{"id":70232,"date":"2008-09-27T12:13:42","date_gmt":"2008-09-27T12:13:42","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/27\/badaboum-les-masques-tombent\/"},"modified":"2008-09-27T12:13:42","modified_gmt":"2008-09-27T12:13:42","slug":"badaboum-les-masques-tombent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/09\/27\/badaboum-les-masques-tombent\/","title":{"rendered":"Badaboum, les masques tombent"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Badaboum, les masques tombent<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t27 septembre 2008  La crise a explos\u00e9, proche de semer la panique. La puissance publique, d\u00e9couvrant qu&rsquo;elle existe encore,  a r\u00e9agi, cr\u00e9ant et confirmant ce que le professeur Roubini (pas Houdini), surnomm\u00e9 <em>Dr. Doom<\/em> parce qu&rsquo;il avait <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2008\/08\/17\/magazine\/17pessimist-t.html?adxnnl=1&#038;adxnnlx=1222484458-PyCiIug076H3rTTPAosBWA\" class=\"gen\">pr\u00e9dit<\/a> le d\u00e9sastre, qualifiait ainsi le <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/2008\/sep\/18\/marketturmoil.creditcrunch\" class=\"gen\">18 septembre<\/a>: \u00ab<em>With the nationalisation of Fannie and Freddie, comrades Bush, Paulson and Bernanke started transforming the US into the USSRA (United Socialist State Republic of America).<\/em>\u00bb Puis la crise s&rsquo;est transform\u00e9e en ajoutant \u00e0 ses agitations initiales <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_habits_divers_de_la_crise_24_09_2008.html\" class=\"gen\">l&#8217;embourbement<\/a> catastrophique du monde politique washingtonien. Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-un_axe_franco-allemand_new_look_anti-us__26_09_2008.html\" class=\"gen\">25 septembre<\/a> est venue, du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais et du c\u00f4t\u00e9 allemand, une d\u00e9claration de guerre contre le capitalisme tel que nous le connaissons. Cela fait deux semaines depuis le d\u00e9but de la semaine du 15 septembre, de plus en plus observ\u00e9e comme le 9\/11 de la finance am\u00e9ricaniste, qui pourrait \u00eatre finalement et plus simplement le 9\/11 du capitalisme,  avant de lui trouver d&rsquo;autres vertus cardinales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout se passe comme si l&rsquo;horreur gigantesque de cette crise avait lib\u00e9r\u00e9 tant de rancoeurs, de col\u00e8res contenues. C&rsquo;est ce ph\u00e9nom\u00e8ne que nous tentions de d\u00e9crire le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_a_tue_le_diktat_20_09_2008.html\" class=\"gen\">20 septembre<\/a> sous le titre: \u00ab<em>La crise a tu\u00e9 le diktat<\/em>\u00bb. Les barri\u00e8res du conformisme ont c\u00e9d\u00e9 sous la violence du choc de la crise et d\u00e9clench\u00e9 un d\u00e9ferlement de condamnations et de mises en cause, jusqu&rsquo;\u00e0 la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_wall_street_a_l_onu_26_09_2008.html\" class=\"gen\">tribune de l&rsquo;ONU<\/a>. Il n&rsquo;est de signe plus assur\u00e9 que la bataille a effectivement atteint son champ le plus ouvert et son paroxysme que la r\u00e9action du crois\u00e9 du laisse-faire, les deux \u00e9ditoriaux, coup sur coup, le <a href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/0\/38893fa6-8bfc-11dd-8a4c-0000779fd18c.html\" class=\"gen\">26 septembre<\/a> (\u00ab<em>In praise of free markets<\/em>\u00bb) et le <a href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/1\/19ca5808-8ba6-11dd-8a4c-0000779fd18c,dwp_uuid=11f94e6e-7e94-11dd-b1af-000077b07658.html\" class=\"gen\">27 septembre<\/a> (\u00ab<em>End of laisser faire?<\/em>\u00bb), du <em>Financial Times<\/em> (FT).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD\u00e9sormais, l&rsquo;organe qui est par excellence la voix et l&rsquo;essence du capitalisme du laisser faire se bat le dos au mur. Il s&rsquo;est retranch\u00e9 sur sa derni\u00e8re ligne de d\u00e9fense et en appelle \u00e0 l&rsquo;Histoire, \u00e0 la Raison, \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience. Il est churchillien, du Churchill de juillet 1940 qui proclamait: il n&rsquo;en reste qu&rsquo;un et l&rsquo;Angleterre sera celui-l\u00e0. Il est pr\u00eat \u00e0 une nouvelle Bataille d&rsquo;Angleterre, pr\u00eat \u00e0 se battre jusqu&rsquo;au dernier principe. (Paraphrasant le m\u00eame Churchill du d\u00e9but de l&rsquo;automne 1940 rendant hommage aux pilotes du <em>Fighter Command<\/em> de la RAF, Robert Reich d\u00e9crit joliment, le <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/2008\/sep\/26\/useconomy.usa\" class=\"gen\">26 septembre<\/a>, l&rsquo;op\u00e9ration Paulson pour sauver ce qui peut encore l&rsquo;\u00eatre: \u00ab<em>Never before in the history of US capitalism had so much been asked of so many for, at least in the first instance, so few.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe FT, le 26 septembre: \u00ab<em>Market freedom is not a fundamentalist religion. It is a mechanism, not an ideology, and one that has proved its value again and again over the past 200 years. The Financial Times is proud to defend it  even today.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe FT, le 27 septembre: \u00ab<em>But that does not mean financial capitalism is itself dead or that Mr Sarkozy, dirigiste by nature, should be seen as an impartial commentator. The French state&rsquo;s role in the economy was hardly waning in the run-up to the credit crunch: the country&rsquo;s budget deficit is again set to bust its Maastricht limits.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>We have been here before. F. Scott Fitzgerald described the 1929 crash as the most expensive orgy in history. Yet, two years later, his belt pulled tight, Mr Fitzgerald felt nostalgic for the Jazz Age when people lived with the insouciance of Grand Dukes and the morality of call girls. It was 50 years before financial capitalism fully returned. The doctrine of laisser faire has survived worse and will again.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEvidemment, la Grande D\u00e9pression est sous toutes les plumes. Nous y sommes, et bien au-del\u00e0,  nul n&rsquo;en doute plus.<\/p>\n<h3>De Wall Street au climat<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn remarquera, car c&rsquo;est l\u00e0 aussi que nous voulons en venir, que le FT churchillien a instinctivement d\u00e9sign\u00e9 son adversaire prvil\u00e9gi\u00e9, sorte d&rsquo;Hitler anti-capitaliste mena\u00e7ant la vertueuse Angleterre churchillienne: \u00ab<em>Mr Sarkozy, dirigiste by nature<\/em>\u00bb. Le discours de Toulon, le 25 septembre, a fortement marqu\u00e9 les esprits, d&rsquo;autant qu&rsquo;il est soutenu par une attaque dans le m\u00eame sens d&rsquo;une puissance inou\u00efe par l&rsquo;Allemand (l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.spiegel.de\/international\/germany\/0,1518,druck-579707,00.html\" class=\"gen\">Allemande<\/a> en l&rsquo;occurrence et en toute outrecuidance par rapport \u00e0 l&rsquo;ami am\u00e9ricain). Le FT retrouve le cauchemar anglais: l&rsquo;union des deux puissances principales du continent; une sorte de renaissance du couple maudit Hitler-P\u00e9tain, mais, cette fois, avec l&rsquo;Histoire renvers\u00e9e et ironique, avec l&rsquo;ombre de De Gaulle r\u00e9incarn\u00e9 en ennemi h\u00e9r\u00e9ditaire, qui soutient la chose avec un ricanement d&rsquo;outre-tombe, \u00e0-la-Chateaubriant. (Quoique, pas de surprise&#8230; Chacun sait que de Gaulle \u00e9tant \u00e0 Londres, il n&rsquo;y avait de pire ennemi par instant pour Churchill, et que \u00ab<em>the great Frenchman<\/em>\u00bb, comme Anthony Eden disait admirativement de lui, tenait, sur la perspective historique, les Anglo-Saxons comme pas loin d&rsquo;\u00eatre autant les ennemis de la France que la folie hil\u00e9rienne ravageant le continent, et cette folie-l\u00e0 promise \u00e0 p\u00e9rir rapidement au contraire de l&rsquo;autre.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes clich\u00e9s historiques se bousculent. Ce n&rsquo;est certes que de l&rsquo;imagerie, de l&rsquo;approximation d\u00e9risoire, mais cela rend compte justement de ce ph\u00e9nom\u00e8ne classique des moments paroxystiques. Les masques tombent et chacun retrouve sa nature profonde, si fortement contrainte par une \u00e9poque marqu\u00e9e par les cha\u00eenes d&rsquo;un conformisme comme nous n&rsquo;en connaissons aucun pr\u00e9c\u00e9dent dans l&rsquo;Histoire, f\u00fbt-ce du temps de l&rsquo;Eglise triomphante du Moyen-\u00c2ge, f\u00fbt-ce du temps des Lumi\u00e8res grosses de la R\u00e9volution et \u00e9clairant tous les salons du monde, f\u00fbt-ce du temps de l&rsquo;hypocrisie bourgeoise r\u00e9gnante et diss\u00e9qu\u00e9e par Flaubert, f\u00fbt-ce du temps de la <em>vulgate<\/em> marxiste tenant le haut du pav\u00e9. Le 9\/11 de la finance est moins dans le sens de la finance ou du capitalisme mis en cause, bien que cela soit le cas, que dans le sens de la mise en cause de la chape du conformisme qui nous \u00e9crase depuis le 9\/11 premier du nom; 9\/11 pour 9\/11, le second agit comme un contre-feu, pour lib\u00e9rer la psychologie de ces contraintes terrifiantes qu&rsquo;on croyait d\u00e9finitivement verrouill\u00e9es par le premier.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9vident que le discours de Sarkozy a touch\u00e9 un nerf capital, dans tous les cas au FT, et d\u00e9clench\u00e9 une fureur \u00e9pouvantable quoique dissimul\u00e9e dans ses exc\u00e8s, parce qu&rsquo;on sait se tenir. Le <em>Financial Times<\/em> a toujours <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-neelie_kroes_agent_electoral_de_sarko_avec_le_soutien_du_ft_01_04_2007.html\" class=\"gen\">entretenu<\/a> vis-\u00e0-vis du pr\u00e9sident fran\u00e7ais, salu\u00e9 presque unanimement comme l&rsquo;architecte de la transformation de l&rsquo;irr\u00e9dentisme fran\u00e7ais selon les canons du laisser faire, cette suspicion dont il ne peut se d\u00e9barrasser \u00e0 l&rsquo;encontre de tout ce qui est fran\u00e7ais. On peut penser aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il avait vu juste. C&rsquo;est moins Sarkozy qui a r\u00e9agi le 25 septembre, que l&rsquo;irr\u00e9dentisme fran\u00e7ais, \u00ab<em>dirigiste by nature<\/em>\u00bb. C&rsquo;est bien un affrontement de nature.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl n&rsquo;est pas assur\u00e9 que Sarko ait \u00e9t\u00e9 heureux, dans l&rsquo;instant, du bouleversement auquel l&rsquo;Histoire le contraint. (Il n&rsquo;est pas assur\u00e9 non plus qu&rsquo;il en ait \u00e9t\u00e9 conscient,  somme toute, nous pr\u00e9f\u00e9rons cette appr\u00e9ciation, et de loin, parce qu&rsquo;elle sonne tellement plus vrai.) Le chevalier blanc qui allait transformer la France en un fleuron n\u00e9olib\u00e9ral s&rsquo;est mu\u00e9 en chevalier tout aussi blanc d\u00e9cha\u00eenant l&rsquo;affirmation contre-offensive de la fureur fran\u00e7aise, dirigiste, colbertiste, contre ceux qui ont install\u00e9 le plus formidable foutoir que l&rsquo;Histoire ait  jamais pu mettre en sc\u00e8ne. <em>I told you so<\/em>, comme ils ont tous dit, \u00e0-la-fran\u00e7aise, \u00e0 la tribune des Nations Unies transform\u00e9e en tribunal du capitalisme et de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Qu&rsquo;importe, on conna\u00eet la m\u00e9canique sarkozienne. La cause importe moins que l&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;elle permet de d\u00e9ployer; la pens\u00e9e n&rsquo;est jamais qu&rsquo;un faire valoir de l&rsquo;action. Puisque l&rsquo;Histoire a tranch\u00e9, Sarko s&rsquo;aligne. Puis il fonce. Il y mettra autant de rage qu&rsquo;il en mit \u00e0 proclamer le changement dans le sens n\u00e9olib\u00e9ral. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut reconna\u00eetre \u00e0 ce discours du 25 septembre, qui n&rsquo;est pas sublime dans la forme, qui n&rsquo;a rien de Chateaubriant, qu&rsquo;il ratisse large comme on dit. Ce n&rsquo;est pas la moindre de ses vertus et l\u00e0 aussi le masque tombe. Le discours trace, au travers de tel et tel passages, un lien direct entre la d\u00e9nonciation du capitalisme (qui n&rsquo;est pas la d\u00e9nonciation du capitalisme puisque le capitalisme actuel, US, est d\u00e9sign\u00e9 comme une aberration du capitalisme et qu&rsquo;on reste capitaliste-vertueux) et la crise climatique. La force de l&rsquo;\u00e9vidence et les contraintes de l&rsquo;Histoire, dont Sarko est \u00e0 cette occasion un bon serviteur <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-a_nos_lecteurs_a_propos_de_maistre_de_sarko_de_l_histoire_et_du_reste_21_05_2007.html\" class=\"gen\">maistrien<\/a>, conduisent effectivement \u00e0 tracer ce lien entre la d\u00e9nonciation du syst\u00e8me dont on nous dit qu&rsquo;il \u00ab<em>\u00e9tait une id\u00e9e folle<\/em>\u00bb (l&#8217;emploi de l&rsquo;imparfait est int\u00e9ressant, et aussi le terme pathologique) et l&rsquo;avertissement pressant \u00e0 propos de la crise climatique. Il faut \u00eatre aveugle pour ne pas distinguer ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas n\u00e9cessairement voulu y mettre: que ce lien est directement de cause \u00e0 effet et qu&rsquo;ainsi la mise en cause du syst\u00e8me est g\u00e9n\u00e9rale et substantielle, le syst\u00e8me \u00e9tant d\u00e9sign\u00e9 comme cause centrale. Les dimensions eschatologiques de la crise syst\u00e9mique g\u00e9n\u00e9rale qui a acquis toute sa puissance \u00e0 Wall Street sont ainsi trac\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Dixit<\/em> Sarko: \u00ab<em>Dire la v\u00e9rit\u00e9 aux Fran\u00e7ais, c&rsquo;est leur dire que nous passons d&rsquo;un monde d&rsquo;abondance \u00e0 un monde de raret\u00e9. C&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;un monde o\u00f9 l&rsquo;on utilisait les ressources naturelles comme si elles \u00e9taient in\u00e9puisables \u00e0 un monde o\u00f9 l&rsquo;\u00e9puisement \u00e0 venir des ressources naturelles sera une pr\u00e9occupation de tous les jours.<\/em>  [&#8230;] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La pollution et le r\u00e9chauffement climatique menacent l&rsquo;avenir de la plan\u00e8te. Chacun va devoir faire des efforts, changer de comportement pour polluer moins.<\/em>  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Si l&rsquo;on ne veut pas que des catastrophes \u00e9cologiques d\u00e9bouchent sur des d\u00e9placements massifs de populations et des catastrophes humaines et politiques, si l&rsquo;on veut \u00e9viter la violence qu&rsquo;engendrerait fatalement le manque d&rsquo;eau et de terres cultivables, alors il faut que chacun assume les cons\u00e9quences de ses choix, il faut que chacun supporte les co\u00fbts de ses d\u00e9cisions et paye le juste prix de ce qu&rsquo;il consomme.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSarko est-il touch\u00e9 par la trag\u00e9die? Peut-\u00eatre, m\u00eame s&rsquo;il lui manque le verbe \u00e0 mesure. Le discours est, dans le rythme et le d\u00e9tail, plus celui d&rsquo;une m\u00e9nag\u00e8re effray\u00e9e mais consciente et r\u00e9solue que celui d&rsquo;un Shakespeare d\u00e9crivant d&rsquo;un rythme tonitruant et dans une langue d\u00e9bordante de substance la trag\u00e9die de l&rsquo;histoire du monde. Qu&rsquo;importe, puisque le monstre est identifi\u00e9; d&rsquo;ailleurs, il est av\u00e9r\u00e9 dans ces temps \u00e9tranges que la m\u00e9nag\u00e8re a plus de bon sens \u00e0 elle seule que mille <em>traders<\/em> de Lehman Brothers &#038; compagnie,  ou ce qu&rsquo;il en reste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBienvenu \u00e0 bord, moussaillon.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Badaboum, les masques tombent 27 septembre 2008 La crise a explos\u00e9, proche de semer la panique. 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