{"id":70035,"date":"2008-07-11T00:00:00","date_gmt":"2008-07-11T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/07\/11\/recession-economique-ou-recession-nerveuse\/"},"modified":"2008-07-11T00:00:00","modified_gmt":"2008-07-11T00:00:00","slug":"recession-economique-ou-recession-nerveuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/07\/11\/recession-economique-ou-recession-nerveuse\/","title":{"rendered":"R\u00e9cession \u00e9conomique ou \u201cr\u00e9cession nerveuse\u201d?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">R\u00e9cession \u00e9conomique ou r\u00e9cession nerveuse?<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t11 juillet 2008  Une petite pol\u00e9mique de plus dans la campagne \u00e9lectorale US, mais une pol\u00e9mique qui nous para\u00eet sur le fond bien r\u00e9v\u00e9latrice, qui permet de mettre en \u00e9vidence  une sp\u00e9cificit\u00e9 am\u00e9ricaniste. Il s&rsquo;agit au d\u00e9part de d\u00e9clarations de Phil Gramm, ancien s\u00e9nateur (Texas) de la droite du parti r\u00e9publicain, actuellement vice-pr\u00e9sident de la banque suisse UBS et conseiller \u00e9conomique de John McCain. Ces d\u00e9clarations, qui font d\u00e9sordre, ont \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es par Obama et condamn\u00e9es par McCain lui-m\u00eame,  qui, du coup, n&rsquo;a plus l&rsquo;air de conna\u00eetre son conseiller \u00e9conomique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les d\u00e9clarations de Gramm, dans le Washington <em>Times<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/news\/2008\/jul\/09\/mccain-adviser-addresses-mental-recession\/\" class=\"gen\">9 juillet<\/a>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In an interview with the Washington Times, Phil Gramm, a former Texas senator who is now vice chairman of UBS, the giant Swiss bank, said he expects Mr. McCain to inherit a sluggish economy if he wins the presidency, weighed down above all by the conviction of many Americans that economic conditions are the worst in two or three decades and that America is in decline.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>You&rsquo;ve heard of mental depression; this is a mental recession, he said, noting that growth has held up at about 1 percent despite all the publicity over losing jobs to India, China, illegal immigration, housing and credit problems and record oil prices. We may have a recession; we haven&rsquo;t had one yet.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>We have sort of become a nation of whiners, he said. You just hear this constant whining, complaining about a loss of competitiveness, America in decline despite a major export boom that is the primary reason that growth continues in the economy, he said. We&rsquo;ve never been more dominant; we&rsquo;ve never had more natural advantages than we have today, he said. We have benefited greatly from the globalization of the economy in the last 30 years.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr. Gramm said the constant drubbing of the media on the economy&rsquo;s problems is one reason people have lost confidence. Various surveys show that consumer confidence has fallen precipitously this year to the lowest levels in two to three decades, with most analysts attributing that to record high gasoline prices over $4 a gallon and big drops in the value of homes, which are consumers&rsquo; biggest assets. Misery sells newspapers, Mr. Gramm said. Thank God the economy is not as bad as you read in the newspaper every day.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Bien entendu, les deux candidats, au moment o\u00f9 ils sont \u00e0 la p\u00eache aux voix, ont condamn\u00e9 les d\u00e9clarations de Phil Gramm, qui font un bien bon march\u00e9 de l&rsquo;\u00e9lecteur moyen. On peut se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 nouveau au Washington <em>Times<\/em> <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/news\/2008\/jul\/11\/obama-mocks-gramm-remarks\/\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a>. Obama en a fait un avantage \u00e9vident, en moquant les d\u00e9clarations de Gramm au grand plaisir d&rsquo;une audience de 3.000 personnes, au cours d&rsquo;une r\u00e9union \u00e9lectorale. McCain a fait de m\u00eame, \u00e9galement en termes s\u00e9v\u00e8res pour Gramm dont il semble se demander ce qu&rsquo;il faisait \u00e0 sa place de pr\u00e9tendu conseiller. Gramm, lui, a fait une mise au point \u00ab<em>Mr. Gramm expanded on his point in a telephone call to The Times on Thursday.  When I spoke of whiners at my breakfast with The Washington Times on Wednesday, I was talking about American leaders who whine instead of lead, Mr. Gramm said in the phone call. He said he was talking about American leaders who blame speculators and oil companies for high oil prices and yet have no proposal to produce more energy here at home. <\/em>[] <em>We don&rsquo;t need whining. We need leadership.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPhil Gram est un lib\u00e9ral dur, et un lib\u00e9ral \u00e0 la sauce US,  ce qui signifie un hyper-lib\u00e9ral dur de dur, d&rsquo;une tendance qu&rsquo;on d\u00e9crirait comme social-darwiniste en r\u00e9f\u00e9rence au courant dominant dans la direction financi\u00e8re et \u00e9conomique US dans les ann\u00e9es 1920 et 1930 (jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e de Roosevelt). Pour cette tendance, une crise \u00e9conomique ou financi\u00e8re m\u00e9rite toujours des guillemets d\u00e9sapprobateurs car elle est d&rsquo;abord une crise de la psychologie (sans n\u00e9cessit\u00e9 de guillemets) du citoyen-travailleur\/consommateur, qui s&rsquo;av\u00e8re ne plus \u00eatre assez travailleur ni assez consommateur. Si l&rsquo;\u00e9conomie tr\u00e9buche, c&rsquo;est parce que ceux qui pr\u00e9tendent \u00eatre servis par elle ne sont plus \u00e0 la hauteur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit rejoint celui des ann\u00e9es 1920 et 1930, sans nul doute. Une r\u00e9f\u00e9rence au milliardaire Andrew W. Mellon fera l&rsquo;affaire. En plus d&rsquo;\u00eatre milliardaire, philanthrope, troisi\u00e8me fortune des USA dans les ann\u00e9es 1920 derri\u00e8re Rockefeller et Ford, etc., Mellon fut secr\u00e9taire au tr\u00e9sor durant un temps exceptionnellement long, sous trois pr\u00e9sidents successifs (1921-1932); on peut dire qu&rsquo;il fut ainsi l&rsquo;architecte de la structure \u00e9conomique et financi\u00e8re des USA durant les ann\u00e9es 1920 jusqu&rsquo;\u00e0 la Grande D\u00e9pression. Face \u00e0 cette Grande D\u00e9pression, il \u00e9tait partisan d&rsquo;une r\u00e9duction des d\u00e9penses f\u00e9d\u00e9rales et oppos\u00e9 \u00e0 la moindre aide aux personnes touch\u00e9es par la crise. Il disait au pr\u00e9sident Hoover, \u00e0 propos du ch\u00f4mage massif des ann\u00e9es 1931-33, qu&rsquo;\u00ab<em>il<\/em> [le ch\u00f4mage] <em>d\u00e9barrasse le corps social des parasites et des inutiles<\/em>\u00bb,  ce qui d\u00e9finit parfaitement la s\u00e9lection \u00e9conomique naturelle qui est la dynamique caract\u00e9ristique du social-darwinisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit d&rsquo;un Gramm, qui est largement r\u00e9pandu dans l&rsquo;\u00e9lite \u00e9conomique, financi\u00e8re et politique US, retrouve celui de Mellon. Il montre combien la transformation pr\u00e9par\u00e9e aux USA en 1970 avec le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=353\" class=\"gen\">Manifeste Powell<\/a> et lanc\u00e9e par Reagan est parfaitement int\u00e9gr\u00e9e.<\/p>\n<h3>La fragilit\u00e9 psychologioque<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici donc une nouvelle affection psychologique: r\u00e9cession nerveuse, comme compl\u00e9ment de d\u00e9pression nerveuse. C&rsquo;est le diagnostic du docteur Gramm, qui fustige cette nation de pleurnichards (<em>whiners<\/em>, \u00e0 ne pas confondre avec <em>winners<\/em>). Ces commentaires sont-ils scandaleux, grotesques, caricaturaux, etc.? (Bien entendu, la mise \u00e0 point de Gramm n&rsquo;a aucun int\u00e9r\u00eat en plus d&rsquo;\u00eatre fausse,  GW, actuel Grand Leader de la Grande R\u00e9publique, n&rsquo;a rien d&rsquo;un pleurnichard, \u00e0 tous les points de vue. Il s&rsquo;agit, de la part de Gramm, d&rsquo;une simple rectification n\u00e9cessit\u00e9e par l&rsquo;intervention du candidat McCain autant que par la mesure prise des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par ses d\u00e9clarations \u00e0 une campagne qui doit s&rsquo;en tenir \u00e0 la stricte d\u00e9magogie.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPourtant, non, on ne peut exp\u00e9dier le commentaire de Gramm de deux ou trois qualificatifs m\u00e9prisants. En r\u00e9alit\u00e9, il touche \u00e0 un point essentiel, m\u00eame s&rsquo;il l&rsquo;interpr\u00e8te sottement, ou\/et d&rsquo;une fa\u00e7on partisane, ou\/et d&rsquo;une fa\u00e7on exag\u00e9r\u00e9e. Il faut noter que Gramm prend bien garde de ne pas parler de la crise financi\u00e8re sinon accessoirement, qu&rsquo;il parle effectivement de l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle, de la situation \u00e9conomique avec ses effets au niveau humain (social et individuel).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est vrai que la crise est d&rsquo;abord dans la t\u00eate, selon l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;une crise \u00e9conomique peut aussi bien se comprendre comme une variation comptable et statistique qui n&rsquo;implique pas un \u00e9v\u00e9nement n\u00e9cessairement d\u00e9cisif. Une file de ch\u00f4meurs n&rsquo;est qu&rsquo;une file de ch\u00f4meurs et il en existe m\u00eame lorsque la situation \u00e9conomique est florissante. C&rsquo;est la perception qu&rsquo;on en a qui, soudain, transforme la variation comptable et statistique en une crise qui prend un aspect d\u00e9cisif et peut se transformer en un \u00e9v\u00e9nement monstrueux hors de tout contr\u00f4le. De ce point de vue objectif qui situe l&rsquo;importance du facteur psychologique, Gramm a raison.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9galement vrai que des pays ont tenu dans des conditions de crise \u00e9conomique que les USA n&rsquo;auraient peut-\u00eatre pas support\u00e9es. Il est aussi vrai que nombre de nations auraient beaucoup mieux tenu que ne firent les USA durant la Grande D\u00e9pression (d&rsquo;ailleurs, la Grande D\u00e9pression ne toucha pas que les USA, comme l&rsquo;on sait, mais seul ce pays fut pouss\u00e9 par elle au bord de la d\u00e9sint\u00e9gration). Notre th\u00e8se constante est que le ph\u00e9nom\u00e8ne quasiment de civilisation qu&rsquo;a constitu\u00e9 la Grande D\u00e9pression aux USA s&rsquo;explique d&rsquo;abord par la fragilit\u00e9 psychologique des Am\u00e9ricains. FDR comprit parfaitement la chose, comme on le sait, et l&rsquo;exprima parfaitement d\u00e8s son discours d&rsquo;inauguration du 4 mars 1933 (\u00ab<em>La chose dont nous devons avoir le plus peur, c&rsquo;est la peur elle-m\u00eame<\/em>\u00bb [\u00ab<em>We have nothing to fear but fear itself<\/em>\u00bb, phrase adapt\u00e9 d&rsquo;une citation de l&rsquo;\u00e9crivain du XIX\u00e8me si\u00e8cle Henry David Thoreau],  quoi de plus psychologique que la peur?).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe cette fa\u00e7on, Gramm nous donne, peut-\u00eatre involontairement, un aper\u00e7u sur la crise \u00e9ventuellement <strong>en train<\/strong> de se d\u00e9velopper aux USA. C&rsquo;est une crise psychologique, touchant le domaine fondamental qui structure les USA, ce pays sans dimension historique et sans structure r\u00e9galienne, et cela d\u00e8s l&rsquo;origine. Le domaine \u00e9conomique r\u00e8gle tout aux USA; cette r\u00e9alit\u00e9 entra\u00eene le paradoxe que ce qui compte dans cet aspect \u00e9conomique, c&rsquo;est ce qui n&rsquo;est pas \u00e9conomique, ce sont les effets de l&rsquo;\u00e9conomie hors de la sph\u00e8re \u00e9conomique, l\u00e0 o\u00f9 tout est fragilis\u00e9 par l&rsquo;absence de socle historique, et particuli\u00e8rement le plus fragile qui est la psychologie individuelle priv\u00e9e du ciment collectif du socle historique. Une crise \u00e9conomique aux USA n&rsquo;est pas une crise sp\u00e9cifique, c&rsquo;est une crise g\u00e9n\u00e9rale, c&rsquo;est la crise du syst\u00e8me parce qu&rsquo;elle r\u00e9v\u00e8le la fragilit\u00e9 de ses composants dans des domaines hors de la sph\u00e8re \u00e9conomique (notamment la psychologie).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que nous dit paradoxalement Gramm en arguant que la puissance \u00e9conomique US est toujours \u00e9norme et consid\u00e9rable, c&rsquo;est que justement cette puissance ne se mesure pas pour juger de son efficacit\u00e9 psychologique en termes \u00e9conomiques. Elle se mesure en termes de stabilit\u00e9 que la puissance \u00e9conomique US est capable d&rsquo;apporter, ou d&rsquo;imposer \u00e0 ses composants, notamment les citoyens,  et c&rsquo;est pourquoi, malgr\u00e9 sa puissance toujours existante, l&rsquo;Am\u00e9rique est en crise et en d\u00e9clin parce qu&rsquo;elle ne parvient plus \u00e0 imposer la stabilit\u00e9, pour des raisons diverses. Gramm a raison involontairement et puis, au-del\u00e0, il a tort lorsqu&rsquo;il pr\u00f4ne <em>a contrario<\/em> le social-darwinisme. La population US est la moins apte \u00e0 supporter le social-darwinisme \u00e0 cause de fragilit\u00e9 psychologique alors que les USA sont le pays du social-darwinisme. Depuis 1933 et le magicien FDR, le pire a \u00e9t\u00e9 \u00e9vit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 des tours de passe-passe successifs qui sont autant de mobilisations sur lesquelles on peut fabriquer une <em>narrative<\/em> hollywoodienne (la Deuxi\u00e8me Guerre, la Guerre froide, la Guerre contre la Terreur, etc.). Aujourd&rsquo;hui, la r\u00e9cession nerveuse semble pouvoir \u00e9ventuellement prendre le pas sur tous les stratag\u00e8mes du syst\u00e8me. Les hommes politiques sont au moins aussi nerveux que leurs \u00e9lecteurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9cession \u00e9conomique ou r\u00e9cession nerveuse? 11 juillet 2008 Une petite pol\u00e9mique de plus dans la campagne \u00e9lectorale US, mais une pol\u00e9mique qui nous para\u00eet sur le fond bien r\u00e9v\u00e9latrice, qui permet de mettre en \u00e9vidence une sp\u00e9cificit\u00e9 am\u00e9ricaniste. 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