{"id":70814,"date":"2009-06-08T07:32:03","date_gmt":"2009-06-08T07:32:03","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/06\/08\/le-calvaire-du-saint-sebastien-postmoderne\/"},"modified":"2009-06-08T07:32:03","modified_gmt":"2009-06-08T07:32:03","slug":"le-calvaire-du-saint-sebastien-postmoderne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/06\/08\/le-calvaire-du-saint-sebastien-postmoderne\/","title":{"rendered":"Le calvaire du Saint S\u00e9bastien postmoderne"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le calvaire du Saint S\u00e9bastien postmoderne<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t8 juin 2009  Les r\u00e9sultats des \u00e9lections europ\u00e9ennes sont en g\u00e9n\u00e9ral per\u00e7us comme n&rsquo;ayant que fort peu d&rsquo;importance, avec la marque d&rsquo;une tr\u00e8s forte abstention. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un tribut rendu \u00e0 la dure r\u00e9alit\u00e9. Cet int\u00e9r\u00eat des \u00e9lecteurs r\u00e9pond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la tr\u00e8s faible l\u00e9gitimit\u00e9 que les institutions et les structures politiques diverses de l&rsquo;Europe ont acquise aupr\u00e8s des peuples europ\u00e9ens en un demi-si\u00e8cle, ou, dit autrement, \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9 qu&rsquo;elles n&rsquo;ont jamais acquise. Pour les peuples europ\u00e9ens, la structure politique de l&rsquo;Europe reste \u00e0 la fois un accident et une excroissance artificielle ou monstrueuse,  bref, quelque chose d&rsquo;<strong>\u00e9tranger<\/strong>. Il suffit de conna\u00eetre un peu le fonctionnement de telle ou telle institution europ\u00e9enne, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 et d&rsquo;\u00eatre t\u00e9moin \u00e9pisodique de ce fonctionnement dans le d\u00e9tail, pour appr\u00e9cier la r\u00e9alit\u00e9 de cette ill\u00e9gitimit\u00e9. L&rsquo;Europe \u00e9tant ainsi une r\u00e9alit\u00e9 politique sans r\u00e9alit\u00e9 l\u00e9gitim\u00e9e, son expression n\u00e9cessaire est une bureaucratie marqu\u00e9e par l&rsquo;absence de toute expression l\u00e9gitime commune. Elle n&rsquo;est m\u00eame pas l&rsquo;expression de l&rsquo;addition de l\u00e9gitimit\u00e9s nationales mais semble au contraire <strong>\u00e9trang\u00e8re<\/strong>, sinon hostile \u00e0 ces l\u00e9gitimit\u00e9s, comme au concept m\u00eame de l\u00e9gitimit\u00e9 finalement. C&rsquo;est un \u00e9chec historique dont les causes, qui ne sont pas si difficiles \u00e0 d\u00e9terminer, renvoient \u00e0 la crise g\u00e9n\u00e9rale de la civilisation et du r\u00e9gime politique (d\u00e9mocratie, orientation lib\u00e9rale) qui pr\u00e9tend repr\u00e9senter cette civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette fois, pourtant, l&rsquo;attention g\u00e9n\u00e9rale n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 port\u00e9e sur cet \u00e9chec end\u00e9mique, qui se marque en g\u00e9n\u00e9ral par la faible participation. Il y a eu, comme d&rsquo;habitude, une faible participation, mais cela n&rsquo;a gu\u00e8re \u00e9t\u00e9 not\u00e9,  \u00e9chec <em>as usual<\/em>, si l&rsquo;on veut. Ce qui est apparu essentiellement, c&rsquo;est l&rsquo;expression des crises politiques nationales, cons\u00e9quences de la crise g\u00e9n\u00e9rale, au travers du vote europ\u00e9en. Ainsi y a-t-il eu dans ce vote une l\u00e9gitimit\u00e9 paradoxale,  une l\u00e9gitimit\u00e9 n\u00e9gative, une l\u00e9gitimit\u00e9 catastrophique. A l&rsquo;absence chronique de l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;Europe s&rsquo;est ajout\u00e9e la perte catastrophique de l\u00e9gitimit\u00e9 des directions nationales. Dans aucun pays cette perte ne s&rsquo;est exprim\u00e9e autant qu&rsquo;au Royaume-Uni, et c&rsquo;est le cas qui nous int\u00e9resse ici. Plus qu&rsquo;une tendance, une orientation, un changement, ce qu&rsquo;ont exprim\u00e9e les \u00e9lections europ\u00e9ennes au Royaume-Uni, qui sont apparues pour la premi\u00e8re fois comme un accident national de grande envergure alors qu&rsquo;elles se faisaient d&rsquo;habitude dans l&rsquo;indiff\u00e9rence, c&rsquo;est le d\u00e9sordre britannique suscit\u00e9 par la perte de l\u00e9gitimit\u00e9 de sa direction politique dans sa totalit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelques lignes de l&rsquo;\u00e9ditorial de <em>The Independent<\/em> de ce <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/opinion\/leading-articles\/leading-article-a-tormented-prime-minister-suffers-another-hail-of-arrows-1699230.html\" class=\"gen\">8 juin 2009<\/a> montrent ce spectacle N&rsquo;importe quoi plut\u00f4t que les travaillistes, c&rsquo;est pour l&rsquo;instant le mot d&rsquo;ordre de la r\u00e9volte qui est d&rsquo;abord le d\u00e9sordre; avec des conservateurs qui font un bon r\u00e9sultat sans convaincre et sans gu\u00e8re de signification (28,3% des voix), un parti anti-europ\u00e9en qui arrive en deuxi\u00e8me position (17,5%) devant le <em>Labour<\/em> (15,4%), un premier \u00e9lu britannique d&rsquo;extr\u00eame droite au Parlement europ\u00e9en, etc. Le domaine politique britannique, si fameux pour sa stricte division en deux et l&rsquo;alternance disciplin\u00e9e qui va avec, appara\u00eet comme puissamment fractionn\u00e9, atomis\u00e9, avec cette id\u00e9e puissante qu&rsquo;en d\u00e9pit du caract\u00e8re europ\u00e9en du scrutin ce r\u00e9sultat est d&rsquo;abord le miroir de la crise politique. Le Premier ministre Brown ressemble, dit le texte, \u00e0 un Saint S\u00e9bastien cribl\u00e9 de fl\u00e8ches poursuivant son calvaire, tant dans son parti et dans les autres, dans la presse et ailleurs, tout le monde l&rsquo;accable de sa vindicte et de ses sarcasmes. Tout le monde veut un changement, Brown dit qu&rsquo;il ne partira pas et tout le monde attend son d\u00e9part; tout le monde a peur d&rsquo;\u00e9lections anticip\u00e9es (la date normale est mai 2010) parce qu&rsquo;elles montreraient encore plus violemment le d\u00e9sordre courant, tout le monde affirme qu&rsquo;un parti aussi discr\u00e9dit\u00e9 que le <em>Labour<\/em> ne peut rester encore un an au pouvoir et qu&rsquo;il faut, tr\u00e8s vite, des \u00e9lections anticip\u00e9es Pendant ce temps gronde la crise, et ceci, en bonne part, explique cela.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Another day, another crisis in the prolonged torment of this most beleaguered Prime Minister. Last night Gordon Brown had to watch as Labour recorded one of the sharpest falls in its vote ever, on a good night for the Conservatives and an even better night for alternative parties such as Ukip. Labour candidates found themselves relegated in some places to fourth or fifth, the collapse handing the loathsome BNP its first seat. Almost anyone but Labour was the leitmotif of the European elections in Britain.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Can any recent tenant of No 10 have been so embattled, so embarrassingly  almost pitiably  weak, and still be hanging on? Even John Major at his lowest point was not subject to as much public humiliation as Gordon Brown. Yet Mr Brown, St Sebastian-like, stands tied to his post, suffering the unending hail of arrows.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Id\u00e9al de puissance contre id\u00e9al de perfection<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a r\u00e9volte et r\u00e9volte. Durant un temps si long qu&rsquo;on n&rsquo;en voit pas l&rsquo;origine, le monde anglo-saxon, les cohortes de l&rsquo;anglo-saxonisme comme l&rsquo;on disait \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle, ont moqu\u00e9, villipend\u00e9, condamn\u00e9, ces pays instables (la France, l&rsquo;Italie, la Russie, etc.) qui ne savent ni assurer un gouvernement stable, ni imposer la paix sociale. Ils ont ainsi en partie expliqu\u00e9,  l&rsquo;autre partie est le g\u00e9nie anglo-saxon qui entoure toutes les th\u00e8ses \u00e9conomistes, capitalistes et libre-\u00e9changistes,  la force irr\u00e9sistible de l&rsquo;anglo-saxonisme pour s&rsquo;imposer dans l&rsquo;Histoire jusqu&rsquo;\u00e0 en prononcer la fin, et la condamnation des pays hors de ce champ vertueux, leur destin\u00e9e \u00e0 coup s\u00fbr promise \u00e0 se terminer dans les oubliettes de l&rsquo;Histoire, pour ne pas dire les poubelles de l&rsquo;histoire. Cet antagonisme, pr\u00e9sent\u00e9 ici avec une volont\u00e9 d&rsquo;att\u00e9nuer sa dramaturgie par un langage non d\u00e9nu\u00e9 de sarcasme, rejoint les plus grands affrontements que l&rsquo;on puisse imaginer; c&rsquo;est, en v\u00e9rit\u00e9, la phase postmoderniste et platement \u00e9lectoraliste de l&rsquo;affrontement, c&rsquo;est-\u00e0-dire priv\u00e9 de grandeur mais n\u00e9anmoins significatif, entre l&rsquo;id\u00e9al de puissance et l&rsquo;id\u00e9al de perfection qu&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-genie_latin_et_germanisme_de_guglielmo_ferrero_1917_08_12_2008.html\" class=\"gen\">identifiait<\/a> Guglielmo Ferrero en 1917. La crise g\u00e9n\u00e9rale qui entoure l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du 7 juin permet effectivement cette interpr\u00e9tation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRevenons \u00e0 nos moutons plus proches, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de Gordon Brown et de l&rsquo;Angleterre, outre-Manche comme l&rsquo;on sait. Depuis trois semaines, le gouvernement Brown, comme tout l&rsquo;<em>establishment<\/em> politique britannique, vivent au rythme du scandale des allocations parlementaires diverses, jug\u00e9es excessives. Tout cela n&rsquo;est que la fameuse goutte d&rsquo;eau, car le scandale ne l&rsquo;est en fait que fort peu par comparaison avec ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9. La haine du public britannique pour le monde politique et sa repr\u00e9sentation parlementaire n&rsquo;a cess\u00e9 de grandir depuis la guerre en Irak et l&rsquo;absurde engagement britannique. Elle s&rsquo;est renforc\u00e9e avec la crise financi\u00e8re, qui a aussi bien montr\u00e9 l&rsquo;incomp\u00e9tence de la <em>City<\/em> que sa corruption, que son arrogance malgr\u00e9 tout et  la protection inique dont le centre financier b\u00e9n\u00e9fice toujours. Avec des d\u00e9missions en cascade depuis quelques jours, le gouvernement Brown est un zombie qui poursuit sa marche somnambulique; m\u00eame s&rsquo;il la poursuit, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;a, pour le remplacer, que d&rsquo;autres zombies \u00e0 peine mieux fard\u00e9s. D&rsquo;o\u00f9 cette atmosph\u00e8re de crise, non de gouvernement, mais plut\u00f4t de syst\u00e8me sinon de r\u00e9gime, ou vice-versa, plut\u00f4t de r\u00e9gime sinon de syst\u00e8me, selon l&rsquo;importance que vous accordez \u00e0 l&rsquo;un ou l&rsquo;autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDu coup, l&rsquo;Angleterre appara\u00eet comme un pays extr\u00eamement instable, ce qui est sans aucun doute une nouveaut\u00e9 r\u00e9volutionnaire dans la situation politique g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me. Le pilier anglo-saxon, et le Royaume-Uni encore plus que les USA, sa puissance d&rsquo;influence, reposait sur la puissance formidable de son syst\u00e8me financier et sur l&rsquo;immuable stabilit\u00e9 de sa direction politique en g\u00e9n\u00e9ral au service de ce syst\u00e8me financier,  nulle part plus qu&rsquo;au Royaume Uni, de fa\u00e7on aussi voyante. Les deux ont vol\u00e9 en \u00e9clats, d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une fa\u00e7on assez logique dans leur encha\u00eenement. L&rsquo;explosion du syst\u00e8me financier, r\u00e9par\u00e9 \u00e0 la va-vite et dans des conditions grotesques (remettre en place ce qui a conduit \u00e0 l&rsquo;explosion au prix d&rsquo;une faillite de l&rsquo;Etat), entra\u00eene in\u00e9luctablement celle du syst\u00e8me politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est finalement une situation extr\u00eamement postmoderne, o\u00f9 les r\u00e9volutions de rue n&rsquo;ont plus cours, o\u00f9 les \u00e9meutes ne d\u00e9bouchent sur rien, o\u00f9 la col\u00e8re populaire s&rsquo;exprime partout et furieusement et fait trembler les directions politiques sans obtenir rien qui puisse les apaiser. Aussi, les r\u00e9volutions s&rsquo;expriment autrement d\u00e9sormais, par les explosions \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du syst\u00e8me qui para\u00eet intouchable et in\u00e9branlable \u00e0 cause de la disparition des menaces populaires. Ces menaces populaires ont donc trouv\u00e9 un autre moyen de provoquer des effets, qui sont cet encha\u00eenement de d\u00e9sordre \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de ce syst\u00e8me qui parvient \u00e0 verrouiller si compl\u00e8tement l&rsquo;ordre chez ceux qu&rsquo;il parvient \u00e0 contr\u00f4ler et dont il \u00e9touffe ais\u00e9ment la col\u00e8re. Le d\u00e9sordre est pass\u00e9 de la rue \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des partis politiques et des minist\u00e8res. C&rsquo;est une sorte in\u00e9dite de la G4G (Guerre de 4\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration), qui va effectivement porter ses effets l\u00e0 o\u00f9, d\u00e9sormais, s&rsquo;exprime le plus fortement l&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9 du syst\u00e8me, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame de lui-m\u00eame. Le syst\u00e8me, qui croyait avoir assur\u00e9 son impunit\u00e9 en r\u00e9duisant \u00e0 rien l&rsquo;effet des r\u00e9voltes populaires, se trouve, seul, confront\u00e9 \u00e0 son insupportable ill\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Royaume-Uni expose mieux qu&rsquo;aucun autre cette situation. L&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9 de sa direction politique, quel que soit le parti, est d\u00e9sormais \u00e0 la mesure de l&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9 du syst\u00e8me en g\u00e9n\u00e9ral, mise en \u00e9vidence par la crise g\u00e9n\u00e9rale. Le plus solide composant du syst\u00e8me est, d\u00e9sormais, le plus fragile d&rsquo;entre tous. Il a le visage tourment\u00e9 et angoiss\u00e9 de Gordon Brown, pass\u00e9 de son attitude bougonne courante \u00e0 l&rsquo;attitude d\u00e9sormais sto\u00efque du calvaire politique; il en deviendrait presque \u00e9mouvant \u00e0 force d&rsquo;humanit\u00e9 retrouv\u00e9e \u00e0 cette occasion, comme par m\u00e9garde; lui aussi, en un sens, est une victime du syst\u00e8me qui l&rsquo;a enfant\u00e9 et qu&rsquo;il servit avec tant de z\u00e8le puisqu&rsquo;il est l&rsquo;architecte de la <em>City<\/em> moderne qui a montr\u00e9 toute son imposture et toute son ill\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Royaume-Uni, menac\u00e9 d&rsquo;une banqueroute g\u00e9n\u00e9rale, enfonc\u00e9 dans un ch\u00f4mage \u00e9pouvantable, n&rsquo;est pas l&rsquo;homme malade de l&rsquo;Europe,  ils sont tous malades, en Europe et ailleurs. Il est, paradoxalement pour un pays si fier de sa stabilit\u00e9 immuable, le ferment le plus actif et le plus prolif\u00e9rant de l&rsquo;immense d\u00e9sordre qui mine le syst\u00e8me et accompagne la chute de notre civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant \u00e0 l&rsquo;Europe Passons.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le calvaire du Saint S\u00e9bastien postmoderne 8 juin 2009 Les r\u00e9sultats des \u00e9lections europ\u00e9ennes sont en g\u00e9n\u00e9ral per\u00e7us comme n&rsquo;ayant que fort peu d&rsquo;importance, avec la marque d&rsquo;une tr\u00e8s forte abstention. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un tribut rendu \u00e0 la dure r\u00e9alit\u00e9. 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