{"id":70907,"date":"2009-07-13T06:54:02","date_gmt":"2009-07-13T06:54:02","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/07\/13\/aux-origines-de-lutopie-structurante\/"},"modified":"2009-07-13T06:54:02","modified_gmt":"2009-07-13T06:54:02","slug":"aux-origines-de-lutopie-structurante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/07\/13\/aux-origines-de-lutopie-structurante\/","title":{"rendered":"Aux origines de l&rsquo;\u201cutopie structurante\u201d"},"content":{"rendered":"<p><p>Il est vrai qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;origine, notamment avec son discours de Stasbourg d&rsquo;avril dernier, personne n&rsquo;a vraiment pris au s\u00e9rieux les affirmations d&rsquo;Obama en faveur d&rsquo;un <em>nuclear-free world<\/em>; <em>electoral stuff<\/em>, disaient en g\u00e9n\u00e9ral les commentateurs US; un gadget, disaient les analystes du Quai d&rsquo;Orsay. Cet avis commence \u00e0 \u00eatre nuanc\u00e9 s\u00e9rieusement. Comme on l&rsquo;a vu dans notre  <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_utopie_structurante_11_07_2009.html\" class=\"gen\">11 juillet 2009<\/a>, l&rsquo;opinion d&rsquo;Obama, voire son utopie, joue d\u00e9sormais un r\u00f4le important.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme nous le signalions \u00e9galement, un article du New York <em>Times<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2009\/07\/05\/world\/05nuclear.html?_r=1\" class=\"gen\">5 juillet 2009<\/a>, s&rsquo;attache aux origines de ce sentiment anti-nucl\u00e9aire chez l&rsquo;actuel pr\u00e9sident. L&rsquo;article du NYT s&rsquo;appuie sur un article que le jeune \u00e9tudiant Barack Obama, de Columbia University, publia dans l&rsquo;\u00e9dition du 10 mars 1983 de <em>Sundial<\/em>, un magazine du  <em>campus<\/em> de l&rsquo;universit\u00e9. (L&rsquo;article vient de r\u00e9appara\u00eetre dans le public par des voies myst\u00e9rieuses, sinon imp\u00e9n\u00e9trables. La r\u00e9apparition, en ligne sur Internet, a eu lieu au moment de l&rsquo;inauguration de Barack Obama, en janvier.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In the depths of the cold war, in 1983, a senior at Columbia University wrote in a campus newsmagazine, Sundial, about the vision of a nuclear free world. He railed against discussions of first- versus second-strike capabilities that suit the military-industrial interests with their billion-dollar erector sets, and agitated for the elimination of global arsenals holding tens of thousands of deadly warheads.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The student was Barack Obama, and he was clearly trying to sort out his thoughts. In the conclusion, he denounced the twisted logic of which we are a part today and praised student efforts to realize the possibility of a decent world. But his article, Breaking the War Mentality, which only recently has been rediscovered, said little about how to achieve the utopian dream.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The article was lost for years  some of Mr. Obama&rsquo;s campaign advisers said they had heard of its existence and went looking for it, presumably to see if it contained anything that might prove embarrassing. It came to light on the Internet just before the inauguration, and some conservative bloggers called it na\u00efve, anti-American and blind to the Soviet threat.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Precisely how the article found its way onto the Internet is unclear. But late last year, a Columbia alumni publication said it had learned of it from an alumnus, Stephen M. Brockmann, who also had an article in the same Sundial issue. Dr. Brockmann, now a professor of German at Carnegie Mellon University, said he found the issue while rummaging through some old stuff. When he saw the Obama article, he recalled, I could hardly believe my eyes.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn trouve aussi bien, sur divers sites d&rsquo;Internet, la <a href=\"http:\/\/www.scribd.com\/doc\/10499043\/Barack-Obama-Breaking-the-War-Mentality-March-10-1983-Sundial\" class=\"gen\">version originale<\/a> du magazine, avec l&rsquo;article de BHO, et une transcription de l&rsquo;article (celle-ci, du <a href=\"http:\/\/www.freerepublic.com\/focus\/f-news\/2174704\/posts\" class=\"gen\">30 janvier 2009<\/a>, sur <em>FreeRepublic.com<\/em>, un site de la droite extr\u00eame du parti r\u00e9publicain, f\u00e9rocement adversaire de BHO).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn pourrait faire plusieurs remarques pour situer ce qui est une affaire qui pr\u00e9sente certains aspects myst\u00e9rieux, d&rsquo;autre part certains aspects remarquables. L&rsquo;un des plus remarquables de ces aspects, dans le sens du symbolique, est que l&rsquo;article de BHO \u00e9tudiant parut le 10 mars 1983, exactement entre deux discours fondamentaux et peut-\u00eatre fondamentalement contradictoires de Reagan: le <a href=\"http:\/\/www.hbci.com\/~tgort\/empire.htm \" class=\"gen\">8 mars 1983<\/a>, le discours sur l&#8217;empire du mal (<em>dito<\/em>, l&rsquo;URSS), qui est en quelque sorte un discours fondateur de la politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct de GW Bush avec la s\u00e9paration du monde entre Bien et Mal comme fondement explicitement affirm\u00e9e de cette politique; et le discours du <a href=\"http:\/\/www.pierretristam.com\/Bobst\/library\/wf-241.htm\" class=\"gen\">23 mars 1983<\/a> sur la SDI, discours dit de la guerre des \u00e9toils (<em>Star War<\/em>), fondateur de l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une d\u00e9fense anti-missiles,  qu&rsquo;on croirait fondateur de l&rsquo;id\u00e9e du syst\u00e8me anti-missiles actuels (dont le BMDE), mais qui est beaucoup plus ambigu que cela, qui en est m\u00eame contradictoire par certains aspects. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCurieusement (?), l&rsquo;article du NYT ne fait pas mention, dans son rapide historique de l&rsquo;arri\u00e8re-plan de l&rsquo;article de BHO <em>junior<\/em> (mouvement anti-nucl\u00e9aire, dit <em>Freeze<\/em>, en plein d\u00e9veloppement depuis 1981 aux USA notamment), de certaines attitudes profond\u00e9ment troublantes de Reagan. Il d\u00e9peint le Reagan classique, belliciste, anticommuniste visc\u00e9ral, l&rsquo;homme de l&#8217;empire du Mal (\u00ab<em>It was a time when President Ronald Reagan began a trillion-dollar arms buildup, called the Soviet Union an evil empire and ordered scores of atomic detonations under the Nevada desert. Some Reagan aides talked of fighting and winning a nuclear war.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Pas un mot, par contre, d&rsquo;un autre Reagan, l&rsquo;homme du discours du 23 mars 1983, dont l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 est un fait extr\u00eamement int\u00e9ressant. Dans notre <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-saint-gates_27_03_2007.html?admin=1\" class=\"gen\">27 mars 2007<\/a>, nous consacrions un passage \u00e0 cette situation de Reagan<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il y a un pr\u00e9c\u00e9dent fameux : Reagan et la SDI. Contrairement \u00e0 la narrative qui nous est en g\u00e9n\u00e9ral servie, la SDI (la guerre des \u00e9toiles, premi\u00e8re id\u00e9e d&rsquo;un r\u00e9seau anti-missiles) est une id\u00e9e personnelle de Reagan. Un article du Bulletin of Atomic Scientists datant d&rsquo;octobre 1987 racontait les origines de la SDI, notamment avec le t\u00e9moignage du conseiller scientifique de Reagan, George Keyworth. Il montre un Reagan r\u00e9ellement obs\u00e9d\u00e9 par les perspectives d&rsquo;an\u00e9antissement r\u00e9ciproque et concevant la SDI comme l&rsquo;amorce d&rsquo;un syst\u00e8me destin\u00e9 \u00e0 \u00e9viter une guerre nucl\u00e9aire et pouvant devenir commun avec l&rsquo;URSS,  notamment avec l&rsquo;id\u00e9e extraordinaire du partage\/transfert des technologies avec l&rsquo;URSS. Le discours fut r\u00e9dig\u00e9 par Reagan lui-m\u00eame (Keyworth: This was a speech that came from the president&rsquo;s heart. The president wrote the speech in the end), avec une toute petite \u00e9quipe du NSC autour de son directeur McFerlane, dans le plus grand secret. Le Pentagone ne fut mis au courant du discours que le 20 mars 1983 (le discours fut donn\u00e9 le 23) et ne put r\u00e9agir. (Gil Rye, un des planificateurs du NSC impliqu\u00e9 dans le projet : Had we given the paper, there certainly would have been no speech.) Le discours eut lieu. En deux ans, sa substance fut pulv\u00e9ris\u00e9e. (Contrairement \u00e0 la m\u00eame narrative, les critiques les plus virulentes au d\u00e9part contre la SDI vinrent de Washington, pas d&rsquo;une Europe craignant une Am\u00e9rique strat\u00e9giquement isolationniste.) Il ne fut bien entendu plus jamais question de transferts de technologies vers l&rsquo;URSS, les remarques des journalistes dans ce sens dans les conf\u00e9rences de presse \u00e9tant prestement \u00e9touff\u00e9es avec un clin d&rsquo;il concernant l&rsquo;\u00e2ge du capitaine,  pardon, du pr\u00e9sident. La SDI fut enti\u00e8rement transform\u00e9e en un projet (puisqu&rsquo;elle ne fut jamais r\u00e9alis\u00e9e) d&rsquo;acquisition de la sup\u00e9riorit\u00e9 strat\u00e9gique des USA sur l&rsquo;URSS. Reagan n&rsquo;y put rien et ne tenta d&rsquo;ailleurs jamais rien de s\u00e9rieux.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La SDI fut consid\u00e9r\u00e9e par cons\u00e9quent, d&rsquo;une part, d&rsquo;une fa\u00e7on agressive, comme un moyen de r\u00e9duire les Sovi\u00e9tiques (plus tard, histoire r\u00e9crite, on en fera le moyen trouv\u00e9 par les r\u00e9publicains et les <em>neocons<\/em> pour expliquer \u00e0 l&rsquo;avantage du syst\u00e8me du complexe militaro-industriel l&rsquo;\u00e9croulement de l&rsquo;URSS); d&rsquo;une fa\u00e7on pacificatrice, d&rsquo;autre part, comme un moyen d&rsquo;\u00e9voluer sur la voie du d\u00e9sarmement De ce dernier point de vue, on doit placer l&rsquo;extraordinaire sommet de Reykjavik, de l&rsquo;automne 1986, entre Reagan et Gorbatchev, comme le second point \u00e9clairant Reagan d&rsquo;une lumi\u00e8re inattendue, en en faisant le partenaire de Gorbatchev et un adepte du gorbatch\u00e9visme plut\u00f4t que de l&rsquo;id\u00e9ologie de l&rsquo;instinct de l&#8217;empire du Mal. (A ce dernier point de vue, on apportera la pr\u00e9cision que l&rsquo;hypoth\u00e8se implique que Gorbatchev savait parfaitement quelle politique il suivait, et pourquoi, tandis que Reagan r\u00e9pondait \u00e0 une autre partie de son instinct, celle qui rejetait l&rsquo;id\u00e9e du risque accept\u00e9, sinon affirm\u00e9 comme une partie de la th\u00e9orie, de l&rsquo;an\u00e9antissement r\u00e9ciproque.) Dans <em>Arms Control Today<\/em>, de <a href=\"http:\/\/www.armscontrol.org\/act\/2006_09\/lookingback\" class=\"gen\">septembre 2006<\/a>, des articles consacr\u00e9s au sommet, vingt ans apr\u00e8s, furent publi\u00e9s. L&rsquo;ambassadeur James E. Goodby, qui \u00e9tait dans l&rsquo;\u00e9quipe START de Reagan dans les ann\u00e9es 1980, d\u00e9crit le sommet de Reykjavik comme une extraordinaire opportunit\u00e9 o\u00f9 les deux dirigeants envisag\u00e8rent un trait\u00e9 de r\u00e9duction radicale des armes nucl\u00e9aires, vers un objectif conceptuel de suppression des armes nucl\u00e9aires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The story of the 1986 Reykjavik summit meeting is a tale of two visionary leaders and an impossible dream. It was the most remarkable summit ever held between U.S. and Soviet leaders. President Ronald Reagan and Soviet General Secretary Mikhail Gorbachev seriously discussed the elimination of all ballistic missiles held by their two countries and aired the possibility of eliminating all nuclear weapons.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Nonetheless, Reagan and Gorbachev achieved a great deal at Reykjavik. They had stretched the envelope of thinking about reducing the nuclear danger. They had clearly distinguished between nuclear weapons and all other weapons and had stigmatized nuclear weapons as immoral, their use unacceptable in conflicts among nations. They reinforced the tradition of the non-use of nuclear weapons, and despite the famous word laboratories, the Reykjavik meeting led to the signing of the U.S.-Soviet treaty on banning intermediate-range nuclear forces and to a draft treaty on reducing strategic-range nuclear forces that was almost complete by the time Reagan left office.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce cadre historique g\u00e9n\u00e9ral qui n&rsquo;appara\u00eet nullement dans l&rsquo;article du NYT, il serait int\u00e9ressant de voir si l&rsquo;\u00e9ventuelle fili\u00e8re <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_mister_gorbatchev_i_presume__10_07_2009.html\" class=\"gen\">Gorbatchev<\/a> d&rsquo;Obama a quelque rapport avec cet ensemble que forment l&rsquo;article de <em>Sundial<\/em>, les questions de d\u00e9nucl\u00e9arisation de la p\u00e9riode des ann\u00e9es 1980, la r\u00e9apparition opportune de l&rsquo;article de <em>Sundial<\/em> et les projets de d\u00e9nucl\u00e9arisation actuels d&rsquo;Obama. La question se pose \u00e9videmment dans la mesure o\u00f9 Gorbatchev fut compl\u00e8tement partie prenante dans ces hypoth\u00e8ses de d\u00e9nucl\u00e9arisation. Envisager un Obama h\u00e9ritier d&rsquo;un Reagan inattendu sinon accidentel, par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un Gorbatchev ayant surv\u00e9cu \u00e0 son \u00e9limination de 1991, constituerait une \u00e9tonnante occurrence historique, sans compter d&rsquo;autres hypoth\u00e8ses possibles, plus complexes.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 13 juillet 2009 \u00e0  06H53<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est vrai qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;origine, notamment avec son discours de Stasbourg d&rsquo;avril dernier, personne n&rsquo;a vraiment pris au s\u00e9rieux les affirmations d&rsquo;Obama en faveur d&rsquo;un nuclear-free world; electoral stuff, disaient en g\u00e9n\u00e9ral les commentateurs US; un gadget, disaient les analystes du Quai d&rsquo;Orsay. 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