{"id":70156,"date":"2008-09-02T12:30:36","date_gmt":"2008-09-02T12:30:36","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/02\/crise-troisieme-phase\/"},"modified":"2008-09-02T12:30:36","modified_gmt":"2008-09-02T12:30:36","slug":"crise-troisieme-phase","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/02\/crise-troisieme-phase\/","title":{"rendered":"Crise, troisi\u00e8me phase"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Crise, troisi\u00e8me phase<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t2 septembre 2008  L&rsquo;Europe s&rsquo;est r\u00e9unie hier \u00e0 Bruxelles et cette r\u00e9union ne fut pas inutile. L&rsquo;Europe s&rsquo;y est montr\u00e9e \u00e0 la fois suffisamment divis\u00e9e et suffisamment contrainte \u00e0 un arrangement entre ses membres pour nous signaler que la situation est grave et qu&rsquo;on commence \u00e0 mesurer la chose. L&rsquo;esp\u00e8ce d&rsquo;unit\u00e9 qu&rsquo;a montr\u00e9e l&rsquo;Europe hier n&rsquo;est pas un signe de sant\u00e9 mais un signe de l&rsquo;extr\u00eame gravit\u00e9 de la situation, telle qu&rsquo;elle est de plus en plus nettement per\u00e7ue par les Europ\u00e9ens. Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-desarroi_schizophrenique.html\" class=\"gen\">d\u00e9sarroi schizophr\u00e9nique<\/a> a laiss\u00e9 place \u00e0 une anxi\u00e9t\u00e9 sous-jacente qui est la mesure de cette situation. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette rencontre marque une nouvelle phase de la crise pour l&rsquo;Europe. Dans ce pour l&rsquo;Europe, il y a le constat d&rsquo;une circonstance tr\u00e8s sp\u00e9cifique et remarquable, que certains jugeraient \u00eatre une calamit\u00e9 pour l&rsquo;Europe (encore cette expression) tandis que d&rsquo;autres jugeraient qu&rsquo;elle pourrait \u00eatre une opportunit\u00e9 pour elle (pour l&rsquo;Europe) au cur de la crise catastrophique en cours. La circonstance sp\u00e9cifique de la situation est d\u00e9finie <strong>fondamentalement<\/strong> par l&rsquo;absence diplomatique des USA,  l&rsquo;absence m\u00eame de vie, de mouvement diplomatique, comme l&rsquo;on dirait d&rsquo;une chose inerte, fondamentalement indiff\u00e9rente, avec quelques r\u00e9flexes agressifs de sa pathologie courante. Cette situation \u00e9tait d\u00e9nonc\u00e9e avec sa vivacit\u00e9 coutumi\u00e8re par Madeleine Albright dans une interview au <em>Spiegel<\/em> cit\u00e9e le  <a href=\"http:\/\/afp.google.com\/article\/ALeqM5jKGyvl-wPdH2pItbNf_eGOGEWdkw\" class=\"gen\">31 ao\u00fbt<\/a> par AFP; Albright y fustige l&rsquo;inaction US sans pour autant abandonner sa rh\u00e9torique maximaliste, type <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_neo-neocons.html\" class=\"gen\">n\u00e9o-neocon<\/a>, bien au contraire,  ce qui montre bien que nous sommes au niveau de la m\u00e9thode diplomatique (ou non-m\u00e9thode, disons) et non des choix diplomatiques:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Former secretary of state Madeleine Albright has blasted the current US administration&rsquo;s handling of the Georgia crisis, saying her first move would have been to travel to Russia for talks.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In an interview with the online service of German news weekly Der Spiegel Sunday, Albright said she would have criticised the Russian military surge into Georgia and recognition of two Georgian rebel enclaves but reassured Moscow over its security fears.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>I would have gone straight to Moscow, unlike the current Secretary of State Condoleezza Rice, she said, in remarks printed in German. I would have told the Russians in no uncertain terms that this behaviour is unacceptable. At the same time, I would have assured them that there is no threat at their borders.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette nouvelle phase ouverte hier est la troisi\u00e8me de la crise. La premi\u00e8re eut lieu d\u00e8s l&rsquo;origine, avec <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_inevitable_french_touch_.html\" class=\"gen\">la France<\/a> saisissant l&rsquo;initiative, et beaucoup plus selon une politique nationale qu&rsquo;une politique europ\u00e9enne. La France agissait au nom de l&rsquo;Europe mais elle agissait en tant que telle, et c&rsquo;est en tant que telle qu&rsquo;elle r\u00e9ussit dans cette premi\u00e8re phrase \u00e0 n\u00e9gocier un cessez-le-feu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa seconde phase fut ouverte, naturellement, avec l&rsquo;intervention les 16-17 ao\u00fbt des USA (Rice \u00e0 Tbilissi),  naturellement puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit des USA, puisque cette intervention aboutit finalement \u00e0 un gel de la diplomatie, l\u00e0 o\u00f9 elle se trouvait, avec l&rsquo;accord de cessez-le-feu tardant \u00e0 \u00eatre respect\u00e9, tandis que l&rsquo;action se transposait \u00e0 l&rsquo;Ouest avec la r\u00e9union de l&rsquo;OTAN du 19 ao\u00fbt qui permit de faire entendre en coulisses quelques paroles martiales. Dans ce cas, l&rsquo;action diplomatique constructive \u00e9tait paralys\u00e9e et l&rsquo;on versa effectivement dans la d\u00e9claration d&rsquo;intention, dans la critique s\u00e9v\u00e8re \u00e0 l&rsquo;ombre des salons d&rsquo;Evere, dans le froncement de sourcil moralisateur, dans le d\u00e9ploiement de la parole martiale et ainsi de suite. Ce fut l\u00e0, pour l&rsquo;Europe, ce que nous avons nomm\u00e9 la phase <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-desarroi_schizophrenique.html\" class=\"gen\">schizoph\u00e9rique<\/a>,  dont on pourrait penser qu&rsquo;elle laisserait place depuis hier \u00e0 une nouvelle phase.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes deux phases sont tr\u00e8s justement, tr\u00e8s judicieusement rapport\u00e9es et caract\u00e9ris\u00e9es par Mary Dejevsky, dans <MI>The Independent<DW> de ce  <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/opinion\/commentators\/mary-dejevsky\/mary-dejevsky-the-destructive-prejudices-of-europes-new-members-915625.html\" class=\"gen\">jour<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In fact, the EU&rsquo;s first moves were positive, as international responses go. The French presidency of the EU placed the onus on Nicolas Sarkozy and his foreign minister, Bernard Kouchner, to react in the name of Europe. Exhibitionist and interventionist politicians both, they made an admirably prompt start, exchanging their sacrosanct August holidays for a few rounds of shuttle diplomacy. Within days there was a six-point agreement, validated by the signatures of both sides. It was a promising start: a single message, activist diplomacy, and a realistic awareness of what was possible on the ground.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>At which point everything fell apart, and a head of steam built up once again behind the rhetoric  except that this time it was not just Russia and Georgia doing the shouting, but their respective cheerleaders, which meant pretty much everyone against the Russians. And the EU voice of reason, as exemplified by the mediators, M. Sarkozy and M. Kouchner, was progressively drowned out by a different and more diffuse argument: not the small question of how to solve the problem of South Ossetia, but the big question of what to do about Russia.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa troisi\u00e8me phase, commenc\u00e9e hier, est \u00e9videmment marqu\u00e9e par le retour de la diplomatie active, avec la mission de Sarkozy (avec Barroso dans ses bagages) \u00e0 Moscou et \u00e0 Tbilissi, le 8 septembre. On s&rsquo;engage \u00e0 partir d&rsquo;assurances donn\u00e9es par Medvedev \u00e0 Sarkozy, au t\u00e9l\u00e9phone avant-hier (assurance sur l&rsquo;application compl\u00e8te des six points du cessez-le-feu par la Russie). Bien entendu, aucune garantie de rien dans cette tentative (ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que Medvedev fait une telle promesse) mais le constat par ailleurs qu&rsquo;il n&rsquo;y a gu\u00e8re de choix.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Europe est plus seule qu&rsquo;elle ne croit<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous retenons trois points de cette r\u00e9union et autour de cette r\u00e9union, qui doivent permettre d&rsquo;appr\u00e9cier l&rsquo;\u00e9tat de la situation de la crise du c\u00f4t\u00e9 occidental.  Le premier point est que l&rsquo;unit\u00e9 europ\u00e9enne est apparue effective lundi \u00e0 Bruxelles, et que c&rsquo;est l&rsquo;unit\u00e9 la plus solide possible compte tenu des circonstances parce qu&rsquo;elle met notamment les irresponsables maximalistes (les Britanniques et les pays de l&rsquo;Est) plut\u00f4t sur la d\u00e9fensive. Cette unit\u00e9 est celle de la peur devant l&rsquo;\u00e9largissement et l&rsquo;extension de la crise. Malgr\u00e9 les oppositions stridentes et les anath\u00e8mes anti-russes, ce qui commence \u00e0 appara\u00eetre est une mesure de la gravit\u00e9 de la situation. Personne ne peut proposer d&rsquo;alternative valable \u00e0 la n\u00e9gociation parce que personne n&rsquo;a les moyens ni les id\u00e9es d&rsquo;une alternative qui devrait n\u00e9cessairement \u00eatre un durcissement concret,  les moyens pour cette voie du durcissement devant commencer par l&rsquo;existence d&rsquo;un <em>background<\/em> s\u00e9rieux, c&rsquo;est-\u00e0-dire la disposition d&rsquo;un nombre respectable de divisions blind\u00e9es du type classique en position en Europe, pouvant \u00e9ventuellement faire face \u00e0 la Russie. Personne ne dispose de ces choses puisque tout le monde en \u00e9tait, hier encore, \u00e0 gratter ses fonds de tiroir pour trouver des contingents de quelques centaines d&rsquo;hommes \u00e0 envoyer en Afghanistan. Cette situation p\u00e8se d&rsquo;un poids de plus en plus lourd, et elle p\u00e8serait d&rsquo;un poids affreusement lourd si la politique passait au niveau de la confrontation entre l&rsquo;Europe et la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe deuxi\u00e8me point est au niveau du langage et des pr\u00e9occupations affich\u00e9es. On en reste essentiellement \u00e0 la question du cessez-le-feu qui doit \u00eatre appliqu\u00e9 dans tous ses points, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation d&rsquo;une riposte disproportionn\u00e9e (des Russes) qu&rsquo;il faut effacer par un respect complet du cessez-le-feu, et on ne parle pas trop de la reconnaissance de l&rsquo;Oss\u00e9tie du Sud et de l&rsquo;Abkhazie par la Russie. Ce dernier point est en effet un point autobloquant, une difficult\u00e9 consid\u00e9rable qu&rsquo;on fait passer au second plan, qu&rsquo;on tend aujourd&rsquo;hui \u00e0 minimiser en attendant des jours meilleurs. Effectivement, si cette question de la reconnaissance vient (ou revient) au premier plan, position qu&rsquo;elle devrait effectivement occuper, plus rien n&rsquo;est possible tant que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre ne c\u00e8de pas compl\u00e8tement, ce qui interdit toute possibilit\u00e9 de dialogue et de n\u00e9gociation dans la situation actuelle. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe troisi\u00e8me point important, d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9, est celui de la situation des USA, tout entier absorb\u00e9s par la campagne \u00e9lectorale, circonstance qui s&rsquo;ajoute \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une administration affaiblie et erratique. Par ailleurs, on sait que cette administration ne con\u00e7oit l&rsquo;action dans cette crise (comme dans toute autre au reste, le mod\u00e8le est d\u00e9sormais connue) que par une politique de provocation qui marque \u00e0 la perfection son irresponsabilit\u00e9 et sa conception du tout ou rien, du qui n&rsquo;est pas avec nous est contre nous et ainsi de suite. Par ailleurs, cette inaction et cette absence, hormis un voyage de Cheney dans la r\u00e9gion pour faire monter la tension et quelques navires de l&rsquo;U.S. Navy en Mer Noire pour faire monter la tension (<em>bis<\/em>), \u00e9clairent une fois de plus les tensions \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de direction US (avec les militaires comme \u00e9l\u00e9ment <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-en_mer_noire_mullen_a_la_barre.html\" class=\"gen\">freinant<\/a> les initiatives de provocation).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes esprits courts et sentimentaux seraient prompts \u00e0 voir dans cette attitude des USA un accident (administration affaiblie, campagne pr\u00e9sidentielle) l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y a que l&rsquo;extr\u00eame d&rsquo;une attitude unilat\u00e9raliste, m\u00eame dans un cadre multilat\u00e9ral, qui est d\u00e9sormais la caract\u00e9ristique imprescriptible de la politique am\u00e9ricaniste. Les USA ne peuvent plus, aujourd&rsquo;hui, se sortir de leur vision autiste et arrogante du monde, vivant sur leurs illusions d&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie absolue et refusant absolument d&rsquo;int\u00e9grer la le\u00e7on de tous les revers subis ces derni\u00e8res ann\u00e9es,  ignorant d&rsquo;ailleurs ce qu&rsquo;est une le\u00e7on pour un <em>corpus<\/em> d&rsquo;action et de pens\u00e9e si parfait qu&rsquo;est le comportement am\u00e9ricaniste. Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre \u00e0 en attendre. Les Europ\u00e9ens sont, face \u00e0 la Russie, plus seuls qu&rsquo;ils ne croient.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn point annexe concerne les situations institutionnelles et fondamentales des divers composants de l&rsquo;Europe. Parmi les trois grands europ\u00e9ens, ceux qui peuvent donner une impulsion cons\u00e9quente, force est de constater qu&rsquo;il ne reste que la France \u00e0 avoir la capacit\u00e9 de retrouver la voie de normes diplomatiques acceptables, malgr\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat o\u00f9 elle se trouve par ailleurs, malgr\u00e9 la m\u00e9diocrit\u00e9 courante de sa direction. Le Royaume-Uni est enferm\u00e9 dans une situation qui marie \u00e9trangement l&rsquo;impuissance d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qui est la cons\u00e9quence de l&rsquo;adoption servile de toutes les prescriptions am\u00e9ricanistes (autant financi\u00e8res et \u00e9conomiques que politiques et militaires), et l&rsquo;\u00e9go\u00efsme irresponsable des p\u00e9riodes isolationnistes de son histoire. L&rsquo;Allemagne est divis\u00e9e entre une tendance de semi-conciliation avec langage dur (les chr\u00e9tiens-d\u00e9mocrates de la chanceli\u00e8re) et une tendance conciliatrice (celle du SPD et du ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res); le r\u00e9sultat est une paralysie chronique puisqu&rsquo;on ne peut pas se pr\u00e9cipiter \u00e0 Moscou mais qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question de rompre avec Moscou. Reste donc <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_inevitable_french_touch_.html\" class=\"gen\">la France<\/a>, qui garde une structure politique administrative efficace compar\u00e9e aux normes occidentales, des r\u00e9flexes ind\u00e9pendants qui sont compl\u00e8tement \u00e9trangers \u00e0 tout autre pays europ\u00e9en, donc une capacit\u00e9 d&rsquo;analyse propre et la compr\u00e9hension instinctive et historique, ou instinctive parce qu&rsquo;historique, de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la diplomatie. Cela lui permet d&rsquo;analyser vite une situation et d&rsquo;agir \u00e0 mesure, avec \u00e0 l&rsquo;esprit la n\u00e9cessit\u00e9 de la diplomatie et du dialogue, sans r\u00e9duire sa pens\u00e9e \u00e0 des slogans. De l\u00e0 \u00e0 dire que cela (l&rsquo;initiative franco-europ\u00e9enne) suffira, il y a un monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effet, il n&rsquo;y a l\u00e0 que des constats et nulle promesse. En face, il y a la Russie, et ce n&rsquo;est pas rien, en tant que poids comme en tant qu&rsquo;\u00e9nigme diplomatique. Durant les deux phases signal\u00e9es plus haut, la Russie n&rsquo;a pas ch\u00f4m\u00e9. Sa duret\u00e9 extr\u00eame peut \u00eatre conceptuelle (selon des hypoth\u00e8ses de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_enigme_russe.html\" class=\"gen\">rupture<\/a> que nous avons <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_enigme_suite_fortissimo.html \" class=\"gen\">\u00e9voqu\u00e9es<\/a>), tactique (si les Russes cherchent \u00e0 diviser les Europ\u00e9ens, selon leur tactique habituelle) ou accidentelle (par exemple, selon l&rsquo;hypoth\u00e8se de certains <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-une_incertitude_de_plus_les_rapports_entre_l_armee_russe_et_le_kremlin_02_09_2008.html\" class=\"gen\">dysfonctionnements<\/a> entre la direction politique et l&rsquo;arm\u00e9e),  ou les trois \u00e0 la fois, pour arranger le tout. L&rsquo;\u00e9nigme est plus \u00e9nigmatique que jamais. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Crise, troisi\u00e8me phase 2 septembre 2008 L&rsquo;Europe s&rsquo;est r\u00e9unie hier \u00e0 Bruxelles et cette r\u00e9union ne fut pas inutile. L&rsquo;Europe s&rsquo;y est montr\u00e9e \u00e0 la fois suffisamment divis\u00e9e et suffisamment contrainte \u00e0 un arrangement entre ses membres pour nous signaler que la situation est grave et qu&rsquo;on commence \u00e0 mesurer la chose. 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