{"id":71005,"date":"2009-08-22T15:09:52","date_gmt":"2009-08-22T15:09:52","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/08\/22\/lavertissement-de-krugman\/"},"modified":"2009-08-22T15:09:52","modified_gmt":"2009-08-22T15:09:52","slug":"lavertissement-de-krugman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/08\/22\/lavertissement-de-krugman\/","title":{"rendered":"L&rsquo;avertissement de Krugman"},"content":{"rendered":"<p><p>Pour cette fois, Paul Krugman ne parle ni d&rsquo;\u00e9conomie, ni sp\u00e9cifiquement de la crise \u00e9conomique elle-m\u00eame. Il parle d&rsquo;une autre crise qui est en train de se dessiner, qui serait la crise de la pr\u00e9sidence Obama. Dans son commentaire r\u00e9gulier du New York <em>Times<\/em>, celui-ci en date du <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2009\/08\/21\/opinion\/21krugman.html?_r=1\" class=\"gen\">21 ao\u00fbt 2009<\/a>, il s&rsquo;attache au probl\u00e8me de confiance d&rsquo;Obama (\u00ab<em>Obama&rsquo;s Trust Problem<\/em>\u00bb)  ce qui pourrait devenir une crise de confiance de la pr\u00e9sidence Obama. L&rsquo;intervention de Krugman est importante parce que c&rsquo;est une voix \u00e9cout\u00e9e et influente, charg\u00e9e par les circonstances, les honneurs et certaines prises de position, d&rsquo;une certaine sagesse et d&rsquo;un statut implicite qu&rsquo;on pourrait d\u00e9signer comme la conscience des lib\u00e9raux (ou des progressistes, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit du sens politique du mot lib\u00e9ral dans la politique US). (Krugman intitule son <em>blog<\/em> personnel sur le NYT: <em>Conscience of a Lberal<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDonc, Krugman ne parle pas d&rsquo;\u00e9conomie Pour lui, la crise des soins de sant\u00e9, o\u00f9 Obama n&rsquo;a jamais su prendre une position nette, o\u00f9 il a fortement louvoy\u00e9 sur la question de l&rsquo;intervention du secteur public dans cette affaire, constitue un catalyseur de ce qui pourrait devenir une crise de confiance fondamentale entre le pr\u00e9sident et sa base \u00e9lectorale et id\u00e9ologique naturelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>According to news reports, the Obama administration  which seemed, over the weekend, to be backing away from the public option for health insurance  is shocked and surprised at the furious reaction from progressives. Well, I&rsquo;m shocked and surprised at their shock and surprise.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A backlash in the progressive base  which pushed President Obama over the top in the Democratic primary and played a major role in his general election victory  has been building for months. The fight over the public option involves real policy substance, but it&rsquo;s also a proxy for broader questions about the president&rsquo;s priorities and overall approach.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>So there&rsquo;s a growing sense among progressives that they have, as my colleague Frank Rich suggests, been punked. And that&rsquo;s why the mixed signals on the public option created such an uproar.<\/em> [] <em>So progressives are now in revolt. Mr. Obama took their trust for granted, and in the process lost it. And now he needs to win it back.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tKrugman ne s&rsquo;en tient pas, certes, \u00e0 la seule querelle des soins de sant\u00e9. Il passe en revue ce qu&rsquo;il juge \u00eatre les principales erreurs d&rsquo;Obama par rapport \u00e0 sa base \u00e9lectorale, par rapport aux progressistes. La question du sauvetage de Wall Street, particuli\u00e8rement, appara\u00eet comme un point particuli\u00e8rement choquant. (\u00ab<em>I don&rsquo;t know if administration officials realize just how much damage they&rsquo;ve done themselves with their kid-gloves treatment of the financial industry, just how badly the spectacle of government supported institutions paying giant bonuses is playing.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette intervention de Paul Krugman vient \u00e0 son heure parce qu&rsquo;elle marque effectivement l&rsquo;exasp\u00e9ration d\u00e9sormais patente, pesante, fondamentale, de la base de soutien naturelle de Barack Obama. Elle marque aussi la col\u00e8re en soi, qui est l&rsquo;attitude politique d\u00e9sormais de plus en plus r\u00e9pandue de de la fraction lib\u00e9rale (progressiste) de l&rsquo;opinion publique US. Ce fait est \u00e0 tenir d\u00e9sormais comme essentiel  dans l&rsquo;analyse politique d&rsquo;une situation qu&rsquo;un acteur de cin\u00e9ma peut d\u00e9finir, comme s&rsquo;il \u00e9tait analyste politique respect\u00e9, comme celle d&rsquo;un climat pr\u00e9parant <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-bho_veut-il_la_guerre_civile_22_08_2009.html?admin=1\" class=\"gen\">une guerre civile<\/a>, sans para\u00eetre ridicule ni excessif. De plus en plus s&rsquo;exerce une polarisation dans la situation politique aux USA, s&rsquo;accompagnant d&rsquo;une mont\u00e9e aux extr\u00eames  c&rsquo;est-\u00e0-dire que chaque p\u00f4le oppos\u00e9 s&rsquo;affirme en tant que tel, dans des positions de plus en plus extr\u00eames. La remarque de Krugman, un jugement d\u00e9sormais partag\u00e9 par la plupart des lib\u00e9raux US, r\u00e9sume cette situation: \u00ab<em>It&rsquo;s hard to avoid the sense that Mr. Obama has wasted months trying to appease people who can&rsquo;t be appeased<\/em>\u00bb Peu importe ici le sens politique de la phrase, ce qui importe est la situation ainsi d\u00e9crite: on ne n\u00e9gocie pas avec des gens avec lesquels toute n\u00e9gociation est impossible. C&rsquo;est ce que les lib\u00e9raux pensent des conservateurs et c&rsquo;est ce que les conservateurs pensent des lib\u00e9raux. (Il est malheureux qu&rsquo;on doive encore employer des \u00e9tiquettes politiques alors que la situation tend effectivement \u00e0 d\u00e9passer le simplisme des \u00e9tiquettes  mais l&rsquo;on comprend que c&rsquo;est pure convenance, pour pouvoir exprimer une situation.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour Obama et si l&rsquo;on s&rsquo;en tient \u00e0 la seule logique de la situation politique, on mesure l&rsquo;impasse catastrophique o\u00f9 il est conduit. Sa recherche d&rsquo;un compromis, ses louvoiements, sa volont\u00e9 de parvenir \u00e0 tout prix \u00e0 une situation d&rsquo;accord bipartisan n&rsquo;ont fait qu&rsquo;exacerber les oppositions des adversaires qu&rsquo;il voulait amadouer, et sont en train de lui ali\u00e9ner ceux qui le soutiennent naturellement. L&rsquo;homme de compromis, l&rsquo;homme de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">la politique de la raison<\/a> va bient\u00f4t se trouver compl\u00e8tement isol\u00e9s entre les deux extr\u00eames qui tendent \u00e0 devenir le caract\u00e8re essentiel de la situation politique US. Si cette impasse se confirme et s&rsquo;aggrave jusqu&rsquo;\u00e0 la crise de confiance qui secouerait toute sa pr\u00e9sidence, il ne reste \u00e0 Obama qu&rsquo;une seule voie de sortie, que Krugman exprime de la sorte: Et maintenant, il a besoin de regagner la confiance des progressistes (\u00ab<em>And now he needs to win it back<\/em>\u00bb). C&rsquo;est-\u00e0-dire durcir sa position, affirmer son autorit\u00e9 contre le droite conservatrice, ceci et cela s&rsquo;il le peut, et ainsi encore accentuer la division antagoniste du pays.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi en est-il d&rsquo;une situation qui semble suivre la fatalit\u00e9 d&rsquo;un affrontement qui semblerait comme quelque chose d&rsquo;absolument n\u00e9cessaire, d&rsquo;absolument in\u00e9luctable.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 22 ao\u00fbt 2009 \u00e0 15H12<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour cette fois, Paul Krugman ne parle ni d&rsquo;\u00e9conomie, ni sp\u00e9cifiquement de la crise \u00e9conomique elle-m\u00eame. Il parle d&rsquo;une autre crise qui est en train de se dessiner, qui serait la crise de la pr\u00e9sidence Obama. 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