{"id":70503,"date":"2009-02-02T22:14:25","date_gmt":"2009-02-02T22:14:25","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/02\/desarroi-des-lieux-communs-devant-la-crise\/"},"modified":"2009-02-02T22:14:25","modified_gmt":"2009-02-02T22:14:25","slug":"desarroi-des-lieux-communs-devant-la-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/02\/desarroi-des-lieux-communs-devant-la-crise\/","title":{"rendered":"D\u00e9sarroi des lieux communs devant la crise"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">D\u00e9sarroi des lieux communs devant la crise<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t2 f\u00e9vrier 2009  Il y a un ensemble de textes int\u00e9ressants publi\u00e9s dans <em>Le Monde<\/em>, \u00e0 la date du 31 janvier. Nos lecteurs s&rsquo;en sont peut-\u00eatre avis\u00e9s,  ou peut-\u00eatre pas, et alors ils pourront s&rsquo;y r\u00e9f\u00e9rer. Nous en retenons deux, pour susciter et attacher notre commentaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit, comme l&rsquo;indique notre titre, du d\u00e9sarroi des lieux communs devant la crise. Parmi ces lieux communs, pla\u00e7ons en bonne place le mod\u00e8le fran\u00e7ais et l&rsquo;\u00e9conomiste, qu&rsquo;on dit \u00e9galement historien, Nicolas Baverez. Dans un <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/imprimer_element\/0,40-0@2-3224,50-1148547,0.html\" class=\"gen\">premier<\/a> texte, <em>Le Monde<\/em> constate, sans r\u00e9elle sollicitation et comme avec presque une secr\u00e8te satisfaction, que \u00ab<em>le mod\u00e8le fran\u00e7ais, nagu\u00e8re d\u00e9cri\u00e9, retrouve des couleurs<\/em>\u00bb (c&rsquo;est le titre de l&rsquo;article de Claire Gu\u00e9laud). Dans le <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/archives\/article\/2009\/01\/30\/nicolas-baverez-cette-idee-releve-du-mythe_1148548_0.html\" class=\"gen\">deuxi\u00e8me <\/a> texte, qui est une interview plut\u00f4t qu&rsquo;un article de type classique, la personne interrog\u00e9e, Nicolas Baverez effectivement, juge que \u00ab<em>cette id\u00e9e <\/em>[le mod\u00e8le fran\u00e7ais] <em>rel\u00e8ve du mythe<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;article sur le mod\u00e8le fran\u00e7ais nous donne quelques indications sur les surprises, par ailleurs pas si surprenantes, devant la position plut\u00f4t bonne de la France devant la crise, devant la retrouvaille de bonnes vieilles formules telles que le colbertisme, pourquoi pas un soup\u00e7on de protectionnisme, etc. <em>Le Monde<\/em> ne semble pas si m\u00e9content de tout cela, ce qui est un signe de la profondeur de la crise, puisqu&rsquo;effectivement la psychologie, et le jugement par cons\u00e9quent, en sont modifi\u00e9s. Voici quelques d\u00e9tails de l&rsquo;appr\u00e9ciation, et l&rsquo;on comprendra que nous les donnons comme exemple du propos; ces exemples-l\u00e0 nous int\u00e9ressent moins que le cheminement de l&rsquo;esprit qui conduit \u00e0 ces propos dits sans trop s&rsquo;en excuser.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Depuis l&rsquo;automne et la faillite de la banque d&rsquo;affaires am\u00e9ricaine Lehman Brothers, qui a mis \u00e0 mal tant de certitudes, l&rsquo;impensable s&rsquo;est produit. Christine Lagarde elle-m\u00eame, qui n&rsquo;est pas la moins lib\u00e9rale des ministres du gouvernement, vante dans le dernier num\u00e9ro de Newsweek le caract\u00e8re \u00e9quilibr\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie fran\u00e7aise, le poids de nos d\u00e9penses de protection sociale, les bienfaits de l&rsquo;assurance-ch\u00f4mage. Le syst\u00e8me fran\u00e7ais, r\u00e9sume-t-elle, a \u00e9t\u00e9 souvent critiqu\u00e9 pour sa lourdeur, mais en p\u00e9riode de crise, il nous aide \u00e0 r\u00e9sister au ralentissement.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La ministre de l&rsquo;\u00e9conomie a raison. La France est mieux arm\u00e9e que les Etats-Unis ou certains de ses partenaires europ\u00e9ens pour affronter la r\u00e9cession parce que son mod\u00e8le limite les d\u00e9g\u00e2ts sociaux. En ces temps o\u00f9, selon une enqu\u00eate de PricewaterhouseCoopers publi\u00e9e dans La Tribune du 28 janvier, les patrons fran\u00e7ais sont les plus pessimistes de la plan\u00e8te, Le Monde passe en revue ses atouts qui \u00e9taient nagu\u00e8re consid\u00e9r\u00e9s comme des handicaps.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Dans l&rsquo;interview de Nicolas Baverez, \u00e9conomiste et historien  (dans cet ordre, particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur), vous trouverez une logique sans faille. Il ne nie pas qu&rsquo;il y ait une crise g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me; c&rsquo;est simple il n&rsquo;en parle pas vraiment. Le th\u00e8me central reste bien entendu: l&rsquo;inadaptation de la France au syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a chez l&rsquo;\u00e9conomiste-historien cette  logique qu&rsquo;il faut qualifier d&rsquo;impeccable, ou bien d&rsquo;implacable c&rsquo;est selon, et un esprit brillant; \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cela (mais, soup\u00e7onnons-nous, un peu en-dessus et autour?), un esprit ferm\u00e9 \u00e0 double tour et une logique contrainte \u00e0 mesure. Cocteau d\u00e9crivait joliment la chose, sur cette \u00e9trange dualit\u00e9 de l&rsquo;esprit brillant et de l&rsquo;esprit ferm\u00e9, de l&rsquo;esprit \u00e0 la fois brillant et ferm\u00e9, \u00e0 sa mani\u00e8re de po\u00e8te de la pirouette, avec juste un peu de m\u00e9chancet\u00e9 (sans doute r\u00e9glait-il un compte avec un petit ami volage),  lorsqu&rsquo;il disait: \u00ab<em>Il est intelligent comme on est b\u00eate.<\/em>\u00bb Tout est dit, n&rsquo;est-ce pas, m\u00eame si d&rsquo;une fa\u00e7on un peu excessive. Cette dualit\u00e9 contradictoire, cette substance oxymorique si l&rsquo;on nous permet ce n\u00e9ologisme renvoyant plus au po\u00e8te qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9conomiste, se distingue bien dans ce jugement affirm\u00e9, que dis-je, tonn\u00e9 comme ferait Jupiter jugeant du comportement des faibles hommes, de l&rsquo;\u00e9conomiste-historien: \u00ab<em>En dehors de changements profonds, une nation entrant tr\u00e8s affaiblie dans une crise majeure ne peut en sortir devant les autres.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe en-dehors de changements profonds n&rsquo;implique que la nation tr\u00e8s affaiblie, sans aucun doute; cela implique que devant une crise majeure qui concerne le syst\u00e8me \u00e9conomique g\u00e9n\u00e9ral (de toutes les nations) et non la nation tr\u00e8s affaiblie sp\u00e9cifiquement, c&rsquo;est la nation qui doit se r\u00e9former radicalement; \u00e0 aucun moment ne lui semble venir \u00e0 l&rsquo;esprit qu&rsquo;on pourrait ais\u00e9ment, devant l&rsquo;ampleur syst\u00e9mique de la crise majeure, renverser la proposition de cette fa\u00e7on, en prenant une hauteur plus grande: En pr\u00e9sence de changements profonds, une nation entrant tr\u00e8s affaiblie dans une crise majeure peut en sortir devant les autres, car alors les changements profonds auraient affect\u00e9 le syst\u00e8me. A aucun moment ne vient \u00e0 l&rsquo;esprit de l&rsquo;\u00e9conomiste-historien qu&rsquo;une crise majeure d&rsquo;un syst\u00e8me puisse n\u00e9cessiter des changements profonds dans ce syst\u00e8me; non, c&rsquo;est la France qui, devant l&rsquo;effondrement du syst\u00e8me, doit se r\u00e9former le plus vite et le plus profond\u00e9ment possible, pour s&rsquo;adapter \u00e0 ce syst\u00e8me qui s&rsquo;effondre. Monsieur Baverez aime s\u00fbrement beaucoup la France, et, comme l&rsquo;on dit, qui aime bien ch\u00e2tie bien; mais alors, qui nous dira de quelle sorte d&rsquo;amour et de quelle sorte de ch\u00e2timent il s&rsquo;agit \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du syst\u00e8me?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout le reste est \u00e0 l&rsquo;avenant, c&rsquo;est-\u00e0-dire centr\u00e9 sur et cadenass\u00e9 \u00e0 la loi divine qui dit que le syst\u00e8me et son dogme ne peuvent avoir tort. D\u00e9non\u00e7ant par avance toutes les \u00ab<em>critiques radicales du capitalisme<\/em>\u00bb comme profond\u00e9ment d\u00e9pass\u00e9es (d&rsquo;avant-hier exactement), il prononce le verdit qu&rsquo;\u00ab[i]<em>l est illusoire de rechercher dans les id\u00e9es d&rsquo;avant hier la solution aux exc\u00e8s d&rsquo;hier et aux probl\u00e8mes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui<\/em>\u00bb. Par contre, il s&rsquo;\u00e9tend fort peu sur [les] exc\u00e8s d&rsquo;hier et [les] probl\u00e8mes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qui sont ceux du capitalisme semble-t-il, qui n&rsquo;ont pas vraiment l&rsquo;air de le passionner,  qui pourraient \u00e9ventuellement justifier des critiques radicales, fussent-elles d&rsquo;avant-hier ou d&rsquo;apr\u00e8s-demain. Tout le reste \u00e0 l&rsquo;avenant (suite), sans espoir de trouver la clef qui puisse faire sauter le verrou de la prison o\u00f9 s&rsquo;\u00e9panche l&rsquo;esprit en question.<\/p>\n<h3>La France dans son r\u00f4le<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCette passe d&rsquo;armes implicite entre deux textes figurant sagement, avec un pour et un contre, une approche de crise du mod\u00e8le fran\u00e7ais qui pourrait para\u00eetre objective, ne fera pas avancer la cause de ce mod\u00e8le, ni avoir plus de sympathie pour l&rsquo;enfermement sans espoir de la pens\u00e9e lib\u00e9rale. Par contre, elle peut susciter une r\u00e9flexion sur la position originale de la France, en d\u00e9pit d&rsquo;une pens\u00e9e conformiste qui fut absolument totalitaire jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, dont l&rsquo;\u00e9conomiste-historien \u00e9tait l&rsquo;un des ayatollahs les plus aimables et les plus intransigeants. <em>La France qui tombe<\/em>, de Baverez, en 2003, claque dans l&rsquo;histoire du XXI\u00e8me si\u00e8cle comme l&rsquo;\u00e9tendard de la raison sourcilleuse et pas tr\u00e8s engageante lev\u00e9e contre les folies pr\u00e9tentieuses dont la France est coutumi\u00e8re, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de tel ou tel dirigeant, parfois conscient de la chose, souvent de simple fortune. (A l&rsquo;\u00e9poque, c&rsquo;\u00e9tait Chirac-Villepin \u00e0 l&rsquo;ONU, contre les sacro-saints USA qui d\u00e9tenaient la formule unique de l&rsquo;avenir du monde,  celle dont on go\u00fbte les p\u00e9pins aujourd&rsquo;hui; la France irrationnelle et d\u00e9raisonnable, avec sa volont\u00e9 de faire appliquer la loi internationale, les USA mod\u00e8le de la rationalit\u00e9, avec leur superbe aventure irakienne.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNon, laissons cela. Le mod\u00e8le fran\u00e7ais n&rsquo;est pas vraiment un mod\u00e8le, ce n&rsquo;est pas la formule-miracle, le s\u00e9same de la sortie de crise; c&rsquo;est la r\u00e9action improvis\u00e9e et construite sur le terme d&rsquo;un esprit fran\u00e7ais profond\u00e9ment r\u00e9fractaire \u00e0 tous les fondements du syst\u00e8me dominant, \u00e0 ce syst\u00e8me qui a pris ses aises durant les 30 derni\u00e8res ann\u00e9es en nous promettant les tr\u00e8s traditionnels lendemains qui chantent, formule d\u00e9j\u00e0 largement pratiqu\u00e9e, disons, d&rsquo;avant hier. La France a fait avec, sans y croire une seconde, au grand dam de sa classe intellectuelle fran\u00e7aise et parisienne, dont les \u00e9conomistes-historiens, dont la mission historique a toujours \u00e9t\u00e9 de r\u00e9duire la France au mod\u00e8le g\u00e9n\u00e9ral en vogue. La France a toujours fait avec, avec les syst\u00e8mes hostiles que l&rsquo;on voulait lui imposer, avec ses intellectuels qui lui expliquaient pourquoi il \u00e9tait bon de s&rsquo;en laisser imposer pour s&rsquo;y convertir s\u00e9ance tenante et capituler avec d\u00e9lice en rase-campagne. Rien de tr\u00e8s nouveau, c&rsquo;est m\u00eame une v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;avant-hier, et d&rsquo;avant-avant-hier. (Cela pourrait m\u00eame porter un nom : le parti de l&rsquo;\u00e9tranger.).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa France n&rsquo;est donc pas la sauvegarde du capitalisme en p\u00e9ril, qui proposerait, au grand dam des \u00e9conomistes-historiens, une alternative miracle avec le syst\u00e8me fran\u00e7ais. La France est plut\u00f4t l\u00e0 pour assurer sa mission coutumi\u00e8re et historique de d\u00e9nonciation des forces d\u00e9structurantes. Elle l&rsquo;a toujours fait, m\u00eame si elle fut elle-m\u00eame, notamment en une occasion centrale, la source d&rsquo;un tel courant (Chateaubriand veilla a assurer la continuit\u00e9 fran\u00e7aise de la critique \u00e9clair\u00e9e, dans son jugement sur la R\u00e9volution et l&rsquo;Empire); et elle montra ensuite, en se d\u00e9gageant d&rsquo;un tel courant malgr\u00e9 les apparences \u00e9nerv\u00e9es (ce courant \u00e9tant r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par d&rsquo;autres, comme l&rsquo;Allemagne principalement), que l&rsquo;accident ne pouvait lui tenir lieu de substance. Aujourd&rsquo;hui, la France est naturellement un bloc de d\u00e9nonciation du courant d\u00e9structurant qui ravage la plan\u00e8te, de la folie financi\u00e8re des ann\u00e9es Clinton jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;effondrement commenc\u00e9e en ao\u00fbt 2007-septembre 2008, m\u00eame si elle abrite en son sein tant de voix bien fran\u00e7aises pour s&rsquo;excuser aux yeux du reste du monde, d&rsquo;\u00eatre au lieu de para\u00eetre. Il n&rsquo;y a l\u00e0 nulle attitude d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e mais une perception du monde, avec l&rsquo;appr\u00e9ciation critique qui en d\u00e9coule, qui est absolument naturelle \u00e0 la France. M\u00eame Sarko, qui nous promettait le bonheur en <em>hamburger<\/em> et en <em>jean&rsquo;s<\/em>, s&rsquo;est laiss\u00e9 prendre et se conduit, sur les terres \u00e9trang\u00e8res, en z\u00e9lote de l&rsquo;esprit fran\u00e7ais<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit, ces vaticinations sur le mod\u00e8le fran\u00e7ais font bonne mesure, surtout sous la plume du <em>Monde<\/em>. La critique furieuse de Baverez ajoute au cr\u00e9dit de la chose: d\u00e8s lors qu&rsquo;il (Baverez) la critique aussi furieusement, d\u00e8s lors qu&rsquo;il y d\u00e9nonce un mythe, on se dit qu&rsquo;il doit y avoir quelque chose de s\u00e9rieux et l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un mod\u00e8le fran\u00e7ais fait d&rsquo;autant plus s\u00e9rieux. M\u00eame s&rsquo;il ne faut rien en attendre de s\u00e9rieux, justement, dans le sens de quelque chose de refondateur du capitalisme, l&rsquo;id\u00e9e m\u00eame fictive de l&rsquo;existence du mod\u00e8le fran\u00e7ais comme proposition alternative contribue \u00e0 \u00e9roder encore plus l&rsquo;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du capitalisme. Elle contribue objectivement \u00e0 la d\u00e9construction et \u00e0 la destruction du syst\u00e8me fond\u00e9 sur l&rsquo;id\u00e9e centrale du capitalisme postmoderne et virtualiste du profit et de la corruption des \u00e2mes et des portefeuilles, et cela est bel et bon pour la marche de la crise des forces d\u00e9structurantes, pour accentuer cette crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne parlons \u00e9videmment plus, dans ce cas, d&rsquo;une politique ou d&rsquo;un projet politique, mais bien entendu de l&rsquo;\u00e9volution des forces historiques \u00e0 l&rsquo;uvre. Ce ne sont pas celles qui int\u00e9ressent l&rsquo;\u00e9conomiste-historien; voil\u00e0 qui montre au moins qu&rsquo;eux-m\u00eames savent bien, inconsciemment ou bien disons historiquement, jusqu&rsquo;o\u00f9 il ne leur faut pas aller trop loin.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9sarroi des lieux communs devant la crise 2 f\u00e9vrier 2009 Il y a un ensemble de textes int\u00e9ressants publi\u00e9s dans Le Monde, \u00e0 la date du 31 janvier. Nos lecteurs s&rsquo;en sont peut-\u00eatre avis\u00e9s, ou peut-\u00eatre pas, et alors ils pourront s&rsquo;y r\u00e9f\u00e9rer. Nous en retenons deux, pour susciter et attacher notre commentaire. 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