{"id":70214,"date":"2008-09-22T09:15:54","date_gmt":"2008-09-22T09:15:54","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/22\/notes-autour-de-lapocalypse\/"},"modified":"2008-09-22T09:15:54","modified_gmt":"2008-09-22T09:15:54","slug":"notes-autour-de-lapocalypse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/22\/notes-autour-de-lapocalypse\/","title":{"rendered":"Notes autour de l&rsquo;apocalypse"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Notes autour de l&rsquo;apocalypse<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tPour ces quelques notes sur la semaine de crise du 15 septembre 2008, commen\u00e7ons par une observations qui nous renvoie aux temps b\u00e9nis o\u00f9 l&rsquo;on croyait encore au socialisme,  moins anachroniques qu&rsquo;on pourrait croire, apr\u00e8s tout. Ministre du commerce dans le gouvernement bolch\u00e9vique, le fr\u00e8re de Kroupska\u00efa, femme de Vladimir Illitch Oulianov, dit L\u00e9nine, disait en 1918 de son beau-fr\u00e8re : \u00ab<em>Volodia est tr\u00e8s intelligent, mais c&rsquo;est surprenant le nombre de sottises qu&rsquo;il peut dire<\/em>\u00bb. Ainsi en est-il en g\u00e9n\u00e9ral, dans notre modernit\u00e9, de l&rsquo;intelligence en place, reconnue et b\u00e9nie. Ainsi en est-il de nombre de commentaires sur la crise, apr\u00e8s le ouf de vendredi dernier (19 septembre). Ainsi en est-il de la ministre des finances, affirmant avec assurance, comme si le fait de n&rsquo;avoir rien vu venir lui donnait qualification pour reconna\u00eetre mieux qu&rsquo;aucun autre ce qui est en train de venir, que \u00ab<em>le risque de crise syst\u00e9mique est derri\u00e8re nous<\/em>\u00bb Citant une fois encore l&rsquo;in\u00e9puisable phrase de Montherlant,  conseil \u00e0 la ministre: \u00ab<em>Va jouer avec cette poussi\u00e8re<\/em>.\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPassons aux choses s\u00e9rieuses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les choses s\u00e9rieuses, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9valuation qu&rsquo;on peut faire de l&rsquo;action des dirigeants am\u00e9ricanistes face \u00e0 la crise. Sans surprise, on les d\u00e9crira comme constamment pris par surprise. En un mot, ou en quelques-uns disons: ils n&rsquo;ont rien vu venir, ils n&rsquo;avaient rien pr\u00e9vu, ils ont d\u00e9cid\u00e9 les choses press\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements, le dos au mur, le pistolet sur la tempe.<\/p>\n<h3>Il \u00e9tait moins une, \u00e0 peu pr\u00e8s<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t GW Bush, avec la candeur qui le caract\u00e9rise parfois, n&rsquo;a pas cach\u00e9 cet historique piteux de la crise. Ainsi <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/americas\/bush-launches-700bn-rescue-plan-and-confesses-he-didnt-realise-how-severe-problems-were-936994.html\" class=\"gen\">21 septembre<\/a> nous signale-t-il la chose:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>But, after Friday&rsquo;s heady rises in the US Dow Jones (up 3.4 per cent) and UK FTSE (up 8.8 per cent), President George Bush had some sobering words. He acted so boldly, he said yesterday, only after realising just how severe the problems were.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The President said his first instinct was to let the free markets work. But then he heard from experts who said the problem was so significant and so deep that massive federal help was needed. America&rsquo;s economy is facing unprecedented challenges, and we are responding with unprecedented action, Mr Bush told reporters in the White House rose garden.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les autres acteurs de la crise sont encore plus abrupts, telles que les choses ont transpir\u00e9. Les quelques mots ci-apr\u00e8s nous font saisir l&rsquo;intensit\u00e9 de la crise d&rsquo;une part, l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;urgence et de la pression qui pesaient sur eux, particuli\u00e8rement dans ce moment fondamental entre le jeudi 18 et le vendredi 19 septembre o\u00f9 commen\u00e7a \u00e0 \u00eatre d\u00e9cid\u00e9e la mise en place d&rsquo;un \u00e9norme syst\u00e8me d&rsquo;absorption des dettes pourries.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The Treasury Secretary, Henry Paulson, and Federal Reserve Chairman Ben Bernanke used even stronger words. They met congressional leaders on Thursday night, after which Senator Charles Schumer of New York said: When I heard his description of what might happen to our economy if we failed to act, I gulped. And a congressional aide on a telephone conference call between the Federal Reserve, Treasury and lawmakers said that Mr Bernanke issued a stark warning: If Congress doesn&rsquo;t act soon, there will be an economic meltdown.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Panique, panique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t Cela nous conduit \u00e0 revenir sur deux notes que nous avons publi\u00e9es dans notre <em>Bloc-Notes<\/em> des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-on_ne_fait_rien_pour_l_instant_parce_que_no_one_knows_what_to_do__18_09_2008.html\" class=\"gen\">18 septembre<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-en_passant_pres_de_l_apocalypse_20_09_2008.html\" class=\"gen\">20 septembre<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans la premi\u00e8re, qui rendait compte de la situation du 17 septembre aux USA, nous d\u00e9crivions cette \u00e9tonnante circonstance d&rsquo;une direction US envisageant de ne rien faire pendant un certain temps parce que personne ne sait ce qu&rsquo;il faut faire. Dans la seconde, nous rapportions la description frappante de la situation dans les heures qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent la d\u00e9cision du 19 septembre, par Maggy Lake: \u00ab<em>Many experts here in the United States say we were hours away from a run on banks that would have plunged the global economy into depression. Not recession. Depression. And not just the U.S. Make no mistake, there was panic. Money managers with years of experience were telling me they simply did not know what to do, or where to turn. That may explain why the biggest group of free market advocates are embracing the biggest government intervention since the 1930s.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous d\u00e9duisions de cette description, confront\u00e9e \u00e0 la note pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9e, que la direction US ne savait quoi faire apr\u00e8s le sauvetage de la compagnie d&rsquo;assurances AIG, qu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9tait ensuite soudain trouv\u00e9e confront\u00e9e \u00e0 une situation d&rsquo;une telle urgence qu&rsquo;il avait aussit\u00f4t fallu agir. La chose est confirm\u00e9e par ce qui a \u00e9t\u00e9 dit depuis, notamment tel que le rapporte <em>The Independent<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On peut avancer que la m\u00eame situation s&rsquo;\u00e9tait produite deux jours plus t\u00f4t, justement avec l&rsquo;affaire AIG,  lorsque dans les textes cit\u00e9s dans la note du 18 septembre, se glisse cette pr\u00e9cision : \u00ab<em>Senate Majority Leader Harry Reid  who also complained that<\/em> <strong><em>he didn&rsquo;t know<\/em><\/strong> <em>a bailout of AIG was in the works<\/em>\u00bb Il n&rsquo;y a dans ce cas aucune raison pour l&rsquo;administration et pour Bernanke de dissimuler une telle action (rachat de AIG pour $85 milliards), bien au contraire; toutes ces affaires fondamentales se traitent en mode bipartisan, avec le Congr\u00e8s qu&rsquo;on doit tenir inform\u00e9 parce qu&rsquo;il doit \u00eatre pr\u00eat \u00e0 ent\u00e9riner sous forme de lois les d\u00e9cisions de l&rsquo;administration. L&rsquo;explication de bon sens, bien accord\u00e9e avec le reste du r\u00e9cit, est que Bernanke et Paulson ont du prendre la d\u00e9cision concernant AIG en toute urgence, d\u00e9j\u00e0 pris par surprise et press\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<h3>La question du <em>diktat<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous avons estim\u00e9, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_a_tue_le_diktat_20_09_2008.html\" class=\"gen\">20 septembre<\/a>, que la crise a tu\u00e9 le <em>diktat<\/em>. Certains lecteurs <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum-la_crise_a_tue_le_diktat_20_09_2008.html\" class=\"gen\">r\u00e9agissent<\/a> en observant que la chose n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement morte. Il nous semble qu&rsquo;ils confondent souvent <em>diktat<\/em> et dogme.  Le <em>diktat<\/em> (\u00ab<em>ce qui est impos\u00e9<\/em>\u00bb), c&rsquo;est la contrainte intellectuelle et, dans le cas envisag\u00e9, l&rsquo;interdiction de penser autrement que selon le dogme, sous la menace d&rsquo;\u00eatre ostracis\u00e9, ridiculis\u00e9 et mis \u00e0 l&rsquo;index. Il nous semble clairement que ce n&rsquo;est plus le cas aujourd&rsquo;hui, notamment et, \u00e0 notre sens, d\u00e9cisivement, apr\u00e8s la semaine du 15 septembre. Le dogme existe toujours mais le <em>diktat<\/em> qui lui assurait le monopole de la pens\u00e9e a \u00e9t\u00e9 fracass\u00e9, et fracass\u00e9 par ceux-l\u00e0 m\u00eames qui d\u00e9fendaient le dogme, les guerriers du march\u00e9 libre et du n\u00e9o-lib\u00e9ralisme qui ont socialis\u00e9 la structure de l&rsquo;industrie financi\u00e8re US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;\u00e9volution est importante. Cette lib\u00e9ration de l&rsquo;esprit, dans tous les cas en partie, induit la rupture de l&rsquo;unit\u00e9 conformiste impos\u00e9e par le syst\u00e8me. Au niveau institutionnel, elle implique d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 une mise en cause officielle, chez certains, du mod\u00e8le am\u00e9ricain, ce qui accentue le trouble et le d\u00e9sarroi de la ligne conformiste g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<h3>Un mod\u00e8le am\u00e9ricain du d\u00e9sastre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t Mais cette lib\u00e9ration, bien entendu, ne s&rsquo;impose pas pour autant \u00e0 tout le monde. A c\u00f4t\u00e9, la persistance du dogme nous conduit \u00e0 proposer l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;il y aura encore beaucoup d&rsquo;aveuglement devant les soubresauts \u00e0 venir, chez les dirigeants qui restent acquis \u00e0 ce dogme. La crise du 18-19 septembre n&rsquo;a en rien modifi\u00e9 les conceptions dominantes chez ceux qui, \u00e0 Washington, contr\u00f4lent le syst\u00e8me financier globalis\u00e9. Il n&rsquo;y a aucune raison pour qu&rsquo;ils ne montrent pas dans l&rsquo;avenir la m\u00eame incapacit\u00e9 de pr\u00e9voir que celle qu&rsquo;ils ont montr\u00e9 dans la semaine du 15 septembre. Les assurances minist\u00e9rielles sur le risque de la crise syst\u00e9mique d\u00e9sormais derri\u00e8re nous nous font tristement augurer \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les dirigeants am\u00e9ricanistes ont retrouv\u00e9 tout leur allant, en retrouvant leur cher domaine de la technique financi\u00e8re, aussi d\u00e9licieuse et garante de certitudes dans l&rsquo;environnement du d\u00e9sastre affich\u00e9 que dans celui du triomphe illusoire. Autant il y avait un mod\u00e8le am\u00e9ricain du triomphe, autant il y a d\u00e9sormais un mod\u00e8le am\u00e9ricain du d\u00e9sastre avec ce formidable <em>bailout<\/em> de $700 milliards (le chiffre est tellement gros qu&rsquo;il semble donner la m\u00eame ivresse que s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un gain ou d\u00a0\u00bbun investissement,  d&rsquo;ailleurs, on nous convaincra bient\u00f4t qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un investissement). On sent bien cette configuration psychologique,  cette expression, exactement comme on dirait d&rsquo;une m\u00e9canique,  dans les pressions d\u00e9sormais tr\u00e8s fortes de Washington sur le reste du monde, pour que ROW copie la technique US pour comptabiliser et financer le d\u00e9sastre. (Le <em>Guardian<\/em> d&rsquo;<a href=\"\/%3CLIEN=http:\/\/www.guardian.co.uk\/business\/2008\/sep\/22\/wallstreet.marketturmoil\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a>: \u00ab<em>The US treasury is pressing Britain, Japan, Germany and other industrialised nations to copy its $700bn (\u00a3382bn) scheme to bail out the banking industry through a coordinated global plan to patch up the wounded financial system.<\/em>\u00bb) De ce c\u00f4t\u00e9, rien, absolument rien n&rsquo;est chang\u00e9 et l&rsquo;on continue toujours plus fort et toujours plus vite.<\/p>\n<h3>Entr\u00e9e dans la trag\u00e9die historique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous sommes tr\u00e8s attach\u00e9s \u00e0 la classification que nous avons faite, \u00e0 propos de la Grande D\u00e9pression, entre l&rsquo;accident \u00e9conomique (la Grande D\u00e9pression en tant que telle, de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1931 \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e en guerre, et m\u00eame un ou deux ans au-del\u00e0 de la guerre selon certains),  et la trag\u00e9die historique (la menace d\u00e9structurante de d\u00e9sint\u00e9gration de l&rsquo;Am\u00e9rique, de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1931 au printemps 1933, dans les quelques mois qui ont suivi l&rsquo;installation de FDR \u00e0 la Maison-Blanche). Nous pensons que cette transcription en un langage clair de l&rsquo;id\u00e9e fondamentale qui r\u00e9git notre perception de la Grande D\u00e9pression \u00e9claire consid\u00e9rablement le propos, en lui donnant toute sa dimension. C&rsquo;est bien entendu parce que l&rsquo;accident historique a engendr\u00e9, ou d\u00e9clench\u00e9 parall\u00e8lement une trag\u00e9die historique que la Grande D\u00e9pression US est un \u00e9v\u00e9nement fondamental du XX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous pensons que la crise du 15 septembre 2008 a vu ce basculement. Nous sommes pass\u00e9s \u00e0 une nouvelle dimension (la trag\u00e9die historique) sans quitter l&rsquo;ancienne (l&rsquo;accident \u00e9coniomique). D\u00e9sormais, les deux vont cheminer de conserve, l&rsquo;une nourrissant l&rsquo;autre et vice-versa. Le sauvetage n\u00e9cessairement temporaire du syst\u00e8me, les 18-19 septembre, s&rsquo;est fait \u00e0 ce prix du passage dans la trag\u00e9die historique. Pendant cinq jours, les \u00e9v\u00e9nements ont compl\u00e8tement impos\u00e9 leurs contraintes \u00e0 ces dirigeants qui sont par essence a-historique (priv\u00e9s de la capacit\u00e9 de percevoir l&rsquo;Histoire dans sa pl\u00e9nitude, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans sa dimension tragique). Par cette manipulation des hommes, les conduisant \u00e0 des d\u00e9cisions de sauvegarde qui imposent elles-m\u00eames cette dimension historique, les \u00e9v\u00e9nements ont historicis\u00e9 dans le sens le plus tragique l&rsquo;accident \u00e9conomique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il est bien entendu que cet \u00e9largissement fondamental de la crise financi\u00e8re va diversifier la crise, en rencontrant et en nourrissant les autres crises. D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, on commence \u00e0 appr\u00e9cier les contraintes que les nouvelles conditions financi\u00e8res vont faire peser sur le pouvoir am\u00e9ricaniste, et d&rsquo;abord sur le futur pr\u00e9sident avant m\u00eame qu&rsquo;il ne soit \u00e9lu. Le principal d\u00e9bat, alors que l&rsquo;accident \u00e9conomique va continuer \u00e0 d\u00e9rouler ses effets, sera l&rsquo;affrontement des priorit\u00e9s entre la situation budg\u00e9taire et \u00e9conomique et les d\u00e9penses de s\u00e9curit\u00e9 nationale,  notamment les entreprises ext\u00e9rieures de l&rsquo;Empire branlant.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes autour de l&rsquo;apocalypse Pour ces quelques notes sur la semaine de crise du 15 septembre 2008, commen\u00e7ons par une observations qui nous renvoie aux temps b\u00e9nis o\u00f9 l&rsquo;on croyait encore au socialisme, moins anachroniques qu&rsquo;on pourrait croire, apr\u00e8s tout. 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