{"id":70506,"date":"2009-02-04T15:18:35","date_gmt":"2009-02-04T15:18:35","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/04\/dommage-hillary-nest-pas-a-la-maison-blanche\/"},"modified":"2009-02-04T15:18:35","modified_gmt":"2009-02-04T15:18:35","slug":"dommage-hillary-nest-pas-a-la-maison-blanche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/04\/dommage-hillary-nest-pas-a-la-maison-blanche\/","title":{"rendered":"Dommage, Hillary n&rsquo;est pas \u00e0 la Maison-Blanche"},"content":{"rendered":"<p><p>Il est assez possible que les Britanniques n&rsquo;aiment pas vraiment Obama. Il est probable qu&rsquo;ils ne l&rsquo;aiment pas parce qu&rsquo;ils ne savent pas par quel bout le prendre, parce qu&rsquo;ils ignorent de quel bois il se chauffe, parce qu&rsquo;ils se demandent si c&rsquo;est du lard ou du cochon Du coup, ils n&rsquo;ont plus l&rsquo;impression de manipuler l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e0 leur guise, comme ils se l&rsquo;imaginent faire depuis qu&rsquo;ils ont \u00e9tabli cette ligne politique d&rsquo;alignement sur les USA, depuis 1941-1944, avec renouvellement d&rsquo;intensit\u00e9 apr\u00e8s la crise de Suez et l&rsquo;\u00e9viction d&rsquo;Antony Eden. Divers articles dans la presse londonienne saluent la rencontre du secr\u00e9taire au Foreign Affairs David Miliband venu \u00e0 Washington saluer Hillary Clinton, sa coll\u00e8gue du d\u00e9partement d&rsquo;Etat. Du coup, on tresse des couronnes \u00e0 Hillary plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/opinion\/commentators\/leonard-doyle-that-loving-feeling-between-britain-and-the-us-will-only-grow-1544999.html\" class=\"gen\">deux<\/a> articles <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/politics\/bittersweet-moment-for-gushing-diplomats-1545155.html\" class=\"gen\">tr\u00e8s courts<\/a>, on en ferait presque des billets, de Leonard Doyle dans <em>The Independent<\/em> ce matin, pour commenter cette rencontre. A la fois dithyrambiques, dans le genre sentimentalo-churchillien (Churchill est cit\u00e9  \u00ab<em>the intensely close, political, diplomatic and military links between the US and Britain. Forged by Winston Churchill in the depths of the Second World War<\/em>\u00bb), pour saluer les \u00e9ternelles et increvables <em>sp\u00e9cial relationships<\/em>; \u00e0 la fois \u00e9trangement inquiets, pour toutes sortes de raisons derri\u00e8re lesquelles pointe l&rsquo;incertitude britannique \u00e0 propos d&rsquo;Obama. Quelques extraits de l&rsquo;inqui\u00e9tude, en vrac:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The closeness of relations between Mrs Clinton and members of New Labour go back to at least April 1996 when Tony Blair was in opposition. The then first lady met Mr Blair and his then advisor, Mr Miliband, and she became a driving force in the relationship that followed.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>For all the relief that Mr Miliband was first in line to meet and congratulate Mrs Clinton, eyebrows have been raised in the foreign policy establishment that the Secretary of State&rsquo;s first foreign trip is to China, Japan and South Korea, a break with the tradition of taking soundings first with America&rsquo;s allies in Europe.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t[]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em> But was there a hint of regret that Hillary wasn&rsquo;t in the White House? As far as the Foreign Office is concerned, Barack Obama, is an inspiring but essentially blank sheet of paper. A pre-election confidential assessment by Britain&rsquo;s Ambassador Sir Nigel Sheinwald described deep anxieties: Mr Obama was a fence sitter given to assiduously balancing pros and cons, Sir Nigel wrote, and he does betray a highly educated and upper middle-class mindset.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But it was Mr Obama&rsquo;s desire for face-to-face talks with the mullahs in Tehran that really worried London. Back then, Mrs Clinton declared that she would annihilate Iran if it so much as lifted a nuclear finger towards Israel. For her new role in the Obama era she will have to whisper such views in Mr Miliband&rsquo;s ear in future.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <em>Guardian<\/em> rapporte \u00e9galement, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2009\/feb\/04\/hillary-clinton-david-miliband\" class=\"gen\">ce matin<\/a> \u00e9galement, la chaleur de la rencontre entre les deux ministres, particuli\u00e8rement de la part d&rsquo;Hillary Clinton. Il y a cette \u00e9trange pr\u00e9cision sur la chaleur d&rsquo;Hillary Clinton, l&rsquo;amenant \u00e0 ce que le <em>Guardian<\/em> consid\u00e8re comme une gaffe diplomatique, qui montre, selon le journal, son inexp\u00e9rience en la mati\u00e8re. Il n&rsquo;est pas s\u00fbr qu&rsquo;Hillary appr\u00e9cie. (N.B.: elle n&rsquo;aurait pas d\u00fb dire la relation sp\u00e9ciale, laissant entendre qu&rsquo;il n&rsquo;y en a de telle qu&rsquo;entre USA et UK, mais une relation sp\u00e9ciale, impliquant qu&rsquo;il y a de la place pour d&rsquo;autres).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>It is a Washington ritual: when a British leader visits, he or she feels obliged to mention the special Relationship. But in reality there is no such thing. Britain is no more important to the US than Germany or France. Americans, anxious to avoid upsetting their other allies, steer away from referring to the special Relationship and speak instead of a special relationship. At least until yesterday, when Hillary Clinton showed her inexperience and, in her final remarks, uttered the words the special relationship at a press event with David Miliband.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDonc, les Britanniques sont en apparence tr\u00e8s contents. Miliband a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 faire la bise \u00e0 Hillary. Nous sommes dans les domaines essentiels des relations internationales, de l&rsquo;apparence et des bises entre amis. Mais il se dit \u00e9galement, pour poursuivre dans le m\u00eame domaine de l&rsquo;essentiel, que les Britanniques voulaient surtout une rencontre en exclusivit\u00e9 Brown-Obama, tr\u00e8s vite apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9lection; qu&rsquo;ils ne l&rsquo;ont pas obtenue et qu&rsquo;ils ont eu Hillary comme lot de consolation; que Brown devrait donc attendre jusqu&rsquo;au 2 avril, lors du sommet du G-20 de Londres, pour rencontrer Obama; et, bien s\u00fbr, plus d&rsquo;exclusivit\u00e9 puisque les autres emp\u00eacheurs de s\u00e9duire en rond (Sarko, Berlusconi, Merkel, Medvedev, etc.) seront l\u00e0. En g\u00e9n\u00e9ral, Obama fait r\u00e9pondre qu&rsquo;il est tr\u00e8s occup\u00e9 par diverses affaires int\u00e9rieures, on devine lesquelles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe malaise des Britanniques ne vient pas seulement d&rsquo;une simple question de pr\u00e9s\u00e9ance, ni m\u00eame de sujets sp\u00e9cifiques de politique o\u00f9 ils croiraient sentir des diff\u00e9rences s&rsquo;affirmer entre USA et UK. Il y a aussi une tr\u00e8s forte crainte de l&rsquo;isolement, accompagnant la baisse du prestige britannique r\u00e9sultant de la crise financi\u00e8re et de l&rsquo;effondrement de la <em>City<\/em>. Les Britanniques font une sorte d&rsquo;appel silencieux \u00e0 la solidarit\u00e9 anglo-saxonne pour recevoir du renfort, sans savoir si Obama, le pr\u00e9sident africain am\u00e9ricain, entend pr\u00e9cis\u00e9ment ce langage. Les Britanniques parlent, comme si c&rsquo;\u00e9tait ironiquement mais d&rsquo;une ironie bien involontaire, d&rsquo;une relance, d&rsquo;un r\u00e9ajustement des <em>special relationships<\/em>, comme si la p\u00e9riode Bush-Blair avec \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion d&rsquo;un certain froid.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn r\u00e9alit\u00e9, la conduite de Gordon Brown correspond assez au temp\u00e9rament de l&rsquo;homme, plut\u00f4t isolationniste britannique pour les alliances politiques, qui repousse \u00e9videmment cette id\u00e9e qui n&rsquo;est pas <em>politically correct<\/em> et cherche des alignements qui varient selon les circonstances. Avec la crise financi\u00e8re, Brown s&rsquo;est rapproch\u00e9 de l&rsquo;Europe, particuli\u00e8rement de la France, mais toujours \u00e0 la mani\u00e8re britannique qui est d&rsquo;avoir deux ou trois id\u00e9es derri\u00e8re la t\u00eate en plus d&rsquo;au moins deux fers au feu. D\u00e9sormais, Brown cherche un rapprochement avec les USA, et il le  fait d&rsquo;une mani\u00e8re un peu contrainte mais aussi excessive, dont il reste \u00e0 voir si elle sera payante. La pr\u00e9occupation de ces quinze derniers jours, dans la presse britannique, pour savoir si Brown serait le premier \u00e0 serrer la main d&rsquo;Obama a quelque chose d&rsquo;un peu pu\u00e9ril qui discr\u00e9dite beaucoup cette politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBrown est un homme pr\u00e9occup\u00e9 surtout d&rsquo;\u00e9conomie, avec l&rsquo;habituel id\u00e9alisme du domaine; un libre-\u00e9changiste fabien pr\u00e9occup\u00e9 de cet universalisme \u00e9conomique dont le nom est, aujourd&rsquo;hui, globalisation. Cela, l&rsquo;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de la chose, plus que le reste de ses manoeuvres diverses, explique son malaise actuel, et son inqui\u00e9tude devant une Am\u00e9rique en bien mauvais \u00e9tat dont il distingue parfois des tentations fort h\u00e9r\u00e9tiques vis-\u00e0-vis de la doctrine libre-\u00e9changiste qu&rsquo;il ch\u00e9rit tant.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 4 f\u00e9vrier 2009 \u00e0 15H20<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est assez possible que les Britanniques n&rsquo;aiment pas vraiment Obama. 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