{"id":70760,"date":"2009-05-15T14:15:17","date_gmt":"2009-05-15T14:15:17","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/05\/15\/a-washington-un-senateur-socialiste-a-lassaut-de-la-fed\/"},"modified":"2009-05-15T14:15:17","modified_gmt":"2009-05-15T14:15:17","slug":"a-washington-un-senateur-socialiste-a-lassaut-de-la-fed","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/05\/15\/a-washington-un-senateur-socialiste-a-lassaut-de-la-fed\/","title":{"rendered":"A Washington, un s\u00e9nateur \u201csocialiste\u201d \u00e0 l&rsquo;assaut de la <em>Fed<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><p>Pendant 16 ans, le d\u00e9mocrate Bernie Sanders a \u00e9t\u00e9, \u00e0 la Chambre des repr\u00e9sentants, Repr\u00e9sentant du Vermont; le Vermont, ce minuscule Etat de l&rsquo;extr\u00eame Nord-Est de l&rsquo;Union qui fut un temps (1777-1791) la R\u00e9publique Libre du Vermont avant de succomber, au terme de manuvres tordues, au charme incertain de l&rsquo;Union, qui n&rsquo;a pas oubli\u00e9 ses origines, qui manifeste r\u00e9guli\u00e8rement des tendances s\u00e9cessionnistes et socialistes, c&rsquo;est selon.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, Sanders est dans le cours de son premier mandat de s\u00e9nateur de l&rsquo;Etat du Vermont. Il se proclame, plus que jamais et hautement, socialiste, ou <em>democrat socialist<\/em>. Il a commenc\u00e9 une offensive socialiste en exigeant que la Federal Reserve fasse conna\u00eetre les noms de ses actionnaires (la <em>Fed<\/em> est, d&rsquo;une fa\u00e7on qui ne cessera jamais de nous \u00e9tonner, une institution formellement priv\u00e9e),  ces noms \u00e9tant tenus secrets depuis l&rsquo;origine (1913, cr\u00e9ation de la <em>Fed<\/em>), et encore comme le serait un des secrets les plus exigeants du Pentagone. Un autre axe de l&rsquo;attaque de Sanders concerne des restrictions protectionnistes, pour emp\u00eacher que l&rsquo;argent du plan de stimulation aille \u00e0 des contractants \u00e9trangers.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Bloomberg.News<\/em>, qui demanda elle-m\u00eame, sans succ\u00e8s, en novembre 2008, en tant qu&rsquo;organisation de presse s&rsquo;appuyant sur la loi <em>Freedom Information Act<\/em>, une des pr\u00e9cisions qu&rsquo;exige Sanders (l&rsquo;identit\u00e9 des actionnaires de la Federal Reserve), pr\u00e9sente cet \u00e9pisode \u00e9tonnant qui est tout \u00e0 fait s\u00e9rieux. (<em>Bloomberg.News<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.bloomberg.com\/apps\/news?pid=20601070&#038;sid=agvRl793\" class=\"gen\">15 mai 2009<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Sanders <\/em>[] <em>is taking advantage of rising populist anger at the government&rsquo;s bailouts of financial companies to push legislation that would reveal the identity of all Federal Reserve borrowers and restrict recipients of emergency Fed loans from hiring foreign workers. This is his moment, said Vincent Reinhart, a former Fed monetary-affairs chief who is now resident scholar at the American Enterprise Institute in Washington. The American people want to extract retribution. They want to punish somebody. Who better a vehicle to design that punishment than somebody who&rsquo;s been thinking about it his entire career?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tR\u00e9p\u00e9tons-le, l&rsquo;affaire est s\u00e9rieuse. De part et d&rsquo;autre et de divers c\u00f4t\u00e9s, on observe avec inqui\u00e9tude et int\u00e9r\u00eat, c&rsquo;est selon, l&rsquo;activisme du s\u00e9nateur Sanders. Le s\u00e9nateur, lui, proclame son intention de faire payer, dans les divers sens du termes, Wall Street pour ce que Wall Street a fait aux contribuables am\u00e9ricains. Cela est con\u00e7u par lui sans r\u00e9f\u00e9rence particuli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;action de l&rsquo;administration Obama, \u00e0 laquelle il est pourtant li\u00e9 d&rsquo;une certaine fa\u00e7on par son appartenance au parti d\u00e9mocrate. Mais on n&rsquo;est pas socialiste pour rien \u00e0 Washington D.C.,  et puis, peut-\u00eatre BHO, derri\u00e8re ses dents \u00e9clatantes, sourit-il myst\u00e9rieusement et discr\u00e8tement de l&rsquo;initiative du s\u00e9nateur Sanders.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Sanders&rsquo;s foreign-worker measure initially scared investors away from a $1 trillion Fed-Treasury program to jumpstart lending. And Fed Chairman Ben S. Bernanke told Sanders in a February letter that naming borrowers would be counterproductive and result in severe adverse consequences for the economy. When asked in an interview if he&rsquo;s hampering the Obama administration&rsquo;s efforts, Sanders, 67, said he&rsquo;s just standing up for the average taxpayer. What Wall Street needs to do is to apologize to the American people for their recklessness and make amends and not continue to threaten our economy, he said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes propositions Sanders, et les intentions qu&rsquo;on y devine au-del\u00e0, ont-elles quelque chance que ce soit? La r\u00e9ponse est, d&rsquo;une fa\u00e7on surprenante, plut\u00f4t positive, simplement parce que les s\u00e9nateurs, qui doivent se faire r\u00e9\u00e9lire r\u00e9guli\u00e8rement comme l&rsquo;on sait, ne sont pas insensibles aux avis furieux que leurs \u00e9lecteurs leur font parvenir par diff\u00e9rents canaux dans cette \u00e9poque de communication \u00e9lectronique. Il se trouve que ces \u00e9lecteurs n&rsquo;appr\u00e9cieraient peut-\u00eatre pas que leur s\u00e9nateur ait contribu\u00e9 \u00e0 \u00e9touffer l&rsquo;action de Sanders. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[S]<em>ome of his proposals are gaining support, as fellow lawmakers hear from constituents fed up with government bailouts. His budget amendment urging the Fed to identify borrowers passed 59-39, with 21 Republicans voting in favor. Iowa Republican Charles Grassley cosponsored his visa provision, which restricts companies receiving financial-rescue or Fed emergency funds from replacing laid-off employees with foreigners.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>On April 2, Sanders proposed the nonbinding budget amendment that asks the Fed to identify recipients of loans and other financial assistance since March 2005. The average American would say it&rsquo;s insane if they were told we have put over $2 trillion of your money at risk and you don&rsquo;t know who has received that money or what the terms are, he said in the interview.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe soutien dont dispose Sanders n&rsquo;est pour l&rsquo;instant pas assez suffisant, ou, dans tous les cas, ne s&rsquo;est pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d\u00e9cisif. Tout ce qui concerne le statut et le caract\u00e8re opaque et inviolable de la Federal Reserve est consid\u00e9r\u00e9 comme un point essentiel du syst\u00e8me. Une mobilisation contre Sanders a eu lieu, avec une action du s\u00e9nateur d\u00e9mocrate Dodd. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un amendement de m\u00eame type que celui de Sanders, pr\u00e9sent\u00e9 le m\u00eame jour, qui ne demande pas toute la publicit\u00e9 sur les actionnaires de la <em>Fed<\/em> mais certaines clarifications; c&rsquo;est de la pure tactique de retardement ou d&rsquo;annihilation par dilution de la mesure initiale; l&rsquo;amendement Dodd a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par 96 voix contre 2. Bernanke a saut\u00e9 sur l&rsquo;occasion, dont il avait \u00e9t\u00e9 \u00e9videmment averti, et dont on peut m\u00eame avancer qu&rsquo;il l&rsquo;avait suscit\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>On May 5, Bernanke said the Fed would increase disclosure in response to the Dodd measure, without mentioning the Sanders amendment. That prompted a statement from Sanders: If Mr. Bernanke does not accept what we did in the budget resolution, we will pass it again in a stronger form.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRien n&rsquo;est fait, toutes ces dispositions devant \u00eatre encore d\u00e9battues et, lorsque et si une disposition est vot\u00e9e, cette disposition devant \u00eatre ent\u00e9rin\u00e9e par le pr\u00e9sident. Il n&#8217;emp\u00eache que la situation est succulente. Personne n&rsquo;aime vraiment ce que Sanders a entrepris, mais nombre de parlementaires ne peuvent s&rsquo;y opposer de mani\u00e8re trop visible, et nombre d&rsquo;autres doivent suivre,  toujours \u00e0 cause de l&rsquo;exasp\u00e9rant \u00e9lecteur et des horripilantes \u00e9lections \u00e0 venir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSanders joue sur du velours. Il est socialiste, et le socialisme n&rsquo;est <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-tribulations_du_socialisme_aux_usa_15_04_2009.html\" class=\"gen\">plus du tout<\/a> impopulaire aux USA par les temps qui courent S&rsquo;intitulant socialiste, il peut effectivement entreprendre des actions qui, en d&rsquo;autres temps, n&rsquo;auraient pas lieu tant elles sont sacril\u00e8ges; il peut, dans ce sens, affirmer hautement qu&rsquo;il a le peuple derri\u00e8re lui, ce qui n&rsquo;est sans doute pas faux, ce que semble croire dans tous les cas nombre de ses coll\u00e8gues, parce que, de toutes les fa\u00e7ons, on ne peut se permettre de prendre trop de risques avec l&rsquo;\u00e9lecteur. De ce point de vue, le s\u00e9nateur Sanders tient le S\u00e9nat \u00e0 la gorge, sinon par ailleurs, et personne ne semble assez s\u00fbr de soi pour ob\u00e9ir aux voeux secrets de Bernanke-Wall Street et lui voler dans les plumes d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9finitive. Tout au plus tente-t-on, tous sourires, des manuvres dilatoires. Mais Sanders veille! \u00ab<em>If Mr. Bernanke does not accept what we did in the budget resolution, we will pass it again in a stronger form<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 15 mai 2009 \u00e0 14H18<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant 16 ans, le d\u00e9mocrate Bernie Sanders a \u00e9t\u00e9, \u00e0 la Chambre des repr\u00e9sentants, Repr\u00e9sentant du Vermont; le Vermont, ce minuscule Etat de l&rsquo;extr\u00eame Nord-Est de l&rsquo;Union qui fut un temps (1777-1791) la R\u00e9publique Libre du Vermont avant de succomber, au terme de manuvres tordues, au charme incertain de l&rsquo;Union, qui n&rsquo;a pas oubli\u00e9 ses&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[6936,5393,4207,8327,5304,4462],"class_list":["post-70760","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-bernanke","tag-federal","tag-reserve","tag-sanders","tag-socialisme","tag-vermont"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70760","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70760"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70760\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70760"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70760"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70760"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}