{"id":70294,"date":"2008-10-23T11:47:32","date_gmt":"2008-10-23T11:47:32","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/10\/23\/les-risques-obliges-dobama\/"},"modified":"2008-10-23T11:47:32","modified_gmt":"2008-10-23T11:47:32","slug":"les-risques-obliges-dobama","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/10\/23\/les-risques-obliges-dobama\/","title":{"rendered":"Les risques oblig\u00e9s d&rsquo;Obama"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Les risques oblig\u00e9s d&rsquo;Obama<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t23 octobre 2008  Impossible de ne pas prendre un ton pr\u00e9sidentiel nous dit-on d&rsquo;Obama, qui vient de parler comme s&rsquo;il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sident. Il ne l&rsquo;est pas encore nous dit-on \u00e9galement, comme si nous avions tendance \u00e0 l&rsquo;oublier, alors qu&rsquo;un sondage (d&rsquo;AP) ram\u00e8ne l&rsquo;avantage d&rsquo;Obama de 7% \u00e0 1%,  \u00e0 44%-43%; alors qu&rsquo;existe l&rsquo;inconnu de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/comment\/columnists\/ben_macintyre\/article4950484.ece\" class=\"gen\">effet Bradley<\/a>, c&rsquo;est-\u00e0-dire la dissimulation par un certain nombre de personnes sond\u00e9es de leur opposition \u00e0 Obama parce qu&rsquo;il est Africain-Am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;un autre point de vue, qui est celui de l&rsquo;efficacit\u00e9 et de la responsabilit\u00e9, Obama doit effectivement prendre cette attitude. Il s&rsquo;agit, dans sa position de favori incontestable, d&rsquo;appr\u00e9hender la pr\u00e9paration de la transition dans une p\u00e9riode extr\u00eamement dangereuse et incertaine, notamment avec un sommet crucial qui vient d&rsquo;\u00eatre annonc\u00e9 pour le  <a href=\"http:\/\/business.timesonline.co.uk\/tol\/business\/economics\/article4996475.ece\" class=\"gen\">15 novembre<\/a>,  le premier sommet sur l&rsquo;\u00e9ventuelle r\u00e9forme du syst\u00e8me financier, auquel le pr\u00e9sident \u00e9lu sera convi\u00e9 \u00e0 participer. Dans ce cas, la pr\u00e9paration tr\u00e8s pr\u00e9sidentielle \u00e0 la transition qu&rsquo;affiche Obama est \u00e0 son avantage; elle appara\u00eet comme l&rsquo;affirmation du sens des responsabilit\u00e9s, et il est avantageux pour lui, m\u00eame et surtout \u00e9lectoralement, de l&rsquo;afficher en faisant comme s&rsquo;il \u00e9tait \u00e9lu et pr\u00e9parant cette transition. La situation elle-m\u00eame, avec un pouvoir inexistant \u00e0 Washington, pousse dans ce sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Barack Obama began to speak openly and in detail about the post-election transition period from George Bush&rsquo;s presidency for the first time yesterday, opening himself up to charges of complacency<\/em>\u00bb, \u00e9crit le <em>Guardian<\/em>  <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2008\/oct\/23\/uselections2008-barackobama\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a>, dans un article mettant en \u00e9vidence cette attitude d&rsquo;Obama et de son camp. Du point de vue m\u00eame de la simple psychologie et de ce qu&rsquo;on pourrait nommer une dynamique psychologique de groupe, qu&rsquo;on pourrait <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_virtualisme_analyse_et_active_des_doutes_de_john_hamre_a_la_bulle_de_gw_30_09_2003.html\" class=\"gen\">\u00e9galement<\/a> d\u00e9signer comme du <em>groupthinking<\/em>, cette confiance excessive partag\u00e9e au sein de l&rsquo;\u00e9quipe Obama est av\u00e9r\u00e9e et in\u00e9vitable: \u00ab<em>a sense of confidence that his campaign team is finding it hard to hide<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette situation est d&rsquo;autant plus in\u00e9vitable que l&rsquo;annonce du sommet du 15 novembre rend n\u00e9cessaire une pr\u00e9paration pour ce sommet,  dans tous les cas des candidats en cas d&rsquo;\u00e9lection,  particuli\u00e8rement pour le camp d&rsquo;Obama o\u00f9 l&rsquo;on ne peut cacher qu&rsquo;on juge la victoire acquise. Tout cela accro\u00eet paradoxalement le d\u00e9sordre alors que le but est justement d&rsquo;\u00e9viter le flottement, le d\u00e9sordre d&rsquo;un certain point de vue, de la p\u00e9riode de transition<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>As most polls showed the Democratic candidate&rsquo;s lead over his Republican rival John McCain still growing, Obama held a meeting in Richmond, Virginia, to discuss with senior national security advisers the foreign policy challenges he would face as president. Bucking the trend, one poll, conducted by Associated Press, showed McCain cutting back Obama&rsquo;s 7% lead three weeks ago to 1%, on 44% to 43%.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Obama&rsquo;s comments mark a significant change in the campaign, switching from rhetoric to a more presidential tone. Although Obama added the caveat that I don&rsquo;t want to get too far ahead of myself, his comments reflected a sense of confidence that his campaign team is finding it hard to hide. At a press conference after the national security meeting, he said that although he had been almost single-mindedly focused on the economy, he had plans ready for Iraq, Afghanistan and other foreign policy problems.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>He spoke about having teams in place to deal with foreign and economic policy during the awkward transitional period between November 4 and the inauguration on January 20. Interviewed yesterday, Obama said a smooth transition was essential to make sure America&rsquo;s enemies did not take advantage of a shift in administrations.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In another sign of looking beyond the November 4 election, he welcomed a White House-organised international summit on the economic crisis planned for November 15. With Bush as a lame-duck president and Obama as possibly the president-in-waiting, the Democratic candidate would be a key figure. I am happy today that the White House announced a summit that provides an opportunity to advance the kind of cooperation I called for last month, he said. America must lead and other nations must be part of the solution too. He refused to be drawn into what role he would play at the summit if he was elected president. He said his economic team was already in constant touch with the treasury secretary, Henry Paulson.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>To avoid sounding too presumptuous, he said: \u00ab\u00a0Even though the election will have taken place and there will be a new president-elect, we are still going to have one president at a time until January 20, until the new president is sworn in.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Le dilemme de la transition<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tJamais la question de la transition n&rsquo;est apparue, justement, comme une question aussi essentielle. Le fonctionnement du syst\u00e8me US y oblige, avec une transition importante en dur\u00e9e,  du 4 novembre 2008 (\u00e9lection) au 20 janvier 2009 (prestation de serment). Bien entendu, le pr\u00e9c\u00e9dent \u00e0 cet \u00e9gard est celui de la Grande D\u00e9pression. A cette \u00e9poque, la transition durait cinq mois (\u00e9lection premier mardi de novembre, prestation de serment premier mardi de mars de l&rsquo;ann\u00e9e suivante). C&rsquo;est en raison des circonstances dramatiques de la transition 1932-1933 que ce d\u00e9lai fut ramen\u00e9, par un amendement \u00e0 la Constitution, \u00e0 un peu moins de trois mois. Pendant la transition, la situation int\u00e9rieure de l&rsquo;Am\u00e9rique s&rsquo;\u00e9tait formidablement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e, jusqu&rsquo;\u00e0 des risques d&rsquo;effondrement structurel du pays, sans pouvoir r\u00e9el pour lutter contre cela. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Ce d\u00e9lai consid\u00e9rable entre l&rsquo;\u00e9lection et l&rsquo;entr\u00e9e en fonction \u00e9tait d\u00fb \u00e0 des raisons pratiques. Les constituants de 1787-1788 avaient estim\u00e9 que la taille consid\u00e9rable du pays autant que sa d\u00e9centralisation initiale \u00e0 cause de sa constitution en Etats autonomes au d\u00e9part, dans une \u00e9poque o\u00f9 les communications \u00e9taient tr\u00e8s lentes et requ\u00e9raient un d\u00e9placement physique, imposaient effectivement ce d\u00e9lai. Les Etats avaient besoin de s&rsquo;organiser en fonction de la nouvelle pr\u00e9sidence. Aucune des caract\u00e9ristiques d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, notamment la rapidit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements, et pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;extension rapide de certaines situations de crise, n&rsquo;existait alors pour militer contre ce d\u00e9lai.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tElu en novembre 1932, FDR avait refus\u00e9 la proposition de Hoover (pr\u00e9sident en place, battu par FDR) de coop\u00e9ration durant la transition, pour ne pas avoir les mains li\u00e9es par des d\u00e9cisions portant en partie la marque du m\u00eame Hoover. On peut s&rsquo;interroger sur la validit\u00e9 de l&rsquo;argument. On peut surtout avancer un autre argument, la question \u00e9tant alors de savoir s&rsquo;il y avait pr\u00e9m\u00e9ditation ou pas de la part de FDR dans ce domaine; l&rsquo;autre argument est la volont\u00e9 psychologique de rupture avec Hoover, pour provoquer un choc dans l&rsquo;\u00e9lectorat, argument d&rsquo;autant plus acceptable que, par ailleurs, la politique de FDR fut <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-fdr_au_secours_18_09_2008.html\" class=\"gen\">tr\u00e8s loin<\/a> d&rsquo;\u00eatre fondamentalement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-precisions_sur_fdr_et_la_grande_depression_20_09_2008.html\" class=\"gen\">diff\u00e9rente<\/a> de celle de Hoover. Effectivement, c&rsquo;est le changement d&rsquo;homme et le changement de m\u00e9thode beaucoup plus que les mesures prises qui, en mars 1933, provoqu\u00e8rent un choc psychologique qui permit \u00e0 la population US de commencer \u00e0 retrouver une sorte d&rsquo;\u00e9lan vital qui l&rsquo;avait abandonn\u00e9e, de commencer \u00e0 \u00e9carter les perspectives d&rsquo;effondrement qui marqu\u00e8rent les mois pr\u00e9c\u00e9dents. C&rsquo;est l&rsquo;aspect psychologique de l&rsquo;action de FDR, auquel nous accordons une importance fondamentale, et cet aspect psychologique fut nourri par l&rsquo;absence de coop\u00e9ration entre Hoover, identifi\u00e9 \u00e0 la Grande D\u00e9pression, et FDR, l&rsquo;homme compl\u00e8tement nouveau, le sauveur sans compromission avec Hoover.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObama aborde le probl\u00e8me de la transition avant l&rsquo;\u00e9lection, d&rsquo;une fa\u00e7on absolument oppos\u00e9e, avec les risques qui vont avec. (Ne risque-t-il pas de perdre le 4 novembre en indisposant des \u00e9lecteurs avec cette assurance? C&rsquo;est une chose qu&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 reproch\u00e9e \u00e0 Obama, son assurance qui, pour ses critiques, devient de l&rsquo;arrogance.) On comprend bien sa d\u00e9marche, suscit\u00e9e par la ma\u00eetrise qu&rsquo;il voudrait montrer, notamment pour d\u00e9mentir les accusations d&rsquo;inexp\u00e9rience venues du camp McCain; par le caract\u00e8re du personnage lui-m\u00eame, d&rsquo;un Obama calme, plein de sang-froid, qui entend proc\u00e9der m\u00e9thodiquement; par les murs m\u00eame du syst\u00e8me et de l&rsquo;\u00e9poque, qui constituent une affirmation de la prise de contr\u00f4le \u00e9galement m\u00e9thodique des affaires du pouvoir; enfin, par l&rsquo;in\u00e9vitable et stupide arrogance am\u00e9ricaniste, qui \u00e9mane \u00e9videmment de tous les cercles de conseillers qu&rsquo;on peut trouver \u00e0 Washington, qui est ce besoin vital, presque d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, correspondant \u00e0 l&rsquo;<em>hubris<\/em> pesant et r\u00e9current de la chose, de para\u00eetre un <em>leader<\/em> (\u00ab<em>America must lead and other nations must be part of the solution too<\/em>\u00bb  Obama parlant du sommet du 15 novembre, et laissant entendre que <em>America<\/em> ce sera lui). Dans ce catalogue, on ne voit rien qui diff\u00e9rencie Obama du reste dans ses penchants psychologiques, m\u00eame s&rsquo;il est tr\u00e8s intelligent; la plus brillante intelligence, si elle est prisonni\u00e8re d&rsquo;une psychologie fautive (l&rsquo;am\u00e9ricaniste, dans ce cas), nous donnera \u00e0 certains points les m\u00eames d\u00e9fauts qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;habitude, peut-\u00eatre avec plus de brio mais aussi d&rsquo;\u00e9ventuels effets aggrav\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn attendant, Obama se trouve devant une situation complexe, avec plusieurs dilemmes qui marquent sa d\u00e9cision de jouer le jeu du candidat d\u00e9j\u00e0 \u00e9lu puis de l&rsquo;\u00e9lu d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sident s&rsquo;il est \u00e9lu. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le premier constat est classique et d\u00e9j\u00e0 vu: il est tr\u00e8s bien de tr\u00e8s vite para\u00eetre pr\u00e9sidentiel mais il ne faut pas trop le para\u00eetre avant l&rsquo;heure. Les \u00e9lecteurs peuvent se r\u00e9volter et voter contre lui. Risque classique effectivement,  d\u00e9taill\u00e9 par le <em>Guardian<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il est tr\u00e8s bien de vouloir effectuer une transition ordonn\u00e9e et coordonn\u00e9e, pour conserver la stabilit\u00e9 du gouvernement dans ces heures difficiles. Mais on risque \u00e9videmment de rater l&rsquo;effet FDR d\u00e9crit ci-dessus, le choc de l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir marqu\u00e9e par une action politique et psychologique d\u00e9cid\u00e9e, renversant le sentiment de la population. Peut-\u00eatre Obama ne croit-il pas cela n\u00e9cessaire, peut-\u00eatre ignore-t-il cette partie de l&rsquo;action du pouvoir. Si c&rsquo;est le cas, il va vers des d\u00e9boires lorsqu&rsquo;on mesure l&rsquo;\u00e9tat <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_les_gens_sont_vraiment_terrifies__22_10_2008.html\" class=\"gen\">psychologique<\/a> de la population. S&rsquo;il est \u00e9lu et suit ses plans de coop\u00e9ration avec l&rsquo;administration en place, il conna\u00eetra le triomphe m\u00e9diatique habituel, avec g\u00e9missements d&rsquo;extase des intellectuels (premier pr\u00e9sident noir, etc.) mais ce sera un triomphe trompeur. Cela ne signifiera <strong>rien<\/strong> du sentiment profond de la population qui attend une rupture politique et psychologique avec ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, tandis que cela accentuera une confiance en soi d&rsquo;Obama d\u00e9j\u00e0 un peu trop forte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Cette m\u00eame coop\u00e9ration qu&rsquo;il r\u00e9clame de l&rsquo;administration inexistante Bush &#038; Cie risque de provoquer des effets pervers. On imagine bien GW, enferm\u00e9 dans son autisme de sauveur de la nation malgr\u00e9 elle depuis 9\/11, visc\u00e9ralement hostile \u00e0 son successeur pour toutes les raisons qu&rsquo;on conna\u00eet avec en plus le sentiment obscur de ce pauvre esprit \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la fonction la plus haute et qui s&rsquo;imagine avoir un legs \u00e0 prot\u00e9ger,  GW donc, retrouvant toute sa vigueur pour mettre tous les obstacles possibles \u00e0 la succession, avec les proc\u00e9d\u00e9s habituels, voire une d\u00e9cision catastrophique ou l&rsquo;autre,  ou bien tentant d&rsquo;enfermer Obama dans certaines orientations politiques et \u00e9conomiques (comme FDR craignait officiellement en coop\u00e9rant avec Hoover). Cela pourrirait l&rsquo;entr\u00e9e en fonction d&rsquo;Obama et chargerait sa pr\u00e9sidence d\u00e9butante d&rsquo;un handicap peut-\u00eatre mortel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais qu&rsquo;importe La crise d\u00e9cide et, en ce sens, \u00e0 cause de la pression de la crise, du sentiment populaire qu&rsquo;elle suscite, Obama, avec sa psychologie, ne peut sans doute envisager ni imaginer d&rsquo;agir autrement que dans la direction qu&rsquo;il semble prendre. La chose est d&rsquo;autant plus \u00e9vidente qu&rsquo;il y a cette r\u00e9union du 15 novembre, suscit\u00e9e par la crise, qui exige une direction US autant soud\u00e9e qu&rsquo;elle peut \u00eatre. C&rsquo;est la crise qui est ma\u00eetresse du monde aujourd&rsquo;hui, et elle est globalis\u00e9e dans le sens le plus emport\u00e9, qui impose notamment cette conf\u00e9rence du 15 novembre (FDR n&rsquo;avait pas \u00e0 tenir compte de cela, en 1932-33, dans son univers isolationniste). La pression de la crise est terrible et ses effets sont insaisissables, puisque l&rsquo;un d&rsquo;eux est d&rsquo;activer l&rsquo;attitude pr\u00e9sidentielle d&rsquo;Obama au risque de mettre en cause <em>in extremis<\/em> son \u00e9lection assur\u00e9e, ou de compromettre \u00e9ventuellement sa pr\u00e9sidence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui conduit, pour conclure et par politesse, \u00e0 une sorte de <em>post scriptum<\/em> qui est \u00e0 l&rsquo;autre hypoth\u00e8se, jug\u00e9e si improbable: et si McCain l&#8217;emportait par surprise? La r\u00e9ponse est simple. Nous entrerions, par une autre porte, par une port\u00e9 d\u00e9rob\u00e9e si l&rsquo;on veut, dans le d\u00e9sordre le plus complet. Les \u00e9lecteurs l&rsquo;auraient \u00e9lu sans l&rsquo;avoir voulu comme pr\u00e9sident, car d\u00e9cid\u00e9ment McCain a tout pour ne pas \u00eatre pr\u00e9sident. Autre hypoth\u00e8se, autre temps. On verrait alors ce qu&rsquo;il faut en penser et dans quel sens il faudrait s&rsquo;exclamer.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les risques oblig\u00e9s d&rsquo;Obama 23 octobre 2008 Impossible de ne pas prendre un ton pr\u00e9sidentiel nous dit-on d&rsquo;Obama, qui vient de parler comme s&rsquo;il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sident. Il ne l&rsquo;est pas encore nous dit-on \u00e9galement, comme si nous avions tendance \u00e0 l&rsquo;oublier, alors qu&rsquo;un sondage (d&rsquo;AP) ram\u00e8ne l&rsquo;avantage d&rsquo;Obama de 7% \u00e0 1%, \u00e0 44%-43%;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3083,3184,2891,6208,3080],"class_list":["post-70294","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-depression","tag-fdr","tag-grande","tag-obama","tag-roosevelt"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70294"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70294\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}