{"id":70679,"date":"2009-04-11T12:55:33","date_gmt":"2009-04-11T12:55:33","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/04\/11\/la-politique-iranienne-de-bho-et-le-sort-de-dennis-ross\/"},"modified":"2009-04-11T12:55:33","modified_gmt":"2009-04-11T12:55:33","slug":"la-politique-iranienne-de-bho-et-le-sort-de-dennis-ross","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/04\/11\/la-politique-iranienne-de-bho-et-le-sort-de-dennis-ross\/","title":{"rendered":"La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross"},"content":{"rendered":"<p><p>Les petits signes se multiplient, d&rsquo;une distance d\u00e9cid\u00e9ment de plus en plus marqu\u00e9e de l&rsquo;administration Obama vis-\u00e0-vis d&rsquo;Isra\u00ebl, en connexion avec l&rsquo;\u00e9volution de la politique iranienne des USA. Dans ce cas, il s&rsquo;agit de ce qui semble \u00eatre la marginalisation de Dennis Ross au d\u00e9partement d&rsquo;Etat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa nomination en janvier 2009 de Ross, agent sioniste notoire, comme envoy\u00e9 sp\u00e9cial pour l&rsquo;Iran, avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme une concession majeure d&rsquo;Obama au <em>lobby<\/em> sioniste et \u00e0 Isra\u00ebl. Il semblerait appara\u00eetre que Ross a \u00e9t\u00e9 marginalis\u00e9 par des manuvres bureaucratiques, notamment men\u00e9e par le poids lourd Richard Holbrooke, envoy\u00e9 sp\u00e9cial pour l&rsquo;Afghanistan et le Pakistan. C&rsquo;est Wayne Madsen qui l&rsquo;\u00e9crit, ce <a href=\"http:\/\/onlinejournal.com\/artman\/publish\/article_4570.shtml\" class=\"gen\">9 avril 2009<\/a>, dans <em>OnLine Journal<\/em>. La nouvelle est d&rsquo;autant plus int\u00e9ressante qu&rsquo;elle vient de Madsen, journaliste ind\u00e9pendant et dissident notoire du syst\u00e8me, et adversaire d\u00e9termin\u00e9 de l&rsquo;influence isra\u00e9lienne. Comme tous les ind\u00e9pendants de cette sorte, Madsen a l&rsquo;habitude plut\u00f4t de noircir le tableau de la p\u00e9n\u00e9tration isra\u00e9lienne et son information, qui implique un s\u00e9v\u00e8re revers de cette p\u00e9n\u00e9tration, est d&rsquo;autant plus \u00e0 consid\u00e9rer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Former pro-Israel Washington Institute for Near East Policy (WINEP) director Dennis Ross, named by Secretary of State Hillary Clinton as her special envoy for Iran, has been sidelined at the State Department by Clinton&rsquo;s special envoy for Pakistan and Afghanistan Richard Holbrooke, according to informed sources at the State Department.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In fact, Ross was purposely kept out of the loop on the recent landmark meeting between Holbrooke and Iranian Deputy Foreign Minister Mehdi Akhundzadeh in The Hague at a conference on Afghanistan. WMR was told that Holbrooke effectively snatched the Iran portfolio from Ross and that while Ross has an office on the seventh floor of the State Department, he has little responsibility over America&rsquo;s new opening to Iran.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Ross served as director of Policy Planning for the State Department under President George H. W. Bush and special Middle East envoy under President Bill Clinton. Ross earned the enmity of Palestinian peace negotiators as a result of his unabashedly pro-Israeli views. Ross hosted Vice President Dick Cheney at the October 2007 WINEP Weinberg Founders Conference where Cheney delivered a blistering attack on Iran. There have been recent reports that Cheney ensured that a stay behind network of neoconservatives loyal to Cheney remained in key positions in the Obama administration. Given Ross&rsquo; previous role as a key player in the Project for the New American Century (PNAC), he appears to fit the bill as one of the stay behind players, albeit now without portfolio.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne nouvelle exactement inverse est donn\u00e9e dans <em>The Nation<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.thenation.com\/doc\/20090427\/dreyfuss\/print?rel=nofollow\" class=\"gen\">8 avril 2009<\/a>, par Robert Dreyfuss (lui aussi plut\u00f4t \u00e0 classer dans les dissidents et lui aussi adversaire de la p\u00e9n\u00e9tration isra\u00e9lienne mais beaucoup plus \u00e0 gauche que Madsen). L&rsquo;information d\u00e9velopp\u00e9e par Dreyfuss s&rsquo;appuie d&rsquo;abord sur une r\u00e9futation de ceux qui (comme Madsen) jugent Ross marginalis\u00e9, tout en reconnaissant que cette interpr\u00e9tation officieuse est largement r\u00e9pandue; sa r\u00e9futation est substantiv\u00e9e par ce seul paragraphe:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>But diplomats and Middle East watchers hoping Ross would be sidelined are wrong. He is building an empire at the State Department: hiring staff and, with his legendary flair for bureaucratic wrangling, cementing liaisons with a wide range of US officials. The Iran portfolio is his, says an insider. Everything we&rsquo;ve seen indicates that Ross has completely taken over the issue, says a key Iran specialist. He&rsquo;s acting as if he&rsquo;s the guy. Wherever you go at State, they tell you, You&rsquo;ve gotta go through Dennis.&rsquo;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, entre deux interpr\u00e9tations en sens si compl\u00e8tement contraires, nous privil\u00e9gions celle de Madsen parce que cette interpr\u00e9tation est confirm\u00e9e par une multitude de faits, dont le plus significatif est certainement l&rsquo;absence de Ross \u00e0 La Haye, \u00e0 la conf\u00e9rence sur l&rsquo;Afghanistan \u00e0 laquelle participait l&rsquo;Iran. La rencontre USA-Iran a \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e de bout en bout par Clinton et Holbrooke. D&rsquo;ailleurs, Dreyfuss admet que la position de Ross qu&rsquo;il d\u00e9crit est quelque peu contradictoire avec la politique d&rsquo;Obama, justement, et il ne donne aucune autre explication (\u00ab<em>It&rsquo;s paradoxical that Obama, who made opening a dialogue with Iran into a crucial plank in his campaign, would hand the Iran file to Ross<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous suivons donc plut\u00f4t l&rsquo;interpr\u00e9tation de Madsen, qui confirme une tendance g\u00e9n\u00e9rale dont on a eu plusieurs exemples ces derni\u00e8res semaines, et \u00e0 laquelle m\u00eame le d\u00e9part de l&rsquo;ambassadeur Freeman du fait du <em>lobby<\/em> pro-isra\u00e9lien AIPAC <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_these_de_la_victoire_a_la_pyrrhus__13_03_2009.html\" class=\"gen\">participe<\/a>. Cette \u00e9volution a un rapport direct avec l&rsquo;\u00e9volution de la politique iranienne des USA avec l&rsquo;administration Obama. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit, un facteur important doit \u00eatre \u00e9galement pris en compte, qui est la concurrence bureaucratique avec les ambitions qui vont avec. Il est manifeste que Richard Holbrooke, incontestable poids lourd diplomatique, per\u00e7u sans aucun doute comme un faucon souvent proche des n\u00e9o-conservateurs dans son approche des questions diplomatiques, tend \u00e0 devenir un partisan de la ligne r\u00e9aliste, voire mod\u00e9r\u00e9e sur la question iranienne. Il y a cela deux raisons qui ont un aspect effectivement diplomatique mais, aussi et surtout, un aspect bureaucratique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Holbrooke est en charge de l&rsquo;Afghanistan et du Pakistan. L&rsquo;Iran n&rsquo;est pas dans ses attributions mais l&rsquo;Iran joue un r\u00f4le qui peut devenir fondamental dans la question afghane. Aussi Holbrooke, qui cherche \u00e0 faire avancer le dossier afghan, cherche un rapprochement avec l&rsquo;Iran pour avoir son aide dans la question afghane. Au <em>Brussels Forum<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_brussels_forum_et_la_houle_transatlantique_23_03_2009.html\" class=\"gen\">22 mars 2009<\/a>, Holbrooke a pass\u00e9 son temps dans les couloirs \u00e0 clamer la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un arrangement avec l&rsquo;Iran. En cons\u00e9quence de cette position g\u00e9n\u00e9rale, on comprend \u00e9videmment que Holbrooke est oppos\u00e9 \u00e0 la d\u00e9marche de confrontation implicite de Ross.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Holbrooke est ambitieux et n&rsquo;a de cesse de renforcer son poids au sein du d\u00e9partement d&rsquo;Etat. Sa fonction l&rsquo;invite \u00e0 tenter de r\u00e9cup\u00e9rer l&rsquo;Iran dans sa zone d&rsquo;influence, d&rsquo;autant que la logique g\u00e9opolitique l&rsquo;y pousse, comme on le voit ci-dessus et comme on l&rsquo;a vu \u00e0 La Haye, \u00e0 la conf\u00e9rence sur l&rsquo;Afghanistan, o\u00f9 il s&rsquo;est charg\u00e9 avec Hillary des conversations avec l&rsquo;Iran. Pour obtenir des r\u00e9sultats, d&rsquo;ailleurs toujours conform\u00e9ment \u00e0 la logique politique, il doit rechercher un accord avec l&rsquo;Iran, donc favoriser une approche conciliante des relations US avec l&rsquo;Iran. De ce point de vue \u00e9galement, Holbrooke est un ennemi jur\u00e9 de Ross.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn dernier point important pour alimenter cette partie de notre dossier est le constat qu&rsquo;Holbrooke, vieux routier de l&rsquo;administration Clinton  o\u00f9 il joua un r\u00f4le central (crise des Balkans, guerre du Kosovo), est beaucoup plus proche d&rsquo;Hillary Clinton que Ross, outre qu&rsquo;il est d&rsquo;un poids d&rsquo;influence plus important. Hillary Clinton elle-m\u00eame semble baser son approche g\u00e9n\u00e9rale des affaires sur une vision r\u00e9aliste et mod\u00e9r\u00e9e, ce qui ne la rapproche ni d&rsquo;Isra\u00ebl, ni de Ross.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 11 avril 2009 \u00e0 12H58<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les petits signes se multiplient, d&rsquo;une distance d\u00e9cid\u00e9ment de plus en plus marqu\u00e9e de l&rsquo;administration Obama vis-\u00e0-vis d&rsquo;Isra\u00ebl, en connexion avec l&rsquo;\u00e9volution de la politique iranienne des USA. Dans ce cas, il s&rsquo;agit de ce qui semble \u00eatre la marginalisation de Dennis Ross au d\u00e9partement d&rsquo;Etat. 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