{"id":70725,"date":"2009-05-01T06:32:19","date_gmt":"2009-05-01T06:32:19","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/05\/01\/le-rythme-contraction-extension-de-la-crise\/"},"modified":"2009-05-01T06:32:19","modified_gmt":"2009-05-01T06:32:19","slug":"le-rythme-contraction-extension-de-la-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/05\/01\/le-rythme-contraction-extension-de-la-crise\/","title":{"rendered":"Le rythme \u201ccontraction-extension\u201d de la crise"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le rythme contraction-extension de la crise<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t1er mai 2009  Nous prendrons comme premi\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence, concr\u00e8te et symbolique, de notre propos, l&rsquo;intervention de ce week-end, \u00e0 New York, de Robert Zoelick, directeur de la Banque Mondiale. Zoelick est un de ces hauts fonctionnaires US form\u00e9s, notamment, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole du State Department, acquis aux conceptions du multilat\u00e9ralisme, qui, lorsqu&rsquo;ils sont nomm\u00e9s dans des organismes internationaux, professent une loyaut\u00e9 compl\u00e8te \u00e0 leur employeur et \u00e0 la mission qui leur est ainsi d\u00e9volue.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Dans le cadre g\u00e9n\u00e9ral du courant de communication des dirigeants politiques qui, depuis le G20, ont r\u00e9solument fait le choix d&rsquo;une position affirmant qu&rsquo;il y a une sortie de crise, Zoelick a actuellement une voix qui d\u00e9tonne, tout comme d\u00e9tonne celle de Dominique Strauss-Kahn \u00e0 la t\u00eate du Fonds Mon\u00e9taire International. Les organisations internationales sont, aujourd&rsquo;hui, beaucoup plus loyales, lucides et r\u00e9alistes dans leurs appr\u00e9ciations de la situation de la crise.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;intervention de Zoelick est notamment r\u00e9f\u00e9renc\u00e9e par le site <em>WSWS.org<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/articles\/2009\/apr2009\/imf-a28.shtml\" class=\"gen\">28 avril 2009<\/a>. Zoelick oriente sa pr\u00e9occupation en \u00e9largissant son champ de vision de la crise, en s&rsquo;attachant aux cons\u00e9quences humaines directes et indirectes de la crise \u00e9conomique, telles qu&rsquo;elles peuvent d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9es pour cette ann\u00e9e 2009. On observera, dans ce constat et cet avertissement, que les appr\u00e9ciations de la Banque Mondiale et du FMI sont regroup\u00e9es. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The head of the World Bank warned over the weekend that the deepening global economic crisis threatens to unleash a human and developmental calamity.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>World Bank President Robert Zoelick issued the warning in the context of a meeting of the bank and the International Fund in Washington that came on the heels of meetings by G7 and G20 finance ministers in the US capital. Zoelick said that developing countries will see especially serious consequences with the crisis driving more than 50 million people into extreme poverty, particularly women and children.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The IMF and World Bank warned Sunday that global unemployment is set to rise from 5.3 percent to 8.5 percent, leaving some 90 million more people trapped in extreme poverty. He added: The number of chronically hungry people is expected to climb to over 1 billion this year. These stark warnings stood in stark contrast to the relatively sanguine assessment adopted by the finance ministers from the G7 and G20 groups of leading nations in their meeting last Friday. Despite this more optimistic tone, the ministers neither offered any new policies nor resolved any of the issues that divided the previous G20 summit.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes analyses constatent la probabilit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9largissement du champ de la crise alors que le noyau de la crise elle-m\u00eame est l&rsquo;objet d&rsquo;une contraction r\u00e9pondant notamment \u00e0 la politique de communication des dirigeants politiques. Depuis le d\u00e9but de cette semaine, deux autres \u00e9l\u00e9ments sont intervenus, qui signalent \u00e9galement un \u00e9largissement du champ de la crise par l&rsquo;introduction de facteurs ext\u00e9rieurs \u00e0 la seule situation \u00e9conomique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une part, il s&rsquo;agit de la relance de la crise climatique marqu\u00e9e par la conf\u00e9rence de Copenhague, avec surtout la prise de position des USA tranchant avec la politique de l&rsquo;administration pr\u00e9c\u00e9dente. Ce dernier point est illustr\u00e9, d&rsquo;une mani\u00e8re symbolique mais politiquement effective, par les excuses pr\u00e9sent\u00e9es au nom des USA, pour la politique ou la non-politique suivie jusqu&rsquo;ici, par la secr\u00e9taire d&rsquo;Etat Hillary Clinton (notre <em>Bloc-Notes<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_politique_des_excuses_des_usa_touche_la_crise_climatique_28_04_2009.html\" class=\"gen\">28 avril 2009<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;autre part, il s&rsquo;agit de la crise sanitaire (grippe porcine ou grippe mexicaine), avec notamment son <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-une_crise_dans_la_crise_28_04_2009.html\" class=\"gen\">intervention directe<\/a> dans la situation financi\u00e8re et \u00e9conomique. La chose est bien r\u00e9sum\u00e9e par cette remarque accompagnant le constat des mauvais r\u00e9sultats du jour des march\u00e9s boursiers asiatiques, rapport\u00e9e par Reuters ce <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/businessNews\/idUSTRE53R73Y20090429\" class=\"gen\">29 avril 2009<\/a> : \u00ab<em>Active trade is limited as the market is trying to grasp how much swine flu could impact the global economy. We had finally begun to see a bottom for the global economy and that has been now ruined by pigs, said Tsuyoshi Segawa, equity strategist at Shinko Securities.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA nouveau, dans cette crise l&rsquo;essentiel est la perception. L&rsquo;alerte a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s rapide et tr\u00e8s amplifi\u00e9e; les r\u00e9actions ont aussit\u00f4t \u00e9t\u00e9 importantes, notamment au niveau des mesures de restriction volontaires dans les domaines des communications humaines. Selon le m\u00e9canisme aujourd&rsquo;hui bien connu de la communication de l&rsquo;information, on parle effectivement beaucoup plus d&rsquo;une perception de crise que d&rsquo;une crise objectivement observ\u00e9e (d&rsquo;un point de vue sanitaire). Ce qui compte est moins le nombre des victimes que les \u00e9chos rencontr\u00e9s par cette perception d&rsquo;une crise. Il importe moins de d\u00e9terminer o\u00f9 se trouve la r\u00e9alit\u00e9 selon des donn\u00e9es concr\u00e8tes qu&rsquo;on voudrait objectives, puisque cette r\u00e9alit\u00e9 est aujourd&rsquo;hui form\u00e9e dans une partie importante par la communication. Il est \u00e9vident que l&rsquo;effet de communication pour des morts qui se comptent par dizaines est plus important qu&rsquo;il ne fut lors des \u00e9pid\u00e9mies de grippe espagnole (1918) et de grippe asiatique (1956) o\u00f9 les morts se compt\u00e8rent par millions. Nous sommes dans l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-politique_d_epoque_l_ere_psychopolitique_rubrique_analyse_volume_22_n07_du_10_decembre_2006_25_12_2006.html\" class=\"gen\">\u00e8re psychopolitique<\/a>, o\u00f9 la d\u00e9finition de la r\u00e9alit\u00e9 dans ses effets sur le comportement humain doit absolument prendre en compte le facteur de la communication et celui de la perception. On peut \u00e9videmment d\u00e9plorer cet \u00e9tat de la r\u00e9alit\u00e9 si l&rsquo;on est attentif \u00e0 ce qu&rsquo;on juge \u00eatre la rigueur des faits, et condamner la subjectivit\u00e9 m\u00e9canique, par d\u00e9formation de la r\u00e9alit\u00e9, qu&rsquo;entra\u00eenent la communication et la perception; mais c&rsquo;est \u00e9galement ne pas tenir compte de l&rsquo;\u00e9volution de la diversit\u00e9 des situations, et notamment de ceci que communication et perception des \u00e9v\u00e9nements sont paradoxalement devenus des faits objectifs, qu&rsquo;il est devenu d&rsquo;autant plus imp\u00e9ratif de les prendre en compte en tant que tels qu&rsquo;ils p\u00e8sent d&rsquo;un poids consid\u00e9rable. (Nous sommes dans une \u00e9poque et dans une situation o\u00f9 le concept d&rsquo;objectivit\u00e9 subit une singuli\u00e8re \u00e9volution; peut-on parler n\u00e9cessairement de d\u00e9formation? L&rsquo;extraordinaire fragilit\u00e9 apparue du concept d&rsquo;objectivit\u00e9 n&rsquo;est-elle pas une mise \u00e0 jour n\u00e9cessaire, lorsqu&rsquo;on observe la r\u00e9alit\u00e9 accouch\u00e9e par d&rsquo;autres \u00e9poques r\u00e9centes o\u00f9 le concept d&rsquo;objectivit\u00e9 \u00e9tait tenu pour assur\u00e9 et intangible?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa r\u00e9flexion sur la crise de la grippe porcine est largement avanc\u00e9e, \u00e0 mesure de la perception, selon la perception du contexte tr\u00e8s large des initiatives et orientations politiques. Ce <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/atimes\/Global_Economy\/KD30Dj02.html\" class=\"gen\">30 avril 2009<\/a>, Kaveh L Afrasiabi observe, sur <em>Atimes.com<\/em>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The United States and the European Union are already at odds over the outbreak of swine flu. And if this is merely the first phase of the deadly attack, subsequent waves will cause greater disruptions in world trade, transport and trans-border human movement, making a whole new logic of de-globalization inevitable.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAfrasiabi cite Andrew Nikforuk, qui \u00e9crit en 2006 dans son livre <em>Pandemonium<\/em>: \u00ab<em>A severe pandemic might encourage us to rethink the deadly pace of globalization and biological trade in all living things.<\/em>\u00bb Toutes ces r\u00e9flexions, observations, etc., se m\u00e9langent activement au champ de la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re, et assurent son <strong>extension<\/strong> \u00e0 d&rsquo;autres domaines.<\/p>\n<h3>Destin de la crise<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn observe par ailleurs, au niveau de la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique, comme un cas d&rsquo;esp\u00e8ce exemplaire, un mouvement de contraction, avec une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_economie_hivernale_a_la_psychologie_printaniere_30_04_2009.html\" class=\"gen\">s\u00e9paration<\/a> entre la crise financi\u00e8re et la crise \u00e9conomique, un repli, ou un envol c&rsquo;est selon, de la crise financi\u00e8re dans sa r\u00e9alit\u00e9 virtuelle. Ce facteur compl\u00e8te le tableau g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;on a tent\u00e9 de tracer ci-dessus, qui permet d&rsquo;identifier un mouvement avec \u00e0 la fois des \u00e9l\u00e9ments en cours de contraction et des \u00e9l\u00e9ments en cours d&rsquo;extension. La crise \u00e9conomique tend \u00e0 se s\u00e9parer de la crise financi\u00e8re, par rejet m\u00e9prisant de l&rsquo;<em>establishment<\/em> financier de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique, tandis que la crise g\u00e9n\u00e9rale s&rsquo;\u00e9tend, des deux p\u00f4les ainsi cr\u00e9\u00e9s, vers d&rsquo;autres p\u00f4les (dont la crise sanitaire et son destin incertain et la crise climatique qui doit n\u00e9cessairement revenir dans nos pr\u00e9occupations). Tous ces points de crise ont en commun un champ g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;extension, qui est la contestation de la globalisation, ou de l&rsquo;expression postmoderne du d\u00e9veloppement \u00e9conomique, ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement, du progr\u00e8s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette nouvelle n\u00e9buleuse de crise n&rsquo;en remplace pas une autre mais s&rsquo;ajoute \u00e0 d&rsquo;autres crises qui se poursuivent, sans qu&rsquo;aucune ne trouve de r\u00e9solution satisfaisante. (Il s&rsquo;agit de crises plut\u00f4t d&rsquo;expression g\u00e9opolitique, conserv\u00e9es de l&rsquo;\u00e9poque Bush, comme un cadeau royal de l&rsquo;\u00e9poque 9\/11 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque <em>post<\/em>-9\/11.) Il est en train de se cr\u00e9er et de se renforcer une v\u00e9ritable structure de crise, ou structure crisique (selon le qualificatif d&rsquo;origine m\u00e9dicale qu&rsquo;on peut employer), qui remplace les structures politiques et de relations internationales normales. La crise est en train de devenir la nature paradoxalement normale des relations internationales; cela se fait en corr\u00e9lation avec la poursuite du d\u00e9veloppement, d&rsquo;ailleurs \u00e0 une vitesse remarquablement \u00e9lev\u00e9e, du processus de d\u00e9gradation du syst\u00e8me. Cette constitution et cette extension de la structure crisique correspondent pratiquement \u00e0 la perte de contr\u00f4le progressive du syst\u00e8me, des diff\u00e9rents domaines auxquels il pr\u00e9tend. M\u00eame un cas comme l&rsquo;\u00e9ventuelle crise sanitaire (grippe porcine) met cela en \u00e9vidence, puisque cette crise pourrait indirectement conduire \u00e0 l&rsquo;accentuation de la mise en cause de la globalisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le sens que nous privil\u00e9gions, l&rsquo;\u00e9volution actuelle de la crise financi\u00e8re, avec sa r\u00e9pudiation de la crise \u00e9conomique au profit d&rsquo;une affirmation optimiste construite \u00e0 toute force, constitue un acte d&rsquo;irresponsabilit\u00e9 manifeste du syst\u00e8me, mesurant effectivement son \u00e9tat de d\u00e9cadence. Nous ne sommes plus dans la situation des ann\u00e9es 1920 et 1930, o\u00f9 l&rsquo;on trouvait au sein des dirigeants responsables du syst\u00e8me des opinions tr\u00e8s contrast\u00e9es sur la mani\u00e8re dont il fallait assurer un certain niveau d&rsquo;\u00e9quilibre de l&rsquo;\u00e9conomie, comme compl\u00e9ment et contrefort n\u00e9cessaire du syst\u00e8me pour r\u00e9sister \u00e0 ses crises r\u00e9currentes. Le fordisme, qui \u00e9tait la marque de l&rsquo;expansion industrielle du syst\u00e8me \u00e0 cette \u00e9poque, s&rsquo;il impliquait effectivement la standardisation \u00e0 tous les niveaux et la recherche de la rentabilit\u00e9 aux d\u00e9pens de la qualit\u00e9 du travail, le machinisme \u00e0 outrance et la d\u00e9shumanisation, cultivait \u00e9galement un paternalisme prenant en compte les besoins ouvriers pour d\u00e9samorcer des tensions en m\u00eame temps qu&rsquo;il entretenait des bataillons de consommateurs. M\u00eame cette sorte de r\u00e9flexe n&rsquo;existe plus aujourd&rsquo;hui. La crise se manifeste \u00e9galement dans l&rsquo;\u00e9volution psychologique des cadres du syst\u00e8me, \u00e9galement en profonde d\u00e9cadence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale ainsi constat\u00e9e de contraction-expansion permet de mieux embrasser le paysage g\u00e9n\u00e9ral de la crise. Il lui \u00f4te ce caract\u00e8re sp\u00e9cifique que la crise avait acquis depuis septembre 2008, o\u00f9 elle \u00e9tait concentr\u00e9e dans l&rsquo;urgence des soubresauts boursiers et des effondrements bancaires, donnant par compensation l&rsquo;impression que la fin de ces soubresauts et de ces effondrements cl\u00f4turerait la crise. Aujourd&rsquo;hui, nous avons cet aspect de la crise qui est temporairement, et \u00e9videmment artificiellement contenu,  et, bien entendu, \u00e0 la merci d&rsquo;une rechute. Cela \u00e9largit le champ des \u00e9v\u00e9nements, et permet de constater que d&rsquo;autres foyers de crise naissent et\/ou se d\u00e9veloppent. Somme toute, il s&rsquo;agit d&rsquo;un progr\u00e8s manifeste dans la voie de la d\u00e9gradation du syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvec cet exercice \u00e9trange de contraction-extension, qui permet d&rsquo;\u00e9vacuer les faux-semblants (crise r\u00e9duite \u00e0 son aspect financier) tout en conservant les centres de crise en activit\u00e9, nous nous rapprochons de plus en plus du point o\u00f9 il appara\u00eetra \u00e9vident que nous sommes entr\u00e9s dans une structure crisique g\u00e9n\u00e9rale, promise \u00e0 constituer l&rsquo;architecture g\u00e9n\u00e9rale o\u00f9 va se jouer la derni\u00e8re phase de l&rsquo;effondrement du syst\u00e8me. La crise climatique en est le verrou ultime et in\u00e9vitable, \u00e0 la fois par son aspect eschatologique (hors de toute possibilit\u00e9 de contr\u00f4le) et son aspect de mise en cause des fondements du syst\u00e8me (technologisme, consommation par combustion et \u00e9puisement des \u00e9nergies) par des forces \u00e9voluant dans un milieu (environnement) en g\u00e9n\u00e9ral consid\u00e9r\u00e9 comme neutre par rapport \u00e0 nos engagements humains. La crise climatique, quels que soient les pol\u00e9miques qu&rsquo;elle alimente et qui apparaissent ainsi futiles, constitue le cas exceptionnel et supr\u00eame de notre crise g\u00e9n\u00e9rale: la mise en cause du syst\u00e8me humain par la nature du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le rythme contraction-extension de la crise 1er mai 2009 Nous prendrons comme premi\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence, concr\u00e8te et symbolique, de notre propos, l&rsquo;intervention de ce week-end, \u00e0 New York, de Robert Zoelick, directeur de la Banque Mondiale. 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