{"id":70650,"date":"2009-03-30T08:57:18","date_gmt":"2009-03-30T08:57:18","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/03\/30\/otan-soupirs-gemissements\/"},"modified":"2009-03-30T08:57:18","modified_gmt":"2009-03-30T08:57:18","slug":"otan-soupirs-gemissements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/03\/30\/otan-soupirs-gemissements\/","title":{"rendered":"OTAN, soupirs &amp; g\u00e9missements"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">OTAN, soupirs &#038; g\u00e9missements<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t30 mars 2009  Il y a quelques ann\u00e9es,  disons en 2002, Rumsfeld <em>regnante<\/em>, ou bien en 1993, Clinton \u00e9clatant de rire,  la question vous \u00e9moustillait encore. L&rsquo;OTAN sert-elle \u00e0 quelque chose?, c&rsquo;\u00e9tait la question \u00e0 64.000 dollars. Aujourd&rsquo;hui, avouons-le piteusement, c&rsquo;est la question \u00e0 deux balles; c&rsquo;est-\u00e0-dire que tout le monde s&rsquo;en fiche plus ou moins ouvertement, la chose \u00e9tant tranch\u00e9e depuis belle lurette.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Il n&rsquo;y a que les Fran\u00e7ais pour y croire encore. Malins, ils rejoignent l&rsquo;OTAN en clignant de l&rsquo;il, mais avec une certaine rougeur de confusion au front qu&rsquo;ils ont si vaste. Nous reviendrons sur la question le 3 avril, pour saluer le sommet sur le Rhin et la riche politique atlantiste des Fran\u00e7ais, mod\u00e8le-1966 invers\u00e9, si compl\u00e8tement d&rsquo;actualit\u00e9. La maladresse des Fran\u00e7ais quand ils se croient malins en m\u00eame temps qu&rsquo;ils ont un peu l&rsquo;impression de faire une grosse b\u00eatise, comme on vole un peu de confiture,  cette maladresse nous a toujours un peu touch\u00e9s,  comme on dit, la tendresse bordel. Les Fran\u00e7ais et l&rsquo;OTAN, depuis le d\u00e9part du g\u00e9n\u00e9ral, nous ont toujours paru peu ou prou ressembler \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;une adolescente vaguement \u00e9nerv\u00e9e des ann\u00e9es 1960,  toujours cette fameuse d\u00e9cennie,  tent\u00e9e par sa premi\u00e8re surprise-partie,  chanson fameuse de Sheila \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Ils voudraient tant y aller, dans l&rsquo;OTAN, mais ils ont peur d&rsquo;\u00eatre grond\u00e9s grave. Enfin, ils y sont, ils vont \u00e0 leur premi\u00e8re surprise-partie avec leur pot de confiture. Passons, puisque nous y reviendrons.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNon, il y a aussi, il y a surtout les experts pour s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la chose. Eux, ils ont, en permanence par les temps qui courent, la tentation de l&rsquo;angoisse, comme si Poutine avait la moustache de Staline et <em>Misha<\/em> Saakachvili les traits path\u00e9tiques d&rsquo;Alexander Dubcek. On a les r\u00eaves qu&rsquo;on peut, qui sont ceux que l&rsquo;\u00e9poque vous permet, qui est l&rsquo;\u00e9poque d&rsquo;un autre temps. Il n&rsquo;\u00e9tonnera donc personne que la derni\u00e8re en date des \u00e9tudes d&rsquo;experts sur l&rsquo;OTAN constate que les r\u00eaves sont un peu courts, disparates, \u00e9parpill\u00e9s, de plus en plus impuissants \u00e0 ranimer les ardeurs \u00e9teintes et ainsi de suite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9tude d&rsquo;un centre d&rsquo;analyse strat\u00e9gique hollandais: <em> New Horizons,  Finding a path away from NATO&rsquo;s de-solidarisation<\/em>, dat\u00e9e de <a href=\"http:\/\/www.natonewhorizons.org\/NewHorizons-DigitalEdition.pdf \" class=\"gen\">mars 2009<\/a>. Les termes de <em>EUObserver<\/em> du <a href=\"http:\/\/euobserver.com\/9\/27860\/\" class=\"gen\">27 mars 2009<\/a> \u00e0 ce propos nous disent qu&rsquo;on observe que l&rsquo;OTAN manque de plus en plus de solidarit\u00e9 et d&rsquo;unit\u00e9 de vue concernant ses options strat\u00e9giques futures, telles que les relations avec la Russie et l&rsquo;\u00e9largissement, selon une \u00e9tude publi\u00e9e par un centre d&rsquo;analyse hollandais, le Centre des Etudes Strat\u00e9giques de La Haye.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Issued just a week ahead of NATO&rsquo;s 60th anniversary summit, the study, Finding a path away from NATO de-solidarisation is aimed at feeding into the drafting of the alliance&rsquo;s new strategic concept, which dates back to 1999. The 26 NATO heads of state and government are set to start work on a new concept at the summit. Challenged by new problems such as the economic crisis, the race for Arctic resources, and a resurgent Russia and China, NATO is facing the strategic necessity of reconciling its traditional role  providing for the security of its members  with that of coping with these new challenges, the report highlighted.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Carried out amongst 300 experts and students on transatlantic security, the study was launched on Thursday (27 March) at the Security and Defence Agenda, a Brussels-based think-tank that focuses on EU-NATO issues.<\/em>  []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A potential break-up of the eurozone, a topic of speculation in financial circles, could have a significant impact on European security and defence, the head of the Dutch think-tank said at the event. We don&rsquo;t know yet what the outcome of the financial and economic crisis would be. If the eurozone breaks up  there is this possibility  then it will surely affect defence and security in Europe. But the crisis could also lead to more integration. It could go both ways, said Rob de Wijk, the director of the Hague Centre.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr de Wijk later told EUobserver that talk about a eurozone breakup was no longer as taboo as<\/em> [it was] <em>two to three months ago and is being debated in the financial world. Such fears mainly revolve around the troubles that Ireland and southern members of the single currency  Portugal, Spain, Italy and Greece, have in selling bonds and stabilising their growing deficits.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Dutch think-tank is closely following the security impact of the financial crisis, particularly in terms of a power shift from the West to the East, notably due to China&rsquo;s rising financial power, he explained.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn passage notable de l&rsquo;article est celui o\u00f9 nous est rapport\u00e9e l&rsquo;intervention de l&rsquo;ambassadeur de Hongrie \u00e0 l&rsquo;OTAN, lors de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du 27 mars du lancement public de l&rsquo;\u00e9tude. L&rsquo;ambassadeur fait partie de ces pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est qui ont comme religion officielle la crainte d&rsquo;une invasion venue de l&rsquo;Est, et auxquels on fait la critique de ne pas assez penser aux grandes aventures exp\u00e9ditionnaires dont l&rsquo;Ouest a le secret, et dont l&rsquo;Afghanistan est, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;exemple le plus convaincant. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Speaking at the event, Hungarian ambassador to NATO Zoltan Martinusz pleaded in favour of NATO&rsquo;s enlargement policy, which saw his country join after the fall of the Iron Curtain. NATO has a strong role in promoting transformation and change, and the political transformation of Eastern Europe was one of the historic successes of NATO, done a hundred percent by political, not military means, Mr Martinusz said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Hungarian diplomat dismissed the idea that eastern European members refused to transform their forces to be more expeditionary and deployable abroad, but preferred to keep more static troops which could defend them from a classical terrestrial invasion, alluding to the one Georgia faced last summer when after Tbilisi&rsquo;s attack on South Ossetia, the Russian army invaded its territory with tanks. We don&rsquo;t have static forces anymore. Hungary only borders allies, and from hundreds of tanks, we only have six now, for training purposes, he said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;ambassadeur s&#8217;emploie donc \u00e0 montrer que son pays n&rsquo;a pas de pr\u00e9f\u00e9rence pour les forces statiques (c&rsquo;est-\u00e0-dire pr\u00eates \u00e0 repousser l&rsquo;invasion in\u00e9luctable de l&rsquo;Est); d&rsquo;ailleurs, il  n&rsquo;y a pas de forces du tout puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas vraiment d&rsquo;arm\u00e9e; d&rsquo;ailleurs, l&rsquo;arm\u00e9e hongroise, qui avait des centaines de chars, n&rsquo;en a plus que six aujourd&rsquo;hui, qui servent \u00e0 l&rsquo;entra\u00eenement; d&rsquo;ailleurs, \u00e0 quoi servirait d&rsquo;en avoir plus puisque la Hongrie est entour\u00e9e d&rsquo;amis? Effectivement, quel est le sens, ou plut\u00f4t quel sens peut avoir une alliance militaire dans de telles conditions, sinon celui de tourner en rond, entre amis?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe passage n&rsquo;est l\u00e0 que pour mesurer la confusion des choses, pour illustrer ce que constatent les experts. Quelle conclusion tirerait l&rsquo;OTAN d&rsquo;une telle confusion, alors que la m\u00eame Europe de l&rsquo;Est, dont fait partie la Hongrie, est dans la situation de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-raccourci_sur_la_route_vers_l_enfer__27_03_2009.html\" class=\"gen\">rapide \u00e9volution<\/a> qu&rsquo;on sait? Comment songer \u00e0 une conclusion alors qu&rsquo;il semblerait plut\u00f4t qu&rsquo;une vaste partie s&rsquo;engage et qu&rsquo;on n&rsquo;en connaisse pas encore pr\u00e9cis\u00e9ment les pr\u00e9misses?<\/p>\n<h3>Les questions \u00e0 deux balles<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tBel effort, certes Trois cents experts pour nous dire des \u00e9vidences aussi assur\u00e9es, voil\u00e0 l&rsquo;image de notre temps. Mais ne boudons pas la vertu de la chose; enfoncer les portes ouvertes est certes un des sports favoris des olympiades postmodernes mais il faut appr\u00e9cier dans ce cas qu&rsquo;il est confirm\u00e9 que ces portes sont bien r\u00e9elles, qu&rsquo;elles sont ouvertes et que le vide o\u00f9 elles ouvrent existe r\u00e9ellement. Nos experts constatent que l&rsquo;OTAN est d&rsquo;une utilit\u00e9 limit\u00e9e, que la solidarit\u00e9 n&rsquo;existe plus, qu&rsquo;on n&rsquo;a plus les m\u00eames objectifs, qu&rsquo;on ne pense plus pareil. L&rsquo;OTAN ne sert \u00e0 rien et si elle servait \u00e0 quelque chose on en serait \u00e0 se demander absurdement: mais \u00e0 quoi sert l&rsquo;OTAN puisqu&rsquo;elle sert \u00e0 quelque chose? Et si l&rsquo;OTAN n&rsquo;existait pas, eh bien, sans aucun doute, il ne faudrait surtout pas l&rsquo;inventer. Voil\u00e0 sur quoi l&rsquo;enfoncement des portes ouvertes nous fait d\u00e9boucher.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour autant, il y a d&rsquo;autres choses qui se dessinent en arri\u00e8re-plan, qui sont bien plus importantes. Le travail de nos experts, ayant constat\u00e9 ce qui est l&rsquo;\u00e9vidence, devient de se demander: comment rem\u00e9dier \u00e0 tout cela? Comment r\u00e9activer, r\u00e9actualiser l&rsquo;OTAN? Cela revient \u00e0 s&rsquo;interroger sur la strat\u00e9gie nouvelle dont il faut la charger (nouveau concept strat\u00e9gique), tout comme sa mission de s\u00e9curit\u00e9 qu&rsquo;il faudrait d\u00e9finir. Elargissons notre r\u00e9flexion,  l&rsquo;OTAN deviendrait alors un pr\u00e9texte pour cette r\u00e9flexion, mais cette r\u00e9flexion lui r\u00e9glerait \u00e9galement son compte (dans le bon ou le mauvais sens).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIls sont sympathiques, tous ces strat\u00e8ges qui nous disent d&rsquo;une part : vite, vite, faisons un nouveau concept strat\u00e9gique pour l&rsquo;OTAN, parce que sans cela l&rsquo;OTAN bascule dans son propre vide, comme une politique \u00e9trang\u00e8re (US, <em>obviously<\/em>) qui se <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_verrou_afghan_et_la_contraction_de_la_politique_exterieure_us_10_03_2009.html\" class=\"gen\">contracte<\/a>; et qui vous disent d&rsquo;autre part: la crise financi\u00e8re, terrible et syst\u00e9mique (nous leur soufflons: et eschatologique), bouleverse tout, et elle encore en train de se faire. Si la crise bouleverse tout, est <strong>en train<\/strong> de bouleverser tout, comment voulez-vous faire votre nouveau concept strat\u00e9gique pour l&rsquo;OTAN?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA cela, un esprit habile vous r\u00e9pondrait : oui oui, nous le faisons vite, notre nouveau concept strat\u00e9gique pour l&rsquo;OTAN&rsquo;, de peur que la crise nous d\u00e9voile que l&rsquo;OTAN ne sert plus \u00e0 rien. Pas mal trouv\u00e9, non? Pour cela, il faudrait que tout le monde soit d&rsquo;accord sur l&rsquo;\u00e9chappatoire \u00e0 trouver, sur la solidarit\u00e9 ou quelque chose de la sorte \u00e0 \u00e9tablir, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;accord sur un concept <em>relook\u00e9<\/em> qui donn\u00e2t de l&rsquo;air \u00e0 cette usine \u00e0 gaz en perdition. Comme on a vu, c&rsquo;est justement le contraire, qui est le th\u00e8me explor\u00e9 par nos experts: la d\u00e9-solidarisation de l&rsquo;OTAN. Il est difficile d&rsquo;en \u00e9prouver une grande surprise. Les nations, elles, les Etats-membres, sont d\u00e9j\u00e0 dans la crise, et il s&rsquo;ensuit une aggravation vertigineuse de la mise en pi\u00e8ce d&rsquo;une solidarit\u00e9 surann\u00e9e et tellement d&rsquo;un autre temps, d\u00e9j\u00e0 en piteux \u00e9tat avant la crise, en m\u00eame temps que s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re le bouleversement de toutes les perspectives. La pr\u00e9paration du G20 est \u00e9difiante \u00e0 cet \u00e9gard; l&rsquo;importance donn\u00e9e au G20 par rapport \u00e0 celle qu&rsquo;on accorde \u00e0 l&rsquo;OTAN l&rsquo;est aussi.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais il y a plus grave, et c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 la r\u00e9flexion s&rsquo;\u00e9largit encore plus et que l&rsquo;OTAN se rapetisse \u00e0 mesure. Nous nous installons de plus en plus vite dans une \u00e9poque nouvelle, o\u00f9 les param\u00e8tres qu&rsquo;on commence \u00e0 distinguer sont absolument bouleversants. Nous en \u00e9non\u00e7ons quelques-uns, sous quelques aspects divers, comme autant d&rsquo;hypoth\u00e8ses dont notre conviction est que les \u00e9v\u00e9nements vont de plus en plus les \u00e9tayer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  La guerre et la s\u00e9curit\u00e9 sont des notions qui sont en train d&rsquo;\u00eatre absolument pulv\u00e9ris\u00e9es avant de se recomposer en quelque chose de compl\u00e8tement nouveau. C&rsquo;est le cas lorsqu&rsquo;un secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense US pr\u00e9f\u00e8re <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_bataille_de_sa_vie_18_03_2009.html\" class=\"gen\">rester<\/a> au Pentagone plut\u00f4t que venir \u00e0 un sommet de l&rsquo;OTAN de l&rsquo;importance de celui de Strasbourg avec tout ce qui l&rsquo;accompagne. En th\u00e9orie, c&rsquo;est l&rsquo;homme le plus int\u00e9ress\u00e9 au bon fonctionnement de l&rsquo;OTAN, puisque chef de la machinerie (le Pentagone) dont l&rsquo;OTAN est le territoire annex\u00e9 et la courroie de transmission, selon les sch\u00e9mas bien connus. Pourquoi Robert Gates fait-il cela? Parce que, comme l&rsquo;avait annonc\u00e9 sur un mode pr\u00e9monitoire Donald Rumsfeld le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_courage_de_rumsfeld_et_un_discours_qui_merite_de_faire_date_11_09_2001.html\" class=\"gen\">10 septembre 2001<\/a>, le Pentagone est le lieu imp\u00e9rarif de la nouvelle guerre dans laquelle le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense est mobilis\u00e9. L&rsquo;OTAN n&rsquo;est pas con\u00e7ue pour conduire cette guerre et elle en serait plut\u00f4t une des causes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t En effet, la s\u00e9curit\u00e9, aujourd&rsquo;hui, se trouve sur le front de toutes les crises sectorielles enfant\u00e9es par la crise syst\u00e9mique g\u00e9n\u00e9rale. Les plus graves, pour un secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense des USA, ce sont les crises de la bureaucratie, de la production d&rsquo;armement, des structures en d\u00e9composition des forces arm\u00e9es. Que reste-t-il pour l&rsquo;OTAN et ses projets? Le seul int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;OTAN pour les USA aujourd&rsquo;hui est purement n\u00e9gatif, \u00e0 contretemps: comment se d\u00e9barrasser de cette folie qu&rsquo;est devenue la guerre en Afghanistan,  comment l&rsquo;OTAN peut-elle nous y aider?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t En contrepartie, on devrait en venir de plus en plus au constat que la guerre, au sens classique, avec victoire et d\u00e9faite, que cet \u00e9v\u00e9nement n&rsquo;existe plus. La guerre actuelle, c&rsquo;est la G4G; ce n&rsquo;est pas une guerre de conqu\u00eate, ni une guerre de victoire; ce n&rsquo;est m\u00eame pas une guerre au strict sens militaire de la quincaillerie, puisque ses moyens sont aussi divers que les situations du monde. <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_g4g_est-elle_gaulliste_23_01_2009.html\" class=\"gen\">La G4G<\/a>, c&rsquo;est une guerre en contre, par tous les moyens, contre les abus du sophisme occidental sur la sup\u00e9riorit\u00e9 d&rsquo;un syst\u00e8me moral, \u00e9conomique et technologique, dont l&rsquo;infamie est en train d&rsquo;\u00eatre expos\u00e9e par la crise g\u00e9n\u00e9rale, qui ach\u00e8ve ainsi de perdre ce qui lui restait d&rsquo;apparence de l\u00e9gitimit\u00e9; une guerre contre un syst\u00e8me qui est conduit aveugl\u00e9ment \u00e0 vouloir emporter tout, y compris ceux qui pr\u00e9tendent le servir ou s&rsquo;en servir. La G4G est une guerre pour la reconqu\u00eate de la  l\u00e9gitimit\u00e9 et de la souverainet\u00e9 face aux pressions d&rsquo;un syst\u00e8me d\u00e9structurant et en d\u00e9composition, et elle se livre autant dans les urnes (r\u00e9f\u00e9rendum du 29 mai 2005) qu&rsquo;en Irak. Que peut faire l&rsquo;OTAN de la G4G? La question n&rsquo;a pas de sens,  question \u00e0 deux balles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La guerre hypoth\u00e9tique, c&rsquo;est la guerre conventionnelle de haut niveau, celle qu&rsquo;on pr\u00e9pare de plus en plus poussivement et qui a de moins en moins de chance de se faire. Pour se faire, effectivement, elle doit employer les technologies de plus haut niveau demandant une base industrielle et technologique exceptionnelle, et bien peu de pays sont capables seulement d&rsquo;envisager un tel programme. Mais, inversement et tragiquement, ce que nous montre le destin du Pentagone, c&rsquo;est que ces technologies et tout ce qui les accompagne, qui sont n\u00e9cessaires \u00e0 cette guerre, nous d\u00e9vorent. Le syst\u00e8me, arriv\u00e9 \u00e0 son terme, ne parvient plus ni \u00e0 produire les syst\u00e8mes pour ces guerres, ni \u00e0 conduire ces guerres, ni m\u00eame \u00e0 les <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_irak_ou_la_conquete_en_partant_25_03_2009.html\" class=\"gen\">terminer<\/a>, alors que l&rsquo;\u00e9vacuation ordonn\u00e9e co\u00fbte plus cher que la guerre elle-m\u00eame, laquelle a pr\u00e9cipit\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-transformation_de_la_guerre_le_complexe_contre_le_systeme_08_03_2008.html\" class=\"gen\">dans la crise<\/a> le pays qui l&rsquo;a faite. Il est bien possible que la guerre conventionnelle de haut niveau soit dans une impasse surprenante, que certains jugeraient catastrophique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa d\u00e9finition de la s\u00e9curit\u00e9, qui \u00e9volue \u00e9videmment \u00e0 une vitesse tr\u00e8s grande, comme le reste, a de moins en moins \u00e0 voir dans ses fondements avec les termes militaires, avec la strat\u00e9gie, etc. Les termes militaires et la strat\u00e9gie viennent, comme des cons\u00e9quences plus ou moins lointaines d&rsquo;une crise syst\u00e9mique g\u00e9n\u00e9rale qui concerne aussi bien l&rsquo;industrie financi\u00e8re, le r\u00f4le du dollar, le fonctionnement du Pentagone, la situation sociale aux USA, la guerre du narco-trafic \u00e0 la fronti\u00e8re mexicaine, les effets de la crise climatique, etc. Face au G20, \u00e0 quoi peut pr\u00e9tendre l&rsquo;OTAN? Quelle utilit\u00e9? Quelle substance? Questions \u00e0 deux balles<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OTAN, soupirs &#038; g\u00e9missements 30 mars 2009 Il y a quelques ann\u00e9es, disons en 2002, Rumsfeld regnante, ou bien en 1993, Clinton \u00e9clatant de rire, la question vous \u00e9moustillait encore. L&rsquo;OTAN sert-elle \u00e0 quelque chose?, c&rsquo;\u00e9tait la question \u00e0 64.000 dollars. 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