{"id":70826,"date":"2009-06-11T05:41:51","date_gmt":"2009-06-11T05:41:51","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/06\/11\/lenfer-a-venir-de-moby-dick\/"},"modified":"2009-06-11T05:41:51","modified_gmt":"2009-06-11T05:41:51","slug":"lenfer-a-venir-de-moby-dick","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/06\/11\/lenfer-a-venir-de-moby-dick\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enfer \u00e0 venir de <em>Moby Dick<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><p>L&rsquo;un de nos articles de foi, dans notre travail, est de nous accorder au constat que dans une structure du monde qui est devenue une structure crisique, c&rsquo;est-\u00e0-dire par d\u00e9finition une <strong>structure de l&rsquo;impr\u00e9visible<\/strong>, la pr\u00e9vision est par d\u00e9finition impossible parce qu&rsquo;absurde. Cela n&#8217;emp\u00eache que le <em>Rest of The World<\/em> (hors-<em>dedefensa.org<\/em>) continue \u00e0 faire des pr\u00e9visions, et \u00e0 long terme \u00e9ventuellement et si possible. En un sens, cela rassure m\u00eame si la pr\u00e9vision est catastrophique, parce qu&rsquo;ainsi est pos\u00e9e l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;en 2030, en 2040, en 2050 (les projections \u00e0 long terme), ils <strong>comprendront<\/strong> encore le monde o\u00f9 nous serons,  donc avec l&rsquo;illusion d&rsquo;\u00e9ventuellement le contr\u00f4ler<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe long pr\u00e9ambule, qui contient certaines de nos id\u00e9es favorites sur lesquelles nous reviendrons de plus en plus souvent, pour avancer cette autre id\u00e9e que si les pr\u00e9visions \u00e0 long terme n&rsquo;ont aucun int\u00e9r\u00eat dans leurs r\u00e9sultats pour notre r\u00e9flexion, nous reconnaissons par contre qu&rsquo;elles ont une importance capitale sur la pens\u00e9e actuelle pour ceux qui tendent \u00e0 en tenir compte. Ceux-l\u00e0 modifient \u00e9ventuellement leurs choix et leurs politiques aujourd&rsquo;hui en fonction de ce qu&rsquo;ils jugent qui surviendra en 2040, m\u00eame si cette pr\u00e9diction n&rsquo;a objectivement aucun sens si les remarques ci-dessus (structure de l&rsquo;impr\u00e9visible) sont justifi\u00e9es. Tout cela nous conduit \u00e0 observer lint\u00e9r\u00eat <strong>malgr\u00e9 tout<\/strong> du long article de <em>Fortune<\/em> mis en ligne par <em>CNN.New<\/em> le <a href=\"http:\/\/money.cnn.com\/2009\/06\/05\/retirement\/next_crisis_americas_debt.fortune\/index.htm?postversion=2009060914\" class=\"gen\">10 juin 2009<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;article donne comme titre : \u00ab<em> The next great crisis: America&rsquo;s debt<\/em>\u00bb, suivi par ce sous-titre: \u00ab<em>At this rate, your share of the load will be $155,000 in a decade. How chronic deficits are putting the country on a path to fiscal collapse.<\/em>\u00bb Enfin, l&rsquo;entame de l&rsquo;article qui, comme tout bon article de l&rsquo;\u00e9cole anglo-saxonne de journalisme nous dit tout de la substance ce m\u00eame article<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Normally Paul Krugman, the liberal pundit and Nobel laureate in economics, and Paul Ryan, a conservative Republican congressman from Wisconsin, share little in common except their first names and a scorching passion for views they champion from opposite political poles. So when the two combatants agree on a fundamental threat to the U.S. economy, Americans should heed this alarm as the real thing. What&rsquo;s worrying both Krugman and Ryan is the rapid increase in the federal debt  not so much the stimulus-driven rise to mountainous levels in the next few years, but the huge structural deficits that, under all projections, keep building the burden far into the future to unsustainable, ruinous heights.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tViennent ensuite tous les d\u00e9tails de cette crise avec ce qu&rsquo;elle va provoquer,  crise que nous ne nions \u00e9videmment pas (normal, puisque nous sommes dans une structure crisique), mais dont les projections ne nous int\u00e9ressent gu\u00e8re pour notre compte, toujours selon le principe de l&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9 qui gouverne d\u00e9sormais notre monde selon notre analyse. Par contre, nous mettant dans l&rsquo;esprit des tr\u00e8s nombreux planificateurs et sp\u00e9cialistes US, nous comprenons qu&rsquo;\u00e0 part les d\u00e9tails, et selon la logique de la remarque initiale (tous sont d&rsquo;accord, des conservateurs aux lib\u00e9raux, sur la r\u00e9alit\u00e9 de cette crise), tous s&rsquo;appuient sur les constats de la projection ainsi offerte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn passage nous int\u00e9resse particuli\u00e8rement, parce qu&rsquo;il symbolise l&rsquo;une des orientations centrales qui est d\u00e9sormais dans l&rsquo;esprits de tous ces gens qui acceptent la perspective. Nous soulignons en gras les mots qui nouds int\u00e9ressent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>It can&rsquo;t go on forever, and it won&rsquo;t. What will shock America into action is the prospect of fiscal collapse, which will grow more vivid each year. In 2008 federal borrowing accounted for 41% of GDP, about the postwar average. By 2019 the burden will double to 82% by the CBO&rsquo;s reckoning, reaching $17.3 trillion, nearly triple last year&rsquo;s level. By that point $1 of every six the U.S. spends will go to interest, compared with one in 12 last year. The U.S. trajectory points to the area that medieval maps labeled Here Lie Dragons. After 2019 the debt rises with no ceiling in sight, according to all major forecasts, driven by the growth of interest and entitlements. The Government Accountability Office estimates that if current policies continue, interest will absorb 30% of all revenues by 2040 and entitlements will consume the rest, leaving<\/em> <strong><em>nothing<\/em><\/strong> <em>for<\/em> <strong><em>d\u00e9fense<\/em><\/strong>, <em>education, or veterans&rsquo; benefits.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici donc ce qui est dans l&rsquo;esprit des planificateurs. En 2040, au rythme actuel, il n&rsquo;y aura plus un seul dollar disponible pour le Pentagone. (Nous nous attachons au Pentagone, bien que les autres postes aient autant d&rsquo;importance, parce que ce <em>Moby Dick<\/em>-l\u00e0 est la clef de la politique fondamentale de s\u00e9curit\u00e9 nationale des USA, donc de l&rsquo;orientation globale des structures d&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie et de la justification intellectuelle et op\u00e9rationnelle de la politique belliciste et de confrontation partout \u00e0 l&rsquo;uvre.) Cela signifie que tous les planificateurs sont aujourd&rsquo;hui devant le d\u00e9fi imp\u00e9ratif de r\u00e9duire tout ce qui peut l&rsquo;\u00eatre dans le budget f\u00e9d\u00e9ral pour tenter de faire mentir ces pr\u00e9visions, en tentant de r\u00e9duire les d\u00e9penses f\u00e9d\u00e9rales d&rsquo;abord,  plut\u00f4t qu&rsquo;en augmentant la ponction fiscale, parce que cette issue repr\u00e9sente <strong>toujours<\/strong>, dans l&rsquo;esprits des politiciens et quoi qu&rsquo;il en soit de la r\u00e9alit\u00e9, la plus s\u00fbre recette pour la d\u00e9faite \u00e9lectorale,  et que, par cons\u00e9quent, consigne est faite d&rsquo;\u00e9carter jusqu&rsquo;aux limites de la rupture cette possibilit\u00e9 dans un mode massif.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, et nous attachant cette fois nous plus aux pr\u00e9visions soi disant objectives mais aux r\u00e9actions psychologiques des planificateurs aujourd&rsquo;hui m\u00eame,  ce qui reste le dernier domaine qui soit assez assur\u00e9 et structur\u00e9 parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit du monde aussi compl\u00e8tement virtualiste et conformiste que le monde washingtonien pour imposer une r\u00e9action psychologique assez identitaire et identifi\u00e9e,  on peut tenir comme acquis que tous les efforts des planificateurs se portent vers la r\u00e9duction des d\u00e9penses budg\u00e9taires f\u00e9d\u00e9rales. Compte tenu des priorit\u00e9s diverses actuelles, essentiellement \u00e9conomiques et civiles, il est logique d&rsquo;accepter l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;exercice QDR 2010 sur la planification des quatre prochaines ann\u00e9es du Pentagone sera le <strong>premier<\/strong> \u00e0 avoir comme objectif central la r\u00e9duction r\u00e9elle des d\u00e9penses du Pentagone. La note que nous publiions le <a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-moby_dick_a_la_diete_ou_l_empire_en_deroute_08_06_2009.html\" class=\"gen\">8 juin 2009<\/a> sur <em>Moby Dick<\/em> \u00e0 la di\u00e8te est largement confirm\u00e9e, et confirm\u00e9e la mission de Robert Gates qui est de r\u00e9duire \u00e0 tout prix le budget du Pentagone. Est confirm\u00e9e \u00e9galement la tendance nouvelle qui est ainsi mise en avance de la r\u00e9duction progressive, mais qui pourrait s&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer en raison de la dynamique inh\u00e9rente aux r\u00e9flexes am\u00e9ricaniste, de la r\u00e9duction des capacit\u00e9s imp\u00e9riales de projection et de possession des points d&rsquo;appui et des engagements ext\u00e9rieurs qui constituent la structure h\u00e9g\u00e9monique de l&#8217;empire de <em>Moby Dick<\/em>. Les chiffres, cette fois-ci d&rsquo;une comptabilit\u00e9 qui serait d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 mise en route avec la QDR, d&rsquo;un budget DoD r\u00e9duit \u00e0 $440 milliards pour FY2013 (le dernier budget DoD du terme actuel de l&rsquo;administration Obama), sont tout \u00e0 fait acceptables. Ils seront, d\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e prochaine, avec les r\u00e9sultats connus de la QDR, l&rsquo;enjeu d&rsquo;une terrible bataille avec les partisans du maintien \u00e0 tout prix de la structure h\u00e9g\u00e9monique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 11 juin 2009 \u00e0 05H42<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;un de nos articles de foi, dans notre travail, est de nous accorder au constat que dans une structure du monde qui est devenue une structure crisique, c&rsquo;est-\u00e0-dire par d\u00e9finition une structure de l&rsquo;impr\u00e9visible, la pr\u00e9vision est par d\u00e9finition impossible parce qu&rsquo;absurde. 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