{"id":70196,"date":"2008-09-17T12:53:05","date_gmt":"2008-09-17T12:53:05","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/17\/une-campagne-au-vent-des-crises\/"},"modified":"2008-09-17T12:53:05","modified_gmt":"2008-09-17T12:53:05","slug":"une-campagne-au-vent-des-crises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/17\/une-campagne-au-vent-des-crises\/","title":{"rendered":"Une campagne au vent des crises"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Une campagne au vent des crises<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t17 septembre 2008  D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, les effets du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-un_lundi_vert_de_gris_15_09_2008.html\" class=\"gen\">lundi vert de gris<\/a> se font sentir sur la campagne \u00e9lectorale US. Les candidats sont pris dans les effets de la crise, soumis \u00e0 la question \u00e0 cet \u00e9gard. Aussit\u00f4t, ils jurent que rien ne les pr\u00e9occupent plus que la situation financi\u00e8re et \u00e9conomique des USA. Il y a quinze jours, rien ne les pr\u00e9occupait plus que le situation en G\u00e9orgie et ils nous instruisaient sur leur capacit\u00e9 \u00e0 rench\u00e9rir sur la menace de riposte, sur la fa\u00e7on de mettre la Russie \u00e0 raison et ainsi de suite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSelon les commentateurs, c&rsquo;est McCain qui est perdant dans cette nouvelle embard\u00e9e et les d\u00e9mocrates esp\u00e8rent qu&rsquo;ils vont ainsi se d\u00e9barrasser de l&rsquo;effet Palin qui leur cause tant de soucis. Tom Baldwin, du <em>Times<\/em> de Londres, rapporte la chose de cette fa\u00e7on, <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/news\/world\/us_and_americas\/us_elections\/article4769797.ece\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>John McCain embarked on a desperate  but defiant  damage-control exercise yesterday as he sought to justify his claim that despite violent convulsions in America&rsquo;s financial markets the fundamentals of our economy are strong.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>His Democratic rival has pounced on the comment as proof that the 72-year-old Republican nominee is out of touch not only with the plight of investors on Wall Street, but also the pain of homeowners and workers on Main Street. Barack Obama released an advertisement that quoted Mr McCain&rsquo;s remark no less than three times, spliced with headlines such as Lehman Brothers Collapses, Markets In Turmoil and Foreclosures at 9,800 A Day. It asked how can he fix our economy if he doesn&rsquo;t understand it&rsquo;s broken?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr McCain appeared on six morning TV shows, saying that what he meant was that the fundamental of our economy is the American worker. He added: They have been betrayed by a casino on Wall Street of greed, corruption and excess that has damaged their futures. Mr McCain called for an inquiry modelled on the 9\/11 Commission to find out what happened as he alleged that the old-boy network and corruption in Washington is involved. He added: I know how to fix it.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, les strat\u00e8ges de l&rsquo;\u00e9quipe Obama semblent se r\u00e9jouir (?) de la crise de Wall Street et de ses effets. Ils estiment qu&rsquo;elle met un terme \u00e0 la popularit\u00e9 tr\u00e8s dommageable pour Obama de la co-listi\u00e8re de McCain, en ramenant l&rsquo;attention sur McCain lui-m\u00eame et, par cons\u00e9quent, en renouvelant une vision critique de l&rsquo;\u00e9quipe r\u00e9publicaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>His<\/em> [Obama&rsquo;s]  <em>team believed that they<\/em> [the Republicans] <em>have been vindicated by events after spending more than a fortnight struggling to gain traction with a message focused on the gathering economic storm when voters were fixated on Mr McCain&rsquo;s running-mate, Sarah Palin. Senior Democrats believe that the Palin phenomenon is fading and that this week will be seen as a turning point with the spotlight returning to Mr McCain and the failures of President Bush.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;optimiste d\u00e9mocrate est-il justifi\u00e9? Optimisme est un curieux mot dans la circonstance d&rsquo;une crise de cette dimension catastrophique, pourtant il a toute sa place pour d\u00e9crire ces commentaires. Le plus \u00e9tonnant est qu&rsquo;il n&rsquo;est peut-\u00eatre pas injustifi\u00e9, qu&rsquo;il se pourrait effectivement que, disons, l&rsquo;effet Lehman Brothers supplante l&rsquo;effet Palin. La chose tient \u00e0 la fa\u00e7on dont l&rsquo;\u00e9quipe r\u00e9publicaine r\u00e9agira et, surtout, dans la fa\u00e7on dont se comportera naturellement la candidate Sarah Palin,  savoir si elle saura, elle, conserver le dynamisme qu&rsquo;elle a suscit\u00e9 autour d&rsquo;elle avec son apparition sur la sc\u00e8ne politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est un probl\u00e8me int\u00e9ressant de tactique. Ce n&rsquo;est certainement pas un probl\u00e8me fondamental, et nous ne nous y attarderons pas car il n&rsquo;y a pas grand&rsquo;chose de plus \u00e0 en dire. Le commentaire doit surtout porter sur les \u00e9v\u00e9nements ainsi d\u00e9crits.<\/p>\n<h3>Une premi\u00e8re depuis 1952<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t En effet, que les d\u00e9mocrates puissent parler d&rsquo;un <em>turning point<\/em> (disons: un tournant d\u00e9cisif) \u00e0 propos de Palin (\u00ab<em>Senior Democrats believe that the Palin phenomenon is fading and that this week will be seen as a turning point<\/em>\u00bb), alors que Palin repr\u00e9sente elle-m\u00eame un <em>turning point<\/em> depuis le 29 ao\u00fbt,  quel rythme, quelle chevauch\u00e9e! Tout cela, \u00e9videmment, sans la moindre substance de rien, sans que rien n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 dit ni sugg\u00e9r\u00e9 d&rsquo;essentiel et de fondamental sur quoi que ce soit. Notamment, depuis l&rsquo;effondrement de Lehman Brothers et le possible <em>turning point<\/em>, rien, strictement dit, qui importe et puisse appara\u00eetre comme novateur n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 dit par l&rsquo;un ou l&rsquo;autre (Obama et McCain) sur la crise financi\u00e8re dont on vous dit, entre deux whiskies, qu&rsquo;elle est peut-\u00eatre pire que 1929 et qu&rsquo;elle repr\u00e9sente peut-\u00eatre un des derniers soubresauts avant l&rsquo;effondrement du syst\u00e8me. Passons \u00e0 autre chose<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est une litote de dire que cette campagne n&rsquo;a aucune substance. En fait, on se demande comment elle pourrait avoir la moindre substance, m\u00eame si elle \u00e9tait s\u00e9rieuse, dans les r\u00e8gles contraintes o\u00f9 elle est oblig\u00e9e d&rsquo;intervenir, o\u00f9 les <em>turning point<\/em> dans le domaine des communications succ\u00e8dent aux <em>turning point<\/em> dans le m\u00eame domaine. Le gouverneur encore muscl\u00e9 de Californie Arnold Schwarzenegger disait la semaine derni\u00e8re au <em>Spiegel<\/em> qu&rsquo;aux USA, les campagnes \u00e9lectorales ne sont jamais \u00ab<em>about the issues<\/em>\u00bb (\u00e0 propos des grands dossiers politiques) Le comble est que cette v\u00e9rit\u00e9 habituelle est peut-\u00eatre fausse, comme le montre apr\u00e8s tout l&rsquo;effet Lehman Brothers selon les d\u00e9mocrates. La fortune des deux \u00e9quipes suit tout de m\u00eame les <em>issues<\/em>, sans y comprendre grand&rsquo;chose ni dire quoi que ce soit qui importe, mais en \u00e9tant tout de m\u00eame oblig\u00e9es de s&rsquo;y impliquer \u00e0 cause de l&rsquo;importance de ces <em>issues<\/em> et de l&rsquo;atonie de l&rsquo;administration.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;effet Lehman Brothers est l\u00e0 pour nous sugg\u00e9rer cette remarque. Depuis plusieurs mois, la campagne pr\u00e9sidentielle US joue au yo-yo en \u00e9tant forc\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements de revenir sur tel ou tel dossier apr\u00e8s l&rsquo;avoir repouss\u00e9 comme trop embarrassant, et particuli\u00e8rement la situation \u00e9conomique au sens le plus large (y compris la d\u00e9route financi\u00e8re). Les candidats n&rsquo;aiment pas du tout ce th\u00e8me. (On ne cessera jamais de s&rsquo;\u00e9bahir litt\u00e9ralement que cette remarque vaille malgr\u00e9 tout pour Obama \u00e9galement, alors que ce th\u00e8me-l\u00e0 est la clef, pour lui, de la seule vraie possibilit\u00e9 d&rsquo;une victoire incontestable. Qu&rsquo;il ne parvienne pas, dans l&rsquo;hypoth\u00e8se <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_amer_inconvenient_de_la_nudite_du_roi.html\" class=\"gen\">acceptable<\/a> o\u00f9 il le voudrait, \u00e0 s&rsquo;en emparer, y compris contre les vux du parti d\u00e9mocrate ou de son service de communication, nous en dit malheureusement beaucoup sur ses capacit\u00e9s \u00e0 s&rsquo;imposer.) Qu&rsquo;importe, la chose (la crise g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me) revient constamment sur le chemin de la campagne \u00e9lectorale et des candidats, par les crises successives, ou disons les soubresauts (il y a eu au moins trois soubresauts majeurs de la crise financi\u00e8re depuis janvier, sinon quatre). Le ph\u00e9nom\u00e8ne est un peu comme le fameux sparadrap dont le capitaine Haddock ne parvient pas \u00e0 se d\u00e9barrasser, et nous choisissons \u00e0 dessein cette image pour illustrer la d\u00e9rision de cette situation au regard de l&rsquo;enjeu colossal qu&rsquo;elle recouvre. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn est oblig\u00e9 de conclure que, pour l&rsquo;instant, les candidats ne font, dans ce qu&rsquo;il y a de s\u00e9rieux dans leur entreprise, que de se battre contre la r\u00e9alit\u00e9 qui est que le syst\u00e8me dans son entier vacille et tremble sur ses bases. Ils pr\u00e9f\u00e8rent, selon les consignes implicites du conformisme, les joutes personnelles assorties de coups fourr\u00e9s divers sur les sujets les plus futiles. On pourrait donc dire qu&rsquo;ils sont en action, aujourd&rsquo;hui, pour compl\u00e9ter le travail de communication de l&rsquo;administration et du Congr\u00e8s, qui est l&rsquo;essentiel de l&rsquo;action politique aujourd&rsquo;hui; ce travail de communication ayant pour dessein de dissimuler \u00e0 tout prix ce qu&rsquo;on per\u00e7oit vaguement de gravit\u00e9 extraordinaire dans le destin chancelant du syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPourtant, ils ne parviennent pas \u00e0 remplir leur mission parce que les \u00e9v\u00e9nements sont beaucoup, beaucoup plus rapides que la p\u00e2le classe politique qui nous sert de direction. Le r\u00e9sultat pourrait \u00eatre \u00e9tonnant dans cette \u00e9lection qui est exceptionnelle <em>per se<\/em>, notamment dans cette volont\u00e9 d&rsquo;\u00e9viter les v\u00e9ritables questions de fond; cette \u00e9lection \u00e9galement exceptionnelle dans un autre domaine, celui des liens avec l&rsquo;administration sortantes,  une premi\u00e8re <strong>depuis 1952<\/strong>. (C&rsquo;est la premi\u00e8re fois depuis 1952 que les deux candidats sont formellement ind\u00e9pendants de l&rsquo;administration en place. Depuis cette \u00e9lection de 1952,  le r\u00e9publicain Dwight D. Eisenhower contre le d\u00e9mocrate Adla\u00ef Stevenson, [alors gouverneur de l&rsquo;Illinois, tiens, le m\u00eame Etat dont Obama est s\u00e9nateur]  il y a toujours eu l&rsquo;un des deux candidats qui \u00e9tait soit le pr\u00e9sident sortant, soit le vice-pr\u00e9sident sortant.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qu&rsquo;on remarque, c&rsquo;est que, face \u00e0 une administration Bush \u00e0 la d\u00e9rive et un pr\u00e9sident notablement indiff\u00e9rent \u00e0 des affaires (la crise financi\u00e8re, la G\u00e9orgie) qui n&rsquo;ont rien \u00e0 voir avec son aventure irakienne, les deux candidats sont contraints \u00e0 prendre le devant de la sc\u00e8ne pour des prises de position, comme s&rsquo;ils parlaient chacun, d\u00e9j\u00e0, au nom de leur future administration; comme s&rsquo;ils \u00e9taient sans lien, ni de soutien ni critique, avec cette administration, cela facilit\u00e9 par le cas sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis 1952 soulign\u00e9 plus haute. Ces interventions sont bien plus nombreuses qu&rsquo;il est de coutume dans les campagnes pr\u00e9sidentielles US, o\u00f9 les candidats parlent en g\u00e9n\u00e9ral du pass\u00e9 inspirateur du futur (pour le candidat qui vient de l&rsquo;administration ou en est proche) et du futur en rupture avec le pass\u00e9 (pour le candidat du parti adverse). Ce fut remarquable avec la G\u00e9orgie, \u00e7a l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui avec la crise financi\u00e8re. Bien s\u00fbr, la chose leur est impos\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements, mais cela suffit amplement pour les occuper, m\u00eame contre leur gr\u00e9. M\u00eame s&rsquo;ils cherchent par tous les moyens \u00e0 \u00e9viter les grands dossiers, ils y sont tout de m\u00eame impliqu\u00e9s de la fa\u00e7on la plus d\u00e9favorable, en y \u00e9tant contraints, en se pronon\u00e7ant dans le sens le plus conforme, g\u00e9n\u00e9ralement selon les lignes de la politiques US que suit l&rsquo;administration Bush plus qu&rsquo;elle ne la dirige, presque par automatisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe r\u00e9sultat pourrait \u00eatre un curieux effet de fatigue politique des deux candidats, chacun d&rsquo;eux \u00e9tant us\u00e9 du point de vue politique avant m\u00eame l&rsquo;\u00e9lection, et le vainqueur allant \u00e0 la Maison-Blanche, dans cet \u00e9tat, comme s&rsquo;il n&rsquo;apportait rien de nouveau puisqu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 \u00e0 se prononcer dans le sens conformiste sur les grandes crises pendant la campagne,  et m\u00eame, conduit et press\u00e9 par ce pr\u00e9c\u00e9dent de la campagne, \u00e0 n&rsquo;y rien changer. Le r\u00e9sultat ne serait pas la poursuite de la politique US <em>as usual<\/em> mais la poursuite du d\u00e9sordre US <em>as usual<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une campagne au vent des crises 17 septembre 2008 D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, les effets du lundi vert de gris se font sentir sur la campagne \u00e9lectorale US. Les candidats sont pris dans les effets de la crise, soumis \u00e0 la question \u00e0 cet \u00e9gard. Aussit\u00f4t, ils jurent que rien ne les pr\u00e9occupent plus que la&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[6120,3878,2744,4063,6208,7750,4134,4654,3014],"class_list":["post-70196","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-campagne","tag-conformisme","tag-eisenhower","tag-mccain","tag-obama","tag-palin","tag-presidentielle","tag-stevenson","tag-systeme"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70196"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70196\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}