{"id":70803,"date":"2009-06-02T15:15:35","date_gmt":"2009-06-02T15:15:35","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/06\/02\/wall-street-mene-la-danse\/"},"modified":"2009-06-02T15:15:35","modified_gmt":"2009-06-02T15:15:35","slug":"wall-street-mene-la-danse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/06\/02\/wall-street-mene-la-danse\/","title":{"rendered":"Wall Street m\u00e8ne la danse"},"content":{"rendered":"<p><p>Bien, ce n&rsquo;est pas une grande nouvelle; mais cela est tout de m\u00eame dit officiellement, par un parlementaire d\u00e9mocrate qui tente de faire passer une loi qui chercherait \u00e0 instituer des m\u00e9canismes r\u00e9gulant la circulation de l&rsquo;argent et le fonctionnement des organismes financier dans le circuit bancaire. Le parlementaire dit \u00e0 propos du Congr\u00e8s US: \u00ab<em>The banks run the place<\/em> [] <em>I will tell you what the problem is  they give three times more money than the next biggest group. It&rsquo;s huge the amount of money they put into politics.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans un long article sur le pouvoir corrupteur,  pardon, le pouvoir de <em>lobbying<\/em> des banques (de Wall Street) sur les parlementaires, le New York <em>Times<\/em> cite, ce <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2009\/06\/01\/business\/01lobby.html?_r=2&#038;partner=rss&#038;emc=rss&#038;pagewanted=print\" class=\"gen\">1er juin 2009<\/a>, le d\u00e9mocrate de la Chambre des repr\u00e9sentants Collin C. Peterson, du Minnesota, dont la position est puissante puisqu&rsquo;il pr\u00e9side la Commission de l&rsquo;agriculture de cette m\u00eame Chambre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Mr. Peterson, whose constituents include farmers, who are historically suspicious of Wall Street and whose livelihoods depend on efficient markets, is a longstanding critic of loose regulation. And since his committee oversees the Commodity Futures Trading Commission, he would retain more of his prerogatives overseeing the market if the C.F.T.C. were the main regulator.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr. Peterson&rsquo;s bill specifically bars derivatives trading in a clearinghouse regulated by the New York Federal Reserve, which he said in an interview is a tool of the big banks that wouldn&rsquo;t do much to regulate the contracts.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Because the banks&rsquo; lobbyists persuaded some of his Republican colleagues to resist more sweeping changes, Mr. Peterson said, he has had to modify a bill he introduced that is similar to Mr. Harkin&rsquo;s in calling for wide-ranging limits on derivatives. The banks run the place, Mr. Peterson said. I will tell you what the problem is  they give three times more money than the next biggest group. It&rsquo;s huge the amount of money they put into politics.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>RAW Story<\/em>, qui signale (le <a href=\"http:\/\/rawstory.com\/08\/news\/2009\/06\/01\/banks-run-congress\/\" class=\"gen\">1er juin 2009<\/a>) le commentaire de Peterson, donne des pr\u00e9cisions chiffr\u00e9es sur l&rsquo;intervention financi\u00e8re de Wall Street aupr\u00e8s des candidats \u00e0 la pr\u00e9sidence, dans la campagne pr\u00e9sidentielle, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale au Congr\u00e8s, etc. Sans surprise, tout cela.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>How much did President Barack Obama receive in contributions from those employed in the financial sector? $69,823,872 if you include real estate, according to the Center for Responsive Politics. (Sen. John McCain got $60,605,254, with the total between the two exceeding $130 million). The biggest donor to the presidential campaigns? The banks. Followed by lawyers and lobbyists, at $95 million. The banking and financial services industry have their own lobbyists, so the total donations of the industry are undercounted.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>All told, according to the New York Times, financial sector employees gave $152 million in political donations from 2007 to 2008. Goldman Sachs, Citigroup, JP Morgan Chase, Bank of America and Credit Suisse gave $22.7 million and spent a combined total of $25 million on lobbying activities  in a single year And President George W. Bush&rsquo;s largest individual donor employer in 2004? MBNA, the credit card behemoth that was bought up by  Bank of America.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt ainsi de suite. Peterson veut donc introduire une l\u00e9gislation qui donnerait \u00e0 un organisme qu&rsquo;on peut juger assez ind\u00e9pendant (le CFTC, contr\u00f4l\u00e9 par sa propre commission de la Chambre) le pouvoir du contr\u00f4le et de la r\u00e9gulation des banques. Le secr\u00e9taire au tr\u00e9sor Geithner pr\u00e9f\u00e8rerait que ce soit la Federal Reserve de New York, ce qui revient, en raison des connexions existantes, \u00e0 confier aux banques le soin de se r\u00e9guler elles-m\u00eames. Bonne formule, formule en raccourci et en boucle; on n&rsquo;est jamais si excellemment surveill\u00e9 que par soi-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQue faire? Comme disait L\u00e9nine Certains restent optimistes, en arguant du fait que jamais l&rsquo;\u00e9quilibre des forces n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 autant favorable au public contre les banques,  ou plut\u00f4t, disons que l&rsquo;\u00e9quilibre des forces n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi peu en faveur des banques, bien qu&rsquo;il le soit encore, bien entendu. \u00ab<em>The outrage among the public means that things have a chance to change, if things move quickly, said Michael Greenberger, a professor at the University of Maryland Law School and a former director of trading and markets at the C.F.T.C. We&rsquo;re in this brief moment of time when the average citizen is on a level playing field with the lobbyist.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais la v\u00e9ritable question, qui n&rsquo;est abord\u00e9e ici qu&rsquo;indirectement, sans \u00eatre d\u00e9taill\u00e9e pour ce qu&rsquo;elle est, est le cas du <em>lobbying<\/em> de Wall Street, sur laquelle rien de nouveau ne nous est appris. Mais nous avons une d\u00e9claration officielle, substantive, sans la moindre h\u00e9sitation, d&rsquo;un \u00e9lu de la Grande R\u00e9publique, sur la situation de corruption structurelle qui anime les \u00e9lus de la m\u00eame Grande R\u00e9publique, exactement comme une clef dans le dos, sinon un peu plus bas, qui anime un automate. Il est un peu court et fort insuffisant de parler du <em>lobbying<\/em> comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un simple aspect du monde politique, sans plus, sans mettre en \u00e9vidence qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit de rien de moins que du fait de la corruption \u00e9tabli en une institution fondamentalement n\u00e9cessaire \u00e0 la bonne marche du syst\u00e8me. Simplement, aujourd&rsquo;hui cela fait un peu plus d\u00e9sordre alors que le monde s&rsquo;\u00e9croule autour d&rsquo;eux, et l&rsquo;on attaque cette institution du <em>lobbying<\/em> en mettant en \u00e9vidence ses aspects malfaisants,  ce qui est encore une indication insuffisante, puisqu&rsquo;elle supposerait qu&rsquo;il y a des c\u00f4t\u00e9s bienfaisants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNulle part encore, dans cette sorte d&rsquo;analyse et de d\u00e9claration, il n&rsquo;y a la condamnation du fait fondamental, qui n&rsquo;est ni l&rsquo;activit\u00e9 du <em>lobbying<\/em>, ni la corruption, etc.,  toutes choses qui existent depuis longtemps et dont il semble vain d&rsquo;esp\u00e9rer la disparition par quelque disposition d&rsquo;am\u00e9lioration naturelle de la vertu dans la nature humaine que ce soit,  mais le fait de l&rsquo;institutionnalisation de la chose dans l&rsquo;architecture politique. M\u00eame si certains peuvent estimer qu&rsquo;une telle structure est acceptable lorsque le syst\u00e8me fonctionne, la situation actuelle montre que ce jugement est faux, que cette int\u00e9gration dans la structure du pouvoir est totalement insupportable pour l&rsquo;exercice du pouvoir lorsque les situations atteignent certains degr\u00e9s de tension.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa corruption est un mal connu sinon un mal in\u00e9vitable, contre lequel on peut plus ou moins lutter, qui existe toujours \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat latent de menace, comme une pathologie qui menacerait la politique (entre autres, bien s\u00fbr). L&rsquo;institutionnalisation de la chose, sous la forme du <em>lobbying<\/em>, implique un degr\u00e9 diff\u00e9rent, une autre substance. Le mal est int\u00e9gr\u00e9 dans la structure m\u00eame, il fait partie de la politique, il est une partie int\u00e9grante du syst\u00e8me. Par le fait de la chose, il finit par perdre son aspect d&rsquo;imposture, la l\u00e9galisation finissant par lui donner une certaine l\u00e9gitimit\u00e9 devenant l\u00e9gitimit\u00e9\u00a0\u00bb certaine, enfin il devient une exigence m\u00eame de la vie politique. Dans les situations de tension comme aujourd&rsquo;hui, on en arrive \u00e0 des occurrences conflictuelles in\u00e9vitables. A un moment ou \u00e0 un autre, selon les circonstances, la paralysie et le blocage sont in\u00e9vitables. Le syst\u00e8me s&rsquo;est mis lui-m\u00eame en \u00e9tat de succomber \u00e0 ses propres outrances. Ce n&rsquo;est pas nouveau mais cela se confirme.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 2 juin 2009 \u00e0 15H17<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien, ce n&rsquo;est pas une grande nouvelle; mais cela est tout de m\u00eame dit officiellement, par un parlementaire d\u00e9mocrate qui tente de faire passer une loi qui chercherait \u00e0 instituer des m\u00e9canismes r\u00e9gulant la circulation de l&rsquo;argent et le fonctionnement des organismes financier dans le circuit bancaire. 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