte donc une confirmation s\u00e9rieuse de la vastitude des projets US au lendemain de 9\/11,  mais plut\u00f4t, des projets de Rumsfeld et du Pentagone. C&rsquo;est l\u00e0 le point int\u00e9ressant o\u00f9 nous voulons en venir. Cette id\u00e9e d&rsquo;invasion d&rsquo;un certain nombre de pays \u00e9tait d&rsquo;abord une id\u00e9e de Rumsfeld et elle ne fut pas approuv\u00e9e par GW Bush: \u00ab<em>Bush had not approved the explicit aim of regime change in Iran, Syria and four other countries proposed by Rumsfeld. Thus Rumsfeld adopted the aggressive military plan targeting multiple regimes in the Middle East for regime change even though it was not White House policy.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAutre point, \u00e9galement tr\u00e8s int\u00e9ressant, que rapporte Douglas Feith: l&rsquo;enthousiasme des chefs militaires pour ces projets.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The Rumsfeld plan represented a Pentagon consensus that included the uniformed military leadership, according to Feith&rsquo;s account. He writes that the process of drafting the paper involved consultations with the outgoing chairman of the Joint Chiefs of Staff, General Henry Shelton, and the incoming chairman, General Richard Myers.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Myers helped revise the initial draft, Feith writes, and General John P Abizaid, who was then director of the Joint Staff, enthusiastically endorsed it in draft form. This is an exceptionally important memo, wrote Abizaid, \u00a0\u00bbwhich gives clear strategic vision.\u00a0\u00bb In a message quoted by Feith, Abizaid recommended to Myers that you support this approach.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>After the invasion and occupation of Iraq in 2003, Abizaid was promoted to become chief of United States Central Command (CENTCOM), with military responsibility for the entire Middle East.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Neither Myers nor Abizaid, both of whom are now retired from the military, responded to e-mails asking for their comments on Feith&rsquo;s account of their role in the process of producing the Rumsfeld strategy.<\/em>\u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autres \u00e9l\u00e9ments apport\u00e9s par Porther corroborent cette vision, qui fait des chefs militaires les partisans enthousiastes d&rsquo;attaques militaires classiques contre des pays, et au contraire des adversaires de la lutte anti-terroriste contre un adversaire jug\u00e9 par avance insaisissable dans ces conditions. Les militaires ne voulaient pas d&rsquo;une guerre dont les conditions leur seraient impos\u00e9es, selon des m\u00e9thodes et d&rsquo;un type que l&rsquo;arm\u00e9e US a toujours d\u00e9test\u00e9s; par contre, ils voulaient avec enthousiasme lancer leur guerre, selon les m\u00e9thodes bien connues, et qui correspondraient mieux au statut d&rsquo;une superpuissance. L&rsquo;<em>hubris<\/em> n&rsquo;\u00e9tait pas une exclusivit\u00e9 des <em>neocons<\/em> allum\u00e9s par des projets id\u00e9ologiques radicaux. Porter \u00e9crit encore :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The military leadership&rsquo;s strong preference for focusing on states as enemies rather than on the threat from al-Qaeda after September 11 continued a pattern of behavior going back to the Bill Clinton administration (1993-2001).<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>After the bombing of two US embassies in East Africa by al-Qaeda operatives, State Department counter-terrorism official Michael Sheehan proposed supporting the anti-Taliban Northern Alliance in Afghanistan against bin Laden&rsquo;s sponsor, the Taliban regime. However, senior US military leaders refused to consider it, according to a 2004 account by Richard H Shultz, Junior, a military specialist at Tufts University.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A senior officer on the Joint Staff told State Department counter-terrorism director Sheehan he had heard terrorist strikes characterized more than once by colleagues as a small price to pay for being a superpower.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>L&rsquo;engagement de tout un syst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCes diverses consid\u00e9rations, li\u00e9es \u00e0 d&rsquo;autres constats d\u00e9j\u00e0 faits, notamment concernant le r\u00f4le et le poids de Rumsfeld dans l&rsquo;administration GW Bush, autant que ce qu&rsquo;on sait des habitudes des militaires, permet de faire au moins trois remarques r\u00e9trospectives int\u00e9ressantes sur la situation \u00e0 Washington en 2001, et \u00e9ventuellement sur les cons\u00e9quences jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le poids de Rumsfeld fut absolument consid\u00e9rable pour ce point pr\u00e9cis de la politique de s\u00e9curit\u00e9 des USA aussit\u00f4t apr\u00e8s 9\/11. Cela confirme bien des \u00e9valuations indirectes qu&rsquo;on a pu faire concernant cette personnalit\u00e9 hors du commun, et l&rsquo;homme qui a montr\u00e9 le plus clairement, avant 9\/11, qu&rsquo;il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 une attaque de type-9\/11, qu&rsquo;il l&rsquo;accueillerait m\u00eame avec une certaine satisfaction. S&rsquo;il y a un homme dont le r\u00f4le est, l\u00e0 aussi, dans cette affaire, absolument central, c&rsquo;est bien celui de Rumsfeld. Dans le cas qui nous occupe, nous avons confirmation de ce poids et de ce r\u00f4le lorsqu&rsquo;il nous est dit que Rumsfeld pr\u00e9senta un plan d&rsquo;attaque de 7 pays \u00e0 Bush, que le plan ne fut pas approuv\u00e9, mais que Rumsfeld agit finalement comme si ce plan avait \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 en ordonnant une politique militaire de harc\u00e8lement des pays impliqu\u00e9s, comme si l&rsquo;on pr\u00e9parait des attaques contre eux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Loin d&rsquo;avoir contre lui la hi\u00e9rarchie militaire, Rumsfeld l&rsquo;eut \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, d&rsquo;une fa\u00e7on pressante qui, sans doute, l&rsquo;influen\u00e7a lui-m\u00eame plus qu&rsquo;il n&rsquo;aurait voulu, dans le sens de guerres conventionnelles de haut niveau (dans ce cas, le mod\u00e8le de l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Afghanistan initial repr\u00e9sentait plus l&rsquo;id\u00e9e de Rumsfeld que le mod\u00e8le de l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Irak). Les d\u00e9saccords entre Rumsfeld et la hi\u00e9rarchie militaire port\u00e8rent sur la question des moyens, nullement sur le projet strat\u00e9gique. Le grand cas que l&rsquo;on fit des faibles effectifs engag\u00e9s contre l&rsquo;Irak, dont le choix fut notamment l&rsquo;objet de fortes critiques du g\u00e9n\u00e9ral Shinseki en 2002, illustre cette position de l&rsquo;arm\u00e9e; comme l&rsquo;observe le journaliste et auteur Andrew Cockburn, il n&rsquo;est pas du tout certain que la situation de la guerre et de l&rsquo;occupation en aurait \u00e9t\u00e9 chang\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on b\u00e9n\u00e9fique. (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4619\" class=\"gen\">Andrew Cockburn<\/a>, Dans <em>Caligula au Pentagone<\/em> : \u00ab<em>Il n&rsquo;y a aucune raison de penser que si les effectifs d&rsquo;occupation avaient compt\u00e9 les centaines de milliers d&rsquo;hommes \u00e9limin\u00e9s par Rumsfeld, l&rsquo;attitude de cette derni\u00e8re aurait \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rente. Leur pr\u00e9sence aurait sans doute autant acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 que pr\u00e9venu l&rsquo;insurrection.<\/em>\u00bb) Cette recherche de conflits conventionnels de haut niveau (contre des Etats constitu\u00e9s) et cette pression (des forces arm\u00e9es dans ce sens) furent la cause centrale de la catastrophe g\u00e9n\u00e9rale qu&rsquo;est devenue la <em>Long War<\/em> contre le terrorisme \u00e0 partir du 11 septembre 2001.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La troisi\u00e8me remarque va de soi. L&rsquo;attribution aux seuls n\u00e9o-conservateurs vocif\u00e9rants de la responsabilit\u00e9 des diverses catastrophes depuis 9\/11, \u00e0 commencer par l&rsquo;irakienne, est pour le moins exag\u00e9r\u00e9e. Les <em>neocons<\/em> ont exprim\u00e9 en termes publicitaires et id\u00e9ologiques un projet qui, au d\u00e9but, comblait d&rsquo;aise les militaires; leur r\u00f4le a \u00e9t\u00e9 important mais nullement fondamental, et encore moins exclusif bien entendu. Par contre, les conditions de la catastrophe se r\u00e9v\u00e9lant, les <em>neocons<\/em> furent d&rsquo;utiles bouc-\u00e9missaires pour les militaires qui se faisaient de plus en plus critiques de guerres qu&rsquo;ils avaient pourtant favoris\u00e9es. A ce stade, les militaires s&rsquo;en sont lav\u00e9s les mains et ont pu se couler dans leur r\u00f4le de critique d&rsquo;une administration jug\u00e9e irresponsable; et l&rsquo;on peut d\u00e9sormais entendre un g\u00e9n\u00e9ral <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4448\" class=\"gen\">Abizaid<\/a> ou un g\u00e9n\u00e9ral <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=4524\" class=\"gen\">Sanchez<\/a>, une fois la retraite venue, faire <em>in fine<\/em>, \u00e0 propos des projets contre l&rsquo;Iran ou de la catastrophe irakienne, le proc\u00e8s en r\u00e8gle de ces aventures.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes pr\u00e9cisions \u00e9clairent un peu mieux la substance et le sens des \u00e9v\u00e9nements depuis 9\/11. L&rsquo;\u00e9norme offensive h\u00e9g\u00e9monique US ne fut pas le r\u00e9sultat d&rsquo;une machination de petits groupes extr\u00e9mistes, mais le r\u00e9sultat d&rsquo;une attitude g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;<em>establishment<\/em> militaro-politique, c&rsquo;est-\u00e0-dire du complexe militaro-industriel. La responsabilit\u00e9 de la catastrophe qui s&rsquo;en est suivie doit \u00eatre r\u00e9partie \u00e0 mesure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est toute une conception militariste de la domination directe du monde, dont l&rsquo;instrument avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l&rsquo;\u00e9laboration intellectuelle en \u00e9tant construit durant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale et durant la Guerre froide, et dont l&rsquo;\u00e9laboration intellectuelle se fit durant les ann\u00e9es 1990, qui fut mise en branle le 11 septembre 2001 et qui connut l&rsquo;\u00e9chec le plus retentissant qu&rsquo;on puisse imaginer,  \u00e9chec \u00e0 mesure de la puissance d\u00e9ploy\u00e9e et des ambitions manifest\u00e9es. Cela confirme un peu plus encore que la p\u00e9riode depuis 9.\/11 n&rsquo;est pas accidentelle mais qu&rsquo;elle est consubstantielle \u00e0 la dynamique du complexe militaro-industrielle.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les guerres qu&rsquo;ils ont tous voulues 12 mai 2008 Nous revenons sur un texte de Gareth Porter du 7 mai, notamment sur ATimes.com. Porter s&rsquo;attache \u00e0 certains aspects du r\u00e9cent livre (War and Decision, publi\u00e9 en avril 2008) de Douglas Feith, un des anciens neocons en poste au Pentagone jusqu&rsquo;en 2005. Depuis la publication du&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4259,7574,857,3538,1104,569],"class_list":["post-69890","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-abizaid","tag-adfganistan","tag-irak","tag-militaires","tag-neocons","tag-rumsfeld"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69890","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=69890"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/69890\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69890"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=69890"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=69890"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}