{"id":70660,"date":"2009-04-03T20:18:55","date_gmt":"2009-04-03T20:18:55","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/04\/03\/notes-sur-lotan-de-nos-tourments\/"},"modified":"2009-04-03T20:18:55","modified_gmt":"2009-04-03T20:18:55","slug":"notes-sur-lotan-de-nos-tourments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/04\/03\/notes-sur-lotan-de-nos-tourments\/","title":{"rendered":"Notes sur L&rsquo;OTAN de nos tourments"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Notes sur L&rsquo;OTAN de nos tourments<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tLe retour annonc\u00e9, pr\u00e9vu, programm\u00e9 de la France dans l&rsquo;OTAN, a d\u00e9clench\u00e9 en France un d\u00e9bat dont le petit Nicolas se serait bien pass\u00e9. Par ailleurs, c&rsquo;est un d\u00e9bat excellent, de la sorte qui nous manque en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9ventuellement pour r\u00e9aliser ce que c&rsquo;est qu&rsquo;\u00eatre dans l&rsquo;OTAN et ce que c&rsquo;est que la souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a pu mesurer combien, dans un tel d\u00e9bat, \u00e0 propos d&rsquo;une id\u00e9e (le retour dans l&rsquo;OTAN) dont l&rsquo;on disait qu&rsquo;il correspondait aux voeux d&rsquo;une majorit\u00e9 des \u00e9lites fran\u00e7aises, la th\u00e8se du retour dans l&rsquo;OTAN se trouve constamment sur la d\u00e9fensive, oblig\u00e9e de plaider le d\u00e9tail, la r\u00e9serve, l&rsquo;utilitaire sans gloire. On a pu mesurer combien l&rsquo;id\u00e9e de la souverainet\u00e9 et celle, compl\u00e9mentaire, de l&rsquo;ind\u00e9pendance, d&rsquo;habitude tenues pour acquises et un peu rancies,   selon l&rsquo;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de nos \u00e9lites lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la France,   retrouvent toute leur gloire et leur actualit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;en d\u00e9battre pour l&rsquo;imm\u00e9diat. Il existe ainsi des conceptions p\u00e9rennes, comme l&rsquo;on dit encore, qui retrouvent toute leur force, toute leur puissance d\u00e9vastatrice lorsqu&rsquo;elles sont d\u00e9battues, qui renvoient \u00e0 l&rsquo;\u00e9cume des jours et des modes \u00e9ph\u00e9m\u00e8res les habilet\u00e9s temporaires des petits esprits qui croient r\u00e9gner aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est bon et irr\u00e9futable pour la souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance l&rsquo;est moins pour l&rsquo;OTAN, et pour le retour dans l&rsquo;OTAN.  C&rsquo;est-\u00e0-dire que la r\u00e9affirmation tonitruante des principes n&rsquo;implique pas n\u00e9cessairement une condamnation de la m\u00eame veine de la cause de leur r\u00e9affirmation antagoniste. C&rsquo;est que la th\u00e8se du retour dans l&rsquo;OTAN n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle \u00e9tait il y a deux ans, ni m\u00eame ce qu&rsquo;elle \u00e9tait il y a six mois, disons avant le 15 septembre 2008.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa rapidit\u00e9 du temps historique est \u00e0 couper le souffle, comme la crise, comme l&rsquo;ampleur de la crise, comme sa dimension syst\u00e9mique et sa dimension eschatologique. Les conceptions changent de jour en jour, peut-\u00eatre d&rsquo;heure en heure. Le jugement doit \u00eatre \u00e0 mesure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>Le cas du retour dans l&rsquo;OTAN: la sottise et l&rsquo;inutilit\u00e9 de cette d\u00e9cision d&rsquo;un point de vue th\u00e9orique<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn th\u00e9orie et d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, il est manifeste que la d\u00e9cision de revenir dans l&rsquo;OTAN est d&rsquo;une sottise exemplaire. Qui plus est, elle est inutile,  mais ceci va avec cela, apr\u00e8s tout. Pour ses cons\u00e9quences, c&rsquo;est une temp\u00eate dans un verre d&rsquo;eau,  ce qui veut bien dire ce que cela veut dire: la d\u00e9cision elle-m\u00eame est, en importance, de l&rsquo;ordre du verre d&rsquo;eau dans le vaste univers.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa sottise est certainement en ce qu&rsquo;on prend une d\u00e9cision qui est, au d\u00e9part, disons si elle avait \u00e9t\u00e9 prise en 1974 ou en 1983, ou en 2003, une v\u00e9ritable f\u00e9lonie; qui n&rsquo;a plus du tout cette dimension aujourd&rsquo;hui mais qui en garde le fumet assez fortement pour la faire passer en proc\u00e8s selon cette accusation, sans que celle-ci paraisse d\u00e9pass\u00e9e alors qu&rsquo;elle l&rsquo;est. On sent bien que le cas du retour dans l&rsquo;OTAN est d&rsquo;abord une vanit\u00e9 d&rsquo;auteur, sinon de plagiaire; le pr\u00e9sident Sarkozy a suffisamment \u00e9corn\u00e9 ses engagements pro-am\u00e9ricanistes qui forment le fond de commerce de son accession romantique \u00e0 la compr\u00e9hension de la grande politique internationale, pour ne pas en conserver avec acharnement le dernier carr\u00e9. La d\u00e9cision de r\u00e9int\u00e9gration de l&rsquo;OTAN prend ainsi une allure de caprice, d&rsquo;anachronisme et de d\u00e9rision. Si ce n&rsquo;est sottise et inutilit\u00e9 cela y ressemble sans aucun doute, tant qu&rsquo;on c\u00e9derait au d\u00e9sir de rappeler une fois de plus le mot de Montherlant: \u00abva jouer avec cette poussi\u00e8re\u00bb, adress\u00e9 \u00e0 l&rsquo;auteur de la chose. Le ridicule a occult\u00e9 le tragique, ce qui est un signe de l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette d\u00e9cision l&rsquo;est-elle pour autant, tout cela, et ne faut-il pas s&rsquo;en expliquer plus avant? Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 la chose d&rsquo;un point de vue g\u00e9n\u00e9ral, par rapport aux tendances politiques g\u00e9n\u00e9rales qui nous apparaissent, ne peut-on trouver, plus avant, des constats et des observations qui nous feraient, disons, nuancer des jugements fort abrupts? Fort bien, ex\u00e9cutons-nous et faisons notre m\u00e9tier. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObservons d&rsquo;abord ce que tout le monde sait, qui est que l&rsquo;OTAN n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle \u00e9tait. Arr\u00eatons-nous \u00e0 un point de th\u00e9orie strat\u00e9gique. Les strat\u00e8ges otaniens et pro-otaniens font grand cas d&rsquo;un concept strat\u00e9gique en cours d&rsquo;\u00e9laboration, comme si l&rsquo;on allait tailler la pierre philosophale, et qu&rsquo;\u00e9videmment il faudrait que la France en f\u00fbt partie prenante. Il faut retenir son sourire. Le travail de l&rsquo;OTAN dans ce domaine d\u00e9pend essentiellement (disons, \u00e0 99%) des USA, de la posture strat\u00e9gique des USA, de la puissance suppos\u00e9e des USA, des objectifs des USA. Une pr\u00e9sence fran\u00e7aise \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du processus pourrait \u00eatre justifi\u00e9e par la volont\u00e9 de profiter de la puissance US; cet argument hautement contestable n&rsquo;a aujourd&rsquo;hui aucune validit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que repr\u00e9sentent les USA dans l&rsquo;OTAN, et ce qu&rsquo;y am\u00e8nent les USA dans le temps pr\u00e9sent, c&rsquo;est le d\u00e9sordre et la paralysie. La situation au Pentagone est bien d\u00e9finie par la situation de la principale revue strat\u00e9gique, la <em>Quadrienal Defense Review<\/em>, qui a lieu tous les quatre ans (la prochaine, fin 2009). Lors d&rsquo;un s\u00e9minaire \u00e0 Washington le 11 mars, Anthony Cordesman, du CSIS, d\u00e9finit la QDR par rapport au budget du Pentagone: \u00ab<em>Is $533.7 billion in FY2010 and 4.2% of the GNP enough? Enough for what? Our most recent QDR is a morass of half thought-out ideasmany calling for further study or otherwise deferring tangible action. We don&rsquo;t have a force plan. We don&rsquo;t have a clearly defined procurement plan. We don&rsquo;t tie it to end strength goals that are clearly defined and costed. We haven&rsquo;t provided meaningful budget figures because the FYDP is not tied to the QDR. We haven&rsquo;t set clear goals to be achieved. We have no metrics.<\/em>\u00bb D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, la situation du Pentagone est bien d\u00e9finie, ce m\u00eame 11 mars, par Arlan Ullman, de la National Defense University et de l&rsquo;Atlantic Council: \u00ab[T]<em>he forces that brought Wall Street and Main Street to their collective knees affect the Pentagon in strikingly similar ways.<\/em> [&#8230;T]<em>hese factors<\/em> [&#8230;] <em>will do to the Pentagon what has happened on Main Street and Wall Street<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn nous transportant vers la situation US sur ce point particulier, nous voulons surtout signaler ce qu&rsquo;est devenue la situation US au niveau de la s\u00e9curit\u00e9 nationale; et que, par cons\u00e9quence de la pr\u00e9pond\u00e9rance absolue des USA dans l&rsquo;OTAN, dans le domaine des structures strat\u00e9giques et autres, on ne fera que se rapprocher d&rsquo;un p\u00f4le de d\u00e9sordre et d&rsquo;impuissance qui risque de conduire le Pentagone \u00e0 une situation d&rsquo;effondrement semblable \u00e0 celle de l&rsquo;architecture financi\u00e8re en septembre 2008. L&rsquo;ignorance europ\u00e9enne, et fran\u00e7aise en particulier, de cette situation bureaucratique et strat\u00e9gique des USA est un ph\u00e9nom\u00e8ne absolument fascinant par son ampleur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn ne veut pas dire que tout l&rsquo;OTAN, les pays membres de l&rsquo;OTAN, seront entra\u00een\u00e9s dans cette chute \u00e9ventuelle; on veut dire qu&rsquo;en \u00e9tant dans l&rsquo;OTAN, ces pays membres sont effectivement confront\u00e9s \u00e0 une situation de d\u00e9sordre et d&rsquo;impuissance v\u00e9hicul\u00e9e par l&rsquo;usine \u00e0 gaz strat\u00e9gique US, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont rien d&rsquo;autre \u00e0 attendre de cette situation otanienne, du point de vue fondamental. S&rsquo;en rapprocher pour pr\u00e9tendre en gagner un surcro\u00eet de puissance constitue un argument schizophr\u00e9nique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDu point de vue plus large de la vision strat\u00e9gique, c&rsquo;est la m\u00eame chose. La situation US est \u00e0 peu pr\u00e8s similaire, accrue par le fait que, depuis septembre 2008, tout est remis sens dessus-dessous. L&rsquo;importance accord\u00e9e au terrorisme et aux conflits attenants se vide de toute substance \u00e0 une prodigieuse rapidit\u00e9. On observera que les Fran\u00e7ais n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;\u00eatre dans l&rsquo;OTAN pour continuer \u00e0 exercer cette absurdit\u00e9 pour leur compte; certes, mais s&rsquo;en rapprocher ne les aide en rien. Dans tout cela, on ne voit rien d&rsquo;absolument catastrophique \u00e0 revenir dans l&rsquo;OTAN mais on voit encore moins quoi que ce soit de la moindre utilit\u00e9, du moindre avantage strat\u00e9gique ou conceptuel. Cette inutilit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e r\u00e9duit l&rsquo;aspect pratique de la d\u00e9cision, dans ce domaine des avantages, au n\u00e9gatif n\u00e9gligeable et justifie \u00e9videmment le jugement de sottise qu&rsquo;on est tent\u00e9 de lui appliquer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>Le cas du retour dans l&rsquo;OTAN: le jugement modifi\u00e9 pragmatiquement selon l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;OTAN et l&rsquo;\u00e9volution des USA<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous allons poursuivre dans une orientation que nous privil\u00e9gions d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s syst\u00e9matique, parce que cette orientation d\u00e9finit si bien notre \u00e9poque. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;orientation paradoxale. En effet, un bon cas, un vrai cas pour plaider en faveur de la pr\u00e9sence dans l&rsquo;OTAN, voire d&rsquo;un rapprochement de l&rsquo;OTAN, serait de r\u00e9aliser la v\u00e9ritable situation de l&rsquo;appareil de s\u00e9curit\u00e9 nationale des USA, et d&rsquo;avoir la r\u00e9solution de contribuer \u00e0 la d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de cet appareil. Cela, aucun dirigeant europ\u00e9en, et surtout aucun dirigeant fran\u00e7ais, n&rsquo;a l&rsquo;audace intellectuelle de le r\u00e9aliser et la force de caract\u00e8re de s&rsquo;y r\u00e9soudre. La pens\u00e9e fran\u00e7aise est gouvern\u00e9e par un sentimentalisme de midinette, dont la conviction th\u00e9orique du chef de l&rsquo;Etat dans l&rsquo;acclamation rh\u00e9torique de nos amis am\u00e9ricains constitue le couronnement, et certainement pas une contradiction. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn d&rsquo;autres termes et pour faire plus net, nous dirions que nous ne sommes pas loin de penser \u00e0 une situation hypoth\u00e9tique o\u00f9 le g\u00e9n\u00e9ral serait aux affaires, et o\u00f9 il envisagerait comme une option machiav\u00e9lique de r\u00e9int\u00e9grer compl\u00e8tement les structures de l&rsquo;OTAN pour pouvoir manoeuvrer dans le sens de contribuer \u00e0 la destruction de la machinerie bureaucratique US (complexe militaro-industriel et Pentagone). Bien entendu, ce serait envisager la d\u00e9cision de rapprochement d&rsquo;une fa\u00e7on diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit qui l&rsquo;accompagne aujourd&rsquo;hui. Ce serait r\u00e9aliser \u00e9galement qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, tout le monde est prisonnier de cette machinerie bureaucratique, y compris Obama \u00e0 la Maison-Blanche, y compris, peut-\u00eatre, l&rsquo;amiral Mullen (le pr\u00e9sident du JCS). C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs exactement le cas, avec Gates lanc\u00e9 dans une tentative de r\u00e9forme du Pentagone. Cela pourrait inspirer aux Europ\u00e9ens (aux Fran\u00e7ais et \u00e0 Sarkozy) des suggestions de r\u00e9forme de l&rsquo;OTAN donnant une place moins grande \u00e0 ce Pentagone en faillite. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous n&rsquo;avons pas, nos dirigeants n&rsquo;ont pas de ces pens\u00e9es-l\u00e0. Le cas du retour de l&rsquo;OTAN n&rsquo;est finalement que ce qu&rsquo;on en fait, c&rsquo;est une d\u00e9cision qui doit se jauger d&rsquo;un point de vue pragmatique, r\u00e9aliste. A notre sens, elle n&rsquo;engage pas de principes si l&rsquo;on ne veut pas qu&rsquo;elle engage nos principes,  point final. Le cas technique justifiant, en partie, la d\u00e9cision de De Gaulle en 1966 (le m\u00e9canisme du commandement int\u00e9gr\u00e9 dans le cas tr\u00e8s pr\u00e9cis de l&rsquo;engagement contre l&rsquo;URSS, et toute la planification contraignante qui allait avec) n&rsquo;existe plus aujourd&rsquo;hui. Le cas de l&rsquo;Afghanistan montre \u00e0 suffisance combien tout le monde, notamment et essentiellement parmi les plus align\u00e9s, se fout du tiers comme du quart de la solidarit\u00e9; combien les consignes US de tenir le r\u00f4le de suppl\u00e9tifs, devenues objurgations furieuses ou d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es au fil des ans et des r\u00e9unions d\u00e9cisives et minist\u00e9rielles de l&rsquo;OTAN, n&rsquo;ont pas le moindre effet concret. L\u00e0 encore, il faut \u00eatre Fran\u00e7ais comme l&rsquo;est le pr\u00e9sident en cours, et encore hors de l&rsquo;OTAN pour ce cas, pour croire \u00e0 ce qu&rsquo;il dit lui-m\u00eame sur l&rsquo;Afghanistan, sur la d\u00e9fense de la libert\u00e9 et sur la solidarit\u00e9 occidentale. L&rsquo;on remarquera n\u00e9anmoins que, m\u00eame pour lui, la conviction ne va pas au-del\u00e0 de quelques centaines d&rsquo;hommes de renfort. Tout cela r\u00e9duit la pol\u00e9mique \u00e0 des dimensions bien faiblardes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est notre incapacit\u00e9 compl\u00e8te \u00e0 comprendre que les relations avec les USA sont un probl\u00e8me en pleine \u00e9volution, parce que les USA sont dans une crise profonde, qui emp\u00eache le retour de la France dans l&rsquo;OTAN d&rsquo;avoir quelque sens et quelque int\u00e9r\u00eat. Mais la m\u00eame situation existe hors de l&rsquo;OTAN, parce que nous ne comprenons pas plus le caract\u00e8re r\u00e9el de nos relations avec les USA, et la situation aux USA. La d\u00e9cision de r\u00e9int\u00e9grer l&rsquo;OTAN pourrait \u00eatre une d\u00e9cision tactique r\u00e9pondant \u00e0 la fameuse m\u00e9thode trotskiste de l&rsquo;entrisme, et alors elle aurait un sens. Il s&rsquo;agirait bien d&rsquo;une d\u00e9cision tactique, et nullement d&rsquo;une d\u00e9cision fondamentale, et c&rsquo;est effectivement l&rsquo;importance qu&rsquo;il faut lui accorder.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa situation dans l&rsquo;OTAN est la m\u00eame que dans toutes les structures, organisations, concepts et cadres doctrinaux occidentaux. C&rsquo;est une situation de crise syst\u00e9mique, parce que la crise qui nous touche est justement syst\u00e9mique, qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9pargne rien par cons\u00e9quent. On peut concevoir d&rsquo;y entrer pour travailler comme il faut, c&rsquo;est-\u00e0-dire en mettant en cause syst\u00e9matiquement,  \u00e0 l&rsquo;image de la crise et aid\u00e9s en cela par la crise,  toutes les situations et tous les principes destructeurs qui y tr\u00f4nent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa France est dans l&rsquo;UE et l&rsquo;on a vu le travail de Sarkozy lors de la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise; travail admirable sans intention de l&rsquo;\u00eatre vraiment dans le sens o\u00f9 il a \u00e9volu\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans conscience de la chose; Sarkozy a pass\u00e9 son temps \u00e0 mettre en cause tous les principes absurdes et destructeurs qui tr\u00f4nent au coeur de l&rsquo;UE. En quelques mois, et bien entendu avec l&rsquo;aide imp\u00e9rative de la crise, il a r\u00e9tabli toute la puissance, avec les principes qui vont avec, de la nation dans l&rsquo;ensemble communautaire. Bravo certes,  mais on sait bien que personne ne se doutait de rien avant que la pr\u00e9sidence ne commen\u00e7\u00e2t, bien heureusement favoris\u00e9e par la crise (en fait, les crises: la G\u00e9orgie et l&rsquo;effondrement financier).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le cas de l&rsquo;OTAN, le retour aurait un sens s&rsquo;il s&rsquo;appuyait sur une intention manifeste, et proclam\u00e9e distinctement, de remettre tout en cause au sein de cette Organisation, et d&rsquo;abord, et particuli\u00e8rement les relations avec les USA. Cela supposerait une belle dose de caract\u00e8re, un \u00ab<em>cerveau de glace dans une \u00e2me de feu<\/em>\u00bb comme le philosophe Manuel de Di\u00e9guez qualifie Chateaubriand, et qui pourrait aussi qualifier de Gaulle,  c&rsquo;est-\u00e0-dire une pens\u00e9e absolument ma\u00eetris\u00e9e au sein d&rsquo;une vision \u00e9pique de l&rsquo;Histoire. Cela supposerait d&rsquo;abandonner la vision romantique et \u00e9tonnamment sentimentale que les \u00e9lites fran\u00e7aises entretiennent vis-\u00e0-vis des USA, leur <em>American Dream<\/em> en un sens. Ce probl\u00e8me d\u00e9passe largement le retour dans l&rsquo;OTAN. Reste \u00e0 voir comment le retour dans l&rsquo;OTAN pourrait influer sur lui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>Le cas du retour de l&rsquo;OTAN: des perspectives absolument impr\u00e9visibles et dans tous les cas manipulables<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a <strong>aussi<\/strong>, dans cet acte du retour dans l&rsquo;OTAN, comme dans tout acte politique aujourd&rsquo;hui, une part tr\u00e8s grande d&rsquo;impond\u00e9rable. Cela tient aux grandes tendances du temps, qui sont marqu\u00e9es par l&rsquo;immense difficult\u00e9 des dirigeants \u00e0 ma\u00eetriser les \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;une part, \u00e0 appr\u00e9cier v\u00e9ritablement leur sens et, par cons\u00e9quent, leurs effets possibles d&rsquo;autre part. Cela tient aussi bien \u00e0 la situation politique o\u00f9 la crise est devenue la substance m\u00eame de la situation du monde qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;importance fondamentale de la communication qui relativise toutes les situations en les liant \u00e0 autant de perceptions subjectives qu&rsquo;il y a de dynamiques de communication, aux d\u00e9pens d&rsquo;une \u00e9ventuelle situation objective.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe retour de la France dans l&rsquo;OTAN se fait dans une organisation qui n&rsquo;a, litt\u00e9ralement, plus de sens. Le sens objectif de l&rsquo;OTAN n&rsquo;existe plus (depuis la fin de l&rsquo;URSS) et l&rsquo;OTAN n&rsquo;a pas la capacit\u00e9 de s&rsquo;imposer un sens \u00e0 elle-m\u00eame,  ceci allant avec cela pour un artefact qui n&rsquo;a de coh\u00e9sion que dans la mesure o\u00f9 il refl\u00e8te une coh\u00e9sion ext\u00e9rieure. A l&rsquo;image du monde, l&rsquo;OTAN est en crise de d\u00e9sordre, et doublement en crise puisqu&rsquo;elle d\u00e9pend compl\u00e8tement de la situation du monde, puisqu&rsquo;elle n&rsquo;a pas de substance propre (comme l&rsquo;on dirait d&rsquo;une substance r\u00e9galienne pour une nation).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMalgr\u00e9 tous les d\u00e9sirs de ses Etats membres, y compris de la France dans certaines occurrences, l&rsquo;OTAN n&rsquo;est m\u00eame plus le r\u00e9ceptacle de l&rsquo;alignement sur l&rsquo;Am\u00e9rique (certains diraient: de la servilit\u00e9 volontaire) parce que cet alignement lui-m\u00eame est en crise. Il est tr\u00e8s difficile de trouver aujourd&rsquo;hui un sens \u00e0 l&rsquo;alignement sur l&rsquo;Am\u00e9rique; d&rsquo;une part parce que l&rsquo;Am\u00e9rique perd elle-m\u00eame le sens d&rsquo;elle-m\u00eame; d&rsquo;autre part parce que dans un monde qui a fait de la crise sa substance, la question du sens se r\u00e9sout par l&rsquo;absence,  la question n&rsquo;a pas de sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela induit que, quelles que soient les intentions qu&rsquo;on a, y compris celle de la servilit\u00e9 volontaire, on ne peut \u00eatre s\u00fbr de rien. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;id\u00e9e que, si le retour de la France dans l&rsquo;OTAN n&rsquo;a aucun sens, notamment par l&rsquo;absence de hauteur et de caract\u00e8re des dirigeants fran\u00e7ais, il se pourrait qu&rsquo;il en acquiert sous la pression des \u00e9v\u00e9nements. Aujourd&rsquo;hui les hommes proposent \u00e0 peine, ou proposent faussement, et l&rsquo;Histoire dispose absolument, compl\u00e8tement, sans la moindre h\u00e9sitation ni la moindre consid\u00e9ration pour les petits hommes; il arrive m\u00eame, de plus en plus souvent, qu&rsquo;elle impose sans que personne ne lui ait rien propos\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes caract\u00e8res annexes et les incidents du caract\u00e8re, ces faiblesses et futilit\u00e9s av\u00e9r\u00e9es des dirigeants et particuli\u00e8rement des dirigeants fran\u00e7ais, vont jouer \u00e0 plein, et certainement dans des mesures qui pourraient nous surprendre agr\u00e9ablement. C&rsquo;est \u00e0 ce point, bien entendu que se situent des occurrences \u00e0 venir, que nous qualifiions par avance d&rsquo;impr\u00e9visibles et dans tous les cas de manipulables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous connaissons aujourd&rsquo;hui le caract\u00e8re de ces hommes, de ces dirigeants postmodernes dont le pr\u00e9sident fran\u00e7ais est l&rsquo;arch\u00e9type. Des caract\u00e8res sans caract\u00e8re, fascin\u00e9s par l&rsquo;effet, l&rsquo;\u00e9clat, le distinguo pas subtil du tout. Mais dans tout cela on se trouve attach\u00e9, dans ce cas, pour sa propre promotion, \u00e0 la r\u00e9putation et au statut de la France, avec leur poids et leur puissance. On a d\u00e9j\u00e0 vu comment Sarkozy s&rsquo;en arrange. Son go\u00fbt de l&rsquo;effet va au plus facile, et le plus facile pour lui c&rsquo;est d&rsquo;utiliser \u00e0 son avantage apparent tout ce qui fait la r\u00e9putation et le statut de la France, dans tout leur poids et toute leur puissance. Par cons\u00e9quent, il y a fort \u00e0 attendre que, comme en d&rsquo;autres occurrences, Sarkozy saura utiliser, pour la gloire de son image, les avantages que lui donnent la r\u00e9putation, c&rsquo;est-\u00e0-dire ce qui fait la r\u00e9putation de la France. Ce processus humain qu&rsquo;on d\u00e9crit manque singuli\u00e8rement de grandeur; mais ce qui nous int\u00e9resse, c&rsquo;est l&rsquo;effet pour la France dans l&rsquo;OTAN.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ressort de tout cela, \u00e0 notre sens, que Sarkozy n&rsquo;aura de cesse, d\u00e8s l&rsquo;OTAN r\u00e9int\u00e9gr\u00e9e, de s&rsquo;y distinguer \u00e0 son avantage, pour se prouver \u00e0 lui-m\u00eame qu&rsquo;il avait raison et aux autres qu&rsquo;il avait effectivement raison. Ayant retrouv\u00e9 \u00e0 son grand soulagement sa vertu atlantique, il lui importera de s&rsquo;en servir pour mettre en question, sans s&rsquo;en aviser, tout ce qui fait, en g\u00e9n\u00e9ral, la vertu atlantique pour ceux qui savent ce dont on parle. Il affirmera l&rsquo;ind\u00e9pendance de la France, sa pr\u00e9tention \u00e0 influer sur l&rsquo;orientation de l&rsquo;OTAN. Cela provoquera des heurts et des \u00e9tincelles bien peu atlantistes, bien plus qu&rsquo;au temps o\u00f9 la France \u00e9tait sur la r\u00e9serve. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, avec la France dans l&rsquo;OTAN, tout est possible, m\u00eame le meilleur, compl\u00e8tement par inadvertance. Ceux qui ont con\u00e7u cette id\u00e9e sont si maladroits, si compl\u00e8tement obsol\u00e8tes (ils aiment bien ce mot pour le ficher au coeur de leurs adversaires), qu&rsquo;ils pourraient, par inadvertance, nous en faire sortir d&rsquo;excellentes choses; par exemple, s&rsquo;ils croyaient dur comme fer pouvoir enfin dialoguer avec nos amis am\u00e9ricains, avec fermet\u00e9, sur les mati\u00e8res strat\u00e9giques. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tR\u00e9sumons-nous avant de conclure.  Au fond, l&rsquo;action du retour dans l&rsquo;OTAN de Sarkozy est comme le troisi\u00e8me volet d&rsquo;un triptyque. Le premier volet, c&rsquo;\u00e9tait la modernisation de la France en la faisant rentrer dans le syst\u00e8me lib\u00e9ral et dans la globalisation. Quelle est la situation aujourd&rsquo;hui? Le syst\u00e8me lib\u00e9ral s&rsquo;effondre, la globalisation est en miettes et Sarkozy en est, pour se distinguer, \u00e0 proposer une refonte anti-lib\u00e9rale. Le second volet c&rsquo;est l&rsquo;Europe devenue f\u00e9d\u00e9rale, dans laquelle Sarko voulait faire entrer la France. La pr\u00e9sidence fran\u00e7aise a pulv\u00e9ris\u00e9 le mod\u00e8le en r\u00e9affirmant hautement la place de la nation. L&rsquo;OTAN, c&rsquo;est le troisi\u00e8me volet: puisqu&rsquo;on y revient, sans doute pour se moderniser \u00e0 l&rsquo;aune d&rsquo;une organisation compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9e et en crise profonde, il est possible que la m\u00eame course soit suivie: faire exploser l&rsquo;OTAN, apr\u00e8s la globalisation et l&rsquo;Europe? Sacr\u00e9e ambition, bien digne du destin historique de la France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>Si le retour de l&rsquo;OTAN a une seule utilit\u00e9, ce sera celle de r\u00e9affirmer la sp\u00e9cificit\u00e9 fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEnfin, le retour dans l&rsquo;OTAN met-il en danger la souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance fran\u00e7aise? On pourrait justement le craindre mais on n&rsquo;aurait pas vraiment raison. La souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance ne d\u00e9pendent pas d&rsquo;un compl\u00e9ment m\u00e9canique d&rsquo;une position d\u00e9j\u00e0 fortement imbriqu\u00e9e dans l&rsquo;OTAN. Elles d\u00e9pendent d&rsquo;une volont\u00e9 politique, qui peut \u00eatre soit le reflet d&rsquo;une grande pens\u00e9e, soit la r\u00e9action d&rsquo;une perception m\u00e9diatique ayant la plus grande pr\u00e9occupation de l&rsquo;effet. Le poids symbolique de l&rsquo;id\u00e9e du retour sera \u00e9norme, alimentant tous les soup\u00e7ons de servilit\u00e9, et il sera absolument n\u00e9cessaire de lutter constamment, avec \u00e9clat et emphase,  symbolisme pour symbolisme,  pour \u00e9carter ces soup\u00e7ons qui ternissent l&rsquo;image.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne sommes plus dans une \u00e9poque aux mains libres, o\u00f9 les uns et les autres peuvent activer leurs puissances respectives pour contraindre ce qui peut l&rsquo;\u00eatre. Nous sommes dans une \u00e9poque de crise syst\u00e9mique, o\u00f9 tout le monde est sur la d\u00e9fensive, en position de repli. Pour la France, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule d\u00e9fensive, un seul repli, la souverainet\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance. Cela ne promet aucune grandeur (hors de l&rsquo;OTAN non plus, d&rsquo;ailleurs) mais cela garantit qu&rsquo;on prot\u00e9gera souverainet\u00e9 et ind\u00e9pendance, y compris \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;OTAN, parce que ces deux attributs ont l&rsquo;utilit\u00e9 de m\u00e9nager un repli. Pour le reste, tout le monde est le jouet de la temp\u00eate du monde, y compris les  amis am\u00e9ricains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJug\u00e9 sur la th\u00e9orie de la chose, le retour dans l&rsquo;OTAN est une d\u00e9cision stupide et inutile mais ce n&rsquo;est ni la premi\u00e8re ni la derni\u00e8re dans le chef des dirigeants fran\u00e7ais postmodernes,  ceux-l\u00e0 et ceux qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9. Une fois qu&rsquo;elle est prise, comme c&rsquo;est le cas, il reste \u00e0 voir si elle ne dissimule pas des opportunit\u00e9s accidentelles int\u00e9ressantes. La chose devient elle-m\u00eame int\u00e9ressante, et conforme \u00e0 l&rsquo;esprit d&rsquo;un temps paradoxal.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur L&rsquo;OTAN de nos tourments Le retour annonc\u00e9, pr\u00e9vu, programm\u00e9 de la France dans l&rsquo;OTAN, a d\u00e9clench\u00e9 en France un d\u00e9bat dont le petit Nicolas se serait bien pass\u00e9. Par ailleurs, c&rsquo;est un d\u00e9bat excellent, de la sorte qui nous manque en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9ventuellement pour r\u00e9aliser ce que c&rsquo;est qu&rsquo;\u00eatre dans l&rsquo;OTAN et ce&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[2631,2687,2685,584,8225,4590],"class_list":["post-70660","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-de","tag-france","tag-gaulle","tag-otan","tag-retour","tag-sarkozy"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70660","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70660"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70660\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70660"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70660"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70660"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}