{"id":70555,"date":"2009-02-23T06:49:32","date_gmt":"2009-02-23T06:49:32","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/23\/etat-de-siege\/"},"modified":"2009-02-23T06:49:32","modified_gmt":"2009-02-23T06:49:32","slug":"etat-de-siege","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/02\/23\/etat-de-siege\/","title":{"rendered":"Etat de si\u00e8ge"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Etat de si\u00e8ge<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t23 f\u00e9vrier 2009 Les \u00e9v\u00e9nements continuent avec leur force d\u00e9sormais coutumi\u00e8re, avec un rythme en progression constante. Les appr\u00e9ciations d&rsquo;une crise syst\u00e9mique proche d&rsquo;une crise de civilisation par son ampleur et sa vitesse sont d\u00e9sormais sur la place publique, de la part de dirigeants pourtant habitu\u00e9s par conformation psychologique et par conformisme politique \u00e0 la mesure et \u00e0 la r\u00e9serve, et \u00e0 une dialectique plut\u00f4t apaisante. Paul Volcker, ancien pr\u00e9sident de la Federal Reserve et actuel conseiller d&rsquo;Obama, estime que la situation est peut-\u00eatre pire que pendant la Grande D\u00e9pression (selon Reuters, le <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/politicsNews\/idUSTRE51J5JM20090220\" class=\"gen\">20 f\u00e9vrier<\/a>): \u00ab<em>I don&rsquo;t remember any time, maybe even in the Great Depression, when things went down quite so fast, quite so uniformly around the world.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne autre citation du m\u00eame Volcker, \u00e0 la m\u00eame conf\u00e9rence de l&rsquo;universit\u00e9 de Columbia, extraite d&rsquo;un article de <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/politics\/brown-flies-to-meet-president-obama-for-economy-crisis-talks-1628927.html\" class=\"gen\">22 f\u00e9vrier<\/a>, indique des doutes fondamentaux sur la viabilit\u00e9 du syst\u00e8me, sur sa capacit\u00e9 \u00e0 survivre: \u00ab<em>Paul Volcker<\/em> [] <em>said that, while he felt capitalism would survive, I&rsquo;m not so sure about financial capitalism<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans la m\u00eame article, \u00e0 propos de la m\u00eame conf\u00e9rence de l&rsquo;universit\u00e9 de Columbia, sont extraites des d\u00e9clarations de George Soros, comparant le processus actuel, pour le syst\u00e8me occidental, au processus de d\u00e9composition extr\u00eamement rapide, type trou noir, de l&rsquo;URSS en 1989-1991:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Mr Soros, whose words and actions have moved entire markets in the past, told attendees at a conference dinner at Columbia University: We witnessed the collapse of the financial system. It was placed on life support, and it&rsquo;s still on life support. His words are stronger than his previous statements: at Davos a month ago, he said the financial system was merely dysfunctional. He now compares the current situation to the demise of the Soviet Union and added: There&rsquo;s no sign that we are anywhere near a bottom.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la r\u00e9union du G20 du d\u00e9but avril \u00e0 Londres devient l&rsquo;objectif g\u00e9n\u00e9ral, dans une humeur caract\u00e9ris\u00e9e par une tension grandissante due \u00e0 la mont\u00e9e acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de la crise. La r\u00e9union appara\u00eet comme une r\u00e9union de la derni\u00e8re chance pour certains commentateurs; dans tous les cas comme une r\u00e9union fondamentale, o\u00f9 des d\u00e9cisions radicales devront \u00eatre prises, dans le chef de certains des participants, ce qui revient \u00e0 dire la m\u00eame chose (la derni\u00e8re chance) en d&rsquo;autres termes. C&rsquo;est le cas, selon cette m\u00eame analyse du quotidien britannique, pour le Fran\u00e7ais Sarkozy et pour l&rsquo;Italien Berlusconi; ils sont mentionn\u00e9s comme disant effectivement vouloir des d\u00e9cisions fondamentales, et l&rsquo;on ne peut envisager dans cette logique autre chose que des d\u00e9cisions mettant en cause le syst\u00e8me qui est en train de s&rsquo;effondrer. Il est int\u00e9ressant de constater qu&rsquo;il s&rsquo;agit des deux dirigeants des deux principaux pays du groupe latin de l&rsquo;Europe, tout artifice et dialectique id\u00e9ologique dont les chroniqueurs du temps pr\u00e9sent font en g\u00e9n\u00e9ral leur miel mis \u00e0 part, que l&rsquo;on retrouve ainsi plac\u00e9s par la m\u00eame analyse dans une position de revendication; d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, au-del\u00e0 des particularismes personnels, cette adresse pourrait \u00eatre adress\u00e9e <em>in fine<\/em> aux Anglo-Saxons, avec effectivement le ton d&rsquo;une accusation: C&rsquo;est vous, avec vos th\u00e9ories, qui nous avez mis dans ce d\u00e9sordre affreux de notre civilisation aux abois<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Momentum is now building for more than hand-wringing and fine words to come out of the London summit. President Sarkozy said yesterday: I will not associate myself with a position that does not give an ambitious response to this deep crisis. Italy&rsquo;s Prime Minister, Silvio Berlusconi, has already called for the summit to make strong and concrete proposals to fight the financial crisis.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faudra voir encore dans quelle direction les conceptions radicales voudraient voir l&rsquo;effort commun se diriger, si elles pourront s&rsquo;exprimer d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre, s&rsquo;il y aura assez d&rsquo;audace et de courage pour cela. On pourrait \u00eatre conduit \u00e0 penser,  en tenant compl\u00e8tement \u00e0 part la qualit\u00e9 des hommes, dont on sait l&rsquo;abaissement dans ce temps historique fracass\u00e9, et en consid\u00e9rant leurs interventions d&rsquo;un point de vue symbolique,  \u00e0 une r\u00e9surgence du grand conflit que Guglielmo Ferrero pr\u00e9sentait <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-genie_latin_et_germanisme_de_guglielmo_ferrero_1917_08_12_2008.html\" class=\"gen\">en 1917<\/a> sous la forme du g\u00e9nie latin contre le germanisme (le germanisme \u00e9tant \u00e9videmment remplac\u00e9 par l&rsquo;am\u00e9ricanisme, forme avanc\u00e9e et redoutablement purulente de l&rsquo;anglo-saxonisme), ou de l&rsquo;id\u00e9al de perfection contre l&rsquo;id\u00e9al de puissance. Nous savons \u00e9videmment qu&rsquo;il s&rsquo;agit de mots qui paraissent absolument d\u00e9plac\u00e9s dans cette galerie d&rsquo;hommes sans la moindre \u00e9l\u00e9vation de pens\u00e9e, aussi bas de conception que sont nos dirigeants; mais nous parlons de l&rsquo;esprit qui permet dans ce cas de ne pas ridiculiser ni abaisser les mots, qui est une chose qui transcende les attaques de la m\u00e9diocrit\u00e9 du monde. M\u00eame des m\u00e9diocres ou des corrompus peuvent en \u00eatre porteurs sans qu&rsquo;ils s&rsquo;en avisent, dans des situations caract\u00e9ris\u00e9es par une pression formidable des \u00e9v\u00e9nements,  \u00e0 cause de leur psychologie qui est impressionn\u00e9e par une dimension collective, quelle qu&rsquo;en soit leur conscience de la chose. Nous croyons beaucoup \u00e0 la similitude entre le d\u00e9but nominal du XX\u00e8me si\u00e8cle et le d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle,  mais nullement \u00e0 cause de la guerre, comme si nous pr\u00e9voyions une nouvelle Grande Guerre, ce qui nous semble hors de saison pour des raisons pratiques, techniques et psychologiques consid\u00e9rables, mais \u00e0 cause de la querelle implicite de conceptions, conduite au paroxysme \u00e0 l&rsquo;occasion de cette Grande Guerre il y a un si\u00e8cle, et r\u00e9activ\u00e9e cette fois, au XXI\u00e8me si\u00e8cle, dans une crise gigantesque, par d&rsquo;autres voies et moyens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBri\u00e8vement consid\u00e9r\u00e9e, voil\u00e0 l&rsquo;explication peut-\u00eatre cach\u00e9e du voyage-surprise, le 3 mars, de Gordon Brown \u00e0 Washington pour rencontrer Obama. Les deux h\u00e9ritiers en chef du bordel anglo-saxon vont se consulter pour observer ensemble la question \u00e0 64.000 dollars (ou $64.000 milliards?),  que faire? Les id\u00e9es de Gordon Brown \u00e0 proposer au G20 ne sont pas exaltantes, qui pr\u00e9sentent une variation dramatis\u00e9e autour du m\u00eame th\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9f\u00e9rence au <em>credo<\/em> lib\u00e9ral dont toute la crise montre et d\u00e9montre l&rsquo;\u00e9chec. La question (\u00e0 $128.000 milliards?) est de savoir si cette psychologie anglo-saxonne, submerg\u00e9e par l&rsquo;exercice de la vanit\u00e9 pendant des d\u00e9cennies, est capable de d\u00e9velopper une pens\u00e9e hors du cadre rigide qu&rsquo;elle impose et s&rsquo;impose. Peut-\u00eatre Obama, avec une psychologie qui prendrait quelque libert\u00e9 avec le moule conforme, est-il une possibilit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard, lui que certains journaux US d\u00e9signent comme un pr\u00e9sident fran\u00e7ais. (Bernd Debusmann, de Reuters, observait le <a href=\"http:\/\/blogs.reuters.com\/great-debate\/2009\/02\/18\/goodbye-to-rugged-american-indvidualism\/\" class=\"gen\">18 f\u00e9vrier<\/a> : \u00ab<em>Still, conservative talk show hosts dubbed the stimulus bill the European Socialist Act of 2009  not meant as a compliment  and Newsweek magazine followed up the theme with a cover that carried the headline We Are All Socialists Now and noted inside that Barack Obama sounds more like the president of France every day.<\/em>\u00bb Ce dernier point, qui semble r\u00e9soudre l&rsquo;exigence du premier pr\u00e9sident <em>black<\/em> de France,  ou en partie puisque demi-<em>black<\/em> mais c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 bien,  que r\u00e9clament tant de nos Lumi\u00e8res \u00e9clairant les salons germanopratins de toute l&rsquo;ardeur de leurs vux \u00e9clair\u00e9s.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Le Monde<\/em> observe, le <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/europe\/article\/2009\/02\/20\/reforme-du-capitalisme-les-occidentaux-divises_1158059_3214.html#ens_id=1158171\" class=\"gen\">21 f\u00e9vrier<\/a>, \u00e0 propos de la division des Occidentaux sur la r\u00e9forme du capitalisme:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Gordon Brown se comporte malheureusement de nouveau comme l&rsquo;ex-ministre des finances qu&rsquo;il fut, s&rsquo;inqui\u00e8te-t-on \u00e0 la chancellerie allemande. La superstructure britannique, format\u00e9e pour la d\u00e9r\u00e9gulation, bloque tout. Nicolas Sarkozy fait le pari que tout se r\u00e9glera en t\u00eate \u00e0 t\u00eate avec M. Brown, analyse un ministre fran\u00e7ais. Paris mise sur le souci du premier ministre travailliste de remporter un succ\u00e8s politique important le 2 avril, n\u00e9cessaire s&rsquo;il veut remporter les \u00e9lections. Les Fran\u00e7ais esp\u00e8rent qu&rsquo;il se laissera convaincre par un Barack Obama audacieux.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>C&rsquo;est le second souci. Obama est du c\u00f4t\u00e9 des Europ\u00e9ens continentaux, assure<\/em> [Ulrich Wilhelm, porte-parole d&rsquo;Angela Merkel]. <em>Mais le calendrier est d\u00e9favorable, le sommet intervenant trop t\u00f4t. M. Obama est pr\u00e9occup\u00e9 par le sauvetage de l&rsquo;\u00e9conomie am\u00e9ricaine, beaucoup plus urgent que la refondation de l&rsquo;architecture financi\u00e8re mondiale \u00e0 long terme.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe sommet de l&rsquo;UE de ce week-end sur la crise a confirm\u00e9, sans grande originalit\u00e9, l&rsquo;urgence extraordinaire de la situation. Jean-Claude Trichet, le pr\u00e9sident de la BCI, a confirm\u00e9, quant \u00e0 lui, quelques \u00e9vidences (selon le <em>Guardian<\/em> de <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2009\/feb\/23\/imf-emergency-fund\" class=\"gen\">ce matin<\/a>); il a confirm\u00e9 notamment que nous vivons dans des <em>non-linear times<\/em>,  ce qui est sans doute une expression cod\u00e9e pour nous exprimer que rien ne se d\u00e9roule selon le plan pr\u00e9vu et que l&rsquo;Histoire n&rsquo;en fait qu&rsquo;\u00e0 sa t\u00eate: \u00ab<em>Jean-Claude Trichet, the head of the European Central Bank, said that only emergency measures would help the world recover. We live in non-linear times  the classic economic models and theories cannot be applied, and future development cannot be foreseen, he said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa r\u00e9union a accouch\u00e9 de quelques lignes communes des Europ\u00e9ens, et d&rsquo;une affirmation dialectique de l&rsquo;unit\u00e9 europ\u00e9enne. Cela n&#8217;emp\u00eache certainement pas les divisions et les dissimule \u00e0 peine. Dans tous les cas, on a pu ressentir cet entra\u00eenement g\u00e9n\u00e9ral de faire du G20 un objectif central de lutte contre la crise, une \u00e9tape essentielle, un moment capital pour tenter d&rsquo;interf\u00e9rer dans le flux monstrueux de la crise. La situation ne cessera plus de se tendre d&rsquo;ici d\u00e9but avril et la r\u00e9union de Londres, autant dans la pr\u00e9paration du sommet que dans l&rsquo;\u00e9volution de la crise, notamment au travers des commentaires qu&rsquo;on en fait. Le climat est consid\u00e9rablement diff\u00e9rent de celui qui pr\u00e9c\u00e9da le sommet du 15 novembre 2008 \u00e0 Washington. La situation g\u00e9n\u00e9rale de la perception est pass\u00e9e de celle d&rsquo;une crise grave \u00e0 celle de la crise fondamentale du syst\u00e8me de notre civilisation,  <em>non-linear times<\/em>, d\u00e9cid\u00e9ment. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCi-dessous, nous publions le texte de l&rsquo;\u00e9ditorial de notre Lettre d&rsquo;Analyse <em>de defensa &#038; eurostrat\u00e9gie<\/em> du 25 f\u00e9vrier 2009 (Vol24, n\u00b011). C&rsquo;est une variation sur le th\u00e8me expos\u00e9 ci-dessus.<\/p>\n<h3><em>Etat d&rsquo;urgence<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il existe le sentiment que la crise a franchi, ces derni\u00e8res semaines, disons depuis un mois (depuis l&rsquo;inauguration de Barack Obama, qui est un rep\u00e8re politique \u00e0 cet \u00e9gard), une \u00e9tape nouvelle. Le 21 f\u00e9vrier, le financier-sp\u00e9culateur George Soros observait que le syst\u00e8me financier mondial has effectively disintegrated, avec des turbulences d\u00e9sormais plus s\u00e9v\u00e8res que lors de la Grande D\u00e9pression. A Davos, \u00e0 la fin janvier, Soros ne parlait que d&rsquo;un syst\u00e8me en \u00e9tat de dysfonctionnement.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La m\u00eame r\u00e9f\u00e9rence historique \u00e9tait avanc\u00e9e la veille, 20 f\u00e9vrier, par Paul Volcker, l&rsquo;ancien pr\u00e9sident de la Federal Reserve devenu conseiller d&rsquo;Obama. Volcker juge la situation pire effectivement que durant ces ann\u00e9es 1930 (I don&rsquo;t remember any time, maybe even in the Great Depression, when things went down quite so fast, quite so uniformly around the world). Rassurons-nous: Volcker garde une certaine conviction que le capitalisme survivra \u00e0 cette crise,  I&rsquo;m not so sure about financial capitalism.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Nous n&rsquo;avons plus affaire \u00e0 des marginaux, \u00e0 des analystes isol\u00e9s qu&rsquo;on regarde avec une ironie complaisante comme \u00e0 moiti\u00e9 devins, \u00e0 moiti\u00e9 exalt\u00e9s. Ceux qui vous parlent aujourd&rsquo;hui dans ces termes d&rsquo;apocalypse historique sont des gens bien en place et bien en cour. Ils ne font que refl\u00e9ter le sentiment officiel. Gordon Brown se pr\u00e9cipite \u00e0 Washington le 3 mars pour rencontrer Obama. On n&rsquo;a plus gu\u00e8re le cur \u00e0 ricaner ou \u00e0 applaudir, selon les normes habituelles de cette sorte de comp\u00e9tition,  qui sera le premier \u00e0 rencontrer le nouveau pr\u00e9sident? (Brown est le premier chef de gouvernement hors de la zone continentale US \u00e0 rencontrer le nouveau pr\u00e9sident des USA.) La rencontre ne marque pas une relation privil\u00e9gi\u00e9e mais un sentiment d&rsquo;extr\u00eame urgence. Plus que le Premier ministre britannique, c&rsquo;est l&rsquo;h\u00f4te du prochain G20 qui va rencontrer le dirigeant supr\u00eame de la plus grande puissance du monde; ce sont les deux dirigeants des deux pays ma\u00eetres du syst\u00e8me qui s&rsquo;effondre qui vont se consulter.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Nous ne sommes plus dans les jeux des puissances mais dans le jeu des urgences. L&rsquo;Histoire bascule, de son cours habituel \u00e0 un \u00e9tat nouveau, incontr\u00f4lable, d&rsquo;une puissance inimaginable, et dont le terme nous est inconnu. D\u00e9sormais, la r\u00e9union du G20 \u00e0 Londres, d\u00e9but avril, est per\u00e7ue comme un terme fondamental, duquel de plus en plus de dirigeants attendent des d\u00e9cisions \u00e9galement fondamentales. Ce sera une tentative,  certains disent la tentative ultime,  pour reprendre le contr\u00f4le de la marche du monde. On serait tent\u00e9 d&rsquo;en faire une bataille du syst\u00e8me des hommes contre cette Histoire d\u00e9cha\u00een\u00e9e pour tenter, \u00e0 coups de d\u00e9cisions consid\u00e9rables, de reprendre le contr\u00f4le de son destin.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Etat de si\u00e8ge 23 f\u00e9vrier 2009 Les \u00e9v\u00e9nements continuent avec leur force d\u00e9sormais coutumi\u00e8re, avec un rythme en progression constante. Les appr\u00e9ciations d&rsquo;une crise syst\u00e9mique proche d&rsquo;une crise de civilisation par son ampleur et sa vitesse sont d\u00e9sormais sur la place publique, de la part de dirigeants pourtant habitu\u00e9s par conformation psychologique et par conformisme&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4038,3423,3228,2631,8137,2782,7932,4590,4163,8136],"class_list":["post-70555","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-brown","tag-civilisation","tag-crise","tag-de","tag-editorial","tag-ferrero","tag-g20","tag-sarkozy","tag-soros","tag-volker"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70555"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70555\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}