{"id":70508,"date":"2009-02-04T22:19:46","date_gmt":"2009-02-04T22:19:46","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/04\/panique-a-downing-street\/"},"modified":"2009-02-04T22:19:46","modified_gmt":"2009-02-04T22:19:46","slug":"panique-a-downing-street","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/04\/panique-a-downing-street\/","title":{"rendered":"Panique \u00e0 Downing Street"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Panique \u00e0 Downing Street<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t4 f\u00e9vrier 2009  Comme d&rsquo;habitude \u00e0 chaque nouvelle pr\u00e9sidence US, les Britanniques sont sur les dents. Il leur faut, \u00e0 chaque fois, renouveler le bail qu&rsquo;ils jugent si avantageux des <em>special relationships<\/em> avec les USA. (A propos de cet avantage, les discussions sont infinies et contrast\u00e9es; il n&rsquo;appara\u00eet en aucune fa\u00e7on que cet avantage soit \u00e9vident, si l&rsquo;on consid\u00e8re les contraintes attach\u00e9es \u00e0 ces m\u00eames <em>special relationships<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit donc de conqu\u00e9rir le coeur de l&rsquo;\u00e9quipe Obama, pour le cas qui nous int\u00e9resse. D&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s formaliste, les Britanniques jugent que les gestes symboliques ont toute leur importance, et notament le fait d&rsquo;\u00eatre les premiers \u00e0 quelque chose (serrer la main d&rsquo;Obama-pr\u00e9sident, lui parler au t\u00e9l\u00e9phone, etc.). De ce c\u00f4t\u00e9, ils pourraient para\u00eetre rassur\u00e9s: Gordon Brown a \u00e9t\u00e9 le premier dirigeant \u00e9tranger \u00e0 parler \u00e0 Obama-pr\u00e9sident, le secr\u00e9taire au Foreign Office Miliband a \u00e9t\u00e9 le premier ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res \u00e9tranger \u00e0 faire la bise \u00e0 Hillary Clinton. On n&rsquo;y peut rien, mais tout cela est effectivement pris au s\u00e9rieux par les diplomates britanniques, s\u00e9rieux comme autant de papes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar ailleurs, il y a certaines pr\u00e9cisions, certains d\u00e9tails autour de la rencontre entre les deux ministres des affaires \u00e9trang\u00e8res qui, en m\u00eame temps, alimentent et grandissent les craintes britanniques.  L&rsquo;affaire n&rsquo;a pas dissip\u00e9 toutes les craintes,  puisque craintes il y a, chez les Britanniques. (Voir notre <em>Bloc-Notes<\/em> de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dommage_hillary_n_est_pas_a_la_maison-blanche_04_02_2009.html\" class=\"gen\">ce jour<\/a> \u00e0 ce propos.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Mais la principale d&rsquo;entre ces craintes vaut qu&rsquo;on s&rsquo;y arr\u00eate, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas de lien direct avec la rencontre Miliband-Hillary. La clause <em>American Buy<\/em> contenue jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant dans le texte de loi du <em>stimulus plan<\/em>, clause rajout\u00e9e par les d\u00e9put\u00e9s de la Chambre des Repr\u00e9sentants et pour l&rsquo;instant compl\u00e9t\u00e9e par les s\u00e9nateurs qui examinent le projet, cette clause fait dresser les cheveux sur la t\u00eate de Gordon Brown. Les relents protectionnistes de la chose lui sont insupportables, tout comme \u00e0 Sir Peter Mandelson. Pour le gouvernement britannique, le d\u00e9veloppement du protectionnisme serait le coup de gr\u00e2ce port\u00e9 \u00e0 la politique g\u00e9n\u00e9rale du Royaume-Uni, qu&rsquo;on essaie actuellement de renflouer en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_meilleur_des_mondes_est_un_peu_en_avance_27_12_2008.html?admin=1\" class=\"gen\">lan\u00e7ant<\/a> le truc de la <em>Global Social Democracy<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes Britanniques avancent sur des oeufs, n&rsquo;osant critiquer ouvertement la pouss\u00e9e US dans le sens du protectionnisme. Ils ont bondi \u00e0 nouveau en lisant le commentaire du vice-pr\u00e9sident Joe Biden, tel que le rapportait <em>The Independent<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/americas\/lsquobuy-americanrsquo-bill-risks-trade-war-and-drift-to-protectionism-1543707.html\" class=\"gen\">2 f\u00e9vrier<\/a>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The American trade unions which enthusiastically backed Mr Obama&rsquo;s economic platform on the campaign trail are demanding payback in the form of protectionist provisions that will ensure the largest government spending programme in history is focused almost exclusively on US manufacturers.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Democrats in the Senate have responded to public pressure to safeguard American jobsby stuffing the package with even more Buy American regulations than members of the House of Representatives had sought. The Senate is demanding that federal moneyfor federal projects is only spent on goods and services made by US producers.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Vice-President, Joe Biden, added to international concerns when he said: I don&rsquo;t view<\/em> [<em>the Buy American provisions<\/em>] <em>as some of the pure free-traders view it, as a harbinger of protectionism. Last week the House of Representatives version of the bill stirred alarm in the EU and Canada by demanding that all iron and steel bought to rebuild the country&rsquo;s crumbling infrastructure has to be American made.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes Britanniques sont intervenus avec une insistance fi\u00e9vreuse aupr\u00e8s de Washington. Ils l&rsquo;ont fait, notamment, par le relais d&rsquo;Hillary Clinton, qui semble actuellement leur meilleure alli\u00e9e au sein de l&rsquo;administration Obama (d&rsquo;o\u00f9 la rencontre Milibrand-Hillary). Ils ont obtenu une prise de position d&rsquo;Obama, r\u00e9percut\u00e9e ce <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/news\/world\/europe\/article5655115.ece\" class=\"gen\">4 f\u00e9vrier<\/a> par le <em>Times<\/em> de Londres Cette prise de position du pr\u00e9sident US, notons-le bien, concerne le langage de la clause <em>Buy American<\/em>, pour que les USA n&rsquo;envoient pas au monde un message qui ferait croire qu&rsquo;ils sont pr\u00e9occup\u00e9s d&rsquo;eux-m\u00eames seulement, et pas du <em>Rest Of the World<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Last night Mr Obama gave a strong signal that he would remove the most provocative passages from the Bill. I agree that we can&rsquo;t send a protectionist message, he said in an interview with Fox TV. I want to see what kind of language we can work on this issue. I think it would be a mistake, though, at a time when worldwide trade is declining, for us to start sending a message that somehow we&rsquo;re just looking after ourselves and not concerned with world trade.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe m\u00eame article souligne combien Brown est dans une position difficile. Il est ardemment anti-protectionniste mais ne doit pas trop le manifester pour \u00e9viter des probl\u00e8mes int\u00e9rieurs. La <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/europe\/article\/2009\/02\/03\/gordon-brown-pris-au-piege-par-les-greves-contre-l-emploi-de-travailleurs-etrangers_1150037_3214.html#ens_id=1117337\" class=\"gen\">situation int\u00e9rieure<\/a> au Royaume-Uni est tendue, et peu conforme \u00e0 ce que les experts en disent, en proclament et en attendent; comme le fait remarquer <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum-le_dilemme_de_la_deglobalisation__31_01_2009.html\" class=\"gen\">un lecteur<\/a>, nous n&rsquo;avons gu\u00e8re parl\u00e9 des divers troubles sociaux, de tendance protectionniste, voire x\u00e9nophobe, qui ternissent l&rsquo;image d&rsquo;Epinal qu&rsquo;entretiennent ces m\u00eames experts (Nous faisons amende m\u00e9morable et notons \u00e9galement que Nicolas <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-desarroi_des_lieux_communs_devant_la_crise_02_02_2009.html\" class=\"gen\">Baverez<\/a> en aura son d\u00e9sarroi grandi, lui qui dit: \u00ab<em>Le Royaume-Uni subit le choc le plus violent, avec la chute de la City, l&rsquo;\u00e9clatement d&rsquo;une \u00e9norme bulle immobili\u00e8re, la fin de la rente de la mer du Nord, mais la soci\u00e9t\u00e9 fait front<\/em>\u00bb). <\/p>\n<h3>Un enjeu spirituel<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe protectionnisme est partout de retour, comme on le notait d\u00e9j\u00e0 le  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_dilemme_de_la_deglobalisation__31_01_2009.html\" class=\"gen\">31 janvier<\/a> et il commence \u00e0 poser des probl\u00e8mes politiques de taille. Le dilemme est courant: les th\u00e9oriciens du libre \u00e9change se trouvent en compl\u00e8te opposition avec les tendances populaires, d&rsquo;habitude ais\u00e9ment exp\u00e9di\u00e9es d&rsquo;un m\u00e9prisant populistes,  mais, aujourd&rsquo;hui, plus difficiles \u00e0 disperser.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes USA r\u00e9pondent comme ils peuvent et ont lhabitude de faire: par de la rh\u00e9torique virtualiste. Si l&rsquo;on comprend bien, Obama dit qu&rsquo;il faut r\u00e9diger la clause <em>Buy American<\/em> en langage non-protectionniste. Cela revient-il \u00e0 du Biden: \u00ab<em>I don&rsquo;t view<\/em> [<em>the Buy American provisions<\/em>] <em>as some of the pure free-traders view it, as a harbinger of protectionism<\/em>\u00bb? Obama voudrait simplement que l&rsquo;on pr\u00e9sent\u00e2t la clause avec cet avertissement: Attention, ceci n&rsquo;est absolument pas du protectionnisme. Au-del\u00e0, que pourrait-il vraiment faire si cette clause s&rsquo;av\u00e9rait comme une condition importante permettant d&rsquo;obtenir l&rsquo;accord du Congr\u00e8s pour son plan de relance qui se heurte \u00e0 divers chausse trappes install\u00e9es de divers c\u00f4t\u00e9s?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;ailleurs, faut-il le critiquer? Obama est press\u00e9 sur sa droite (les r\u00e9publicains), sur sa gauche (les syndicats), et son <em>stimulus plan<\/em> d\u00e9pend pour l&rsquo;instant en bonne part de cette clause. Par ailleurs, la clause r\u00e9pond \u00e0 une impeccable logique, d&rsquo;autant plus impeccable apr\u00e8s avoir d\u00e9vers\u00e9 des centaines de $milliards chez des banques insolvables d&rsquo;abord pr\u00e9occup\u00e9es de boucler les <em>bonus<\/em> r\u00e9compensant leurs  dirigeants incontestablement m\u00e9ritants. Le moins que les parlementaires puissent promettre \u00e0 leurs constituants, c&rsquo;est que leur argent (celui des constituants) ira dans des poches US. Ce raisonnement simpliste a encore cours \u00e0 notre \u00e9poque, m\u00eame si cela en d\u00e9sesp\u00e8re certains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa m\u00eame tendance se retrouve dans nombre de pays comme c&rsquo;est, sans grande originalit\u00e9, la coutume en temps de crise, et selon une logique implacablement raisonnable. La Commission europ\u00e9enne fulmine en permanence, sans que personne ne pr\u00eate vraiment attention \u00e0 ses \u00e9clats,  sauf quand les \u00e9clats en question arrangent ceux-l\u00e0 qui veulent justifier un surcro\u00eet de protection pour eux-m\u00eames. Ainsi les attaques de la Commission contre l&rsquo;aide US \u00e0 l&rsquo;industrie automobile, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s vives, devraient-elles se multiplier devant la tr\u00e8s probable nouvelle vague d&rsquo;aide de Washington pour cette industrie qui se trouve \u00e0 nouveau au bord de <a href=\"http:\/\/www.bloomberg.com\/apps\/news?pid=20601087&#038;sid=a0Pu1I.jkREA&#038;refer=home\" class=\"gen\">l&rsquo;effondrement<\/a>. La Commission aurait alors \u00e0 nouveau renforc\u00e9 le camp de ceux qui, en Europe, veulent accentuer la protection de l&rsquo;industrie automobile europ\u00e9enne, c&rsquo;est-\u00e0-dire le camp des protectionnistes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn d&rsquo;autres termes, le protectionnisme, qui n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement cette peste \u00e9pouvantable qui hantent les bonnes \u00e2mes postmodernes, a encore de beaux jours devant lui. Qu&rsquo;il acc\u00e9l\u00e8re la catastrophe, selon les pr\u00e9visions inqui\u00e8tes des sp\u00e9cialistes, dirigeants et experts qui, depuis des ann\u00e9es, vous livrent des pr\u00e9visions selon lesquelles le syst\u00e8me est promis \u00e0 un brillant avenir, qui n&rsquo;ont rien, absolument rien vu venir du 15 septembre 2008, est-ce un v\u00e9ritable argument? Cela donne bonne contenance dans les conf\u00e9rences, mais reste infiniment suspect. L&rsquo;argument que le protectionnisme a entra\u00een\u00e9 la Grande D\u00e9pression vient de ces m\u00eames hommes qui vous disaient que le syst\u00e8me, tel qu&rsquo;il existe, avait tous les verrous possibles pour interdire la moindre possibilit\u00e9 qu&rsquo;on ait d&rsquo;une crise qui puisse nous rapprocher d&rsquo;une occurrence du type de la Grande D\u00e9pression; cela permettrait \u00e0 un mauvais esprit de noter que, pour notre cas, c&rsquo;est bien le libre-\u00e9change, notre doctrine officielle depuis 20 ou 30 ans, qui nous a conduit au bord d&rsquo;une nouvelle Grande D\u00e9pression. Derri\u00e8re l&rsquo;apparence de leur raison, il y a beaucoup d&rsquo;excitation chez les libre-\u00e9changistes, de vanit\u00e9 bless\u00e9 et de dogmatisme camp\u00e9 sur ses positions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPourtant, le tintamarre est effectivement \u00e9pouvantable. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il faut conclure que le combat est plus profond encore qu&rsquo;il ne para\u00eet. Il est moins \u00e9conomique qu&rsquo;on croit, et plus historique qu&rsquo;on imagine. Derri\u00e8re cette bataille \u00e0 propos du protectionnisme, conduit par les Britanniques tambours battants et beaucoup moins par les Am\u00e9ricains, il y a effectivement une bataille plus g\u00e9n\u00e9rale qui implique une domination intellectuelle,  dirions-nous presque spirituelle, en nous r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la croyance qui habite l&rsquo;esprit fi\u00e9vreux des libre-\u00e9changistes? Il s&rsquo;agit de la domination anglo-saxonne exerc\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9poque, avec tous les moyens du bord qu&rsquo;on conna\u00eet, notamment la communication qui transforme la r\u00e9alit\u00e9 en virtualisme, particuli\u00e8rement avec l&rsquo;aide de proc\u00e9d\u00e9s comme la diabolisation. Protectionnisme est un mot diabolis\u00e9, un des piliers de l&#8217;empire virtualiste et psychologique des Anglo-Saxons sur le monde. Les am\u00e9ricanistes comprennent \u00e0 peu pr\u00e8s cela, mais avec eux la ficelle est un peu grosse, d&rsquo;autant qu&rsquo;ils se croient toujours au temps de l&rsquo;hyperpuissance o\u00f9 ils pouvaient faire le contraire de ce qu&rsquo;ils commandaient aux autres sans s&rsquo;en dissimuler une seconde. L&rsquo;argument \u00e0-la-Biden aura du mal \u00e0 tenir, si la clause <em>Buy American<\/em> est maintenue dans ses fondements. Par cons\u00e9quent, dans cette bataille pour maintenir une dictature de l&rsquo;esprit, les USA sont d&rsquo;une aide assez pi\u00e8tre pour les Britanniques, qui sont les seuls \u00e0 d\u00e9fendre la forteresse assi\u00e9g\u00e9e. Les Britanniques ont le sens de l&rsquo;Histoire, m\u00eame pour la tromperie et les batailles qui tournent mal. Si, demain, les mesures protectionnistes s&rsquo;\u00e9tendent, s&rsquo;il faut en passer par l\u00e0, c&rsquo;est alors qu&rsquo;on verra dans l&rsquo;\u00e9volution des temps une ombre ressemblant au Waterloo des conceptions anglo-saxonnes et dominatrices.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQu&rsquo;on s&rsquo;attache \u00e0 cette vision des faits, dans une \u00e9poque si compl\u00e8tement forg\u00e9e, domin\u00e9e et manipul\u00e9e par la communication. Le malaise britannique est, aujourd&rsquo;hui, un des ph\u00e9nom\u00e8nes fondamentaux pour nous faire mesurer l&rsquo;\u00e9volution de la situation g\u00e9n\u00e9rale. Il est une bonne mesure de la crise, une appr\u00e9ciation assez juste de son caract\u00e8re syst\u00e9mique, selon le qualificatif d\u00e9sormais in\u00e9vitable.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Panique \u00e0 Downing Street 4 f\u00e9vrier 2009 Comme d&rsquo;habitude \u00e0 chaque nouvelle pr\u00e9sidence US, les Britanniques sont sur les dents. Il leur faut, \u00e0 chaque fois, renouveler le bail qu&rsquo;ils jugent si avantageux des special relationships avec les USA. (A propos de cet avantage, les discussions sont infinies et contrast\u00e9es; il n&rsquo;appara\u00eet en aucune fa\u00e7on&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4038,3557,1097],"class_list":["post-70508","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-brown","tag-libre-echange","tag-protectionnisme"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70508","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70508"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70508\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70508"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70508"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70508"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}