{"id":70631,"date":"2009-03-24T12:40:26","date_gmt":"2009-03-24T12:40:26","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/03\/24\/en-rappel-dans-les-montagnes-russes\/"},"modified":"2009-03-24T12:40:26","modified_gmt":"2009-03-24T12:40:26","slug":"en-rappel-dans-les-montagnes-russes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/03\/24\/en-rappel-dans-les-montagnes-russes\/","title":{"rendered":"En rappel dans les montagnes russes"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">En rappel dans les montagnes russes<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t24 mars 2009  Le plan Geithner d\u00e9clenche, dans son interpr\u00e9tation g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 la fois les plus grandes fureurs et les plus grands enthousiasmes, de toutes les fa\u00e7ons des r\u00e9actions tr\u00e8s extr\u00eames. On en conna\u00eet le th\u00e8me, l&rsquo;orientation, les ambitions. Les <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_desespoir_de_paul_krugman_23_03_2009.html\" class=\"gen\">commentaires<\/a> de Paul Krugman ont fait beaucoup parler d&rsquo;eux et suffisent \u00e0  en pr\u00e9senter l&rsquo;appr\u00e9ciation critique,  tr\u00e8s critique, parce que tout est n\u00e9cessairement extr\u00eame dans ce jeu en cours. Il y a donc n\u00e9cessairement une unit\u00e9 de r\u00e9action dans cette occasion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar exemple, Paul Jorion, qui \u00e9crit le <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=2446#more-2446\" class=\"gen\">23 mars 2009<\/a>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Je voulais \u00e9crire un billet sur le plan Geithner mais il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Je ne m&rsquo;en plains pas: \u00e9vitons les doubles emplois.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La seule phrase de Paul Krugman que j&rsquo;aurais \u00e9crite diff\u00e9remment:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Tout ceci est pire que d\u00e9cevant. En fait, cela me remplit d&rsquo;un sentiment de d\u00e9sespoir.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Le d\u00e9sespoir n&rsquo;est pas de mise sur le blog de Paul Jorion bien entendu, alors voici ma version personnelle de cette phrase :<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>C&rsquo;est bien pire encore que ce qu&rsquo;on aurait pu craindre mais nous sommes blind\u00e9s. Une chose est s\u00fbre d\u00e9sormais : la solution ne viendra pas de l&rsquo;administration Obama, passons \u00e0 la suite. Le monde a besoin d&rsquo;id\u00e9es et n&rsquo;attend pas : retroussons nos m\u00e9ninges!<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous sommes d&rsquo;autant mieux confort\u00e9s pour \u00e9carter, selon notre habitude m\u00e9thodologique, les commentaires directs et, encore plus, les sp\u00e9culations sur tel ou tel aspect technique du plan, sur le plan dans son enti\u00e8ret\u00e9 du point de vue technique, etc. Ce qui nous int\u00e9resse plut\u00f4t, c&rsquo;est l&rsquo;homme  et le pouvoir qui ont d\u00e9cid\u00e9 cela, et la perspective politique impliqu\u00e9e. L\u00e0 aussi, \u00e9cartons les aspects techniques, tenons-nous en \u00e0 la psychologie, le comportement et la politique,  pour constater aussit\u00f4t que le paradoxe de cette situation est que l&rsquo;\u00e9nigme Obama subsiste. Et la solution de cette \u00e9nigme peut \u00eatre aussi bien extraordinairement novatrice qu&rsquo;absolument d\u00e9cevante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCi-dessous,  il s&rsquo;agit en effet du m\u00eame homme qui parle, directement ou indirectement, \u00e0 trois jours d&rsquo;intervalle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le <a href=\"http:\/\/www.msnbc.msn.com\/id\/29782234\/\" class=\"gen\">20 mars 2009<\/a>, au <em>Tonight Show With Jay Leno<\/em>, de NBC: \u00ab<em>President Barack Obama said Thursday evening that he was stunned to hear about the $165 million in bonuses that were paid to employees of troubled insurer AIG over the weekend, promising to do everything he could to get these bonuses back.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>These financial industries are holding us<\/em> <strong><em>hostage<\/em><\/strong><em>, Obama said in an interview on NBC&rsquo;s Tonight Show With Jay Leno. It was the first time a sitting president has been a guest on a late-night talk show.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Obama said the AIG payments raised moral and ethical problems, but he stressed that the bigger problem was the<\/em> <strong><em>culture<\/em><\/strong> <em>that allowed traders to claim them. We need to get back to a place where people know enough is enough, he said. If we can get back to those values that built America, then we&rsquo;ll be OK.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/news\/world\/us_and_americas\/article5956098.ece\" class=\"gen\">23 mars 2009<\/a>, le <em>Times<\/em> de Londres nous rappelle d&rsquo;abord qu&rsquo;il y a une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-mccarthy_contre_le_systeme_23_03_2009.html\" class=\"gen\">grande col\u00e8re<\/a> chez l&rsquo;\u00e9lecteur (les bonus AIG), que le pr\u00e9sident en a \u00e9t\u00e9 certes choqu\u00e9 mais qu&rsquo;il n&rsquo;entend pas gouverner sous le coup de la col\u00e8re. Au reste, il fait savoir, ce m\u00eame pr\u00e9sident, qu&rsquo;il est loin d&rsquo;\u00eatre acquis qu&rsquo;il signe la loi que le Congr\u00e8s est en train d&rsquo;\u00e9laborer sur l&rsquo;imposition massive des bonus. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPuis ceci, qui nous signale que le premier travail du pr\u00e9sident est de sauver l&rsquo;\u00e9conomie et qu&rsquo;il compte, pour cela, sur les gentils de Wall Street:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>At the start of another crucial week for the Administration, Austan Goolsbee, a senior aide, said yesterday: We can&rsquo;t let our anger over mistakes that happened last year block the fact that we&rsquo;ve got to save the economy  we have to fix this problem.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Christina Romer, the chairman of the White House council of economic advisers, said: The President understands the distinction between placing restrictions on companies that contributed to the financial mess and those trying to help. Companies that participated in the scheme would be kind of doing us a favour and would be regarded as the<\/em> <strong><em>good guys<\/em><\/strong> <em>here.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEntre ces deux d\u00e9clarations et \u00e0 leur propos, nous \u00e9cartons la critique pol\u00e9mique. Pour accepter leur contraste, sinon leur contradiction, nous acceptons l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une manuvre politique ou d&rsquo;une rh\u00e9torique politique adapt\u00e9e,  qu&rsquo;on peut aussi bien juger acceptable (si l&rsquo;on estime que ce syst\u00e8me peut et doit \u00eatre sauv\u00e9 par tous les moyens) que stupide et aveugle (c\u00e9der \u00e0 celui qui vous tient en otage pour vous pr\u00e9cipiter dans la catastrophe, car son comportement est catastrophique): ils nous tiennent en otage, et ce n&rsquo;est pas agr\u00e9able, mais il est inutile de se r\u00e9volter contre eux, il faut collaborer et les amadouer<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEntre ces deux d\u00e9clarations, il existe au contraire une contradiction de fond qui est fort g\u00eanante. Dans la premi\u00e8re d\u00e9claration, BHO fait une critique syst\u00e9mique: ce sont les industries financi\u00e8res qui nous tiennent en otage et c&rsquo;est une question de culture, c&rsquo;est-\u00e0-dire une question de substance mettant en cause directement le syst\u00e8me. Cela suppose une appr\u00e9ciation effectivement syst\u00e9mique: c&rsquo;est un syst\u00e8me qui est responsable, qui engendre une culture; \u00e0 la limite, qu&rsquo;importe les individus, y compris ceux qu&rsquo;on trouve \u00e0 Wall Street bien entendu, tous sont comptables du syst\u00e8me et en d\u00e9pendent. Si l&rsquo;on veut, nous sommes tous des otages du syst\u00e8me (les industries financi\u00e8res pour le cas), y compris les types de Wall Street. Dans la seconde d\u00e9claration, toute l&rsquo;analyse est compl\u00e8tement renvers\u00e9e et nous nous retrouvons, non pas \u00e0 Wall Street, mais \u00e0 Hollywood, dans un <em>western<\/em>: il y a des salopards \u00e0 Wall Street, c&rsquo;est s\u00fbr, mais il y a aussi des braves types, des gentils, des <em>good guys<\/em>, et ce sont eux qu&rsquo;on va aider et qui nous sortiront de l\u00e0; quant au syst\u00e8me, rien contre lui puisqu&rsquo;il va permettre que les gentils l&#8217;emportent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout cela n&rsquo;est pas tr\u00e8s rassurant. Cela n&rsquo;est pas rassurant s&rsquo;il y a mensonge ici ou l\u00e0, dans la premi\u00e8re ou la seconde d\u00e9claration; cela n&rsquo;est pas rassurant s&rsquo;il y a inattention ici ou l\u00e0, sans r\u00e9aliser cette contradiction de fond entre la premi\u00e8re et la seconde d\u00e9claration; cela n&rsquo;est pas rassurant si l&rsquo;on dit n&rsquo;importe quoi (telle ou telle phrase venue du service de communication) pour faire passer l&rsquo;une ou l&rsquo;autre pilule, selon la circonstance et l&rsquo;air du temps. Mais nuan\u00e7ons finalement: cela n&rsquo;est pas tr\u00e8s rassurant ou bien c&rsquo;est intrigant.<\/p>\n<h3>Le <em>deus ex machina<\/em> est ailleurs<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tVraiment, nous \u00e9cartons les verdicts d\u00e9finitifs: Obama a choisi, les Etats-Unis ont tranch\u00e9, etc. Il y a trois jours, Wall Street \u00e9tait crucifi\u00e9 (et il l&rsquo;est encore), aujourd&rsquo;hui Wall Street (les <em>good guys<\/em>) est encens\u00e9. Tout cela, avec derri\u00e8re autant de variations similaires qu&rsquo;il y a de semaines depuis le 15 septembre 2008. On ne sait s&rsquo;ils vont fixer la crise mais il ne s&rsquo;agirait effectivement que de la fixer,  transcription analogique libre mais incorrecte du terme <em>fixed<\/em>, mais qui a paradoxalement un sens peut-\u00eatre plus juste  ils vont tenter de suspendre la crise. Si cela r\u00e9ussit, cela peut durer quelques mois ou quelques semaines,  c&rsquo;est dans tous les cas notre analyse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne croyons pas \u00e0 la d\u00e9cision d\u00e9cisive, au <em>breakthrough<\/em> parce que la crise est trop complexe, qu&rsquo;elle est syst\u00e9mique et eschatologique et donc implique le syst\u00e8me avec des facteurs \u00e9chappant compl\u00e8tement au contr\u00f4le humain, qu&rsquo;elle embrasse et embrase bien d&rsquo;autres domaines, et de <strong>bien plus<\/strong> importants que la finance, voire la seule \u00e9conomie. Ce constat que l&rsquo;on per\u00e7oit comme d\u00e9cisif conditionne toute notre analyse. C&rsquo;est dans ce cadre que nous avan\u00e7ons le constat qu&rsquo;Obama reste une \u00e9nigme, qu&rsquo;il ne s&rsquo;est pas d\u00e9voil\u00e9, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas choisi d\u00e9cisivement m\u00eame s&rsquo;il a choisi cette action si fortement en faveur de Wall Street.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous croyons que la fureur des bonus AIG n&rsquo;est ni une manuvre, ni une col\u00e8re sans lendemain, qu&rsquo;elle exprime au contraire quelque chose de <strong>tr\u00e8s<\/strong> profond, aussi bien chez les \u00e9lus,  nous voulons dire, une partie d&rsquo;eux-m\u00eames chez chacun d&rsquo;eux,  que dans le public, que m\u00eame (et comment !) chez Obama,  <strong>fortement<\/strong> dans une partie de lui-m\u00eame. Nous estimons que cet \u00e9pisode est amen\u00e9 \u00e0 se reproduire, pour telle ou telle raison, et que cette succession de hauts et de bas (les montagnes russes), entre une attaque maccarthyste contre Wall Street et un plan-miracle pour Wall Street, sur fond pesant de crise \u00e9conomique bien r\u00e9elle, renforce un climat politique instable, dangereux, d\u00e9l\u00e9t\u00e8re et incontr\u00f4lable,  lequel influe \u00e0 nouveau sur les diff\u00e9rents hauts et bas qui continueront \u00e0 se succ\u00e9der. Nous pensons que nous vivons une s\u00e9quence acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements et qu&rsquo;aucun, jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant, n&rsquo;est parvenu \u00e0 fixer la situation, et qu&rsquo;aucun n&rsquo;y parviendra dans les conditions pr\u00e9sentes car l&rsquo;enjeu porte sur de multiples domaines \u00e0 la fois. Il n&rsquo;y a pas un <em>deus ex machina<\/em> (le plan Geithner r\u00e9ussi, par exemple) capable de stopper une crise dont l&rsquo;aspect financier n&rsquo;est qu&rsquo;un petit aspect, mais de multiples domaines instables,  y compris l&rsquo;aspect international, y compris la crise du Pentagone et du budget, y compris les autres crises majeures comme celle des mati\u00e8res essentielles ou la crise climatique,  et que chacun interagit sur les autres, par ses hauts et ses bas, et tout cela dans le sens de la d\u00e9stabilisation,  et qu&rsquo;aucun de ces domaines, enfin, n&rsquo;est un <em>deus ex machina<\/em>. Le <em>deus ex machina<\/em> est ailleurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui nous conduit \u00e0 Obama, qui n&rsquo;est pas non plus, certainement pas, le <em>deus ex machina<\/em>; qui est peut-\u00eatre, sans doute autre chose que ce qu&rsquo;on fait de lui aujourd&rsquo;hui; qui, \u00e0 notre sens, n&rsquo;est pas encore fix\u00e9, se baladant en rappel instable dans les montagnes russes, mais avec assurance, avec cet air remarquable chez lui d&rsquo;\u00eatre tr\u00e8s <em>cool<\/em>, tr\u00e8s d\u00e9tach\u00e9 (Jay Leno lui reprochait amicalement de faire un peu d&rsquo;humour sur la crise lors du <em>Tonight Show With Jay Leno<\/em>). Ce que Daniel Finkelstein lui rapprochait (mais doit-on voir cela comme n\u00e9gatif?) pendant la campagne, dans le <em>Times<\/em> de Londres  le <a href=\"http:\/\/timesonline.typepad.com\/comment\/2008\/04\/what-was-the-pr.html\" class=\"gen\">16 avril 2008<\/a>, semble encore bien r\u00e9el dans sa fonction pr\u00e9sidentielle, m\u00eame au cur de la crise (remplacez <em>\u00e9lection<\/em> par <em>situation<\/em>, par exemple): \u00ab<em>He seems sometimes to be looking at the election from the outside. He sometimes seems to be standing back and marking his nation like an independent assessor.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoiqu&rsquo;on en dise, la position d&rsquo;Obama dans cette affaire reste ambigu\u00eb. C&rsquo;est le m\u00eame Obama qui dit qu&rsquo;on est otage du syst\u00e8me pervers aussi bien qu&rsquo;on peut trouver des hommes bons dans le syst\u00e8me qui n&rsquo;est pas pervers pour r\u00e9pondre aux attentes de sa vertueuse administration. Effectivement, selon qu&rsquo;on voit le plan Geithner comme le basculement d\u00e9finitif de la situation, ou comme une \u00e9tape de plus dans la crise, on comprend qu&rsquo;on ne tiendra pas compte ou qu&rsquo;on tiendra compte de la dualit\u00e9 mentionn\u00e9e plus haut. On conna\u00eet notre appr\u00e9ciation dans ce cas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTactiquement <strong>aussi<\/strong>, la situation est ouverte. Obama ne garde pas toutes ses cartes dans la m\u00eame main, ni ses ufs dans le m\u00eame poulailler. Il soutient \u00e0 fond le plan Geithner, mais dans la mesure o\u00f9 il est bien entendu que c&rsquo;est le plan du secr\u00e9taire au tr\u00e9sor. Le soutien tr\u00e8s fort d&rsquo;Obama au secr\u00e9taire au tr\u00e9sor, jusqu&rsquo;au refus effectif, dit-on, d&rsquo;une proposition de d\u00e9mission de Geithner (l&rsquo;hypoth\u00e8se n&rsquo;aurait pas \u00e9t\u00e9 simplement sp\u00e9culative), revient en fait \u00e0 mettre Geithner sur le devant de la sc\u00e8ne, en tr\u00e8s forte position mais aussi sous les lumi\u00e8res \u00e9blouissantes et inquisitrices de l&rsquo;actualit\u00e9,  c&rsquo;est-\u00e0-dire en position de <strong>responsable<\/strong> de son plan, ce qui est une position \u00e0 double tranchant. Obama a m\u00eame \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 commencer, enfin, \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/topNews\/idUSTRE52M7RM20090324 \" class=\"gen\">nommer<\/a> les adjoints qui manquent \u00e0 Geithner (ce qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas fait pour la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_g20_le_sort_du_monde_et_la_situation_de_l_emploi_au_tresor_us_12_03_2009.html\" class=\"gen\">pr\u00e9paration<\/a> du G20, d\u00e9sormais dans sa phase finale aujourd&rsquo;hui,  on voit o\u00f9 vont ses priorit\u00e9s entre le national et l&rsquo;international). Si le plan \u00e9choue, Geithner saute et BHO reste relativement intact (plus intact que ne le craint Krugman, \u00e0 notre sens); assez intact pour relancer l&rsquo;affaire dans une autre direction, avec un nouveau secr\u00e9taire au tr\u00e9sor dont on peut faire l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;alors le nom r\u00e9serverait des surprises Notre appr\u00e9ciation est en effet que, dans cette hypoth\u00e8se, Obama qui prendrait effectivement ses distances de la chose, serait n\u00e9cessairement conduit sur la voie de la radicalisation. Toujours dans cette hypoth\u00e8se, c&rsquo;est cela ou bien torpiller sa pr\u00e9sidence. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBref, nous ne sommes pas encore \u00e0 la r\u00e9solution de l&rsquo;\u00e9nigme-BHO, car il y a encore une \u00e9nigme et elle n&rsquo;est pas au terme de son myst\u00e8re. Toutes ces choses peuvent \u00eatre dites de la crise \u00e9galement, les deux allant de pair, de concert et de conserve.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En rappel dans les montagnes russes 24 mars 2009 Le plan Geithner d\u00e9clenche, dans son interpr\u00e9tation g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 la fois les plus grandes fureurs et les plus grands enthousiasmes, de toutes les fa\u00e7ons des r\u00e9actions tr\u00e8s extr\u00eames. On en conna\u00eet le th\u00e8me, l&rsquo;orientation, les ambitions. Les commentaires de Paul Krugman ont fait beaucoup parler d&rsquo;eux&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3228,8126,8197,898,6208,2681,8198,3372,3132],"class_list":["post-70631","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-crise","tag-geithner","tag-jorion","tag-krugman","tag-obama","tag-plan","tag-psychjologie","tag-street","tag-wall"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70631","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70631"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70631\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70631"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70631"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70631"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}