{"id":70922,"date":"2009-07-20T01:24:49","date_gmt":"2009-07-20T01:24:49","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/07\/20\/toujours-des-signaux-britanniques-vers-leurope-la-france-et-la-defense\/"},"modified":"2009-07-20T01:24:49","modified_gmt":"2009-07-20T01:24:49","slug":"toujours-des-signaux-britanniques-vers-leurope-la-france-et-la-defense","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/07\/20\/toujours-des-signaux-britanniques-vers-leurope-la-france-et-la-defense\/","title":{"rendered":"Toujours des \u201csignaux\u201d britanniques vers l&rsquo;Europe (la France) et la d\u00e9fense"},"content":{"rendered":"<p><p>Se passe-t-il quelque chose au Royaume-Uni? La question a d\u00e9j\u00e0 fait un grand usage, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des relations avec l&rsquo;Europe, par cons\u00e9quent des relations avec les USA, et particuli\u00e8rement dans le domaine de la d\u00e9fense. Elle peut encore servir, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00eatre pos\u00e9e \u00e0 nouveau. Le commentaire de Malcolm Rifkind, dans le <em>Financial Times<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/0\/2678f9b8-7171-11de-a821-00144feabdc0.html\" class=\"gen\">16 juillet 2009<\/a>, y conduit effectivement, apr\u00e8s le rapport de l&rsquo;IPPR dont nous avons parl\u00e9 le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_relations_speciales_et_le_monde_post-9_15_02_07_2009.html\" class=\"gen\">2 juillet 2009<\/a>. On y retrouve quelques-unes des observations essentielles<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Il y a le caract\u00e8re in\u00e9luctable de certaines r\u00e9ductions de grands programmes d&rsquo;armement; fatalit\u00e9s budg\u00e9taires, fatalit\u00e9 de la crise On retrouve les m\u00eames hypoth\u00e8ses que dans le rapport mentionn\u00e9, avec, en bonne place, notre affectueux JSF. \u00ab<em>If Britain&rsquo;s armed forces are already overstretched, and significant extra resources are not going to be provided, something has to give. The most likely casualties are the new aircraft carriers, the joint strike fighter, or even Trident submarines.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Il y a l&rsquo;appr\u00e9ciation que les liens avec les USA sont promis \u00e0 se r\u00e9duire au niveau de la d\u00e9fense, qu&rsquo;en Europe les deux principales nations avec une puissance militaire acceptable sont la France et le Royaume-Uni,  ainsi est-ce ce que l&rsquo;on devine dans ces lignes: \u00ab<em>At present the UK and France are the only two countries, other than the US, that can deploy serious military capability to other parts of the world.<\/em> [] <em>This strength is not going to be sustainable at current levels of spending. Furthermore, the US is going to become less and less willing to subsidise Europe&rsquo;s defence when many European nations, unlike Britain and France, spend little on their military.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Que faire? L&rsquo;Europe, bien s\u00fbr. Pas d&rsquo;arm\u00e9e europ\u00e9enne, cela n&rsquo;int\u00e9resse pas les Britanniques, pas vraiment d&rsquo;int\u00e9gration au niveau bruxellois. Lorsqu&rsquo;on parle de choses s\u00e9rieuses, les Britanniques sont s\u00e9rieux,  c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il n&rsquo;est plus question des folies bruxelloises et des r\u00eaveries int\u00e9grationnistes. Alors quoi? Coop\u00e9ration renforc\u00e9e, l&rsquo;id\u00e9e du noyau dur europ\u00e9en au niveau de la d\u00e9fense <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>I am not advocating the dangerous nonsense of a European army. Nor am I suggesting enhanced powers for the EU in defence. The reality is that only a few EU countries seriously contribute to military capability, including the French, Dutch, Danes and Poles. Germany will join the list when it overcomes its reluctance, since 1945, to operate overseas. Such a coalition of the willing, as the European pillar of Nato, would be formidable. Together they have combined military manpower of around 750,000, while Britain, France and Germany spend almost \u00a3100bn a year on defence.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Enfin, la cerise sur le g\u00e2teau: la coop\u00e9ration nucl\u00e9aire avec les Fran\u00e7ais. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;argument supr\u00eame dans une analyse des possibilit\u00e9s d&rsquo;une coop\u00e9ration militaire entre France et UK: \u00ab<em>That also applies to our nuclear weapons, where Britain and France provide a defence umbrella, along with the US, for the rest of Europe. If London and Paris could agree a joint nuclear defence strategy we would have a much more powerful combined deterrent against any possible aggressor. This might enable Britain to make do with three rather than four Trident submarines, greatly reducing the expense.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Tout de m\u00eame, ne pas oublier l&rsquo;OTAN. Selon Rifkind, le projet ainsi d\u00e9taill\u00e9e s&rsquo;apparente \u00e0 un pilier europ\u00e9en dans l&rsquo;OTAN; nous restons donc dans l&rsquo;OTAN. \u00ab<em>Nato must remain, but within it, its European members, including the UK, must get serious on defence. If we don&rsquo;t hang together we will, assuredly, hang separately.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMalcolm Rifkind est parlementaire conservateur, ancien ministre de la d\u00e9fense et ancien ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res. Ce commentaire, dont la logique \u00e9pouse exactement celle du rapport d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, per\u00e7u comme <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_jsf_s_inquiete_de_la_fidelite_des_amis_britanniques_03_07_2009.html?admin=1\" class=\"gen\">plus \u00e0 gauche<\/a> par certains, indique qu&rsquo;il existerait d\u00e9sormais un courant puissant en formation au Royaume-Uni pour une refonte compl\u00e8te de la politique de d\u00e9fense et de la strat\u00e9gie, dont on pourrait juger qu&rsquo;il trouverait un \u00e9cho similaire dans les diff\u00e9rentes tendances politiques. Les facteurs constitutifs d&rsquo;une telle hypoth\u00e8se sont d\u00e9sormais connus: les n\u00e9cessit\u00e9s n\u00e9es de la crise et les contraintes que celle-ci impose; la perception d&rsquo;un certain d\u00e9sengagement US, lui aussi suscit\u00e9 ou acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 par la crise; la seule alternative possible \u00e9tant europ\u00e9enne, avec, pour les Britanniques, la recherche privil\u00e9gi\u00e9e d&rsquo;une coop\u00e9ration avec la France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>In illo tempore<\/em>, tous les soup\u00e7ons \u00e9taient justifi\u00e9s lorsqu&rsquo;une telle interrogation parcourait le monde politique britannique,  cela, si l&rsquo;on se place du point de vue fran\u00e7ais principalement. Aujourd&rsquo;hui, les soup\u00e7ons sont moins justifi\u00e9s, puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a effectivement nulle crainte pour la France d&rsquo;\u00eatre entrain\u00e9s \u00e0 r\u00e9int\u00e9grer l&rsquo;OTAN contre son gr\u00e9 par les inf\u00e2mes Britanniques,  l&rsquo;habile pr\u00e9sident Sarkozy ayant pr\u00e9venu la manuvre, on sait comment. Le fait est que la possibilit\u00e9 existe fortement que les Britanniques soient vraiment demandeurs, parce que les \u00e9v\u00e9nements ne leur laisseraient gu\u00e8re quelque autre choix. La possibilit\u00e9 existe m\u00eame que les Britanniques aient <strong>int\u00e9r\u00eat<\/strong> \u00e0 ce que les Fran\u00e7ais conservent le plus d&rsquo;autonomie et d&rsquo;ind\u00e9pendance possible, en vue d&rsquo;une coop\u00e9ration o\u00f9 eux-m\u00eames profiteraient de cette autonomie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9galement tr\u00e8s int\u00e9ressant, du point de vue politique, que ce soit un conservateur qui envisage ces possibilit\u00e9s. Il est \u00e9vident que la question de la d\u00e9fense serait un des probl\u00e8mes fondamentaux que les conservateurs devraient aborder s&rsquo;ils remportaient les prochaines \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales qui auront lieu au plus tard en juin 2010, pour lesquelles ils occupent actuellement la position de favoris. Dans cette perspective, on devrait voir fleurir les ballons d&rsquo;essai sur des possibilit\u00e9s de nouvelles orientations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSelon le sch\u00e9ma qu&rsquo;on voit se d\u00e9velopper, il appara\u00eet que ces possibilit\u00e9s de coop\u00e9ration qui sont ainsi envisag\u00e9es, principalement entre l&rsquo;Angleterre et la France, devraient passer par des goulots d&rsquo;\u00e9tranglement, par des points de confrontation qui devraient \u00eatre \u00e9claircis. Certes, une coop\u00e9ration rapproch\u00e9e avec la France au niveau de la d\u00e9fense poserait d&rsquo;int\u00e9ressantes questions dans le domaine nucl\u00e9aire. Le cas de l&rsquo;engagement britannique dans le programme JSF en soul\u00e8verait qui ne le seraient pas moins, d&rsquo;autant que le cas est mis sur la table par les Britanniques eux-m\u00eames et qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un syst\u00e8me dont le contr\u00f4le souverain (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-plongee_au_c_ur_de_la_souverainete_operationnelle__08_05_2009.html?admin=1\" class=\"gen\">souverainet\u00e9 op\u00e9rationnelle<\/a>) par ses utilisateurs non-US est fortement mis en question.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 20 juillet 2009 \u00e0 01H20<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Se passe-t-il quelque chose au Royaume-Uni? La question a d\u00e9j\u00e0 fait un grand usage, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des relations avec l&rsquo;Europe, par cons\u00e9quent des relations avec les USA, et particuli\u00e8rement dans le domaine de la d\u00e9fense. 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