{"id":70257,"date":"2008-10-07T12:05:54","date_gmt":"2008-10-07T12:05:54","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/10\/07\/le-rythme-est-soutenu\/"},"modified":"2008-10-07T12:05:54","modified_gmt":"2008-10-07T12:05:54","slug":"le-rythme-est-soutenu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/10\/07\/le-rythme-est-soutenu\/","title":{"rendered":"Le rythme est soutenu"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le rythme est soutenu<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t7 octobre 2008  Nos lecteurs n&rsquo;ignorent pas que ce n&rsquo;est certes pas sur ce site qu&rsquo;ils trouveront un entra\u00eenement particulier pour des pr\u00e9visions et des analyses \u00e9conomiques et financi\u00e8res. Nos connaissances dans ces domaines sont limit\u00e9es. Est-ce une cause ou un effet? Notre confiance dans les analyses et les pr\u00e9visions dans ces domaines est, elle, tr\u00e8s limit\u00e9e, et notre sentiment de l&rsquo;importance structurelle de ces domaines \u00e0 mesure. Nous ne d\u00e9nions pas une seconde l&rsquo;importance \u00e9v\u00e9nementielle de ces crises financi\u00e8res et \u00e9conomiques et l&rsquo;importance de leurs effets; mais nous les voyons, ces crises et leurs effets, comme des courroies de transmission de tensions venues d&rsquo;autres \u00e9v\u00e9nements, vers d&rsquo;autres \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous revenons ainsi sans cesse sur la structure de notre analyse: le n\u00e9cessaire d\u00e9cloisonnement des esprits pour, notamment mais essentiellement, mieux embrasser la corr\u00e9lation entre les \u00e9v\u00e9nements (entre les crises). Nous \u00e9tablissons naturellement une hi\u00e9rarchie de l&rsquo;importance des \u00e9v\u00e9nements. Il nous semble que ces crises \u00e9conomiques et financi\u00e8res sont des courroies de transmission, ou des moyens de transmission entre le domaine politique au sens le plus large, et le domaine psychologique au sens le plus large. Dominant tout cela, le domaine fondamental de l&rsquo;Histoire. Ce dernier point nous para\u00eet tr\u00e8s actuel contrairement \u00e0 l&rsquo;entendement du mot (Histoire) dans sa conceptualisation courante parce que l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration des communications, c&rsquo;est-\u00e0-dire la capacit\u00e9 de voir et d&rsquo;interpr\u00e9ter l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement en m\u00eame temps qu&rsquo;on le vit, a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 prodigieusement l&rsquo; historicisation de ces \u00e9v\u00e9nements en cours; ce faisant, l&rsquo;Histoire a grandi encore en importance, en devenant m\u00e9tahistoire lorsqu&rsquo;elle est ainsi appr\u00e9hend\u00e9e comme facteur d&rsquo;une synth\u00e8se directe, quasiment imm\u00e9diate, du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;aide de cette m\u00e9thodologie que nous tentons d&rsquo;interpr\u00e9ter les \u00e9v\u00e9nements. Ceux qui se sont produits hier, avec une nouvelle chute de la confiance alors que les pouvoirs politiques \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 intervenus, nous ont ainsi sembl\u00e9 marquer une \u00e9tape importante. Ils ont montr\u00e9 deux choses:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;implication d\u00e9sormais compl\u00e8te des pouvoirs politiques dans la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique, de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons selon qu&rsquo;on parle des USA ou de l&rsquo;Europe. La politisation de la crise est achev\u00e9e, ce qui signifie que les enjeux sont d\u00e9sormais diff\u00e9rents. Cette politisation se fait paradoxalement, mais logiquement, alors que le pouvoir politique s&rsquo;est affaibli depuis le 15 septembre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;internationalisation, ou globalisation de la crise, s&rsquo;est confirm\u00e9e et affirm\u00e9e. Plus qu&rsquo;y voir un \u00e9v\u00e9nement important pour l&rsquo;\u00e9ventuelle concurrence entre les centres divers ou une \u00e9ventuelle coordination entre ces centres, nous y voyons surtout une sorte de globalisation de l&rsquo;id\u00e9ologie-en-crise, permettant \u00e9ventuellement \u00e0 tous les acteurs de mettre en cause cette id\u00e9ologie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous passons rapidement en revue ces deux points.<\/p>\n<h3>La politisation de la crise<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLes \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;hier ont montr\u00e9 que l&rsquo;action \u00e9conomique du pouvoir US,  le Congr\u00e8s ayant approuv\u00e9 le plan de $700 milliards d\u00e9cid\u00e9 par le gouvernement,  \u00e9tait insuffisante pour combattre le d\u00e9sarroi psychologique caus\u00e9 par la crise. Depuis que ce ce plan a \u00e9t\u00e9 vot\u00e9 par la Chambre, vendredi apr\u00e8s-midi, Wall Street a chut\u00e9 deux fois (vendredi en fin de journ\u00e9e et lundi). Le but principal du plan qui \u00e9tait son effet psychologique (le \u00ab<em>Vous me demandez mon avis en tant qu&rsquo;\u00e9conomiste. Malheureusement, c&rsquo;est une question de psychologie.<\/em>\u00bb du pr\u00e9sident de la <em>Fed<\/em>  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_colere_ou_la_peur_25_09_2008.html\" class=\"gen\">Ben Bernanke<\/a>),  ce but n&rsquo;est pas atteint. Le plan Paulson est, d&rsquo;un point de vue psychologique, compl\u00e8tement banalis\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA cet \u00e9gard, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un quitte ou double; ou la mesure de stabilisation (le plan Paulson) \u00e9tait adopt\u00e9e, si possible rapidement, et confirmait le choc (positif) initial de l&rsquo;annonce, ou elle ne le confirmait pas pour l&rsquo;une ou l&rsquo;autre raison. On peut \u00e9piloguer sur cette possibilit\u00e9 perdue mais il nous appara\u00eet \u00e9vident que <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_mepris_desenchante_de_krugman_et_la_question_du_temps_03_10_2008.html\" class=\"gen\">la faiblesse<\/a> du pouvoir US dans les faits de sa division et de son absence de solidarit\u00e9 de syst\u00e8me est la principale cause de cet \u00e9chec. Le pouvoir US a montr\u00e9 l&rsquo;affaiblissement radical de sa puissance politique de repr\u00e9sentation de la puissance des USA. Cet \u00e9chec est paradoxalement la cause de la politisation de la crise du c\u00f4t\u00e9 US puisqu&rsquo;il r\u00e9duit \u00e0 mesure les capacit\u00e9s d&rsquo;intervention \u00e9conomique de ce pouvoir et renvoie son action dans le champ politique. Comme l&rsquo;on sait, le champ est d\u00e9sert puisque le pouvoir US est en vacances au moins jusqu&rsquo;\u00e0 fin janvier 2009.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn processus assez similaire est en cours du c\u00f4t\u00e9 des pays europ\u00e9ens, mais pour une autre raison. Le hiatus entre les dimensions nationales et la dimension europ\u00e9enne, les unes contrecarrant l&rsquo;autre et vice-versa, et aucune n&rsquo;\u00e9tant d\u00e9cisive de ce fait, contrecarre dramatiquement les actions \u00e9conomiques des pouvoirs politiques. L\u00e0 aussi, la crise \u00e9volue \u00e9videmment vers le pouvoir politique. L\u00e0 aussi, cette \u00e9volution se fait alors que paradoxalement le pouvoir politique est affaibli par l&rsquo;effet faible ou d\u00e9sordonn\u00e9 de ses interventions financi\u00e8res.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe paradoxe de cette situation o\u00f9 l&rsquo;on est pass\u00e9 dans le domaine politique est que l&rsquo;action des pouvoirs politiques va devenir une n\u00e9cessit\u00e9 politique, m\u00eame si cette action est financi\u00e8re, et m\u00eame si elle est affaiblie. Le probl\u00e8me deviendrait alors, d\u00e9sormais, celui de la stabilit\u00e9 politique des directions. M\u00eame si ceux qui, parmi les id\u00e9ologues les plus affirm\u00e9s du laisser faire, disent qu&rsquo;une action politique n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire, que les march\u00e9s r\u00e9gleront seuls leur probl\u00e8me, m\u00eame si ceux-l\u00e0 avaient techniquement raison, les pouvoirs politiques n&rsquo;\u00e9voluent plus dans cette logique. L&rsquo;inaction, pour eux, \u00e9quivaudrait \u00e0 un suicide politique; ils sont conduits \u00e0 penser cela de plus en plus, et cette attitude se refl\u00e8te dans la psychologie de l&rsquo;opinion publique. Cette conjonction de perceptions cr\u00e9e un fait politique qui l&#8217;emporte sur les consid\u00e9rations financi\u00e8res techniques. La crise financi\u00e8re est devenue un d\u00e9fi politique majeur pour le pouvoir politique.<\/p>\n<h3>La globalisation de la crise <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa globalisation de la crise est un fait acquis. On s&rsquo;en r\u00e9jouit en g\u00e9n\u00e9ral parce qu&rsquo;on y voit la corr\u00e9lation des int\u00e9r\u00eats, la solidarit\u00e9 et la coop\u00e9ration n\u00e9cessaires et\/ou forc\u00e9es,  c&rsquo;est-\u00e0-dire, au bout du compte, l&rsquo;ancrage de l&rsquo;\u00e9conomie globale dans l&rsquo;id\u00e9ologie du laisser faire qui est d\u00e9velopp\u00e9e par les USA,  puisque la globalisation c&rsquo;est un faux masque pour l&rsquo;am\u00e9ricanisation. Mais ce raisonnement a ses limites qui sont les limites de la crise. Il vaut si l&rsquo;on arrive \u00e0 arr\u00eater la crise et \u00e0 r\u00e9tablir les choses dans leur soi disant \u00e9quilibre, type <em>statu quo ante<\/em> malgr\u00e9 tous les artifices de la manuvre. Le point o\u00f9 cela peut \u00eatre encore fait n&rsquo;est pas loin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9pass\u00e9, si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait. La globalisation r\u00e9v\u00e8le alors son autre visage.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi la crise se poursuit effectivement et si rien ne peut \u00eatre fait contre elle, la globalisation est interpr\u00e9t\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on radicalement inverse. Elle devient le moyen mal\u00e9fique de diffusion de la crise partout, une sorte de peste galopante. Cela \u00e9tait supportable quand c&rsquo;\u00e9taient les autres qui en p\u00e2tissaient, comme en 1998-1999 (la Tha\u00eflande, la Cor\u00e9e, la Russie, l&rsquo;Argentine, etc.); on pouvait alors faire la le\u00e7on \u00e0 la gloire du laisser faire, reprochant aux victimes de l&rsquo;\u00eatre trop, de n&rsquo;en avoir pas assez fait puisque ceux qui en avaient beaucoup fait \u00e9taient indemnes. Aujourd&rsquo;hui, tout le monde est touch\u00e9, et en plus \u00e0 mesure de l&rsquo;engagement dans la doctrine, qui ne peut plus \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 comme une protection mais qui appara\u00eet comme un risque que le bon sens jugera vite insupportable. D\u00e8s ce moment, la globalisation permet \u00e0 qui le veut, \u00e0 tout le monde peut-\u00eatre, sauf les USA sans doute, de mettre en cause la doctrine,  comme cela est d\u00e9j\u00e0 fait, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_wall_street_a_l_onu_26_09_2008.html\" class=\"gen\">\u00e0 l&rsquo;ONU<\/a> ou avec <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-un_axe_franco-allemand_new_look_anti-us__26_09_2008.html\" class=\"gen\">les Fran\u00e7ais et les Allemands<\/a>. La mise en cause de la doctrine devient l\u00e9gitime, au nom m\u00eame de la globalisation qui donne \u00e0 tout le monde voix au chapitre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa comparaison avec la Grande D\u00e9pression est instructive. Nombre d&rsquo;\u00e9conomistes mettent en avant les mesures protectionnistes US (le Smoot-Hawley <em>Tariff Act<\/em> de <a href=\"ttp:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Smoot-Hawley_Tariff_Act\" class=\"gen\">juin 1930<\/a>) comme cause technique, au moins de l&rsquo;aggravation de la situation aux USA. Admettons l&rsquo;explication technique en nous en tenant dans ce champ de l&rsquo;\u00e9conomie. Une autre fa\u00e7on de voir est qu&rsquo;en \u00e9tablissant un protectionnisme coupl\u00e9 avec l&rsquo;isolationnisme d&rsquo;alors, les USA se sont referm\u00e9s sur eux-m\u00eames. Ils en ont subi les cons\u00e9quences \u00e9conomiques, c&rsquo;est l&rsquo;hypoth\u00e8se des \u00e9conomistes cit\u00e9s et ce n&rsquo;est qu&rsquo;une hypoth\u00e8se; un constat assur\u00e9, par contre, est qu&rsquo;ils ont ainsi \u00e9vit\u00e9 des influences et des pressions ext\u00e9rieures qui auraient peut-\u00eatre, dans le climat politique tendu et anticapitaliste des ann\u00e9es 1930, conduit \u00e0 la mise en cause du capitalisme US. Ce capitalisme fut celui que FDR sauva, au contraire, gr\u00e2ce \u00e0 son brio de communicateur et des mesures \u00e9conomiques qui, outre leur insucc\u00e8s, ne touchaient \u00e0 rien des fondements de la doctrine, et avec toute latitude de faire ce qu&rsquo;il voulait \u00e0 cet \u00e9gard puisqu&rsquo;enferm\u00e9 dans un environnement isol\u00e9. La Grande D\u00e9pression fit-elle des d\u00e9g\u00e2ts? Cela p\u00e8se de peu de poids \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ceci: le r\u00e9sultat net de la Grande D\u00e9pression fut d&rsquo;abord la protection de la doctrine et du capitalisme et, \u00e0 partir de 1945, apr\u00e8s une participation US \u00e0 la guerre largement favoris\u00e9e par cette m\u00eame Grande D\u00e9pression , une position de domination absolue des USA sur le monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9volution, aujourd&rsquo;hui, \u00e0 partir d&rsquo;une globalisation\/am\u00e9ricanisation d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9e, peut \u00eatre inverse; la doctrine export\u00e9e, expos\u00e9e \u00e0 la critique mortelle de certains de ses plus importants participants, mise en cause d&rsquo;une fa\u00e7on globale. La globalisation pourrait nous r\u00e9server des surprises. En attendant, elle ne fait qu&rsquo;exacerber les tensions, notamment entre les USA et l&rsquo;Europe, les USA accusant l&rsquo;Europe de n&rsquo;en pas faire assez, notamment de ne pas adopter l&rsquo;\u00e9quivalent du plan Paulson dont le triomphe aux USA est \u00e9videmment une marque assur\u00e9e de sa qualit\u00e9 et de sa n\u00e9cessit\u00e9. L\u00e0 aussi, la propagande jusqu&rsquo;au virtualisme est \u00e0 l&rsquo;uvre.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le rythme est soutenu 7 octobre 2008 Nos lecteurs n&rsquo;ignorent pas que ce n&rsquo;est certes pas sur ce site qu&rsquo;ils trouveront un entra\u00eenement particulier pour des pr\u00e9visions et des analyses \u00e9conomiques et financi\u00e8res. Nos connaissances dans ces domaines sont limit\u00e9es. Est-ce une cause ou un effet? 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