{"id":70366,"date":"2008-11-27T06:48:32","date_gmt":"2008-11-27T06:48:32","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/11\/27\/dream-team-et-desordre\/"},"modified":"2008-11-27T06:48:32","modified_gmt":"2008-11-27T06:48:32","slug":"dream-team-et-desordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2008\/11\/27\/dream-team-et-desordre\/","title":{"rendered":"\u201c<em>Dream Team<\/em>\u201d et d\u00e9sordre"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\"><em>Dream Team<\/em> et d\u00e9sordre<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t27 novembre 2008  Sorti de quelques pens\u00e9es bling bling (<em>Dream Team<\/em>, <em>The Best and the Brightest<\/em>) qui rassurent les chroniqueurs europ\u00e9ens qui ne demandent qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre rassur\u00e9s, il est vrai qu&rsquo;il y a beaucoup \u00e0 dire sur la fa\u00e7on dont Obama constitue son administration. On s&rsquo;est beaucoup attard\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe \u00e9conomique mais nous pr\u00e9f\u00e9rons nous attarder \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Et nous notons d&rsquo;abord:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;\u00e9quipe de s\u00e9curit\u00e9 nationale (Clinton au d\u00e9partement d&rsquo;Etat, Gates \u00e0 la d\u00e9fense, James Jones au NSC) sera pr\u00e9sent\u00e9e la semaine prochaine. L&rsquo;\u00e9quipe \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_histoire_et_le_president-elu_25_11_2008.html\" class=\"gen\">lundi dernier<\/a>. Cette pr\u00e9s\u00e9ance n&rsquo;est pas indiff\u00e9rente. L&rsquo;\u00e9quipe \u00e9conomique est la plus sollicit\u00e9e, la plus importante, la plus n\u00e9cessaire. La priorit\u00e9 est <strong>totalement<\/strong> int\u00e9rieure. La crise gronde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Cette fa\u00e7on de proc\u00e9der, en mettant en place l&rsquo;administration par \u00e9quipes, est tr\u00e8s inhabituelle. D&rsquo;habitude, on op\u00e8re par individualit\u00e9s, sans ordre de pr\u00e9s\u00e9ance particuli\u00e8re sinon celle de la coutume, sans qu&rsquo;il faille voir une indication dans la fa\u00e7on de proc\u00e9der. Cette fois, au contraire, cette pr\u00e9sentation a un sens, ou, disons, elle cr\u00e9e un sens, aid\u00e9e en cela par les \u00e9v\u00e9nements. Ce sens nous confirme ou nous dit : 1) que les affaires \u00e9conomiques et financi\u00e8res priment tout, et 2) que l&rsquo;administration semble se d\u00e9composer en plusieurs \u00e9quipes, ou modules comme l&rsquo;on dirait aujourd&rsquo;hui, qui prennent l&rsquo;allure apr\u00e8s tout de plusieurs petits gouvernements dans un gouvernement; il y a principalement le gouvernement \u00e9conomique et le gouvernement de s\u00e9curit\u00e9 nationale, auquel pourrait s&rsquo;adjoindre par exemple un gouvernement des domaines nationaux (infrastructures, s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure, justice, etc.).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a compris qu&rsquo;au d\u00e9part Obama sera plut\u00f4t et tr\u00e8s fortement pr\u00e9occup\u00e9 par son gouvernement \u00e9conomique. En raison de l&rsquo;autorit\u00e9 ind\u00e9niable du nouveau pr\u00e9sident, la composition et le fonctionnement naturel de ce gouvernement-l\u00e0 sont moins importants que ceux du gouvernement de s\u00e9curit\u00e9 nationale, qui devrait \u00eatre plus laiss\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame. C&rsquo;est \u00e0 celui-l\u00e0 que nous nous attachons. Effectivement, l&rsquo;\u00e9quipe de s\u00e9curit\u00e9 nationale sera pr\u00e9sent\u00e9e la semaine prochaine, avec Hillary Clinton au d\u00e9partement d&rsquo;Etat, Gates restant au Pentagone, le g\u00e9n\u00e9ral des Marines \u00e0 la retraite et ancien SACEUR, James Jones, comme directeur du National Security Council (NSC). <em>Antiwar.com<\/em> donne, le <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2008\/11\/25\/obama-to-name-gates-clinton-jones-next-week\" class=\"gen\">25 novembre<\/a>, quelques d\u00e9tails et r\u00e9f\u00e9rences sur la chose.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus int\u00e9ressant pour notre propos est le commentaire de Steve Clemons du <a href=\"http:\/\/www.thewashingtonnote.com\/archives\/2008\/11\/robert_gates_sh\/\" class=\"gen\">25 novembre<\/a> \u00e9galement, sur son site <em>The Washington Note<\/em>. Il parle d&rsquo;abord de la nomination de Gates (son maintien au Pentagone), qui est consid\u00e9r\u00e9e comme quasiment acquise. Puis il encha\u00eene,  c&rsquo;est ce qui nous int\u00e9resse surtout,  sur les relations dans l&rsquo;\u00e9quipe de s\u00e9curit\u00e9 nationale ainsi form\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>I had moved close to the view that Gates should go. My thinking at the time was that Gates played a vital role Out-Cheneying Cheney in the last couple of years of G.W. Bush&rsquo;s term, but that his skill at crunching out the ambiguity in the national security decision making process that Cheney and Rumsfeld exploited would not be necessary in the Obama White House ecosystem. In other words, one needed Gates to be a constraint on Bush, but why would Obama want to run the risk that Gates would constrain his team?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>After speaking to some other national security policy experts very close to Bob Gates and General Brent Scowcroft, I changed course and began to see the value of Gates staying at DoD. My hunch is that Gates wants a chance to make the kind of leaps in the Middle East I have been writing about for some time. He wants to try and push Iran-US relations into a constructive direction. He wants to change the game in Afghanistan  and the answer will not be a military-dominant strategy. He wants to try and stabilize Iraq in a negotiated, confidence building process that includes Saudi Arabia, Iran, Turkey and other regional forces. And he wants to support a big push on Israel-Palestine peace and reconfigure relations between much of the Arab League and Israel.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This is a big order. And he wants to lurk in the shadows, behind the scenes and away from cameras and let other of Obama&rsquo;s team get the spotlight and credit. National Security Advisor-to-be Jim Jones is on the same page as Gates  and the two of them will constitute a considerably strong axis of power inside the Obama White House. My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It&rsquo;s a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy\/national security guns that don&rsquo;t like yielding to power rivals in an administration. But the gamble could be a very big payoff for Obama and the country  and would actually deliver the change that so many are expecting.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tClemons est habituellement vu comme un mod\u00e9r\u00e9 et un r\u00e9aliste, son public est plut\u00f4t du m\u00eame calibre. Il faut pourtant lire les commentaires de cet article qui, en g\u00e9n\u00e9ral, ne sont pas tendres. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, c&rsquo;est une lev\u00e9e de boucliers, sur le th\u00e8me: Obama avait promis du changement et tout ce qu&rsquo;il fait, c&rsquo;est de recycler de vieilles t\u00eates archi-connues, qui ont d\u00e9j\u00e0 bien servi et bien montr\u00e9 ce qu&rsquo;elles pouvaient donner. Le seul changement que semble attendre Clemons de la formule, c&rsquo;est, justement, que la formule marche,  que la synergie entre quelques vieux briscards produise quelque chose de nouveau. L&rsquo;id\u00e9e est int\u00e9ressante mais la part faite \u00e0 la magie d&rsquo;Obama peut-\u00eatre un peu excessive.<\/p>\n<h3>Affrontement d&rsquo;ambitions et d&rsquo;autorit\u00e9s<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tSans trop s&rsquo;engager sur des perspectives qui sont difficiles \u00e0 distinguer, on peut tout de m\u00eame faire quelques remarques. Elles s&rsquo;encha\u00eenent, se compl\u00e8tent, pour d\u00e9crire une situation qui caract\u00e9rise non pas quelques personnalit\u00e9s, non pas une possible formule mais bien cette sorte de gouvernement de la s\u00e9curit\u00e9 nationale de l&rsquo;administration Obama qui se mettrait en place et dans lequel Obama n&rsquo;aurait un d\u00e9part qu&rsquo;un int\u00e9r\u00eat secondaire, \u00e9tant compl\u00e8tement accapar\u00e9 par la crise int\u00e9rieure aux USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;abord, il y a la remarque que le <em>considerably strong axis of power<\/em> que vont former Jones et Gates concerne deux personnalit\u00e9s qui ont effectivement des affinit\u00e9s politiques, professionnelles et conceptuelles, deux personnalit\u00e9s qui se sont oppos\u00e9es chacune \u00e0 leur fa\u00e7on \u00e0 la politique extr\u00e9miste de GW Bush mais qui ont une forte culture li\u00e9e au complexe militaro-industriel. Nous parlons moins, ici, d&rsquo;orientation politique que d&rsquo;autorit\u00e9 et de contr\u00f4le bureaucratique. A eux deux, Jones et Gates, ils peuvent pr\u00e9tendre contr\u00f4ler la bureaucratie du CMI dans le sens qui leur importe, m\u00eame si les rapports d&rsquo;un Gates avec sa propre bureaucratie du Pentagone ne sont pas excellents; nous parlons ici d&rsquo;un regroupement face \u00e0 une concurrence possible de pouvoir, face \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;ext\u00e9rieur, en l&rsquo;occurrence c&rsquo;est le d\u00e9partement d&rsquo;Etat, le concurrent naturel de la bureaucratie militaro-industrielle dans la formulation et la conduite de la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale. C&rsquo;est-\u00e0-dire, Hillary Clinton. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tClinton, au contraire, est d&rsquo;une autre culture. Son monde est la politique pure, avec ses r\u00e9seaux d&rsquo;influence, \u00e0 Washington et au-del\u00e0. Elle a et elle aura \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s (on le lui rapproche assez), son mari Bill avec ses multiples r\u00e9seaux internationaux; certains sont parfois embarrassants parce que Bill, qui est une personnalit\u00e9 fantasque et entreprenante, ne s&#8217;embarrasse pas de pr\u00e9cautions lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de r\u00e9colter de l&rsquo;argent, mais cet ensemble lui donne une incontestable puissance. C&rsquo;est la maison Clinton, dite <em>Billary<\/em>, qui est une puissance politique en soi, qui s&rsquo;installe au d\u00e9partement d&rsquo;Etat. A premi\u00e8re vue et sachant ce que l&rsquo;on sait, il para\u00eet improbable, sinon compl\u00e8tement vain, d&rsquo;attendre de la maison Clinton une quelconque retenue au nom d&rsquo;une sorte de solidarit\u00e9 gouvernementale. Les Clinton ne contr\u00f4lent pas la bureaucratie de s\u00e9curit\u00e9 nationale mais ils poss\u00e8dent une formidable capacit\u00e9 d&rsquo;influence et une ambition continuelle, non pour un but quelconque mais pour affirmer leur propre puissance. C&rsquo;est ainsi que fonctionne Washington, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils fonctionnent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe sont les situations respectives en place, telles qu&rsquo;elles apparaissent. Elles forment une situation g\u00e9n\u00e9rale dont il est difficile de ne pas croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation id\u00e9ale pour une concurrence d&rsquo;ambitions et un affrontement comme Washington en a le secret, sinon l&rsquo;habitude. La tension tr\u00e8s grande de la situation internationale autant que la position n\u00e9cessairement en retrait d&rsquo;Obama sont des facteurs id\u00e9aux pour alimenter cette concurrence et cet affrontement. Les uns et les autres ont assur\u00e9 leur position aupr\u00e8s d&rsquo;Obama, notamment leur situation d&rsquo;acc\u00e8s et d&rsquo;influence aupr\u00e8s du pr\u00e9sident. Pour Jones, directeur du NSC, c&rsquo;est une chose normale; pour Gates, qui a le poids du Pentagone affirm\u00e9 durant la pr\u00e9sidence Bush, c&rsquo;est \u00e9galement normal. Hillary, elle, a bien montr\u00e9 ses intentions, en r\u00e9clamant et, semble-t-il, en obtenant des conditions pr\u00e9cises pour accepter la fonction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLeonard Doyle, dans <em>The Independent<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/americas\/hillary-plays-hardball-1031238.html\" class=\"gen\">23 novembre<\/a>, pr\u00e9cise ces conditions,  mentionnant d&rsquo;ailleurs sans le relever pr\u00e9cis\u00e9ment un autre facteur qui accentuera l&rsquo;affrontement avec le NSC, qui est le probable transfert vers cet organisme des principaux conseillers de politique \u00e9trang\u00e8re d&rsquo;Obama adversaires d&rsquo;Hillary: \u00ab<em>Before Hillary Clinton has been formally offered the job as Secretary of State, a purge of Barack Obama&rsquo;s top foreign policy team has begun. The advisers who helped trash the former First Lady&rsquo;s foreign policy credentials on the campaign trail are being brutally shunted aside, as the price of her accepting the job of being the public face of America to the world. In negotiations with Mr Obama this week before agreeing to take the job, she demanded and received assurances that she alone should appoint staff to the State Department. She also got assurances that she will have direct access to the President and will not have to go through his foreign policy advisers on the National Security Council, which is where many of her critics in the Obama team are expected to end up.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn un sens, on pourrait rapprocher la situation de l&rsquo;\u00e9quipe de s\u00e9curit\u00e9 nationale qui s&rsquo;esquisse de celle qui exista avec Jimmy Carter de 1977 \u00e0 1980, avec la concurrence ouverte et constante entre Zbigniew Brzezinski (NSC) et Cyrus Vance (d\u00e9partement d&rsquo;Etat), mais avec le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Harold Brown restant relativement neutre. Encore cette situation reposait-elle sur une r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire la dualit\u00e9 de Carter h\u00e9sitant entre une politique ferme contre l&rsquo;URSS (pr\u00f4n\u00e9e par Brzezinski) et la recherche d&rsquo;un r\u00e9el compromis (d\u00e9fendu par Vance); et la d\u00e9mission de Vance, en avril 1980, ent\u00e9rina une \u00e9volution d\u00e9cisive de Carter, devenu fortement anti-sovi\u00e9tique avec l&rsquo;invasion de l&rsquo;Afghanistan par les Sovi\u00e9tiques en d\u00e9cembre 1979. (L&rsquo;invasion avait \u00e9t\u00e9 en partie suscit\u00e9e par des mesures de soutien aux islamistes afghans, de Brzezinski, d\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-pour_nous_rafraichir_la_memoire_les_origines_du_desordre_present_par_zbigniew_brzezinski_en_janvier_1998_31_07_2005.html\" class=\"gen\">l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1979<\/a>, et c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;on peut dire que Brzezinski l&#8217;emporta contre Vance.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais la comparaison s&rsquo;arr\u00eate l\u00e0. La concurrence Brzezinski-Vance avait un objet compr\u00e9hensible et, dirions-nous, constructif: l&rsquo;orientation de la politique. Il n&rsquo;en sera rien avec le gouvernement de s\u00e9curit\u00e9 nationale d&rsquo;Obama, o\u00f9 les uns et les autres sont assez d&rsquo;accord pour une poursuite \u00e0 peine mod\u00e9r\u00e9e de la politique ext\u00e9rieure actuelle. De m\u00eame ne peut-on comparer cette situation avec celle de l&rsquo;administration Bush, pourtant avec un pr\u00e9sident infiniment effac\u00e9; dans ce cas, il n&rsquo;y eut ni affrontement, ni concurrence, Rumsfeld prenant tr\u00e8s vite l&rsquo;autorit\u00e9 centrale de la politique post-9\/11, avec le soutien actif de Cheney et celui, bien entendu, de GW perdu dans ses r\u00eaves de grandeur. Powell fut compl\u00e8tement isol\u00e9 au d\u00e9partement d&rsquo;Etat et Rice (directrice du NSC) alla vers o\u00f9 poussaient les vents dominants. (Le deuxi\u00e8me terme de GW n&rsquo;a pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat exemplaire: c&rsquo;est un chaos qui encha\u00eene sur le premier terme et est d\u00e9termin\u00e9 par lui, donc sans valeur de r\u00e9f\u00e9rence propre.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe gouvernement de s\u00e9curit\u00e9 nationale d&rsquo;Obama semble un cas exceptionnel parce qu&rsquo;il devrait avoir une certaine autorit\u00e9, par la seule volont\u00e9 de ce pr\u00e9sident de s&rsquo;attacher d&rsquo;abord et essentiellement \u00e0 la crise int\u00e9rieure et d\u00e9l\u00e9guant <em>de facto<\/em> une partie de sa propre autorit\u00e9 pour les affaires ext\u00e9rieures. Les pr\u00e9tendants \u00e0 la direction de ce gouvernement n&rsquo;auront nulle part le moindre frein d&rsquo;un \u00e9ventuel sentiment d&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9. La politique suivie n&rsquo;\u00e9tant pas vraiment en cause, il s&rsquo;agira surtout d&rsquo;une concurrence d&rsquo;autorit\u00e9, d&rsquo;un affrontement de puissance, auxquels la propre dynamique des int\u00e9r\u00eats des uns et des autres pousseront \u00e9videmment et fortement. (La possibilit\u00e9 d&rsquo;un r\u00f4le du vice-pr\u00e9sident Biden, sp\u00e9cialiste en politique ext\u00e9rieure, devrait renforcer plut\u00f4t qu&rsquo;apaiser cette confrontation en rendant encore plus n\u00e9cessaire l&rsquo;affirmation des positions d&rsquo;autorit\u00e9 des uns et des autres.) On pourrait alors se trouver devant un paradoxe. Alors qu&rsquo;au d\u00e9part, la politique ext\u00e9rieure semblerait fix\u00e9e sur une continuit\u00e9 avec quelques am\u00e9nagements de forme, les in\u00e9vitables concurrences et affrontements pourraient justement conduire \u00e0 des interf\u00e9rences graves dans cette politique, d&rsquo;autant plus fortes qu&rsquo;elles se feraient sans intention dans ce sens, donc sans v\u00e9ritable souci de leurs cons\u00e9quences. C&rsquo;est-\u00e0-dire que le d\u00e9sordre, la situation qui semblerait la plus improbable dans les conditions d&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;Obama qui nous sont d\u00e9crites actuellement, pourrait en \u00eatre le r\u00e9sultat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe vu de Clemons nous para\u00eet singuli\u00e8rement pieux, et son intuition (\u00ab<em>My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision<\/em>\u00bb) d\u00e9pendre plut\u00f4t d&rsquo;un d\u00e9sir id\u00e9alis\u00e9 qu&rsquo;enfin les USA se sortent du cloaque laiss\u00e9 par GW. D&rsquo;ailleurs, il le sent bien, le brave Clemons, et nous dirions que c&rsquo;est l\u00e0 sa bonne intuition lorsqu&rsquo;il tempere son hypoth\u00e8se: \u00ab<em>It&rsquo;s a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy\/national security guns that don&rsquo;t like yielding to power rivals in an administration.<\/em>\u00bb Ainsi Obama pourrait-il se r\u00e9veiller, un triste matin, avec une politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale en crise, en plus de sa crise int\u00e9rieure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotons en <em>post scriptum<\/em> qu&rsquo;il peut aussi y avoir l&rsquo;inattendu, par exemple qu&rsquo;en derni\u00e8re minute l&rsquo;accord avec Hillary ne se concr\u00e9tise pas (l&rsquo;annonce officielle est pour la semaine prochaine). Dans ce cas, comme le note <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/opinion\/commentators\/adrian-hamilton\/adrian-hamilton-hillary-would-be-obamas-first-mistake-1036728.html\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a> Adrian Hamilton dans <em>The Independent<\/em> (\u00ab<em>the appointment of Hillary Clinton, generally expected within the next week (it would be a huge blow to Obama&rsquo;s prestige now if it did not go through)<\/em>\u00bb), ce serait un formidable revers pour Obama. D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 et d&rsquo;une fa\u00e7on ou l&rsquo;autre, Hillary Clinton doit imprimer sa marque dans l&rsquo;administration Obama, et avec une probabilit\u00e9 bien plus grande que ce soit vers le pire plut\u00f4t que vers le meilleur.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dream Team et d\u00e9sordre 27 novembre 2008 Sorti de quelques pens\u00e9es bling bling (Dream Team, The Best and the Brightest) qui rassurent les chroniqueurs europ\u00e9ens qui ne demandent qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre rassur\u00e9s, il est vrai qu&rsquo;il y a beaucoup \u00e0 dire sur la fa\u00e7on dont Obama constitue son administration. 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