{"id":70114,"date":"2008-08-18T10:00:22","date_gmt":"2008-08-18T10:00:22","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/08\/18\/linevitable-french-touch\/"},"modified":"2008-08-18T10:00:22","modified_gmt":"2008-08-18T10:00:22","slug":"linevitable-french-touch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/08\/18\/linevitable-french-touch\/","title":{"rendered":"L&rsquo;in\u00e9vitable \u201cFrench touch\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;in\u00e9vitable <strong><em>French touch<\/em><\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t18 ao\u00fbt 2008  On l&rsquo;a vu, les Fran\u00e7ais ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la conclusion (temporaire ou pas) du conflit entre G\u00e9orgie et Russie, et ils continuent \u00e0 tenir ce premier r\u00f4le. Ils le font en tant que pays assurant la pr\u00e9sidence de l&rsquo;UE, mais le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la France p\u00e8se de tout son poids. On doit douter justement qu&rsquo;un pr\u00e9sident en exercice lituanien, polonais, portugais ou britannique aurait eu d&rsquo;une part autant de libert\u00e9 de manuvre, d&rsquo;autre part qu&rsquo;il aurait re\u00e7u l&rsquo;accueil qu&rsquo;ont re\u00e7u les Fran\u00e7ais \u00e0 Moscou,  bref, qu&rsquo;il ait pu tenir le r\u00f4le qu&rsquo;ont tenu les Fran\u00e7ais. (M\u00eame une pr\u00e9sidence allemande, \u00e0 notre sens, n&rsquo;aurait pas eu ce poids et cette efficacit\u00e9.) Le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des Fran\u00e7ais et de la France, surtout pour les Russes qui raisonnent en termes nationaux et gardent une forte m\u00e9moire historique de la position traditionnelle de la France depuis 1958, a jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant; le r\u00e9sultat est \u00e0 mettre au cr\u00e9dit beaucoup plus certainement de la diplomatie fran\u00e7aise que d&rsquo;une hypoth\u00e9tique diplomatie europ\u00e9enne . (On trouve ici, confirm\u00e9es, les limites d&rsquo;une chose comme l&rsquo;UE et la persistance de l&rsquo;importance des nations.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous doutons au regard des circonstances et des psychologies des acteurs que l&rsquo;activisme fran\u00e7ais ait eu un but strat\u00e9gique majeur ou un engagement politique construit. Au d\u00e9part, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une opportunit\u00e9 d&rsquo;activisme appuy\u00e9e sur la n\u00e9cessit\u00e9 de faire cesser les hostilit\u00e9s, et l&rsquo;action en soi avait bien des avantages du point de vue de l&rsquo;influence et de l&rsquo;effet de communication; on retrouve la philosophie de Sarko. Mais l&rsquo;\u00e9volution de la crise a donn\u00e9 tr\u00e8s rapidement un <strong>sens<\/strong> politique \u00e0 ce qui pouvait et devait para\u00eetre en \u00eatre d\u00e9pourvu \u00e0 l&rsquo;origine. L&rsquo;engagement de plus en plus affirm\u00e9 des atlantistes (USA, nouvelle Europe) en faveur de la G\u00e9orgie conduit la France (et, en moins voyant, ceux qui la soutiennent) \u00e0 appara\u00eetre comme prenant en compte les int\u00e9r\u00eats russes. Lavrov peut donc d\u00e9clarer le <a href=\"ttp:\/\/fr.rian.ru\/world\/20080812\/115991664.html\" class=\"gen\">12 ao\u00fbt<\/a>  que la France comprend \u00ab[l]<em>es actions de l&rsquo;administration russe visant \u00e0 couper court \u00e0 l&rsquo;agression g\u00e9orgienne contre l&rsquo;Oss\u00e9tie du Sud<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes Russes en rajoutent \u00e0 la louche. C&rsquo;est leur tactique habituelle qui est de bonne guerre, qui est de diviser les adversaires, ou les partenaires. Est-ce si difficile? Il n&rsquo;est pas douteux que les Russes, s&rsquo;ils avaient l&rsquo;intention d&rsquo;acquiescer du bout des l\u00e8vres \u00e0 un cessez-le-feu propos\u00e9 de l&rsquo;ext\u00e9rieur, le font plus ais\u00e9ment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des Europ\u00e9ens, et encore plus ais\u00e9ment puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit des Fran\u00e7ais. Ils mesurent les effets de la chose, entre l&rsquo;activisme fran\u00e7ais et l&rsquo;<em>hubris<\/em> autiste des USA. L&rsquo;ambassadeur russe aupr\u00e8s de l&rsquo;OTAN, Dmitri Rogozine, qui est un philosophe et un connaisseur de l&rsquo;\u00e2me humaine, parle (le <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/world\/20080813\/116014514.html\" class=\"gen\">13 ao\u00fbt<\/a>) de la jalousie des USA pour le r\u00f4le jou\u00e9 par la France, \u00e0 propos de la demande des USA de convoquer une session extraordinaire de l&rsquo;OTAN (demain): \u00ab<em>A l&rsquo;heure actuelle, l&rsquo;initiative \u00e9mane plut\u00f4t de la France qui assure la pr\u00e9sidence tournante de l&rsquo;Union europ\u00e9enne (UE), et les Am\u00e9ricains se sentent sans doute en quelque sorte \u00e9vinc\u00e9s. Aussi proposent-ils un format <\/em>[l&rsquo;OTAN] <em>o\u00f9 ils dominent.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autres petits bruits alimentent l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 des relations USA-France dans cette crise, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des f\u00e9licitations officielles des Bush-Rice pour le r\u00f4le jou\u00e9 par la France. Ainsi les journalistes rapportent-ils (voir et entendre Jean-Bernard Cabrier sur la cha\u00eene TV <em>France 24<\/em>, le 14 ao\u00fbt) l&rsquo;information selon laquelle Washington avait fortement d\u00e9conseill\u00e9 \u00e0 Sarko d&rsquo;aller \u00e0 Moscou le 12 ao\u00fbt, \u00ab<em>parce qu&rsquo;il allait tomber dans un pi\u00e8ge<\/em>\u00bb. Sarko est tout de m\u00eame all\u00e9 \u00e0 Moscou, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il \u00e9tait absurde pour son r\u00f4le de n&rsquo;y pas aller, ensuite parce que la pression US \u00e9tait, comme souvent dans ces cas o\u00f9 les USA n&rsquo;ont pas le premier r\u00f4le mais qu&rsquo;ils estiment \u00eatre les seuls qualifier pour ce premier r\u00f4le, d\u00e9raisonnable et peu r\u00e9aliste. Le r\u00e9sultat est de marquer un peu plus les diff\u00e9rences, m\u00eame si personne n&rsquo;y tient. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant aux rapports franco-US dans la crise apr\u00e8s que les USA aient d\u00e9cid\u00e9 de s&rsquo;y impliquer, lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;aper\u00e7urent qu&rsquo;il se passait quelque chose entre la G\u00e9orgie et la Russie, c&rsquo;est-\u00e0-dire apr\u00e8s qu&rsquo;un cessez-le-feu ait \u00e9t\u00e9 accept\u00e9, certains y verraient aussit\u00f4t un rappel \u00e0 l&rsquo;ordre US pour la France. Ces termes sont trompeur dans leur sch\u00e9matisme th\u00e9orique qui \u00e9tablit comme allant de soi un rapport de vassalit\u00e9 entre la France et les USA. Ces rapports sont bien mieux caract\u00e9ris\u00e9s par l&rsquo;entame de l&rsquo;article de Anne Penketh (\u00ab<em>There is only one winner, and too many casualties<\/em>\u00bb), le <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/opinion\/commentators\/anne-penketh-there-is-only-one-winner-and-too-many-casualties-897558.html\" class=\"gen\">15 ao\u00fbt<\/a> dans <em>The Independent<\/em>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Condoleezza Rice, the US Secretary of State, was in the invidious position yesterday of having to thank the French President for securing the ceasefire agreement intended to halt Russia&rsquo;s bitter war with Georgia. For it was Ms Rice who uttered the unforgettable statement about future Bush administration policy in the spring of 2003, angered by the failure of France, Germany and Russia to support the Iraq invasion: Punish France, ignore Germany and forgive Russia.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>What a difference a war makes. Those words must have haunted her yesterday as she held talks with President Nicolas Sarkozy at his summer residence before heading to Tbilisi in a show of solidarity with the embattled government of Georgia.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFinalement, la <em>narrative<\/em> de l&rsquo;\u00e9quip\u00e9e de Sarko et de sa bande se compl\u00e8te dans le sens qu&rsquo;on imagine, avec le brio qu&rsquo;on conna\u00eet aux interpr\u00e9tations anglo-saxonnes,  ce que r\u00e9sume le <em>Guardian<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2008\/aug\/16\/georgia.russia1\" class=\"gen\">16 ao\u00fbt<\/a>, de cette fa\u00e7on:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Don&rsquo;t ask us who&rsquo;s good and who&rsquo;s bad here, said Bernard Kouchner, the French foreign minister, after shuttling between Tbilisi and Moscow to try to halt the violence. We shouldn&rsquo;t make any moral judgments on this war. Stopping the war, that&rsquo;s what we&rsquo;re interested in.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>His boss, President Nicolas Sarkozy, went to the Kremlin to negotiate a ceasefire and parade as a peacemaker. Critics said he acted as Moscow&rsquo;s messenger, noting Putin&rsquo;s terms then taking them to Tbilisi to persuade Saakashvili to capitulate. Germany also refused to take sides while Italy warned against building an anti-Moscow coalition.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>That contrasted with Gordon Brown&rsquo;s and David Milliband&rsquo;s talk of Russian agression<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Le poids de l&rsquo;Histoire<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous continuons \u00e0 privil\u00e9gier notre hypoth\u00e8se d&rsquo;un Sarkozy efficace et b\u00e9n\u00e9fique (pour les int\u00e9r\u00eats de la France) par inadvertance, mais d&rsquo;autant plus efficace et b\u00e9n\u00e9fique que c&rsquo;est par inadvertance; simplement, cela n&rsquo;est pas toujours le cas, car les circonstances ne vont pas toujours dans le bon sens, et cela peut m\u00eame \u00eatre catastrophique. Cette hypoth\u00e8se tend \u00e9galement \u00e0 observer que cette circonstance (efficace et b\u00e9n\u00e9fique) se manifeste souvent dans les grandes occasions, les occasions importantes, car c&rsquo;est alors que la pression de ce que nous nommerions le poids de l&rsquo;Histoire se fait le plus sentir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effet, c&rsquo;est le deuxi\u00e8me aspect de notre hypoth\u00e8se: le Sarkozy efficace et b\u00e9n\u00e9fique, mais avec une pens\u00e9e politique inexistante, l&rsquo;est surtout lorsque la pression des grandes tendances historiques se fait sentir. C&rsquo;est l&rsquo;aspect de Sarkozy manipul\u00e9 par l&rsquo;Histoire (disons, pour en faire bref et sans trop philosopher,  l&rsquo;aspect <LIEN=Sarkozy maistrien<D>). Dans ce cas des pressions de l&rsquo;Histoire, comme on le comprend, la tendance historique fran\u00e7aise joue \u00e0 fond, comme elle l&rsquo;a toujours fait depuis 1945.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, nous disons bien depuis 1945. C&rsquo;est une profonde erreur d&rsquo;opposer de Gaulle et la IV\u00e8me R\u00e9publique, l&rsquo;un anti-am\u00e9ricaniste, l&rsquo;autre soumise aux USA. La IV\u00e8me R\u00e9publique fut certainement tr\u00e8s faible, donc avec peu de moyens pour affirmer une \u00e9ventuelle ind\u00e9pendance. Elle fut soumise \u00e0 des n\u00e9cessit\u00e9s financi\u00e8res humiliantes qui la liaient \u00e0 Washington, notamment le poids de la guerre d&rsquo;Indochine de plus en plus compl\u00e8tement financ\u00e9e par Washington \u00e0 mesure qu&rsquo;on approchait du terme. Sur le fond de la politique, par contre, la IV\u00e8me R\u00e9publique et la France de l&rsquo;\u00e9poque maintinrent une ligne de grande d\u00e9fiance par rapport aux USA. Dans une premi\u00e8re phase, jusqu&rsquo;en 1948-49, le courant de la troisi\u00e8me voie (ni pro-US, ni pro-URSS) \u00e9tait tr\u00e8s fort en France. L&rsquo;explosion de la bombe atomique russe en 1949 et la guerre de Cor\u00e9e en 1950, parall\u00e8lement \u00e0 la signature du trait\u00e9 de l&rsquo;Atlantique Nord en avril 1949, affaiblirent dramatiquement cette tendance. Cette phase d&rsquo;un certain alignement doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;exception confirmant la r\u00e8gle de la p\u00e9riode. D\u00e8s 1951-52, avec le d\u00e9bat sur la CED et les critiques contre l&rsquo;interventionnisme US dans la situation des colonies fran\u00e7aises, notamment le Maghreb, l&rsquo;attitude critique de la France, jusqu&rsquo;\u00e0 une position clairement anti-am\u00e9ricaniste, se r\u00e9affirma de plus belle. Le rejet de la CED sanctionna tout cela, qui fut \u00e9galement confirm\u00e9 par la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-extrait_de_memoires_du_dehors_de_philippe_grasset_la_crise_de_suez_de_l_automne_1956_vue_d_alger_06_11_2006.html\" class=\"gen\">crise de Suez<\/a> de novembre 1956 et ce que l&rsquo;on a appel\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque le national-molletisme (du nom du chef socialiste et Premier ministre Guy Mollet). De m\u00eame, l&rsquo;on sait que le d\u00e9veloppement de l&rsquo;armement nucl\u00e9aire fran\u00e7ais fut lanc\u00e9 en 1954 et que de Gaulle ne fit que poursuivre une logique qui est \u00e9videmment inh\u00e9rente \u00e0 la France  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que fit de Gaulle \u00e0 partir de 1958 ne fut pas d&rsquo;imposer un tournant des conceptions profondes qui n&rsquo;avait aucune raison d&rsquo;\u00eatre en raison de l&rsquo;orientation ad\u00e9quate de ces conceptions profondes mais de donner les moyens de transformer ces conceptions en une politique. La r\u00e9forme de l&rsquo;Etat, la restauration de l&rsquo;autorit\u00e9 politique, la liquidation des conflits coloniaux, la restauration de la puissance financi\u00e8re et la modernisation de la puissance militaire, enfin le prestige de l&rsquo;homme furent les moyens employ\u00e9s. A partir de l\u00e0 fut mis en place une structure d&rsquo;ind\u00e9pendance nationale adapt\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et aux conditions politiques. Toutes ces vicissitudes, tous les d\u00e9bats sur l&rsquo;am\u00e9ricanisme, m\u00eame le pro-am\u00e9ricanisme des \u00e9lites (plus fort sous de Gaulle que durant la IV\u00e8me R\u00e9publique), caract\u00e9risent une vie politique courante fran\u00e7aise avec ses al\u00e9as profond\u00e9ment d\u00e9bilitants, et plut\u00f4t dans les salons que dans la r\u00e9alit\u00e9 politique. Mais la tendance historique de la France, qui est d&rsquo;avoir une politique europ\u00e9iste (et non europ\u00e9enne) pour affirmer une autonomie continentale et sa propre ind\u00e9pendance, est une constante historique tenant aussi bien \u00e0 la psychologie nationale qu&rsquo;\u00e0 la g\u00e9ographie. Elle pousse la France \u00e0 rechercher n\u00e9cessairement des \u00e9quilibres europ\u00e9ens qui sont l&rsquo;antith\u00e8se de la coupure en deux type-Guerre froide rec\u00e9lant un risque permanent de d\u00e9s\u00e9quilibre. Tr\u00e8s curieusement, ou d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s caract\u00e9ristique apr\u00e8s tout, m\u00eame le moralo-humanitarisme d&rsquo;un Kouchner qu&rsquo;on sait tr\u00e8s atlantiste conduit \u00e0 une appr\u00e9ciation de la crise qui s&rsquo;oppose \u00e0 la vision unilat\u00e9raliste des am\u00e9ricanistes et des atlantistes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans la crise actuelle, le sentiment grandissant est de pr\u00e9voir des effets extr\u00eamement graves en Europe m\u00eame (au sein de l&rsquo;UE), et par cons\u00e9quent dans les relations transatlantiques. Cette observation est d\u00e9sormais courante, comme celle que rapporte Misha Glenny dans le <em>New Stateman<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.newstatesman.com\/europe\/2008\/08\/georgia-russia-ukraine-cheney\" class=\"gen\">14 ao\u00fbt<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The foreign implications of the<\/em> [Saakashvili&rsquo;s] <em>error are graver still. Russia is placing a marker on Ukraine. Do not, Moscow says, even think of allowing Ukraine into Nato, otherwise what we have seen in Georgia will be child&rsquo;s play. So the west will have to think hard how to play Ukraine&rsquo;s application to join the military alliance.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This in turn has accentuated the divisions within the European Union between those countries, including Germany, which remain cautious about a course of open confrontation with Russia, and Britain, which has echoed calls from Washington demanding that Russia&rsquo;s application to join the World Trade Organisation be reconsidered. Speaking from Tbilisi, one senior European diplomat told me that the split on this issue, which was openly on display at the Nato Bucharest summit in April, is running deeper within the EU than was the case in the run-up to Iraq.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour identifier le camp europ\u00e9en atlantiste, nous nous r\u00e9f\u00e9rerions \u00e9videmment \u00e0 la partie orientale de l&rsquo;UE plut\u00f4t que mettre en avant une Grande-Bretagne qui est en crise profonde. Mais, cette fois, la nouvelle Europe, de la Pologne aux \u00e9tats baltes et \u00e0 la Tch\u00e9quie, n&rsquo;est plus dans une position qui permet l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 d&rsquo;une critique confortable parce que sans risque. La nouvelle Europe est plut\u00f4t en premi\u00e8re ligne, confront\u00e9e aux cons\u00e9quences de ses engagements am\u00e9ricanistes. Au lieu de se cantonner \u00e0 la critique de la vision europ\u00e9iste au nom du pro-am\u00e9ricanisme, elle doit prouver, dans des conditions tr\u00e8s d\u00e9licates, la validit\u00e9 de son pro-am\u00e9ricanisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce cas si nouveau, si la d\u00e9stabilisation engag\u00e9e avec la crise g\u00e9orgienne se poursuit, la France retrouve ses tendances historiques, y compris chez les pro-europ\u00e9ens fran\u00e7ais jusqu&rsquo;alors identifi\u00e9s souvent comme des suppl\u00e9tifs d&rsquo;une vision am\u00e9ricaniste de l&rsquo;Europe. La recherche d&rsquo;un arrangement avec la Russie devient une n\u00e9cessit\u00e9 politique et strat\u00e9gique pour \u00e9viter une confrontation qui nourrit une division mortelle au sein de l&rsquo;UE. Le couple Sarko-Merkel, quelles que soient la profession de foi des deux, est forc\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rer \u00e0 nouveau la logique du couple Chirac-Schro\u00ebder, mais cette fois pour un cas beaucoup plus pressant puisque la crise g\u00e9orgienne a remplac\u00e9 la crise irakienne. La position prise par opportunisme par Sarkozy au d\u00e9but de la crise devient une n\u00e9cessit\u00e9 politique Voil\u00e0 ce que vont proposer les \u00e9v\u00e9nements et il reste \u00e0 voir comment r\u00e9agiront les directions politiques impliqu\u00e9es. En attendant ce qui pourrait \u00eatre l&rsquo;heure de leur choix, leur politique de communication est de chercher \u00e0 nous convaincre, par tous les moyens, que rien n&rsquo;a vraiment chang\u00e9 au cur de la certitude occidentale et transatlantique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;in\u00e9vitable French touch 18 ao\u00fbt 2008 On l&rsquo;a vu, les Fran\u00e7ais ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la conclusion (temporaire ou pas) du conflit entre G\u00e9orgie et Russie, et ils continuent \u00e0 tenir ce premier r\u00f4le. 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