{"id":70227,"date":"2008-09-25T09:47:04","date_gmt":"2008-09-25T09:47:04","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/25\/too-big-to-fail\/"},"modified":"2008-09-25T09:47:04","modified_gmt":"2008-09-25T09:47:04","slug":"too-big-to-fail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/25\/too-big-to-fail\/","title":{"rendered":"\u201c<em>Too big to fail<\/em>\u201d?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\"><em>Too big to fail<\/em>?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t25 septembre 2008  Nous allons tenter de donner une explication dynamique, de type structurel, au ph\u00e9nom\u00e8ne qui touche (notamment) les titans de Wall Street, sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la comptabilit\u00e9, \u00e0 la finance, etc. Nous allons tenter d&rsquo;envisager ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans le contexte de l&rsquo;\u00e9volution des USA, de l&rsquo;\u00e9volution de la puissance am\u00e9ricaniste, des sp\u00e9cificit\u00e9s de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, dans le cadre g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;\u00e9volution de notre civilisation devenue de type technologique. Cette recherche tr\u00e8s rapide s&rsquo;appuie sur la conviction qu&rsquo;il existe des forces collectives affectant des structures similaires, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de forces r\u00e9pondant \u00e0 des m\u00e9canismes sectoriels. Le point de d\u00e9part est l&rsquo;expression US, qui conna\u00eet une publicit\u00e9 remarquable et une infortune \u00e0 mesure: <em>too big to fail<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;expression a d\u00e9sormais une connotation path\u00e9tique et d\u00e9risoire, tant elle fut employ\u00e9e ces derniers mois pour d\u00e9signer ces titans de Wall Street dont il \u00e9tait \u00e9vident, par tradition du jugement conformiste, qu&rsquo;ils \u00e9taient effectivement trop gros pour s&rsquo;effondrer. Au reste, m\u00eame les esprits les plus critiques du syst\u00e8me auraient eu, il y a quelques ann\u00e9es d&rsquo;ici, de la peine \u00e0 pr\u00e9voir pr\u00e9cis\u00e9ment ces \u00e9v\u00e9nements. Enfin, depuis mars dernier les titans ne cessent de s&rsquo;effondrer comme autant de ch\u00e2teaux de cartes, de Bear Stearns  \u00e0 Lehman Brothers et AIG.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe ph\u00e9nom\u00e8ne n&rsquo;est pas sp\u00e9cifique \u00e0 Wall Street. Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_gouvernement_us_est-il_menace_23_09_2008.html\" class=\"gen\">23 septembre<\/a>, nous notions la r\u00e9f\u00e9rence que nous offrait l&rsquo;ancien directeur du GAO David Walker, sugg\u00e9rant la chose assez effrayante que le gouvernement US, lui-m\u00eame d\u00e9fini comme <em>too big to fail<\/em>, pouvait apr\u00e8s tout, selon la m\u00eame logique, suivre la m\u00eame voie que les titans de Wall Street.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Dixit<\/em> David Walker: \u00ab<em>What do AIG, Bear Stearns, Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers and Merrill Lynch have in common? Some thought that these companies were too big to fail. They were wrong: all of these companies have either filed for bankruptcy, been bailed out by the government, or, owing to the sub-prime crisis, have been acquired. Over the weekend, the US government went one step further, with its proposals for an estimated $700bn (493bn, \u00a3391bn) bail-out to ease the credit crisis.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The US government truly is too big to fail. However, there are disturbing parallels between the factors that led to the sub-prime crisis and the deteriorating financial condition and fiscal foundation of our federal government. These similarities ought to ring an alarm bell for Congress and the presidential candidates. The question is, will they hear it and wake up?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-un_complot_de_l_usaf_23_09_2008.html\" class=\"gen\">23 septembre <\/a> encore, examinant dans un autre contexte, dans un autre domaine, le cas du programme JSF, nous utilisions en intertitre cette m\u00eame expression que nous utilisons en titre aujourd&rsquo;hui, et que nous ne craignons pas de r\u00e9p\u00e9ter; nous terminions en observant, sans doute avec une part d&rsquo;ironie que certains de nos lecteurs ont pu remarquer, que le programme JSF est, lui aussi, <em>too big to fail<\/em>: \u00ab<em>On n&rsquo;ira bien entendu pas jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se de la liquidation du JSF. Le programme est, comme on dit, too big to fail. Soit. Mais sait-on que c&rsquo;est l&rsquo;expression qu&rsquo;on employait pour Bear Stearns, IAG, Fanny Mae et Freddie Mac, Lehman Brothers, Merrill Lynch, etc.,  avant que, d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre, ils s&rsquo;effondrent?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est vrai que, dans ce cas du JSF, l&rsquo;id\u00e9e du <em>too big to fail<\/em> est le principal argument que l&rsquo;on emploie en g\u00e9n\u00e9ral, entre partisans et adversaires du JSF, lorsqu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 act\u00e9 que le JSF a eu beaucoup de probl\u00e8mes et qu&rsquo;il en aura sans doute plus encore, et que se pose alors la question,  se pourrait-il qu&rsquo;il soit abandonn\u00e9, qu&rsquo;il connaisse un \u00e9chec, qu&rsquo;il s&rsquo;effondre en un mot? <em>Too big to fail<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette id\u00e9e peut accompagner d&rsquo;autres situations, accord\u00e9es \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Les forces arm\u00e9es US sont consid\u00e9r\u00e9es, sans que la chose soit dite express\u00e9ment, \u00e9galement comme <em>too big to fail<\/em>,  ou bien, disons, avec une variante qui pr\u00e9ciserait leur fonction, <em>too powerful to fail<\/em>. Il est vrai qu&rsquo;on ne voit pas, surtout dans les situations o\u00f9 elles se trouvent aujourd&rsquo;hui, avec les adversaires auxquels elles ont affaires, comment les forces arm\u00e9es US pourraient \u00eatre battues. Il est pourtant manifeste que ces forces arm\u00e9es, comme le JSF, rencontrent des difficult\u00e9s sans nombre, qui ne cessent de grandir, qui ne semblent pas li\u00e9es directement \u00e0 l&rsquo;action ennemie. (On pourrait m\u00eame avancer que la situation du JSF a, d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s indirecte certes mais tout de m\u00eame, un effet n\u00e9gatif sur la situation des forces arm\u00e9es. C&rsquo;est une image qui pr\u00e9tend exprimer une situation: la situation bureaucratique, ou disons plut\u00f4t la dynamique bureaucratique du Pentagone a un effet d\u00e9structurant tr\u00e8s puissant sur les forces arm\u00e9es, m\u00eame si cet effet est indirect, pernicieux, et nullement identifi\u00e9 comme tel. Tout ce qui contribue au renforcement des technologies, \u00e0 l&#8217;empilement des moyens m\u00e9caniques, \u00e0 l&rsquo;extension des communications, \u00e0 l&rsquo;ambition de l&rsquo;invasion des terres ext\u00e9rieures d\u00e9j\u00e0 soumises, participe effectivement \u00e0 cette \u00e9volution d\u00e9sormais n\u00e9gative des forces arm\u00e9es US.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, nul ne doute que le Pentagone est un lieu privil\u00e9gi\u00e9, un lieu magique pour d\u00e9montrer que la formule <em>too big to fail<\/em> pourrait \u00eatre vraie dans son contraire. Le programme KC-45, menac\u00e9 de paralysie dans la substance m\u00eame de son <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-systeme_bloque_04_09_2008.html\" class=\"gen\">enfantement bureaucratique<\/a> par la paralysie du processus de s\u00e9lection, est un exemple presque trop juste et trop beau pour \u00eatre vrai. Il est si juste que l&rsquo;aveu a plus d&rsquo;une fois \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9 par des responsables que ce programme est devenu trop gros, trop complexe pour pouvoir \u00eatre contr\u00f4l\u00e9. Il est si beau que les commentateurs, observant la chose, ne peuvent s&#8217;emp\u00eacher de quelque exclamation admirative d\u00e8s qu&rsquo;une autorit\u00e9 quelconque arrive \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_pentagone_en_panne_seche_au_c_ur_du_cyclone_11_09_2008.html\" class=\"gen\">repousser d&rsquo;elle-m\u00eame<\/a> les d\u00e9lais du processus, comme si, par cette entourloupette, l&rsquo;intervention humaine esp\u00e9rait reprendre l&rsquo;apparence du contr\u00f4le de la chose (antique manuvre et antique sagesse: ce que tu ne peux \u00e9touffer, fais mine de l&#8217;embrasser).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;expression <em>too big to fail<\/em> s&#8217;emploie d\u00e9sormais \u00e0 tout propos, et plut\u00f4t au propos contraire. Plut\u00f4t qu&rsquo;exprimer une affirmation d&rsquo;une certitude appuy\u00e9e sur la puissance, sur l&rsquo;au-del\u00e0 de la masse critique, elle figure ironiquement une interrogation, apr\u00e8s les exp\u00e9riences des titans de Wall Street. Justin Raimundo l&#8217;emploie \u00e0 propos du plus extr\u00eame des exemples, qui est l&rsquo;Am\u00e9rique elle-m\u00eame; sa chronique du <a href=\"http:\/\/www.antiwar.com\/justin\/?articleid=13489\" class=\"gen\">22 septembre<\/a> a pour titre: \u00ab<em>The American Empire: Too Big to Fail?<\/em>\u00bb,  au point que l&rsquo;on devine la r\u00e9ponse sarcastique du dissident du syst\u00e8me qu&rsquo;est Raimundo.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAjoutons un autre \u00e9l\u00e9ment, qui est la fable dite les termites et les loups, une image que nous avons offerte dans notre <em>Analyse<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_fable_des_termites_et_des_conduites_pourries_22_09_2008.html\" class=\"gen\">22 septembre<\/a>, qui est une description de la situation du probl\u00e8me du d\u00e9ficit budg\u00e9taire mais qui pourrait \u00eatre celle de l&rsquo;industrie financi\u00e8re US, celle des forces arm\u00e9es, celle des programmes du Pentagone; qui pourrait \u00eatre \u00e9galement, apr\u00e8s tout, celle des technologies US, par rapport \u00e0 leur \u00e9ventuel transfert, \u00e0 l&rsquo;\u00e9ventuel acc\u00e8s de ces technologies aux USA et ainsi de suite; qui pourrait \u00eatre celle des USA m\u00eame, cadenassant leurs fronti\u00e8res contre des myriades d&rsquo;individus devenues comptables de menaces bureaucratiquement hypertrophi\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Sous forme de fable, encore une autre, cela pourrait s&rsquo;appeler : les termites et les loups. On s&rsquo;\u00e9quipe, on se barde de l\u00e9gislations, \u00e9ventuellement d&rsquo;armements, dans tous les cas d&rsquo;anath\u00e8mes et de principes moraux contre les loups dont on imagine qu&rsquo;ils sont l\u00e0, \u00e0 votre porte, pr\u00eats \u00e0 vous attaquer. Pendant ce temps, les termites croquent les fondations sur lesquelles tout votre pr\u00e9cieux \u00e9difice repose. <\/em>[] <em>On the subject of budget deficits, Gallagher is fond of quoting the late economist Herb Stein, who said that the problem isn&rsquo;t that wolves are at the door, it&rsquo;s that termites are in the foundation. Some of our country&rsquo;s problems are termites, not wolves. Unfortunately, as Gallagher warns, our system is geared more toward dealing with wolves.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Requiem pour une civilisation<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tO\u00f9 conduit ce rassemblement de diverses remarques? A observer qu&rsquo;il existe d\u00e9sormais, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 cr\u00e9atrice de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, un ph\u00e9nom\u00e8ne de masse critique qui ne garantit plus \u00e0 la fois la production de puissance et l&rsquo;impunit\u00e9, mais qui semble conduire \u00e0 l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 du contraire: la production d&rsquo;impuissance et la vuln\u00e9rabilit\u00e9. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;id\u00e9e de masse critique renvers\u00e9e: la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et l&rsquo;impuissance \u00e0 partir de telle masse atteinte et d\u00e9pass\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe renforcement continue de la puissance sous toutes ses formes, passant n\u00e9cessairement aujourd&rsquo;hui par le renforcement du progr\u00e8s technologique, produit, pass\u00e9 le seuil de la masse critique, une complexit\u00e9 labyrinthique, une perte du sens des r\u00e9alit\u00e9s et une perte de la responsabilit\u00e9 qui en d\u00e9coule, une d\u00e9multiplication des effets induits jusqu&rsquo;\u00e0 leur perte de substance, une rar\u00e9faction des objectifs centraux au profit des processus lat\u00e9raux qui devraient en principe renforcer la poursuite des objectifs centraux et qui les minent au contraire, une perversion g\u00e9n\u00e9rale de la psychologie des acteurs humains r\u00e9duits au r\u00f4le de comparses, d&rsquo;idiots utiles. Cette dynamique perverse conduit au d\u00e9sordre, \u00e0 la perte de contr\u00f4le et, finalement, \u00e0 l&rsquo;impuissance et \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9. Le ph\u00e9nom\u00e8ne se place effectivement dans le contexte d&rsquo;une civilisation qui n&rsquo;est plus d\u00e9finie par l&rsquo;histoire mais par la technologie: la puissance (la technologie) n&rsquo;est pas un moyen au service de l&rsquo;histoire, pour figurer dans l&rsquo;histoire, elle est devenue un moteur et un but, et un but sans but si l&rsquo;on veut, qui interdisent puis \u00e9liminent l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la substance historique. Le processus observ\u00e9 est qu&rsquo;en renfor\u00e7ant la puissance technologique on perd \u00e0 mesure la capacit\u00e9 de transformer cette puissance technologique en substance historique. La puissance technologique s&rsquo;exprime dans le vide et on n&rsquo;en a plus, litt\u00e9ralement, que la perversit\u00e9 syst\u00e9matique, et syst\u00e9mique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa m\u00e9canique am\u00e9ricaniste, comme la m\u00e9canique de la globalisation qui en est l&rsquo;enfantement direct, est productrice naturelle du renforcement quantitatif, comme elle est productrice naturelle de la recherche du monopole; au niveau politique et g\u00e9opolitique, la recherche de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie en est le pendant pour le gouvernement am\u00e9ricaniste. Cette production et cette recherche ne manifestent nullement une d\u00e9marche historique mais une d\u00e9marche de puissance pure qui perd de plus en plus tout contact avec la substance historique. En d\u00e9shumanisant de la sorte cette puissance, on l&rsquo;annihile compl\u00e8tement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est tout \u00e0 fait juste que cette machinerie, qui s&rsquo;exprime aussi bien dans le syst\u00e8me de Wall Street que dans le programme JSF ou le programme KC-45, que dans l&rsquo;\u00e9quipement de l&rsquo;U.S. Army par un budget monstrueux du Pentagone, que dans l&rsquo;aventure irakienne et dans l&rsquo;expansionnisme am\u00e9ricaniste lui-m\u00eame, est \u00e9quip\u00e9e contre l&rsquo;Ennemi ext\u00e9rieur (les loups) qu&rsquo;elle \u00e9craseraient avec une joyeuse alacrit\u00e9 si elle l&rsquo;affrontait (si les loups existaient?). Cette machinerie n&rsquo;a rien pr\u00e9vu contre l&rsquo;auto-destruction, l&rsquo;investissement de ses propres structures par le d\u00e9sordre, la corruption psychologique; elle n&rsquo;a rien pr\u00e9vu contre l&rsquo;engagement dans des guerres sans existence historique pour elle-m\u00eame, dans lesquelles elle ne peut engager l&rsquo;adversaire parce qu&rsquo;elle est incapable de l&rsquo;identifier, voire seulement d&rsquo;accepter son existence, guerre sans issue par cons\u00e9quent et ayant pour cons\u00e9quence une usure dramatique par son propre emploi inutile; tout cela conduisant \u00e0 la perte de contr\u00f4le, puis \u00e0 l&rsquo;impuissance et \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9. En un mot, la machinerie am\u00e9ricaniste n&rsquo;a rien pr\u00e9vu contre les termites. La cause en est l&rsquo;affirmation de la perfection de soi-m\u00eame (perfection du syst\u00e8me); il va de soi qu&rsquo;une telle machinerie ne peut, dans sa perfection, \u00eatre investie par les termites.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit de la m\u00eame dynamique \u00e0 l&rsquo;uvre qui, \u00e0 partir d&rsquo;un certain degr\u00e9 de puissance et de monopole qu&rsquo;elle a effectivement \u00e9tabli, semble franchir le sommet de sa courbe de productivit\u00e9 et d&rsquo;efficacit\u00e9 pour la pente de l&rsquo;autre versant, pour parvenir dans un champ n\u00e9gatif de d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. Ce champ de d\u00e9gradation se manifeste \u00e9galement par l&rsquo;inefficacit\u00e9 nouvelle et la trahison involontaire des acteurs. On croirait qu&rsquo;ayant atteint le sommet de sa courbe de productivit\u00e9 et d&rsquo;efficacit\u00e9, la position de puissance occup\u00e9e se paye \u00e0 partir de l\u00e0, \u00e9galement, d&rsquo;une d\u00e9gradation de l\u00e9gitimit\u00e9, qui \u00f4te aux diff\u00e9rents acteurs le sens d&rsquo;une responsabilit\u00e9 collective, le sens du service du syst\u00e8me (et de l&rsquo;efficacit\u00e9, par cons\u00e9quent). Les acteurs deviennent irresponsables, corrompus, surtout psychologiquement, tatillons et bureaucratiques, mesurant leur succ\u00e8s \u00e0 l&rsquo;effet sur leur hi\u00e9rarchie et sur les services de communication et plus du tout sur l&rsquo;objectif \u00e0 atteindre. (Les acteurs politiques, eux, ne songent plus qu&rsquo;aux sondages et deviennent des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_chaos_politique_apres_le_chaos_financier_mccain_en_apprenti_sorcier_de_service_25_09_2008.html\" class=\"gen\">pompiers pyromanes<\/a>.) Le d\u00e9sordre s&rsquo;installe. C&rsquo;est alors que la proposition s&rsquo;inverse; de <em>too big to fail<\/em>, on passe \u00e0 la chute assur\u00e9e \u00e0 cause du poids, de la puissance, quelque chose comme trop gros pour ne pas s&rsquo;effondrer. La devise devient alors, selon une image plus classique : plus dure sera la chute.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Too big to fail? 25 septembre 2008 Nous allons tenter de donner une explication dynamique, de type structurel, au ph\u00e9nom\u00e8ne qui touche (notamment) les titans de Wall Street, sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la comptabilit\u00e9, \u00e0 la finance, etc. Nous allons tenter d&rsquo;envisager ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans le contexte de l&rsquo;\u00e9volution des USA, de l&rsquo;\u00e9volution de la puissance&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3253,3566,3228,7812,3518,250,4581,3194,3099,3372,3014,3519,7811,7810,3132],"class_list":["post-70227","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-americanisme","tag-big","tag-crise","tag-fail","tag-histoire","tag-jsf","tag-kc-45","tag-pentagone","tag-psychologie","tag-street","tag-systeme","tag-technologie","tag-to","tag-too","tag-wall"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70227","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70227"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70227\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70227"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70227"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70227"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}