{"id":70153,"date":"2008-09-01T11:15:34","date_gmt":"2008-09-01T11:15:34","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/01\/le-troisieme-larron\/"},"modified":"2008-09-01T11:15:34","modified_gmt":"2008-09-01T11:15:34","slug":"le-troisieme-larron","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/01\/le-troisieme-larron\/","title":{"rendered":"Le troisi\u00e8me larron"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le troisi\u00e8me larron<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t1er septembre 2008  Obama a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 candidat dans une atmosph\u00e8re de liesse trop arrang\u00e9e pour restituer la densit\u00e9 et la qualit\u00e9 de la fi\u00e8vre de la campagne des primaires. Signe de la chose, cette convention ne lui apport\u00e9 aucun avantage dans <a href=\"http:\/\/edition.cnn.com\/2008\/POLITICS\/08\/31\/obama.mccain.poll\/index.html\" class=\"gen\">les sondages<\/a>. Le candidat d\u00e9mocrate est entr\u00e9 dans l&rsquo;ar\u00e8ne, d\u00e9finitivement peut-\u00eatre, au prix de ce que la repr\u00e9sentation m\u00e9diatique et la perception de sa premi\u00e8re campagne avaient laiss\u00e9 penser \u00eatre son authenticit\u00e9. (On sait les conditions de cette transformation: virage vers le centre, qui est aux USA un centre extr\u00e9miste, adoption de toutes les th\u00e8ses conformes du syst\u00e8me et ainsi de suite.) Obama a voulu cela ou bien il ne pouvait faire autrement,  les deux explications sont valables et peut-\u00eatre s&rsquo;ajoutent-elles. Quoi qu&rsquo;il en soit, la situation en est l\u00e0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;est McCain parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre, que le parti r\u00e9publicain est en lambeaux apr\u00e8s huit ann\u00e9es d&rsquo;une pr\u00e9sidence r\u00e9publicaine exceptionnellement catastrophique. (D\u00e9signation officielle de McCain imminente, mais la convention r\u00e9publicaine, qui s&rsquo;ouvre aujourd&rsquo;hui, est tout de m\u00eame sous la menace du ciel, avec l&rsquo;ouragan <em>Gustav<\/em>, qui force \u00e0 <a href=\"http:\/\/edition.cnn.com\/2008\/POLITICS\/08\/31\/rnc.gustav\/index.html\" class=\"gen\">r\u00e9duire<\/a> son programme.)  McCain, 72 ans, de sant\u00e9 fragile et de caract\u00e8re difficile, a fait un choix \u00e9trange pour le candidat vice-pr\u00e9sident. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une dame, ce qui serait un formidable atout \u00e9lectoral semble-t-il. Pour le reste, le gouverneur de l&rsquo;Alaska Sarah Palin est une formidable inconnue, un cas peu ordinaire d&rsquo;inexp\u00e9rience pour une fonction qui a une importance \u00e9ventuelle formidable,  si, par exemple, son \u00e2ge et sa sant\u00e9 interf\u00e9raient sur une \u00e9ventuelle pr\u00e9sidence McCain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais cette pr\u00e9sentation ne veut pas sugg\u00e9rer une \u00e9galit\u00e9 de traitement, d&rsquo;apparence, de conformisme entre les deux candidats, car finalement cet aspect des choses compte peu d\u00e9sormais. Face \u00e0 ces deux candidatures o\u00f9 la personnalit\u00e9 doit s&rsquo;effacer devant les exigences totalitaires du syst\u00e8me, il y a un troisi\u00e8me acteur: c&rsquo;est la campagne elle-m\u00eame. Dans <em>The Observer<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2008\/aug\/31\/uselections2008.barackobama\" class=\"gen\">31 ao\u00fbt<\/a>, Paul Harris fait un portrait exceptionnel de ce troisi\u00e8me acteur, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un troisi\u00e8me candidat,  et celui-l\u00e0, assur\u00e9 de gagner \u00e0 tous les coups. Ce n&rsquo;est pas pour rien que Harris se concentre sur la machine \u00e9lectorale du parti r\u00e9publicain, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit sans aucun doute d&rsquo;une situation de <strong>perversion absolue<\/strong> de la d\u00e9mocratie. Dans ce cas, on voit comment la d\u00e9mocratie, avec l&rsquo;aide de la modernit\u00e9, conduit inexorablement au totalitarisme,  celui-ci, qui n&rsquo;a nul besoin de matraque ni de camp de concentration. Les USA sont aujourd&rsquo;hui la tyrannie totalitaire la plus avanc\u00e9e du monde, une tyrannie postmoderne o\u00f9 le tyran se nomme le syst\u00e8me; o\u00f9, dans le parti unique, l&rsquo;ex\u00e9cuteur favori des basses uvres est le parti r\u00e9publicain; o\u00f9, dans le m\u00eame parti unique, le parti d\u00e9mocrate est le faire-valoir qui ne cesse de vouloir \u00e9galer en vilenie cette force qui l&rsquo;a r\u00e9duite \u00e0 une caricature de ce qu&rsquo;il pr\u00e9tendit parfois \u00eatre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tM\u00e9ditez ces observations de Harris sur la machine \u00e9lectorale du parti r\u00e9publicain, applaudissant aujourd&rsquo;hui <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-qu_on_se_le_dise_hillary_est_pire_que_le_diable_25_09_2006.html\" class=\"gen\">Hillary<\/a> qui \u00e9tait ha\u00efe au-del\u00e0 de tout, parce qu&rsquo;ainsi on contribue \u00e0 d\u00e9molir Obama. Et il y a cette phrase essentielle,  car si l&rsquo;on sait \u00e9videmment que, pour le syst\u00e8me, la v\u00e9rit\u00e9 n&rsquo;existe pas, on doit aussi savoir, c&rsquo;est aussi essentiel, que pour lui le pass\u00e9 n&rsquo;existe pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The attack dogs will eagerly embrace formerly hated targets. All last week Republicans lauded the achievements and brilliance of Hillary Clinton, seeking to exploit divisions in the Democratic Party. It has rounded up former Clinton supporters who now back McCain and paraded them like captured prisoners of war. <\/em>[McCain] <em>really does admire and respect her and honours the campaign that she ran, said Carly Fiorina, a top McCain adviser. Those are astonishing words from a senior figure in a party which spent two decades demonising Clinton as a left-wing uber-feminist. But that is the key to the success of the Republican attack machine:<\/em> <strong><em>the past does not exist<\/em><\/strong><em>. What matters is what works now. Democrats know more of the same is coming. This is going to be the most vicious campaign we have ever faced, said Terry McAuliffe, Clinton&rsquo;s former campaign chairman.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme on l&rsquo;a constat\u00e9, le texte concerne le parti r\u00e9publicain. Effectivement, le parti r\u00e9publicain conduit le rythme et la tonalit\u00e9 de la campagne. Il est \u00e0 un niveau incroyablement bas dans tous les sondages, son gouvernement est compl\u00e8tement discr\u00e9dit\u00e9, son attaque est par cons\u00e9quent d&rsquo;une puissance consid\u00e9rable, r\u00e9affirmant avec enthousiasme tous ses principes politiques mis en d\u00e9faut par les huit ann\u00e9es de gouvernement. Il n&rsquo;existe aucun frein de conscience, parce qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucune r\u00e9f\u00e9rence s\u00e9rieuse au pass\u00e9 (le gouvernement Bush), encore moins une interpr\u00e9tation critique s\u00e9rieuse du pass\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Democrats do launch attack ads and campaign negatively but no one does it like the Republican party. Under a succession of dark geniuses, the party has perfected the black art of negative campaigning. It has created the most effective attack machine in the Western world, with the sole purpose of destroying opponents and winning elections. For opponents it is a source of shock, misery and more than a little envy. Its tentacles stretch from the McCain campaign into the murky corners of talk radio, the internet and shadowy groups willing to use any outlandish smear.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Now that machine is focused with laser-like intensity on Obama. The clamour is loud and shrill: Obama is vain, inexperienced, liberal and dangerous. It is backed by a clandestine chorus whispering that he has a secretive Islamic past and it uses racially loaded language. It is also only going to get louder. This week, as McCain and the Republicans gather for their party convention in the Minnesota city of St Paul, the noise will become deafening. It has one purpose &#8211; to keep the White House in Republican hands at all costs and against the odds.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The current mastermind of the Republican attack machine is known as the Bullet. He is Steve Schmidt, a prot\u00e9g\u00e9 of Bush&rsquo;s guru, Karl Rove. Nicknamed for his results as much as his bald head, he made his name as commander of the war room that wiped out Democrat John Kerry in 2004. Brought in to shake things up in July, Schmidt imposed discipline on a disorganised campaign. He dissuaded McCain from his off-the-cuff chats with reporters, and honed the focus solely on making Obama unelectable.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Ouf, \u00ab<strong><em>the past does not exist<\/em><\/strong>\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPourquoi ce jugement est-il acceptable, apr\u00e8s tout,  \u00ab<em>This is going to be the most vicious campaign we have ever faced<\/em>\u00bb  alors que la campagne est si d\u00e9nu\u00e9e de sens politique? La raison principale de cette violence \u00e9lectorale se trouve justement dans la disparition compl\u00e8te de toute substance politique. Les personnalit\u00e9s politiques des candidats, s&rsquo;ils en ont, se diluent dans un moule conformiste extr\u00eamement rigoureux; leurs programmes sont r\u00e9duits \u00e0 une variation prudente sur un th\u00e8me central qui est un programme de parti unique. Le champ est laiss\u00e9 libre \u00e0 la sauvagerie des domaines accessoires que sont les questions de caract\u00e8re, les hypoth\u00e8ses sur les calculs cach\u00e9s et les pens\u00e9es secr\u00e8tes des candidats, les affabulations sur leurs pass\u00e9s ou leurs activit\u00e9s personnelles, les r\u00e9v\u00e9lations sur diverses mati\u00e8res intimes pouvant donner lieu \u00e0 des sensations scandaleuses, enfin au-dessus de tout un cadre g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;inventions diverses, scandaleuses, diffamatoires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe cette fa\u00e7on, le processus de campagne et les machines de guerre \u00e9lectorales deviennent le principal participant de ce qui est d\u00e9sormais une comp\u00e9tition et rien d&rsquo;autre,  et que le meilleur, c&rsquo;est-\u00e0-dire le plus vicieux, gagne. Le facteur principal devient \u00e9galement l&rsquo;efficacit\u00e9 du pr\u00e9sent imm\u00e9diat, sans aucune r\u00e9f\u00e9rence ni au pass\u00e9 ni aux perspectives politiques. Dans ce cas \u00e9galement de la campagne 2008, qui est celui de la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;histoire imm\u00e9diate encore en train de se faire avec l&rsquo;administration Bush avec ses diverses machinations, l&rsquo;oubli est si instantan\u00e9 qu&rsquo;on ne peut plus m\u00eame parler d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements r\u00e9els en train de se faire (\u00ab<em>What matters is what works now<\/em>\u00bb). Bref, les \u00e9v\u00e9nements du monde r\u00e9el n&rsquo;ont aucune place dans cette salade. Comme nous l&rsquo;avons vu, le parti r\u00e9publicain est le parti du gouvernement le plus catastrophique de l&rsquo;histoire des USA, il est aussi le parti de la r\u00e9affirmation la plus massive des principes du syst\u00e8me dont l&rsquo;application a conduit \u00e0 la catastrophe. Par cons\u00e9quent, selon l&rsquo;exacte logique du syst\u00e8me si l&rsquo;on veut, le parti r\u00e9publicain a pris une posture triomphante dans cette campagne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit moins, comme les d\u00e9mocrates aimeraient parfois le faire croire, d&rsquo;une question d&rsquo;id\u00e9ologie et de morale politique que d&rsquo;une question de proximit\u00e9 du centre du parti unique. Le parti r\u00e9publicain en est le plus proche tandis que le parti d\u00e9mocrate, auquel est assign\u00e9e la t\u00e2che ingrate de figurer quelque chose qui ressemblerait \u00e0 une contestation dans le parti unique, ne cesse de tenter de se rapprocher des consignes g\u00e9n\u00e9rales, c&rsquo;est-\u00e0-dire, apr\u00e8s chaque \u00e9lection o\u00f9 il re\u00e7oit une majorit\u00e9 de suffrages (une tr\u00e8s forte  majorit\u00e9 en novembre 2006) pour renverser le cours conduit par le parti r\u00e9publicain, de se rapprocher au contraire, dans sa politique et ses conceptions, de la politique et des conceptions de ce parti r\u00e9publicain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi va la r\u00e9partition des r\u00f4les. Contre cela, effectivement, les sp\u00e9cificit\u00e9s des candidats s&rsquo;effacent de plus en plus, comme des choses absolument incongrues. Obama est  Africain Am\u00e9ricain (c&rsquo;est-\u00e0-dire <em>black<\/em>, pour ceux qui en ignorent) mais il faut de moins en moins le dire, d&rsquo;autant qu&rsquo;une femme se trouve d\u00e9sormais face \u00e0 lui, au c\u00f4t\u00e9 de McCain (id\u00e9e jug\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral magnifique, une trouvaille de g\u00e9nie, quelle que soit la personnalit\u00e9 de la candidate). McCain lui-m\u00eame a consigne d&rsquo;en dire le moins possible, apr\u00e8s quelques gaffes pr\u00e9liminaires, de s&rsquo;effacer compl\u00e8tement derri\u00e8re le strat\u00e8ge de la campagne qui a nom Steve Schmidt et les consignes qu&rsquo;il dispense. (\u00ab<em>Brought in to shake things up in July, Schmidt imposed discipline on a disorganised campaign. He dissuaded McCain from his off-the-cuff chats with reporters, and honed the focus solely on making Obama unelectable.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;objectif des r\u00e9publicains est uniquement d&#8217;emp\u00eacher qu&rsquo;Obama soit \u00e9lu; par cons\u00e9quent, en cas de r\u00e9ussite de la manuvre, il serait logique d&rsquo;attendre que McCain soit \u00e9lu. Du c\u00f4t\u00e9 d\u00e9mocrate, o\u00f9 Obama est en posture d\u00e9licate par rapport \u00e0 ses espoirs initiaux et alors qu&rsquo;il lui est interdit, ou qu&rsquo;il s&rsquo;interdit de s&rsquo;affirmer lui-m\u00eame,  le but devient semblable: emp\u00eacher \u00e0 tout prix que McCain soit \u00e9lu, par cons\u00e9quent Effectivement, ni le pass\u00e9 ni le futur n&rsquo;ont plus d&rsquo;importance, ni les catastrophes de Bush ni l&rsquo;avenir de l&rsquo;Am\u00e9rique, puisque ce qui importe est ce qui marche maintenant (\u00ab<em>the past does not exist. What matters is what works now<\/em>\u00bb). Tous les probl\u00e8mes que conna\u00eet l&rsquo;Am\u00e9rique, toutes les crises auxquelles est confront\u00e9e l&rsquo;Am\u00e9rique ne sont pas simplement ni\u00e9s, plus simplement ils n&rsquo;existent pas. Tout cela ne fait pas partie de \u00ab[w]<em>hat <\/em>[] <em>works now<\/em>\u00bb. Il n&rsquo;est pas question de modifier la <em>narrative<\/em> \u00e9lectorale pour si peu. La campagne r\u00e9crit le pass\u00e9, invente le futur et s&rsquo;occupe du pr\u00e9sent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn dira bien entendu que cette situation est partout peu ou prou pr\u00e9sente dans les d\u00e9mocraties de l&rsquo;Ouest. Cela est normal puisque l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et l&rsquo;uniformit\u00e9 du syst\u00e8me tendent \u00e0 se renforcer \u00e0 mesure que les \u00e9v\u00e9nements font pression sur lui, comme on resserre les rangs au moment du plus grand danger. Mais le cas US est sp\u00e9cifique et extr\u00eame \u00e0 la fois et il nous offre, en avance sur tous les autres, le spectacle de la fin des temps interpr\u00e9t\u00e9 en une campagne \u00e9lectorale de la d\u00e9mocratie triomphante. La chose est d&rsquo;autant plus tonifiante et spectaculaire qu&rsquo;elle intervient alors que la situation est extr\u00eamement tendue, que la politique des USA est en crise profonde, comme la situation int\u00e9rieure. La r\u00e9action du syst\u00e8me, sous la forme dans ce cas de la m\u00e9canique \u00e9lectorale, est de verrouiller de plus en plus fermement tous les relais de sa dynamique pour les contr\u00f4ler, et d&#8217;emp\u00eacher \u00e0 tout prix tout changement important.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tReste-t-il l&rsquo;hypoth\u00e8se ultime d&rsquo;une r\u00e9volte d&rsquo;un candidat, notre <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_amer_inconvenient_de_la_nudite_du_roi.html?\" class=\"gen\">hypoth\u00e8se gorbatch\u00e9vienne<\/a>, qui pourrait exister autant durant la campagne qu&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9lection? On comprendra que nous soyons conduits \u00e0 lui faire la part de moins en moins belle, dans tous les cas dans la situation pr\u00e9sente et m\u00eame si elle subsiste. On en revient au constat classique qu&rsquo;elle ne pourrait se manifester que par surprise, en cas de crise brutale et d\u00e9stabilisante, entra\u00eenant une r\u00e9action imm\u00e9diate et incontr\u00f4l\u00e9e du pouvoir qui imposerait des d\u00e9cisions avec un certain caract\u00e8re d&rsquo;irr\u00e9versibilit\u00e9. En attendant, force est de constater que le syst\u00e8me a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 au moins momentan\u00e9ment le contr\u00f4le de la situation, apr\u00e8s une campagne des primaires particuli\u00e8rement agit\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le troisi\u00e8me larron 1er septembre 2008 Obama a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 candidat dans une atmosph\u00e8re de liesse trop arrang\u00e9e pour restituer la densit\u00e9 et la qualit\u00e9 de la fi\u00e8vre de la campagne des primaires. Signe de la chose, cette convention ne lui apport\u00e9 aucun avantage dans les sondages. 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