{"id":70341,"date":"2008-11-12T18:05:06","date_gmt":"2008-11-12T18:05:06","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/11\/12\/la-bataille-du-pentagone\/"},"modified":"2008-11-12T18:05:06","modified_gmt":"2008-11-12T18:05:06","slug":"la-bataille-du-pentagone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/11\/12\/la-bataille-du-pentagone\/","title":{"rendered":"La bataille du Pentagone"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La bataille du Pentagone<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t12 novembre 2008  La bataille autour de la nomination du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense dans l&rsquo;administration Obama s&rsquo;intensifie et acquiert une dimension id\u00e9ologique. En m\u00eame temps, des signes toujours abondants montrent que la question du Pentagone, de son budget, de sa crise, ne cesse de prendre plus d&rsquo;acuit\u00e9. On voit se confirmer ainsi que le centre militaro-bureaucratique du complexe militaro-industriel, le Pentagone, est le nud fondamental de la crise am\u00e9ricaniste,  de la n\u00f4tre \u00e0 tous par cons\u00e9quent, dans un bel \u00e9lan de globalisation. Pour Obama, le Pentagone en tant que crise g\u00e9n\u00e9rale touchant aussi bien l&rsquo;ext\u00e9rieur (la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale) que l&rsquo;int\u00e9rieur (la stabilit\u00e9 budg\u00e9taire, la situation \u00e9conomique, l&rsquo;imbroglio bureaucratique) est aussi une sorte de quadrature du cercle et sans aucun doute l&rsquo;enjeu essentiel de son mandat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a notamment un article du site <em>Politico.com<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.politico.com\/news\/stories\/1108\/15512.html\" class=\"gen\">11 novembre<\/a> pour signaler la politisation de la bataille du Pentagone autour de Robert Gates. C&rsquo;est une nouvelle dimension qui s&rsquo;ajoute \u00e0 cette question; quelle que soit la d\u00e9cision d&rsquo;Obama et la rapidit\u00e9 de cette d\u00e9cision (et la position de Gates d&rsquo;accepter ou non de se succ\u00e9der \u00e0 lui-m\u00eame), Gates et le Pentagone sont devenus la cause d&rsquo;une pol\u00e9mique qui illustre les contradictions et les difficult\u00e9s qui attendent Obama,  auxquelles, devons-nous constater, il est d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9. Cette pol\u00e9mique est d&rsquo;autant plus r\u00e9v\u00e9latrice et significative que les adversaires de Gates, le courant anti-guerre principalement, d\u00e9signent leur pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 contre Gates pour cette fonction \u00e0 la t\u00eate du Pentagone: le s\u00e9nateur Chuck Hagel, \u00e9galement r\u00e9publicain, pourtant proche d&rsquo;Obama et souvent \u00e9voqu\u00e9 pour une nomination dans la nouvelle administration,  Hagel, une figure prestigieuse, un des hommes politiques les plus int\u00e8gres de Washington, adversaire constant et \u00e9clair\u00e9 de la guerre en Irak,  une figure de poids \u00e0 opposer \u00e0 Gates dans un affrontement sans doute assez paradoxal qui se fait par tendances interpos\u00e9es, non sans une r\u00e9elle confusion<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Politico.com<\/em> \u00e9crit:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Arms control advocates and anti-war activists are ratcheting up pressure on President-elect Barack Obama to dump Defense Secretary Robert Gates and replace him with a more strident anti-war voice. Nominating Gates to stay, would be a violation of the mandate for change that Obama says he represents, said Medea Benjamin, cofounder of the anti-war group CodePink. <\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A better bipartisan fit for Obama, they say, is Sen. Chuck Hagel (R-Neb.), who brings out what they like about Gates  his ability to deal with Russia, Iran and Syria  without the direct link to Bush&rsquo;s policies.  That would be an unmistakable sign from the Obama camp that they really are nonpartisan, said Justin Raimondo, editorial director of Antiwar.com. He would be great.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The pressure comes as momentum appears to be gaining for those who support keeping Gates to remain at the helm of the Pentagon, at least for a transitional period. Moderate Democrats in Congress, including Majority Leader Sen. Harry Reid of Nevada, support the idea.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut noter que, de son c\u00f4t\u00e9, Gates ne fait rien pour d\u00e9mentir ses adversaires du parti anti-guerre. Il justifie de plus en plus fermement, malgr\u00e9 la crise financi\u00e8re, le montant actuel, avec ses augmentation, du budget de la d\u00e9fense, comme il le dit dans une interview du 21 octobre (rappel\u00e9e par <em>Bloomberg.News<\/em> le <LIEN=http:\/\/www.bloomberg.com\/apps\/news?pid=20601087&#038;sid=a4odwoTuhsZU&#038;refer=home>5 novembre): \u00ab<em>Military spending can act as an economic stimulant during the financial crisis, Defense Secretary Robert Gates said in an Oct. 21 interview. We are trying to persuade people it would be a good thing to increase the projected 2010 defense budget of $526.7 billion by $57 billion, Gates said. If you want to talk about a stimulus package, the defense budget&rsquo;s not bad and obviously a lot of jobs around the country depend on military spending.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tGates durcit \u00e9galement certaines positions politico-militaires; il est actuellement en tourn\u00e9e dans les pays-fr\u00e8res (ou petits fr\u00e8res) d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est pour affirmer son appui, sinon l&rsquo;appui des USA de Bush, \u00e0 l&rsquo;adh\u00e9sion de la G\u00e9orgie et de l&rsquo;Ukraine \u00e0 l&rsquo;OTAN. Cette extravagante perspective, encore plus extravagante aujourd&rsquo;hui avec les \u00e9volutions politiques diverses (Russie, UE, Obama), semble \u00eatre encore dans le <em>pipe-line<\/em> de la bureaucratie du Pentagone, comme dans quelques esprits r\u00e9chauff\u00e9s des groupes de pression <em>neocons<\/em>. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne autre option, et celle-ci de plus en faveur dans les pronostics proches du Pentagone, est celle d&rsquo;un proche d&rsquo;Obama, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_budgetaire_du_gouvernement_us_et_la_crise_du_pentagone_30_07_2008.html\" class=\"gen\">Richard Danzig<\/a>, ancien secr\u00e9taire \u00e0 la Navy, devenant secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense apr\u00e8s une assez courte p\u00e9riode apr\u00e8s le 20 janvier 2009 o\u00f9 Gates resterait en fonction, de fa\u00e7on \u00e0 verrouiller la transition sans \u00e0-coups. Dans ce cas, Danzig deviendrait d&rsquo;abord l&rsquo;adjoint de Gates le 20 janvier 2009, avant de lui succ\u00e9der \u00e0 la t\u00eate du Pentagone.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn contrepoint de cette bataille de succession de Gates, o\u00f9 Gates pourrait \u00eatre successeur temporaire de lui-m\u00eame, s&rsquo;amoncellent les nouvelles de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 du Pentagone,  de mal en pire, <em>as usual<\/em> , avec,  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-precision_sur_la_crise_du_pentagone_le_jsf_en_point_de_mire_12_11_2008.html\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a>, quelques pr\u00e9cisions suppl\u00e9mentaires. Bien entendu, on se doute que ces pr\u00e9cisions ne sont pas encourageantes, qu&rsquo;elles contribuent \u00e0 poursuivre le noircissement du tableau de la situation du Pentagone. Ces diverses appr\u00e9ciations de plus en plus catastrophiques contrastent d&rsquo;une fa\u00e7on radicale, et d&rsquo;un radicalisme qui est significatif de l&rsquo;exacerbation (mont\u00e9e aux extr\u00eames) des oppositions \u00e0 cet \u00e9gard, avec les recommandations ou les affirmations de <a href=\"http:\/\/www.bloomberg.com\/apps\/news?pid=20601087&#038;sid=a4odwoTuhsZU&#038;refer=home\" class=\"gen\">maintien<\/a> des d\u00e9penses du Pentagone dans leur dynamique actuelle.  <\/p>\n<h3><em>Moby Dick<\/em>, centre de la crise du monde<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCette bataille autour du poste de secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense est \u00e0 la fois tr\u00e8s significative et tr\u00e8s instructive. C&rsquo;est une situation compl\u00e8tement in\u00e9dite. En g\u00e9n\u00e9ral, le sp\u00e9culations et l&rsquo;affrontements de la transition vers une nouvelle administration, dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9 nationale, concernent \u00e9galement, et en g\u00e9n\u00e9ral plus vivement et de mani\u00e8re plus significative que pour le poste de secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense, celui de secr\u00e9taire d&rsquo;Etat et celui de conseiller de s\u00e9curit\u00e9 nationale (\u00e9galement directeur du National Security Council [NSC]).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette attention port\u00e9e au futur secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense n&rsquo;est pas seulement due \u00e0 la question pos\u00e9e par l&rsquo;avenir de Robert Gates. On dira que l&rsquo;avenir de Robert Gates fait partie d&rsquo;une situation plus g\u00e9n\u00e9rale qui concerne la crise du Pentagone et justifie, elle, l&rsquo;attention port\u00e9e \u00e0 la nomination du futur secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense. Ces diverses circonstances sans pr\u00e9c\u00e9dent expriment deux choses fondamentales :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La militarisation de la diplomatie et de la politique ext\u00e9rieure des USA en g\u00e9n\u00e9ral, accomplie sous la direction de GW Bush, mais surtout sous l&rsquo;impulsion de Donald Rumsfeld, dans le cadre de 9\/11 et de tout ce qui a suivi. Cela r\u00e9pond \u00e0 une volont\u00e9 tr\u00e8s particuli\u00e8re, \u00e0 l&rsquo;id\u00e9al de puissance selon <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\" class=\"gen\">Ferrero<\/a>, pour dire les choses avec hauteur, pouss\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 un extr\u00eame absolument catastrophique (voir les r\u00e9sultats des guerres, des diverses agressions, etc.). La chose a conduit \u00e0 une r\u00e9duction notable de l&rsquo;influence du secr\u00e9taire d&rsquo;Etat, avec deux personnalit\u00e9s successives (Powell et Rice) qui ont fortement p\u00e2li, si l&rsquo;on peut dire, de ces conditions et qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le secondaire par rapport au poids habituel du secr\u00e9taire d&rsquo;Etat. Le Pentagone a affirm\u00e9 sa puissance, derri\u00e8re son secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense, mais aussi en conflit avec lui (voir Rumsfeld le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_courage_de_rumsfeld_et_un_discours_qui_merite_de_faire_date_11_09_2001.html\" class=\"gen\">10 septembre 2001<\/a>) tant cette puissance est pr\u00e9datrice dans tous les sens. Ainsi, ce poids consid\u00e9rable du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense est-il une indication de la forme prise par la puissance des USA, autant que de la crise de cette puissance Ce qui nous conduit au deuxi\u00e8me point<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La situation du Pentagone est le nud gordien de la crise g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. La crise du Pentagone touche aussi bien le domaine ext\u00e9rieur (politique ext\u00e9rieure de s\u00e9curit\u00e9 nationale) que le domaine int\u00e9rieur (situation budg\u00e9taire du Pentagone, impact sur la situation budg\u00e9taire des USA, etc.). Il est tout \u00e0 fait normal que la nomination de l&rsquo;homme qui va \u00eatre plac\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de ce monstre en crise aigu\u00eb, et la personnalit\u00e9 de cet homme, constituent un motif de grand int\u00e9r\u00eat dans cette p\u00e9riode de transition, voire un motif de pol\u00e9mique politique. (Dans ce cas, on comprend que ce qui est exceptionnel, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;int\u00e9r\u00eat port\u00e9 \u00e0 la nomination du futur secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense, mais la situation g\u00e9n\u00e9rale qui suscite automatiquement cet int\u00e9r\u00eat.) Cette question de la crise du Pentagone tend en effet \u00e0 \u00e9chapper au domaine sp\u00e9cialis\u00e9 du Pentagone, pour atteindre des cercles plus larges, notamment des cercles de politique g\u00e9n\u00e9rale comme les anti-guerres, voire des amateurs (int\u00e9ressants quand ils sont \u00e9clair\u00e9s) se faisant commentateurs, compl\u00e8tement ext\u00e9rieurs au monde de la s\u00e9curit\u00e9 nationale, comme dans le cas d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-obama_et_le_bmde_i_prudence_restrictive_et_une_premiere_escarmouche_avec_le_cmi_10_11_2008.html\" class=\"gen\">Oliver Stone<\/a>. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa pol\u00e9mique de la politisation de l&rsquo;affaire Gates, avec la mise en avant du nom de Hagel par la fraction anti-guerre des soutiens d&rsquo;Obama, renforce la tension de cette situation autour du Pentagone, mais nullement d&rsquo;une fa\u00e7on artificielle. Cette politisation est compl\u00e8tement justifi\u00e9e, justement \u00e0 cause de l&rsquo;importance de la crise du Pentagone telle qu&rsquo;on a tent\u00e9e de la d\u00e9crire. Au contraire, on s&rsquo;\u00e9tonne qu&rsquo;elle ne soit pas intervenue avant, pour contribuer \u00e0 mettre en \u00e9vidence l&rsquo;importance centrale de cette crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant, la dualit\u00e9 (ext\u00e9rieur-int\u00e9rieur) de la crise du Pentagone introduit un facteur important de confusion. On pourrait \u00eatre conduit \u00e0 penser en effet que l&rsquo;attaque contre Gates, que ses adversaires justifient par ses liens avec l&rsquo;administration Bush, est peu justifi\u00e9e en v\u00e9rit\u00e9, d&rsquo;une part parce que ses liens \u00e9taient pour le moins ambigus (Gates a souvent veill\u00e9 efficacement \u00e0 contenir les folies bushistes); d&rsquo;autre part et surtout, parce que Gates semble une personnalit\u00e9 taill\u00e9e sur mesure pour tenter la grande r\u00e9forme interne du Pentagone. Mais Gates lui-m\u00eame semble \u00e9voluer, comme s&rsquo;il justifiait <em>a posteriori<\/em> l&rsquo;attaque de ses adversaires. Par ailleurs, l&rsquo;option de la nomination de Danzig (avec Gates restant en fonction quelques mois de plus), qui pourrait appara\u00eetre pour Obama comme une mesure de compromis \u00e9cartant la col\u00e8re de ses soutiens anti-guerre, n&rsquo;assure pas n\u00e9cessairement les meilleures conditions de d\u00e9part possible pour lancer une grande r\u00e9forme du Pentagone. L&rsquo;on a avanc\u00e9 comme critique de cette formule que le Pentagone ne saurait pas, \u00e0 ce moment crucial du d\u00e9but de l&rsquo;administration Obama, qui le dirige pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais on peut \u00e9galement envisager qu&rsquo;Obama, se rappelant ses promesses de campagne, ainsi que les d\u00e9clarations de Danzig lui-m\u00eame, renonce \u00e0 tenter de r\u00e9duire le budget du Pentagone, du moins dans ses deux premi\u00e8res ann\u00e9es, et suive la prescription de Danzig (tenter une r\u00e9forme de la gestion du Pentagone durant ces deux premi\u00e8res ann\u00e9es o\u00f9 l&rsquo;on ne r\u00e9duit pas le budget du Pentagone). Ce serait alors prendre une orientation extr\u00eamement dangereuse,  d&rsquo;abord au Pentagone, o\u00f9 la bureaucratie ne perd pas de temps \u00e0 exploiter cette sorte de demi-mesure; dans les rangs de ses soutiens anti-guerres ensuite, o\u00f9, de plus en plus, c&rsquo;est hors de Hagel, point de salut.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans tous les cas et de toutes les fa\u00e7ons qu&rsquo;on observe cette affaire, une v\u00e9rit\u00e9 s&rsquo;impose, se confirme, p\u00e8se sur notre commentaire et (plus grave) sur l&rsquo;administration Obama \u00e0 venir. Le Pentagone est la matrice de la crise et il en est le trou noir. Il est bien cette <em>House of War<\/em> dont parle <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-budget_dod_the_house_of_war_est_en_train_de_devenir_la_maison_des_fous_03_10_2006.html\" class=\"gen\">James Carroll<\/a>, ce <em>Moby Dick<\/em> d\u00e9chain\u00e9 dont parlait William Cohen (en 1998,  confidence de Cohen, alors secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense, \u00e0 Carroll). Le monstre syst\u00e9mique (monstre, notamment parce que syst\u00e9mique) qui anime, traduit et r\u00e9sume la crise de notre civilisation, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de la crise de l&rsquo;am\u00e9ricanisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La bataille du Pentagone 12 novembre 2008 La bataille autour de la nomination du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense dans l&rsquo;administration Obama s&rsquo;intensifie et acquiert une dimension id\u00e9ologique. 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