{"id":70121,"date":"2008-08-19T09:09:41","date_gmt":"2008-08-19T09:09:41","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/08\/19\/la-georgie-du-pentagone\/"},"modified":"2008-08-19T09:09:41","modified_gmt":"2008-08-19T09:09:41","slug":"la-georgie-du-pentagone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/08\/19\/la-georgie-du-pentagone\/","title":{"rendered":"La G\u00e9orgie du Pentagone"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La G\u00e9orgie du Pentagone<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t19 ao\u00fbt 2008  Quelqu&rsquo;un pourrait bien s&rsquo;exclamer : \u00ab<em>I told you so<\/em>\u00bb, selon l&rsquo;expression fameuse (<em>well<\/em>, je vous l&rsquo;avais bien dit). Les USA ont \u00e9t\u00e9 lents, tr\u00e8s lents \u00e0 ne pas venir \u00e0 l&rsquo;aide de Saalikachvili, sinon pour lui imposer des conditions humiliantes de cessez-le-feu. Ils ont ainsi d\u00e9montr\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on convaincante l&rsquo;\u00e9puisement de leur puissance dans les divers conflits et gabegies poursuivis depuis le 11 septembre 2001; et, par \u00e9puisement de leur puissance, on indiquerait aussi bien l&rsquo;\u00e9puisement de leur volont\u00e9 politique et de leur puissance diplomatique d&rsquo;influence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar contre, pour relancer les programmes d&rsquo;armements qui, pourtant, tournent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 fond, \u00e0 concurrence de $750 milliards l&rsquo;an au minimum comme base de d\u00e9part, la r\u00e9action est impeccablement instantan\u00e9e. Ainsi nous en informe le Wall Street <em>Journal<\/em> du <a href=\"http:\/\/online.wsj.com\/article\/SB121884933721146317.html?mod=googlenews_wsj\" class=\"gen\">16 ao\u00fbt<\/a>, sous les titre et sous-titre fort explicites : \u00ab<em> Attack on Georgia Gives Boost To Big U.S. Weapons Programs,  Conflict With Russia Bolsters the Case For More Funding<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn gros, voici ce dont il est question: article premier et unique, on va relancer (?) la production d&rsquo;armement. Voici des pr\u00e9cisions: Depuis pr\u00e8s d&rsquo;un an, le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Gates se bat pour faire admettre l&rsquo;id\u00e9e que les seuls conflits envisageables dans l&rsquo;avenir sont du type irakien et afghan, donc que les grands programmes ruineux du type Guerre froide doivent passer au second plan, sinon \u00eatre abandonn\u00e9s (quelle horreur). La cause c\u00e9l\u00e8bre de cet argument, c&rsquo;est le F-22 de l&rsquo;USAF, dont Gates propose avec fermet\u00e9 l&rsquo;arr\u00eat aux 183 exemplaires actuels, pour se concentrer sur le JSF\/F-35 qui ferait l&rsquo;affaire pour les forces a\u00e9riennes du futur et l&#8217;embrigadement des alli\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais voil\u00e0 qu&rsquo;\u00e9clate l&rsquo;affaire g\u00e9orgienne, avec l&rsquo;intervention russe. La Russie, dans l&rsquo;imaginaire <em>yankee<\/em> et comptable du complexe militaro-industriel, ce sont les gros bataillons, la Guerre froide, la quincaillerie triomphante. Du coup, renversement complet de la vapeur: et si Saint Gates, mal conseill\u00e9 par ses anges-conseillers, particuli\u00e8rement son n\u00b02 Gordon England, s&rsquo;\u00e9tait tromp\u00e9? Lui-m\u00eame, Saint Gates, forc\u00e9 par la conjoncture terrestre et temporelle, serait sur le point de le reconna\u00eetre. Son avertissement selon lequel l&rsquo;intervention russe am\u00e8nera une refonte des relations USA-Russie dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, pris par nos commentateurs internationaux pour un avertissement concernant les relations internationales, pourrait simplement signifier un changement de ses projets concernant les programmes d&rsquo;armement. A Washington, tout se termine toujours par une commande suppl\u00e9mentaire du Pentagone.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici donc la morale de cette histoire, expos\u00e9e d\u00e9j\u00e0 presque comme une conclusion dans son introduction, dans l&rsquo;article de August Cole dans le WSJ:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Russia&rsquo;s attack on Georgia has become an unexpected source of support for big U.S. weapons programs, including flashy fighter jets and high-tech destroyers, that have had to battle for funding this year because they appear obsolete for today&rsquo;s conflicts with insurgent opponents.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Defense Secretary Robert Gates has spent much of the year attempting to rein in some of the military&rsquo;s most expensive and ambitious weapons systems  like the $143 million F-22 Raptor jet  because he thinks they are unsuitable for the lightly armed and hard-to-find militias, warlords and terrorist groups the U.S. faces in Iraq and Afghanistan. He has been opposed by an array of political interests and defense companies that want to preserve these multibillion-dollar programs and the jobs they create.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>When Russia&rsquo;s invading forces choked roads into Georgia with columns of armored vehicles and struck targets from the air, it instantly bolstered the case being made by some that the Defense Department isn&rsquo;t taking the threat from Russia and China seriously enough. If the conflict in Georgia continues and intensifies, it could make it easier for defense companies to ensure the long-term funding of their big-ticket items.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>For example, the powerful chairman of the House Appropriations Defense Subcommittee, Pennsylvania Democratic Rep. John Murtha, quickly seized on the Russia situation this week, saying that it indicates the Russians see the toll that operations in Iraq and Afghanistan are taking on the U.S. military.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>We&rsquo;ve spent so many resources and so much attention on Iraq that we&rsquo;ve lost sight of future threats down the road. The current conflict between Russia and Georgia is a perfect example, said Rep. Murtha during a recent visit to his district.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Some Wall Street stock analysts early on saw the invasion as reason to make bullish calls on the defense sector. A report from JSA Research in Newport, R.I., earlier in the week called the invasion a bell-ringer for defense stocks.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr. Gates himself said this week that the new conflict will cause the U.S. to rethink its strategic relationship with Russia. At a briefing on Thursday, Mr. Gates said the U.S. has no intention of using force in Georgia, nor does it seek a reprise of the Cold War. He did make clear, however, that Russia appears to be punishing Georgia, which has flirted with North Atlantic Treaty Organization membership, for aligning itself with the West and is warning other former Soviet states.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce contexte, comme l&rsquo;on comprend bien, le cas du F-22 tel qu&rsquo;il est pr\u00e9sent\u00e9 est un exemple illustratif de l&rsquo;\u00e9volution du Pentagone et de la puissance US avec et apr\u00e8s la crise g\u00e9orgienne. C&rsquo;est un exemple important et int\u00e9ressant, qui a sa propre sp\u00e9cificit\u00e9. D&rsquo;autre part, sa valeur ici est d&rsquo;illustrer d&rsquo;une fa\u00e7on saisissante la philosophie du Pentagone et du complexe militaro-industriel, telle qu&rsquo;elle est et telle qu&rsquo;elle va prendre ses aises. En effet, ce qu&rsquo;annonce l&rsquo;article du WSJ, c&rsquo;est l&rsquo;annonce d&rsquo;un bien probable nouvel essor de cette philosophie, qui va se traduire par des commandes suppl\u00e9mentaires, des programmes relanc\u00e9s, une alerte g\u00e9n\u00e9rale et ainsi de suite. Depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale et la Guerre froide, le Pentagone conna\u00eet la musique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe n&rsquo;est pas pour autant que ce triomphe promette la victoire. Cette r\u00e9surgence de l&rsquo;argument d&rsquo;une production suppl\u00e9mentaire d&rsquo;armements, au-del\u00e0 du niveau de $750 milliards l&rsquo;an, se situe dans le climat de crise qu&rsquo;on conna\u00eet, et notamment d&rsquo;une crise budg\u00e9taire consid\u00e9rable du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Jusqu&rsquo;ici, il \u00e9tait plut\u00f4t question de r\u00e9duction des d\u00e9penses d&rsquo;armement et du budget du Pentagone, pour tenter de contenir la crise budg\u00e9taire. D\u00e9sormais, l&rsquo;argument dans le vent \u00e0 Washington sera au contraire de r\u00e9clamer une augmentation des d\u00e9penses du Pentagone vers le chiffre de 4% du PIB (au lieu des 3,3%-3,4% actuels), ce qui est un objectif d\u00e9clar\u00e9 des <em>lobbies<\/em> du complexe militaro-industriel. Ainsi le veut la philosophie du Pentagone, d\u00e9sormais en phase triomphante au coeur d&rsquo;une situation catastrophique de l&#8217;empire.<\/p>\n<h3>L&#8217;empire r\u00e9duit \u00e0 la quincaillerie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est immanquable: l&#8217;empire a r\u00e9agi depuis l&rsquo;attaque (la contre-attaque) russe contre la G\u00e9orgie par deux choses dont on ne peut dire qu&rsquo;elles soient des  mesures politiques ou op\u00e9rationnelles sp\u00e9cifiques ou quelque autre ph\u00e9nom\u00e8ne de ce genre. Ce sont, d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre, au stade conceptuel ou au stade de la r\u00e9alisation, deux ph\u00e9nom\u00e8nes bureaucratiques et budg\u00e9taires:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t la d\u00e9cision obtenue des Polonais de participer au r\u00e9seau BMDE;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t l&rsquo;annonce par le WSJ, comment\u00e9e ici, d&rsquo;une alerte g\u00e9n\u00e9rale pour acc\u00e9l\u00e9rer, relancer, etc., des programmes d&rsquo;armement conventionnels de haut niveau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe ton employ\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral dans l&rsquo;article, on le notera, est marqu\u00e9e d&rsquo;une inqui\u00e9tude incontestable, voire d&rsquo;une angoisse difficilement dissimul\u00e9e: serait-ce que les USA aient follement n\u00e9glig\u00e9 le secteur de la d\u00e9fense nationale, laissant le pays compl\u00e8tement \u00e0 d\u00e9couvert? ($750 milliards l&rsquo;an,  vous discuteriez la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un effort suppl\u00e9mentaire d&rsquo;urgence?) Le ton fait la chanson: l&rsquo;argument est absolument imparable, nul ne peut lui r\u00e9sister.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNos lecteurs attendent-ils de notre part une plaidoirie sur les armements, sur les limites budg\u00e9taires, sur les valeurs compar\u00e9es de la G4G et sur la r\u00e9alit\u00e9 de la guerre conventionnelle de haut niveau pour justifier des choix dont certains seraient de limiter tel ou tel type d&rsquo;armement? Nos lecteurs attendent-ils que nous d\u00e9battions <strong>s\u00e9rieusement<\/strong> de ces choses? Nos lecteurs savent que cela est impensable,  au sens premier comme au sens figur\u00e9; il n&rsquo;est pas concevable de discuter de telles possibilit\u00e9s dans l&rsquo;atmosph\u00e8re mise en place par le Pentagone et il est impossible de le faire selon la comptabilit\u00e9 \u00e9tablie par le Pentagone.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question budg\u00e9taire du Pentagone est aujourd&rsquo;hui noy\u00e9e dans un ensemble de pressions incontr\u00f4lables et dont il est impossible de prendre la mesure comptable. Il est impossible d&rsquo;en appr\u00e9cier l&rsquo;effet quantitatif cumul\u00e9 mais il est \u00e9vident que l&rsquo;effet qualitatif est une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e9videmment d\u00e9structurante et chaotique; il s&rsquo;agit de bureaucratie, de corruption, de gabegie, de cloisonnements, de concurrence des int\u00e9r\u00eats particuliers, etc. L&rsquo;effet est une m\u00e9canique de d\u00e9sordre qui d\u00e9truit la coh\u00e9sion n\u00e9cessaire \u00e0 la puissance. Le r\u00e9sultat paradoxal est que l&rsquo;augmentation budg\u00e9taire alimente et acc\u00e9l\u00e8re ce d\u00e9sordre parce qu&rsquo;il nourrit principalement, sinon exclusivement, ces composants du d\u00e9sordre. Avec sa doctrine de se concentrer sur les nouveaux conflits de basse intensit\u00e9, Gates avait lanc\u00e9 un effort contre cette m\u00e9canique. Il \u00e9tait de peu d&rsquo;importance que cette doctrine rencontr\u00e2t ou non la r\u00e9alit\u00e9 puisque l&rsquo;effort concernait la situation bureaucratique du Pentagone. Il faut en effet envisager de parler au pass\u00e9 de cette ambition de Robert Gates puisque l&rsquo;affaire g\u00e9orgienne pourrait ruiner brutalement cet effort en revigorant puissamment l&rsquo;argument des adversaires tr\u00e8s puissants de cette doctrine, en r\u00e9habilitant dans la bataille bureaucratique la perspective d&rsquo;un conflit conventionnel de haut niveau. De ce point de vue, Gates semble bien avoir perdu la partie \u00e0 peine engag\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette situation est fondamentale parce que la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale US se r\u00e9sume d\u00e9sormais au seul point de l&rsquo;\u00e9volution de la comptabilit\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;outil militaire. La chose a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par le fait mentionn\u00e9 plus haut que les deux seules r\u00e9actions US s\u00e9rieuses \u00e0 l&rsquo;affaire g\u00e9orgienne sont effectivement au niveau de la quincaillerie et se passent \u00e0 Washington, dans le champ bureaucratique. Le reste montre une paralysie et une impuissance compl\u00e8te du syst\u00e8me am\u00e9ricaniste. Aujourd&rsquo;hui, Rice est \u00e0 peine une suppl\u00e9tive de Gates, et le seul acte s\u00e9rieux de son voyage r\u00e9cent a \u00e9t\u00e9 la confirmation de la signature du syst\u00e8me BMDE \u00e0 Varsovie, contrastant avec sa visite en G\u00e9orgie qui n&rsquo;a fait qu&rsquo;ent\u00e9riner l&rsquo;absence compl\u00e8te des USA dans la crise. (Pour compl\u00e9ter ce constat, observons que le d\u00e9veloppement actuel devrait nous montrer que Gates, avec la d\u00e9faite qu&rsquo;il serait en train de subir, est \u00e0 peine un suppl\u00e9tif de l&rsquo;appareil bureaucratique et \u00e9conomique du complexe.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, la puissance politique de l&#8217;empire est d\u00e9sormais r\u00e9duite \u00e0 la quincaillerie militaire. La quincaillerie est r\u00e9duite \u00e0 un monstrueux empilement de vaisselle en d\u00e9sordre, qui est la situation du Pentagone. La crise g\u00e9orgienne a authentifi\u00e9 cette situation o\u00f9 la puissance des USA, jusqu&rsquo;alors soutenue et orient\u00e9e par le complexe militaro-industriel mais disposant d&rsquo;une autonomie d&rsquo;initiative, est d\u00e9sormais r\u00e9duite \u00e0 ce complexe militaro-industriel, ses seuls int\u00e9r\u00eats, sa seule boulimie bureaucratique et \u00e9conomique. La crise g\u00e9orgienne a brutalement achev\u00e9 la transformation du ph\u00e9nom\u00e8ne. La vision du monde des USA est aujourd&rsquo;hui concentr\u00e9e et r\u00e9duite \u00e0 la situation de Washington, autour de cet empire du d\u00e9sordre bureaucratique qu&rsquo;est le Pentagone.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La G\u00e9orgie du Pentagone 19 ao\u00fbt 2008 Quelqu&rsquo;un pourrait bien s&rsquo;exclamer : \u00abI told you so\u00bb, selon l&rsquo;expression fameuse (well, je vous l&rsquo;avais bien dit). 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