{"id":71018,"date":"2009-08-28T15:11:46","date_gmt":"2009-08-28T15:11:46","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/08\/28\/a-la-recherche-de-la-guerre\/"},"modified":"2009-08-28T15:11:46","modified_gmt":"2009-08-28T15:11:46","slug":"a-la-recherche-de-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/08\/28\/a-la-recherche-de-la-guerre\/","title":{"rendered":"A la recherche de la guerre"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">A la recherche de la guerre<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t28 ao\u00fbt 2009  La guerre en Afghanistan devient un \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s int\u00e9ressant dans sa diversit\u00e9, qui prend la rel\u00e8ve, en l&rsquo;accentuant, du m\u00eame \u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;Irak, mais finalement dans une dimension beaucoup plus large. Il s&rsquo;agit de moins en moins de savoir si l&rsquo;on gagnera, si l&rsquo;on perdra, dans quelles conditions, ni m\u00eame s&rsquo;il y a un soutien populaire, s&rsquo;il y a des int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques, des avantages, etc. Plus on avance, durant la guerre en Irak puis en passant de l&rsquo;Irak en Afghanistan, puis dans la guerre en Afghanistan, plus on semble reculer dans la compr\u00e9hension de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;est la guerre dans notre \u00e9poque si l&rsquo;on s&rsquo;en tient aux r\u00e9f\u00e9rences classiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes questions deviennent de plus en plus fondamentales, de plus en plus \u00e9nigmatiques \u00e9galement, de plus en plus difficiles \u00e0 nous conduire \u00e0 des r\u00e9ponses. Quelles questions?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Que se passe-t-il? Quelle sorte de guerre est la guerre d&rsquo;Afghanistan?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;Afghanistan est-il une sorte de guerre dont les caract\u00e9ristiques restent dissimul\u00e9es, qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;identifier? (Qu&rsquo;il est tr\u00e8s difficile d&rsquo;identifier?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;Afghanistan est-il une sorte de guerre inconnue jusqu&rsquo;ici, qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;identifier par reconstitution, comme on fait d&rsquo;un puzzle apr\u00e8s tout?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Finalement, est-ce une guerre? Finalement, la guerre, cela existe-t-il encore? (Et quel est l&rsquo;\u00e2ge du capitaine, d&rsquo;ailleurs?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIci, l&rsquo;occasion d&rsquo;\u00e9voquer toutes ces questions nous est donn\u00e9e par le malheureux William S. Lind, l&rsquo;homme de la G4G aux USA, dans un texte mis en ligne le <a href=\"http:\/\/www.d-n-i.net\/dni\/2009\/08\/25\/on-war-313-war-of-exhaustion-or-war-of-maneuver\/#more-837\" class=\"gen\">25 ao\u00fbt 2009<\/a>, sur le site <em>Defense &#038; National Interest<\/em>. Nous disons malheureux Lind, comme nous donnerions ce qualificatif \u00e0 un certain nombre d&rsquo;autres commentateurs qui essaient de comprendre quelque chose \u00e0 cette guerre qui semble si herm\u00e9tique au bon sens, et conduite effectivement en d\u00e9pit du bon sens  comme si le bon sens, en toutes choses, \u00e9tait devenu aujourd&rsquo;hui un pi\u00e8ge \u00e9pouvantable pour la bonne continuation de la civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLind tente donc de donner une nouvelle d\u00e9finition \u00e0 la guerre d&rsquo;Afghanistan: une guerre d&rsquo;\u00e9puisement. Il y ajoute, pour expliquer cette identification, sa r\u00e9f\u00e9rence favorite \u00e0 l&rsquo;Allemagne durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The war in Afghanistan appears to have settled into the category Delbrueck called wars of exhaustion. If it remains there, the U.S. cannot win. The American people will become exhausted long before the Pashtun do.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In this respect America&rsquo;s situation is similar to that Germany faced in World War I. Germany knew she could not win a war of exhaustion. She therefore sought to turn it into a war of maneuver, successfully on the eastern front and almost successfully in the west in the spring of 1918 and also at sea with the U-boat campaign. The ultimate failure of the latter two efforts, an operational failure on land and, worse, a grand strategic failure at sea, meant the war of exhaustion continued. Exhaustion finally caused the home front to collapse in November, 1918.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLind discute donc de ce qu&rsquo;il estime \u00eatre la seule solution pour les forces US: tenter de transformer cette guerre d&rsquo;\u00e9puisement en une guerre de manuvre, o\u00f9 l&rsquo;U.S. Army pourrait prendre l&rsquo;avantage. A ce point, l&rsquo;analogie avec la Premi\u00e8re Guerre mondiale n&rsquo;a plus de sens, parce que nous sommes dans une guerre de type G4G, avec une dimension op\u00e9rationnelle qui est sans rapport avec la Grande Guerre. La solution offerte est que la transformation en guerre de manuvre doit se faire aux niveaux politique et moral<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>At first sight, such a prescription appears pointless. The granular nature of a Fourth Generation battlefield, a granularity that encompasses not only the military but also the political and moral aspects of the conflict, would appear to render any military maneuvers above the tactical level irrelevant. Great operational encirclements like those in which the German Army specialized become swords cutting through the air.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The fact that we cannot turn the Afghan war into a war of maneuver on the military level need not, however, be the end of the matter. Instead, it poses a new question: how might we turn this war of exhaustion into<\/em> <strong><em>a war of maneuver on the political or moral levels<\/em><\/strong><em>? If we can succeed in doing either, or better both, we may still escape the certainty of defeat a continued war of exhaustion promises.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[A]<em> war of maneuver on the political or moral levels<\/em>\u00bb, cela implique une adaptation aux conditions sociales, ethniques et psychologiques de l&rsquo;Afghanistan, et leurs manipulations dans un sens favorable aux alli\u00e9s (aux USA). Par exemple, ne pas cataloguer tous les adversaires des alli\u00e9s de talibans, parce que c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre le cas, et ne pas les traiter comme tels. Ne pas croire que parce qu&rsquo;il y a un gouvernement, il y a un Etat sur lequel on peut s&rsquo;appuyer, ce qui n&rsquo;est effectivement pas le cas en Afghanistan Et ainsi de suite. Bref, il s&rsquo;agirait de consid\u00e9rer l&rsquo;Afghanistan autrement que comme un champ de bataille que ce pays n&rsquo;est pas, mais comme un pays en crise, compl\u00e8tement d\u00e9structur\u00e9, qui est le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une guerre insaisissable o\u00f9 les USA n&rsquo;ont pas le meilleur r\u00f4le.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The American senior leadership thus needs to undertake a serious and competent analysis of political and moral surfaces and gaps both in our opponent&rsquo;s positions and in our own. Neither can be accomplished with blinders on. Both must be brutally honest.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It is just possible that such an analysis might offer a roadmap for political and moral maneuver, which is what we require if we are to escape the war of exhaustion. There is, of course, no guarantee; the complexity of a Fourth Generation environment may mean the task is beyond our ability. We may also discover that we can identify some surfaces and gaps yet lack the capability to exploit the gaps. This occurs not infrequently in purely military wars of maneuver.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>I think nonetheless that this may be the most promising way forward. If it fails to identify political and moral gaps we can exploit with some hope of success, then logically it leads to the conclusion that we cannot escape a war of exhaustion and its inevitable outcome, our defeat. That too is useful, in that it should lead us to cut our losses and withdraw as soon as possible.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMalheureux Lind, r\u00e9p\u00e9tons-nous, car on a \u00e9galement l&rsquo;impression que toute cette analyse a surtout pour but de pousser les militaires US a accepter de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 cette guerre, de penser la guerre d&rsquo;Afghanistan pour ce qu&rsquo;elle est Conduire le commandement US \u00e0 admettre que la transformation en guerre de manuvre implique surtout de penser en termes politiques et autres (\u00ab<em>A short column cannot answer this new question; my purpose here is mainly to pose it. If, as I think it ought, it becomes the intellectual Schwerpunkt of the American high command, then I will have done my duty for one week, anyway.<\/em>\u00bb) Est-il possible que le commandement US parvienne effectivement \u00e0 cet exercice? Si cela est bien difficile \u00e0 dire, on jurerait que l&rsquo;hypoth\u00e8se la plus probable, consid\u00e9rant le comportement et la psychologie de ces militaires, est bien s\u00fbr qu&rsquo;ils n&rsquo;y arriveront pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Is the American senior leadership, military and political, capable of undertaking an analysis of the Afghan war along these lines? I do not know. But I suspect that offering such a framework for analysis may be the most military theory can do for our forces now fighting a hopeless war of exhaustion.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est difficile de trouver de grands \u00e9lans d&rsquo;optimisme dans ces remarques. On irait presque jusqu&rsquo;\u00e0 penser qu&rsquo;apr\u00e8s tout, au-del\u00e0 de ce qu&rsquo;il dit, Lind voudrait pousser les chefs militaires US, ainsi que les dirigeants politiques US, \u00e0 conclure d&rsquo;eux-m\u00eames que cette guerre est ingagnable tant l&rsquo;alternative (la guerre de manuvre politique et morale) semble absolument au-del\u00e0 de leur entendement.<\/p>\n<h3>Variations autour du th\u00e8me de la G4G<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa Guerre de 4\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration (G4G) est un concept qui est l&rsquo;objet d&rsquo;un fascinant d\u00e9bat. Elle nous est propos\u00e9e comme quelque chose d&rsquo;existant effectivement, donc quelque chose qui devrait \u00eatre d\u00e9finie d&rsquo;une fa\u00e7on pr\u00e9cise, presque comme une mati\u00e8re op\u00e9rationnelle, alors qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9 il semble que la chose la plus difficile et la plus ouverte \u00e0 son propos est justement sa d\u00e9finition.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl semble finalement, si l&rsquo;on s&rsquo;en tient aux domaine le plus strict de la chose militaire, que la G4G est tout ce qu&rsquo;on veut sauf une id\u00e9e et une activit\u00e9 nouvelles. Gu\u00e9rilla plus ou moins insurrectionnelle, Guerre asym\u00e9trique, guerre du faible contre le fort, guerre m\u00ealant des tactiques et techniques archa\u00efques et certains syst\u00e8mes de technologies avanc\u00e9es (le Hezbollah contre Isra\u00ebl \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2006), guerre de lib\u00e9ration ou guerre de r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;occupation, etc.  toutes ces id\u00e9es et conceptions sont pr\u00e9sentes dans la description technique de la G4G  et toutes sont aussi vieilles qu&rsquo;est longue l&rsquo;histoire des conflits humaines. Il y a aussi l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;adversaire faible dans la G4G n&rsquo;a pas besoin de gagner pour l&#8217;emporter, qu&rsquo;il lui suffit de ne pas perdre; il y a encore la dimension de la communication, soit m\u00e9diatique, soit virtualiste, qui est, pour ce cas de l&rsquo;aspect militaire de la G4G, la sophistication des conceptions \u00e9galement tr\u00e8s vieilles de propagande et de guerre de l&rsquo;information.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLind insiste en g\u00e9n\u00e9ral sur ce qui constitue l&rsquo;aspect in\u00e9dit de la G4G, qui est la question d&rsquo;un adversaire transnational et la question de la pr\u00e9sence ou non d&rsquo;un Etat. (L&rsquo;adversaire dans la G4G peut \u00eatre transnational, donc invincible si la guerre est maintenue dans des dimensions nationales d&rsquo;une nation en crise; par contre, pour l&#8217;emporter dans la G4G, face \u00e0 cet adversaire insaisissable, la pr\u00e9sence, ou disons l&rsquo;affirmation d&rsquo;un Etat est d\u00e9cisive.) L\u00e0 encore, nous flottons dans des impr\u00e9cisions diverses mais nous observons que le premier pas d\u00e9cisif pour avancer dans l&rsquo;identification de la G4G est l&rsquo;\u00e9largissement du concept tr\u00e8s au-del\u00e0 de la dimension militaire, avec diminution \u00e0 mesure de l&rsquo;importance de cette dimension.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL\u00e0-dessus intervient la notion d&rsquo;Etat, comme facteur essentiel dans le destin d&rsquo;une G4G, selon Lind. Dans le cas afghan, Lind situe de cette fa\u00e7on la notion d&rsquo;Etat: \u00ab<em>We now appear to define that front on both the political and moral levels as the Afghan government. This is a fiction politically because there is a government but no state. Morally it is disastrous because the Afghan government is awash in corruption. The recent election will not affect either reality, regardless of its outcome. We seem unable to grasp the fact that in Afghanistan as in much of the world, election outcomes do not confer legitimacy.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous serions tent\u00e9s, pour progresser dans l&rsquo;identification du conflit G4G, de renverser le probl\u00e8me. La G4G n&rsquo;est pas une sorte nouvelle de guerre, mais c&rsquo;est la sorte de conflit (au sens le plus large possible du terme, avec une dimension militaire loin d&rsquo;\u00eatre majoritaire) qui est possible essentiellement dans notre \u00e9poque, et c&rsquo;est la seule sorte de conflit qui corresponde compl\u00e8tement \u00e0 notre \u00e9poque, qui rende compte pr\u00e9cis\u00e9ment de ses enjeux. Selon la d\u00e9finition que nous donnons de notre \u00e9poque (forces d\u00e9structurantes contre forces structurantes), la G4G serait le conflit qui exprime effectivement l&rsquo;antagonisme central de notre \u00e9poque, et qui exprime l&rsquo;opposition au courant d\u00e9structurant qui est effectivement l&rsquo;agresseur. Il englobe la question de l&rsquo;Etat, mais pas n\u00e9cessairement, ou non exclusivement, et pas automatiquement dans un sens donn\u00e9. Nous dirions plut\u00f4t qu&rsquo;il englobe les notions de souverainet\u00e9, de l\u00e9gitimit\u00e9 et d&rsquo;identit\u00e9 (qui permettent de disposer d&rsquo;une autorit\u00e9 \u00e9ventuellement r\u00e9galienne, qui s&rsquo;exprime \u00e9ventuellement dans l&rsquo;Etat). Ces trois notions sont essentiellement structurantes, et ce sont elles qui cr\u00e9ent leurs repr\u00e9sentations constitutives.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour reprendre l&rsquo;exemple afghan, il nous importe peu qu&rsquo;il y ait un gouvernement sans Etat, ni m\u00eame qu&rsquo;il y ait un gouvernement corrompu  toutes ces choses sont communes et constantes sous le chaud soleil de notre morale civilisatrice. Ce qui importe, c&rsquo;est la question de la l\u00e9gitimit\u00e9. Ni la corruption, ni l&rsquo;absence d&rsquo;Etat ne sont, dans le cas de Karza\u00ef, des obstacles insurmontables; si, demain, Karza\u00ef d\u00e9cide  s&rsquo;il en a l&rsquo;audace et les moyens  et l&rsquo;audace, surtout  qu&rsquo;il va s&rsquo;opposer avec force aux aspects les plus d\u00e9structurants de l&rsquo;action US, il acquerra une l\u00e9gitimit\u00e9 qui fera de lui une force irr\u00e9sistible dans son pays. (Observons que quelques algarades du type de celle qu&rsquo;il a eue avec <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-guerre_identifiee_en_afghanistan_holbrooke_versus_karzai_28_08_2009.html\" class=\"gen\">Holbrooke<\/a> constituent pour Karza\u00ef un des plus s\u00fbrs moyens de commencer \u00e0 b\u00e2tir une l\u00e9gitimit\u00e9 structurante, et nullement des \u00e9lections d\u00e9mocratiquement contr\u00f4l\u00e9es par l&rsquo;UE ou quelque autre machin du genre. Effectivement, les pressions d\u00e9structurantes US, par leur grossi\u00e8ret\u00e9 absolument contre-productives, sont parmi les armes les plus s\u00fbres de la constitution d&rsquo;une l\u00e9gitimit\u00e9 structurante pour celui qui les subit, autant les adversaires des USA que leurs oblig\u00e9s \u00e9voluant souvent en alli\u00e9s tr\u00e8s r\u00e9ticents, voire en critiques presque ouverts, les diverses <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_americanisme_et_la_psychologie_des_marionnettes__08_07_2008.html\" class=\"gen\">marionnettes<\/a> contestatrices.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, la G4G est un outil dans un antagonisme central, tr\u00e8s puissant mais tr\u00e8s simple, qui d\u00e9finit une \u00e9poque; elle est un outil au service des forces structurantes, quelles qu&rsquo;elles soient, puisqu&rsquo;elle est l&rsquo;expression conflictuelle de la r\u00e9sistance des forces structurantes. Ainsi la G4G n&rsquo;assigne-t-elle pas leurs places immuables aux uns et aux autres, mais elle est un cadre o\u00f9 les acteurs fluctuent constamment. Ainsi, les USA pourraient tr\u00e8s bien passer du bon c\u00f4t\u00e9 de la G4G La seule fa\u00e7on pour eux de gagner dans leur partie engag\u00e9e dans cette G4G en Afghanistan, c&rsquo;est de devenir une force structurante, donc de faire ce que Gorbatchev fit en 1988, pour le compte de l&rsquo;URSS: quitter l&rsquo;Afghanistan. Si l&rsquo;on veut, dans la G4G, le succ\u00e8s n&rsquo;est pas la victoire, comme l&rsquo;observe fort justement William Pfaff ce <a href=\"http:\/\/www.truthdig.com\/report\/item\/20090827_victory_at_the_cost_of_sanity_in_obamas_forever_war\/\" class=\"gen\">27 ao\u00fbt 2009<\/a> et la victoire\u00a0\u00bb est s\u00fbrement l&rsquo;antagoniste mortelle du succ\u00e8s. Mais, pour cela, bien entendu, il faudrait que les USA d&rsquo;Obama se transmutent eux-m\u00eames, de la force d\u00e9structurante qu&rsquo;ils sont en une force structurante  comme Gorbatchev sut transformer l&rsquo;URSS sur sa fin en une force structurante, en abandonnant l&rsquo;Afghanistan, puis l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, puis le communisme (avant d&rsquo;\u00eatre lui-m\u00eame, Gorbatchev, victime des forces d\u00e9structurantes, \u00e9videmment US et occidentalistes).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe dilemme de la G4G est d&rsquo;un tr\u00e8s grand int\u00e9r\u00eat et avec des perspectives qui ne le sont pas moins. Pour devenir une force d\u00e9structurante et cesser d&rsquo;accumuler les victoires (Bagdad, avril 2003) qui signifient d\u00e9faites, au profit de retraits qui se transforment en succ\u00e8s, les USA devraient changer la substance m\u00eame du syst\u00e8me qui les contraint absolument. Si cela se faisait (pourquoi pas, puisque Gorbatchev l&rsquo;a fait pour l&rsquo;URSS?), la logique structurante qu&rsquo;ils suivraient d\u00e9sormais conduirait \u00e0 son terme \u00e0 une attaque d\u00e9structurante du monstre d\u00e9structurant qu&rsquo;est le syst\u00e8me (logique de contre-feu, ou du moins + moins \u00e9gale plus alg\u00e9brique: la d\u00e9structuration d&rsquo;un artefact d\u00e9structurant est un acte structurant); elle conduirait \u00e9videmment \u00e0 l&rsquo;\u00e9clatement ou au fractionnement des USA, dont le rassemblement de puissance est la matrice du courant d\u00e9structurant g\u00e9n\u00e9ral. Baptisons la chose  l&rsquo;\u00e9clatement des USA  comme la bataille finale ou le stade supr\u00eame de la G4G.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la recherche de la guerre 28 ao\u00fbt 2009 La guerre en Afghanistan devient un \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s int\u00e9ressant dans sa diversit\u00e9, qui prend la rel\u00e8ve, en l&rsquo;accentuant, du m\u00eame \u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;Irak, mais finalement dans une dimension beaucoup plus large. 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