{"id":70896,"date":"2009-07-08T15:17:47","date_gmt":"2009-07-08T15:17:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/07\/08\/le-g8-tous-feux-eteints\/"},"modified":"2009-07-08T15:17:47","modified_gmt":"2009-07-08T15:17:47","slug":"le-g8-tous-feux-eteints","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/07\/08\/le-g8-tous-feux-eteints\/","title":{"rendered":"Le G8, tous feux \u00e9teints"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le G8, tous feux \u00e9teints<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t8 juillet 2009  Le gentil Silvio Berlusconi, tout aur\u00e9ol\u00e9 de son dernier scandale de fesses, re\u00e7oit ses <em>alter ego<\/em> dans la ville italienne sinistr\u00e9e d&rsquo;un tremblement de terre, pour la tenue d&rsquo;un G8 qui aura montr\u00e9 ainsi, avant de commencer, toute l&rsquo;attention que nos dirigeants portent au malheur du monde. On fait avec ce qu&rsquo;on a.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA c\u00f4t\u00e9 de quoi, nous avons les r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques,  puisque c&rsquo;est de cela, en r\u00e9alit\u00e9, que ces dirigeants-l\u00e0 ont la t\u00eate farcie. Les derni\u00e8res en date sont piteuses. Le chiffre du ch\u00f4mage en plus au mois de juin, aux USA (467.000 emplois perdus, alors qu&rsquo;on en attendait 350.000) a eu un singulier effet de force. D&rsquo;abord, par l&rsquo;erreur de prospective, ensuite parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;Am\u00e9rique, qui est l&rsquo;objet de toutes nos attentions parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;<em>American Dream<\/em>. Ainsi la psychologie nous guide-t-elle dans notre appr\u00e9ciation des malheurs du temps. On a d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 cette appr\u00e9ciation du Wall Street <em>Journal<\/em> du 2 juillet (cit\u00e9 le <a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/articles\/2009\/jul2009\/econ-j03.shtml\" class=\"gen\">3 juillet 2009<\/a> par <em>WSWS.org<\/em>), appr\u00e9ciant ce chiffre et ce qu&rsquo;il nous dit de l&rsquo;\u00e9tat des choses, nous qui pensions nous \u00eatre d\u00e9barrass\u00e9s de ce spectre \u00e9pouvantable de la Grande D\u00e9pression \u00e0 coup de <em>green shoots<\/em>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The Wall Street Journal reported Thursday that this figure is above a discontinued and even broader measure that hit 15 percent in late 1982, when the official unemployment rate was 10.8 percent. The Journal added that &#8230; comparisons to the Great Depression (when 25 percent of Americans were out of work) may not look so wild, even if overall economic activity is holding up better.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe m\u00eame <a href=\"http:\/\/www.daily-bourse.fr\/analyse-La-Depression-de-2008-Pas-mieux-qu-en-1929-vtptc-7792.php\" class=\"gen\">2 juillet 2009<\/a>, le site <em>Daily-Bourse.fr<\/em>, rapportant un travail de deux \u00e9conomistes US qui compilent les chiffres, \u00e9crivait:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Loin des statistiques officielles, qui servent surtout de pr\u00e9texte \u00e0 justifier de forts d\u00e9calages des march\u00e9s, les chercheurs Barry Eichengreen et Kevin O&rsquo;Rourke effectuent un travail de compilation de donn\u00e9es comparatives entre l&rsquo;\u00e9volution de la crise de 1929 et les d\u00e9veloppements actuels de la crise des d\u00e9riv\u00e9s toxiques. Leur conclusion est sans appel. Nous sommes d\u00e9j\u00e0 entr\u00e9s en phase de d\u00e9pression.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;euphorie des <em>green shoots<\/em> n&rsquo;aura dur\u00e9 qu&rsquo;un seul printemps; ou bien, alors, est-ce qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien de ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9trange, pure cr\u00e9ation postmoderniste, que Paul Krugman, avec d&rsquo;autres, nomme <em>prolonged jobeless recovery<\/em> (sur <em>ABC.News<\/em> le <a href=\"http:\/\/abcnews.go.com\/print?id=7966402\" class=\"gen\">1er juillet 2009<\/a>): \u00ab<em>Nobel-Prize winning economist Paul Krugman said the nation is on course for a prolonged jobless economic recovery unless the Obama administration steps in with a second round of government stimulus money.<\/em>\u00bb Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une reprise prolong\u00e9e sans cr\u00e9ation d&#8217;emplois,  o\u00f9 l&rsquo;on pourrait imaginer, conduisant la logique \u00e0 son terme, une reprise sans fin, sans plus jamais de cr\u00e9ation d&#8217;emplois<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes dirigeants commencent \u00e0 s&rsquo;apercevoir de quelque chose, lorsque le ch\u00f4mage est \u00e0 des niveaux <strong>r\u00e9els<\/strong> proches de ceux de la Grande D\u00e9pression. Eux qui n&rsquo;ont rien, absolument rien vu venir avant septembre 2008, vous signalent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont rien, absolument rien vu venir en janvier 2009. Ainsi, Joe Biden le <a href=\"http:\/\/www.huffingtonpost.com\/2009\/07\/05\/biden-we-misread-how-bad-_n_225849.html\" class=\"gen\">5 juillet 2009<\/a>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The Obama administration misread the depth of the economic troubles it inherited and still expects more new jobs in the long term as the spending pace from the $787 billion stimulus plan quickens, Vice President Joe Biden said.<\/em> [] <em>He said the 9.5 percent unemployment rate is much too high. The administration had predicted unemployment would stay below 8 percent with its stimulus plan.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The figures we worked off of in January were the consensus figures and most of the blue chip indexes out there, Biden said. We misread how bad the economy was, but we are now only about 120 days into the recovery package. He cited the economic conditions inherited from the Bush administration. It&rsquo;s now our responsibility. So the second question becomes &#8230; is it the right package given the circumstances we&rsquo;re in? And we believe it is the right package given the circumstances we&rsquo;re in.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi va la morale de cette histoire, poursuivie pour le cas US Ces gens n&rsquo;ont rien vu venir avant 9\/15,  rien, absolument rien. Ils ont essuy\u00e9 la crise, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lus <strong>par la crise<\/strong>, sans la moindre attache de responsabilit\u00e9 pour le d\u00e9sastre de 9\/15 qui aurait pu les contraindre; ils ont eu trois mois (novembre 2008-janvier 2009) pour s&rsquo;appr\u00eater en appr\u00e9ciant autour d&rsquo;eux la puissance de la crise qui mugissait, pr\u00e9parant une formidable contre-attaque, etc.; et ils n&rsquo;ont <strong>encore<\/strong>rien vu venir: 8% de ch\u00f4mage (correspondant \u00e0 14% en r\u00e9alit\u00e9) pr\u00e9vu en janvier 2009 pour juin 2009 alors qu&rsquo;on en est \u00e0 9,5% (correspondant \u00e0 18%-20% en r\u00e9alit\u00e9). En toute logique, il vous demande de les suivre avec enthousiasme lorsqu&rsquo;ils font leurs pr\u00e9visions pour septembre (tout ira mieux en septembre),  car, \u00e0 propos de leur plan de stimulation, \u00ab<em>we believe it is the right package given the circumstances we&rsquo;re in<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi en est-il de l&rsquo;avenir. \u00ab<em>Et si la crise \u00e9conomique ne faisait que commencer?<\/em>\u00bb, demande Fr\u00e9d\u00e9ric Lema\u00eetre, dans <em>Le Monde<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/imprimer_element\/0,40-0@2-3232,50-1215722,0.html\" class=\"gen\">7 juillet 2009<\/a>,  et si la question s&rsquo;adressait \u00e0 nous, nous donnerions l&rsquo;habituelle r\u00e9ponse: Poser la question, c&rsquo;est y r\u00e9pondre. Lema\u00eetre commence par une mise en situation du G8 qui, par un artifice de l&rsquo;image, nous dit l&rsquo;essentiel de son discours, du type <em>No Future<\/em> \u00e0 L&rsquo;Aquila:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Silvio Berlusconi aurait voulu envoyer un message subliminal au reste de la plan\u00e8te qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas trouv\u00e9 mieux. D\u00e9vast\u00e9 par un tremblement de terre, L&rsquo;Aquila est effectivement le meilleur endroit pour r\u00e9unir cette semaine les dirigeants du G8. Rien n&rsquo;illustre mieux l&rsquo;\u00e9tat du monde actuel que des ruines rafistol\u00e9es de bric et de broc.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le reste, c&rsquo;est l&rsquo;addition de quelques remarques de pur bon sens, de quelques chiffres effrayants (\u00ab<em>De 2007 \u00e0 2010, il devrait m\u00eame y avoir 26 millions de ch\u00f4meurs en plus, un bond de 80 %, sans pr\u00e9c\u00e9dent en si peu de temps<\/em>\u00bb); de pr\u00e9visions qui ne le sont pas moins (\u00ab<em> Le plus gros de la d\u00e9t\u00e9rioration reste \u00e0 venir, a mis en garde Martine Durand, responsable de l&#8217;emploi<\/em>\u00bb); de citations qui le sont tout autant (\u00ab[S]<em>elon Patrick Artus (banque Natixis), les emplois perdus le sont de fa\u00e7on irr\u00e9versible. On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. O\u00f9 seront cr\u00e9\u00e9s les emplois de demain? On ne sait pas, reconna\u00eet-il<\/em>\u00bb); de pr\u00e9vision qui le sont encore plus, effrayantes (\u00ab<em>Robert Reich, l&rsquo;ancien secr\u00e9taire au travail de Bill Clinton, <\/em>[] <em>juge que le poids des lobbies est sans doute trop puissant pour que Barack Obama puisse vraiment gagner contre Wall Street<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLema\u00eetre, avant le G8, revenait de la bonne ville du Roi Ren\u00e9, o\u00f9 l&rsquo;atmosph\u00e8re avait \u00e9t\u00e9, sous l&rsquo;\u00e9crasant soleil de rigueur, des plus \u00e9crasantes effectivement: \u00ab<em>Les cent cinquante intervenants (dont une soixantaine d&rsquo;\u00e9trangers) qui se sont exprim\u00e9s les 4, 5 et 6 juillet lors des 9e Rencontres d&rsquo;Aix-en-Provence, organis\u00e9es par le Cercle des \u00e9conomistes, ont, dans leur immense majorit\u00e9, tenu des propos plus alarmistes.<\/em>\u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFaut-il vraiment \u00eatre pessimiste et ne plus voir aucune raison d&rsquo;esp\u00e9rer (<em>No future<\/em>)? Il faut bien que non, puisque nous \u00e9crivons, et que c&rsquo;est pour les g\u00e9n\u00e9rations futures Lema\u00eetre en voit tout de m\u00eame trois, de raisons d&rsquo;esp\u00e9rer. Nous garderons la troisi\u00e8me, qui est la plus s\u00e9rieuse, qui concerne tous ces \u00e9conomistes pessimistes: \u00ab<em> et, surtout, les \u00e9conomistes sont loin d&rsquo;\u00eatre infaillibles.<\/em>\u00bb C&rsquo;est un peu juste, car c&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral l&rsquo;\u00e9conomiste qui est loin d&rsquo;\u00eatre infaillible, pas n\u00e9cessairement le pessimisme.<\/p>\n<h3>Sortie de crise? Non, sortie de civilisation<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tUne fois de plus, la r\u00e9union du G8 serait-elle, par rapport \u00e0 la grandeur terrible et tragique de la situation, pitoyable et d\u00e9risoire, <em>as usual<\/em>? Oui et non. L&rsquo;atmosph\u00e8re doit y \u00eatre d&rsquo;une certaine lourdeur, \u00e0 l&rsquo;image de celle qui r\u00e8gne \u00e0 L&rsquo;Aquila, comme le rapporte Lema\u00eetre. Le <em>Guardian<\/em> de ce <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/politics\/2009\/jul\/08\/global-economy-g8-leaders\" class=\"gen\">7 juillet 2009<\/a> annonce, apr\u00e8s un titre de circonstance (\u00ab<em>G8 summit begins amid fears global economy is sinking back into r\u00e9cession<\/em>\u00bb):<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em> Growing fears that the global economy could sink back into recession after a brief rally dominated the agenda as the leaders of the G8 nations gathered in Italy for their annual summit today.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est vrai qu&rsquo;il semble bien que nous entrions dans une troisi\u00e8me phase, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les phases d\u00e9filent bien vite, si vite qu&rsquo;on ne peut plus rien en ma\u00eetriser.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La premi\u00e8re, ce fut l&rsquo;explosion, l&rsquo;effondrement, la panique, apr\u00e8s l&rsquo;explosion du 15 septembre 2009; ce furent les mois qui suivirent, le sauvetage d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de la structure financi\u00e8re. En soi, cette agitation \u00e9tait suppos\u00e9e enfanter une dynamique nouvelle, conduisant les structures financi\u00e8res et l&rsquo;\u00e9conomie vers une \u00e9volution ascendante. Il y avait quelque chose de terrible mais de rassurant dans cette fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9coper l&rsquo;eau qui avait envahi la cale; au moins, on pouvait imaginer savoir <strong>pourquoi<\/strong> l&rsquo;on faisait tout cela et la philosophie qui nous soutient (apr\u00e8s la pluie, le beau temps) semblait avoir encore un sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La deuxi\u00e8me phase, \u00e0 partir de mars 2009, fut celle de la tentative de r\u00e9paration par les moyens du bord, c&rsquo;est-\u00e0-dire les techniques de communication type-<em>green shoots<\/em>, pour tenter de restaurer une confiance dont on s&rsquo;\u00e9tait persuad\u00e9 un temps que sa perte \u00e9tait la cause de la crise. On avait oubli\u00e9 de remarquer que la crise de confiance avait suivi, et non pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la crise, et que sa restauration n&rsquo;avait de ce point de vue aucune raison de dissimuler une vertu cr\u00e9atrice. De fa\u00e7on encore plus curieuse, cette tentative de restauration de la confiance s&rsquo;accompagna du renflouement, \u00e0 coups de $trillions, d&rsquo;\u00e9tablissements financiers d\u00e9vast\u00e9s par la crise qu&rsquo;ils avaient eux-m\u00eames provoqu\u00e9e, selon la logique \u00e9trange que la remise dans le m\u00eame \u00e9tat du syst\u00e8me qui avait entra\u00een\u00e9 l&rsquo;effondrement serait une garantie contre un nouvel effondrement et un compl\u00e9ment d\u00e9cisif pour la restauration de la confiance. Notre appr\u00e9ciation est que ces op\u00e9rations, au contraire, ont min\u00e9 encore plus la confiance r\u00e9elle, non pas celle des indices des professeurs d&rsquo;universit\u00e9, mais celle de la psychologie profonde. Les \u00e0-c\u00f4t\u00e9s divers (b\u00e9n\u00e9fices des banques alors que le cr\u00e9dit reste bloqu\u00e9 et que l&rsquo;\u00e9conomie ne cesse de se d\u00e9t\u00e9riorer, retour des bonus pour les banquiers), ont, de leur c\u00f4t\u00e9, constitu\u00e9 des facteurs psychologiquement de plus en plus insupportables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La troisi\u00e8me phase, depuis quelques semaines, c&rsquo;est l&rsquo;intrusion de la triste r\u00e9alit\u00e9, qui est que la crise n&rsquo;est pas finie, que rien n&rsquo;est r\u00e9solu, que \u00ab<em>Et si la crise \u00e9conomique ne faisait que commencer?<\/em>\u00bb,  et ainsi de suite. Les chiffres de l&rsquo;\u00e9conomie sont pour une part importante dans cette r\u00e9alisation, mais il n&rsquo;y a pas que cela. L&rsquo;absurdit\u00e9 des op\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes, leur caract\u00e8re artificiel, la fragilisation constante de la psychologie qu&rsquo;on a signal\u00e9e, finissent par susciter une logique auto-destructrice. Il est remarquable que cette humeur de plus en plus pessimiste se r\u00e9pande alors que rien de d\u00e9cisivement catastrophique ne s&rsquo;est encore signal\u00e9. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, l&rsquo;humeur, la psychologie pr\u00e9c\u00e8dent et, sans doute, annoncent la catastrophe&#8230; Peut-\u00eatre, m\u00eame, la fabriquent-elles?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe G8, habituellement inutile sinon pour confirmer les pens\u00e9es conformistes habituelles, pourrait \u00eatre \u00e9galement un autre relais, avec le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_sommet_du_tocsin_08_07_2009.html\" class=\"gen\">sommet de Moscou<\/a>, dans une sorte de prise de conscience,  proclam\u00e9e ou pas, c&rsquo;est \u00e0 voir,  en train de prendre forme, selon laquelle la dynamique de la crise est toujours en marche, qu&rsquo;elle est m\u00eame, peut-\u00eatre, inscrite dans un courant qu&rsquo;on peine \u00e0 identifier, qui est en constante acc\u00e9l\u00e9ration. Il y a effectivement, dans les commentaires, dans les visions qu&rsquo;on sent soudainement de plus en plus pessimistes, une \u00e9volution psychologique vers une perception de cette sorte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu G8 \u00e9galement, comme \u00e0 Moscou et parall\u00e8lement \u00e0 Moscou, devrait appara\u00eetre la prise de conscience que la crise ne peut plus \u00eatre circonscrite au domaine financier, voire au seul bin\u00f4me finance-\u00e9conomie, qu&rsquo;elle est une partie d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne qui est train de s&rsquo;installer durablement, et dont l&rsquo;issue ne peut \u00eatre que quelque chose de compl\u00e8tement diff\u00e9rent de ce que nous avons. Il n&rsquo;y aura pas de sortie de crise mais une sortie de civilisation L\u00e0 aussi, nous devons parler pour la situation courante de la structure crisique dont est fait notre monde d\u00e9sormais, qui fait que toutes les situations sont interpr\u00e9t\u00e9es du point de vue \u00e9v\u00e9nementiel sous une forme de crise, une forme crisique, r\u00e9pondant \u00e0 un tronc central dont la caract\u00e9ristique la plus \u00e9vidente et le nud m\u00eame sont la crise fondamentale du syst\u00e8me de civilisation occidentaliste (am\u00e9ricaniste). <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le G8, tous feux \u00e9teints 8 juillet 2009 Le gentil Silvio Berlusconi, tout aur\u00e9ol\u00e9 de son dernier scandale de fesses, re\u00e7oit ses alter ego dans la ville italienne sinistr\u00e9e d&rsquo;un tremblement de terre, pour la tenue d&rsquo;un G8 qui aura montr\u00e9 ainsi, avant de commencer, toute l&rsquo;attention que nos dirigeants portent au malheur du monde.&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3443,3423,3228,4307,6723,8456,3099,8345,6277],"class_list":["post-70896","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-berlusconi","tag-civilisation","tag-crise","tag-g8","tag-green","tag-laquila","tag-psychologie","tag-shoots","tag-systemique"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70896","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70896"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70896\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70896"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70896"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70896"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}