{"id":71042,"date":"2009-09-05T16:55:21","date_gmt":"2009-09-05T16:55:21","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/09\/05\/la-solitude-de-limpasse\/"},"modified":"2009-09-05T16:55:21","modified_gmt":"2009-09-05T16:55:21","slug":"la-solitude-de-limpasse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/09\/05\/la-solitude-de-limpasse\/","title":{"rendered":"La solitude de l&rsquo;impasse"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La solitude de l&rsquo;impasse<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t4 septembre 2009  Qu&rsquo;arrive-t-il donc \u00e0 BHO? On reste fascin\u00e9s (oui, c&rsquo;est le mot, nous insistons l\u00e0-dessus) par la fa\u00e7on dont Obama se trouve de plus en plus conduit \u00e0 une situation de complet isolement dans sa politique, avec les diff\u00e9rents blocages qui s&rsquo;installent pour paralyser les diff\u00e9rents axes de sa politique. Apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9pisode de la bataille sur les soins de sant\u00e9, qui continue et n&rsquo;est pas r\u00e9solue, Obama s&rsquo;engouffre dans autre une impasse avec l&rsquo;engagement en Afghanistan, qui appara\u00eet de plus en plus comme l&rsquo;amorce d&rsquo;une catastrophe pour sa position int\u00e9rieure. Il s&rsquo;y engouffre avec calme, mesure, certitude en un sens, convaincu sans aucun doute de la justesse et de la rationalit\u00e9 de sa d\u00e9marche  sans n\u00e9cessairement qu&rsquo;il faille chercher comme explication d&rsquo;\u00e9ventuelles consignes du syst\u00e8me, le <em>diabolicus ex machina<\/em> qui veille. Nous observerions plut\u00f4t une pente suscit\u00e9e par la fatalit\u00e9 logique de la situation g\u00e9n\u00e9rale, confront\u00e9e \u00e0 une personnalit\u00e9 qui ne parvient pas \u00e0 s&rsquo;exprimer sinon dans ses penchants les plus attentistes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelle est la cause de ces jugements d\u00e9sol\u00e9s? Nous choisissons l&rsquo;appr\u00e9ciation d\u00e9taill\u00e9e du vigilant New York <em>Times<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2009\/09\/03\/world\/asia\/03policy.html?_r=1&#038;partner=rss&#038;emc=rss&#038;pagewanted=all\" class=\"gen\">3 septembre 2009<\/a>. Le NYT a une position d&rsquo;oracle du syst\u00e8me et ses jugements expriment effectivement une appr\u00e9ciation g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;<em>establishment<\/em>. L&rsquo;article nous informe que, pour poursuivre sa politique afghane absurde et sans issue, Obama aura de plus en plus besoin de ses ennemis jur\u00e9s, de ses adversaires politiques et soi-disant id\u00e9ologiques qui le m\u00e9prisent, qui le ha\u00efssent, c&rsquo;est-\u00e0-dire le GOP (<em>Great Old Party<\/em>  les r\u00e9publicains).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Encore, ce jugement pessimiste ne l&rsquo;est-il pas n\u00e9cessairement assez M\u00eame ce soutien n&rsquo;est pas assur\u00e9. Obama a-t-il entendu parler le parlementaire d\u00e9mocrate Murtha, a-t-il observ\u00e9 le comportement de l&rsquo;\u00e9l\u00e9gante <em>Speaker<\/em> de la Chambre, Nancy Pelosi? Il aurait pu lire ces d\u00e9clarations de Murtha, telles que nous les avons r\u00e9percut\u00e9es sur notre site <em>dedefensa.org<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_desinteret_de_la_guerre_26_06_2009.html\" class=\"gen\">26 juin 2009<\/a>: \u00ab<em>Democrats could even refuse to fund war bills if the Obama administration failed to make good on its promise to withdraw U.S. troops from Iraq, Murtha said. It&rsquo;s quite possible that<\/em> <strong><em>we could lose the war funding<\/em><\/strong><em>. If it hadn&rsquo;t been for the speaker, we would have lost it this time. \u00bbThe U.S. House narrowly passed the $106-billion bill to pay for the Iraq and Afghanistan wars, with the measure garnering only five Republican votes and 32 Democrats voting against it.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;article du NYT d\u00e9peint une situation objective qui, pour Obama, pourrait devenir un cauchemar de politique int\u00e9rieure  un de plus, certes. Cela est \u00e9crit, alors qu&rsquo;Obama se pr\u00e9pare, sur les conseils \u00e9clair\u00e9s de ses conseillers militaires et strat\u00e8ges  ou de certains d&rsquo;entre eux, et certainement pas tous   \u00e0 ordonner l&rsquo;envoi de troupes suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The simple political narrative of the Afghanistan war  that this was the good war, in which the United States would hunt down the perpetrators of the Sept. 11 attacks  has faded over time, with popular support ebbing, American casualties rising and confidence in the Afghan government declining. In addition, Afghanistan&rsquo;s disputed election, and the attendant fraud charges that have been lodged against President Hamid Karzai, are contributing further to the erosion of public support.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A CBS News poll released on Tuesday reports that 41 percent of those polled wanted troop levels in Afghanistan decreased, compared with 33 percent in April. Far fewer people  25 percent  wanted troop levels increased, compared with 39 percent in April. And Mr. Obama&rsquo;s approval rating for his handling of Afghanistan has dropped eight points since April, to 48 percent.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Congressional Democrats, particularly those on the left, report increasing disenchantment among constituents with the idea of a long and possibly escalating conflict in Afghanistan, especially as the American strategy comes to resemble a long-term nation-building approach rather than a counterterrorism operation.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>I and the American people cannot tolerate more troops without some commitment about when this perceived occupation will end, Senator Russ Feingold, Democrat of Wisconsin, said Wednesday in an interview. He said he had been to 60 town hall meetings in his state so far this year. During the first half of the year, he said, there were no comments about Afghanistan or Iraq. But in the past two months, that has changed, with more people focused on troop losses in Afghanistan.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;excellent professeur Andrew J. Bacevich, un historien et un esprit avis\u00e9 pour comprendre la crise qui d\u00e9chire ce syst\u00e8me devenu fou, un adversaire de toutes ces guerres absurdes, Bacevich, donc, donne, dans ce m\u00eame texte, quelques explications de bon sens pour, patiemment, expliquer l&rsquo;\u00e9vidence. On ressent chez lui une ironie un peu fatigu\u00e9e, un sarcasme sans r\u00e9elle agressivit\u00e9, pour cette direction politique am\u00e9ricaniste englu\u00e9e dans une politique qui fait la promotion d&rsquo;une puissance et d&rsquo;une arrogance \u00e0 bout de souffle, prisonni\u00e8re de la logique du syst\u00e8me qu&rsquo;elle pr\u00e9tend conduire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Andrew J. Bacevich, a professor of international relations and history at Boston University, said, There was a time, back in 2003 and 2004, when it was possible to drum up popular support for the war by attaching to the argument claims that the United States of America was eliminating evil and advancing democracy and women&rsquo;s rights.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But this is many years later, with the economy in shambles, 5,000 American soldiers dead in Iraq and Afghanistan, and those notions are no longer as compelling as they might have been. War exhaustion sets in, said Professor Bacevich, author of The Limits of Power: The End of American Exceptionalism.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes effets de cette situation se font rapidement sentir, quasiment au jour le jour. Au moment o\u00f9 Obama semble entreprendre et acc\u00e9l\u00e9rer cette entreprise d&rsquo;\u00e9largissement de l&rsquo;engagement US en Afghanistan, on apprend que la discorde s&rsquo;installe chez ses conseillers eux-m\u00eames. On a r\u00e9percut\u00e9, hier <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-discorde_chez_les_amis_04_09_2009.html\" class=\"gen\">4 septembre 2009<\/a>, l&rsquo;apparition du doute, voire de l&rsquo;hostilit\u00e9 de certains dirigeants de l&rsquo;administration devant cette perspective d&rsquo;engagement. C&rsquo;est le cas de Biden (vice-pr\u00e9sident) et de Jones (directeur du NSC et conseiller de s\u00e9curit\u00e9 nationale du pr\u00e9sident). Cette opposition \u00e9tait initialement, surtout chez Jones, exprim\u00e9e sous forme d&rsquo;une absence d&rsquo;enthousiasme pour les plans g\u00e9n\u00e9raux d&rsquo;\u00e9largissement de la guerre; ces plans se pr\u00e9cisant sous la forme d&rsquo;un accroissement suppl\u00e9mentaire de cet engagement et l&rsquo;opposition g\u00e9n\u00e9rale, politique et dans le public, s&rsquo;affirmant, le manque d&rsquo;enthousiasme de Jones se mue en une certaine hostilit\u00e9. Pour Biden, il s&rsquo;agit notamment d&rsquo;une position de l&rsquo;homme politique (Biden vient du S\u00e9nat), effray\u00e9 par la puissance de la mont\u00e9e de l&rsquo;opposition politique et publique. <\/p>\n<h3>Une pr\u00e9sidence compromise 7 mois plus tard?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est un processus \u00e9trange qui s&rsquo;enclenche, une sorte de caricature de l&rsquo;aventure irakienne de GW Bush, qui \u00e9tait pourtant d\u00e9j\u00e0 notablement caricaturale, et une sorte de Vietnam post-modernis\u00e9, quelque chose comme une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-discorde_chez_les_amis_04_09_2009.html\" class=\"gen\">contraction<\/a> du drame vietnamien pour ce qui concerne la situation politique \u00e0 Washington. Nous ne sommes pas assur\u00e9s que ce processus ira tr\u00e8s loin, c&rsquo;est-\u00e0-dire si le bourbier afghan durera aussi longtemps que les pr\u00e9c\u00e9dents vietnamien et irakien, parce que la d\u00e9t\u00e9rioration de la situation civile aux USA, particuli\u00e8rement \u00e0 Washington, vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Afghanistan, est d&rsquo;une rapidit\u00e9 confondante. La situation est en effet sans \u00e9quivalent dans les pr\u00e9c\u00e9dentes aventures US, avec ce paradoxe d&rsquo;un Obama de plus en isol\u00e9 au sein de son propre cabinet.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous parlons ici, essentiellement, de la situation sur le terrain \u00e0 Washington, pas en Afghanistan. Aujourd&rsquo;hui, la situation se d\u00e9t\u00e9riore plus vite \u00e0 Washington qu&rsquo;en Afghanistan, ce qui n&rsquo;est pas peu dire. C&rsquo;est le facteur de la rapidit\u00e9 de la mont\u00e9e de l&rsquo;opposition qui est important, plus que cette opposition elle-m\u00eame. Le ph\u00e9nom\u00e8ne de la communication y joue un r\u00f4le fondamental, \u00e0 cause de la diffusion tr\u00e8s rapide et puissante de cette opposition.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa rapidit\u00e9 de la mont\u00e9e de cette opposition emp\u00eache les situations de m\u00fbrir assez pour temp\u00e9rer les tensions trop fortes. Lorsque le temps joue son r\u00f4le sur le terme, la maturation de l&rsquo;opposition met du temps et isole les facteurs d&rsquo;opposition. Pour prendre le cas d&rsquo;une administration US, cela conduit plut\u00f4t \u00e0 des d\u00e9missions camoufl\u00e9es en d\u00e9parts normaux qu&rsquo;\u00e0 des oppositions affirm\u00e9es. L&rsquo;opposition de McNamara (secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense) \u00e0 la guerre du Vietnam apparut \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1967, apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de soutien \u00e0 cette guerre, voire d&rsquo;illusion sur cette guerre, de 1964 \u00e0 1967. La d\u00e9mission de McNamara, au printemps 1968, fut pr\u00e9sent\u00e9e comme un d\u00e9part (pour la pr\u00e9sidence de la Banque Mondiale) qui dilua consid\u00e9rablement d&rsquo;\u00e9ventuels effets de son opposition. Aujourd&rsquo;hui, les \u00e9v\u00e9nements vont si vite, l&rsquo;opposition se manifeste si rapidement, que de tels processus sont impossibles. Les fuites se manifestent tr\u00e8s vite et tout le monde sait aujourd&rsquo;hui que Jones et Biden sont dans l&rsquo;opposition. Le r\u00e9sultat principal est non seulement un renforcement de l&rsquo;opposition, mais surtout, \u00e0 cause de la rapidit\u00e9 du processus sans que les structures de l&rsquo;administration soient modifi\u00e9es, l&rsquo;apparition du ph\u00e9nom\u00e8ne extraordinaire de l&rsquo;isolement d&rsquo;Obama, y compris au sein m\u00eame de son administration. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn ph\u00e9nom\u00e8ne similaire a lieu au niveau du Congr\u00e8s, avec la pression puissante de l&rsquo;opinion publique (nous sommes \u00e0 quatorze mois de l&rsquo;\u00e9lection <em>mid term<\/em>). Les parlementaires du parti d\u00e9mocrate sont de plus en plus incertains et, si aucune bonne nouvelle ne vient \u00e9clairer le paysage, cette incertitude va tr\u00e8s vite se muer en opposition \u00e0 la guerre telle qu&rsquo;elle est envisag\u00e9e. Le recours au soutien d&rsquo;appoint des r\u00e9publicains pour Obama est une hypoth\u00e8se politicienne qui n&rsquo;a gu\u00e8re de sens, qui ressemble effectivement \u00e0 une hypoth\u00e8se d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard. Les r\u00e9publicains n&rsquo;ont qu&rsquo;une id\u00e9e en t\u00eate: faire tomber la majorit\u00e9 d\u00e9mocrate, faire tomber Obama. Toute tentative bipartisane d&rsquo;Obama est accueillie comme un signe de son affaiblissement et de sa capitulation prochaine. Un soutien \u00e0 Obama pour la guerre en Afghanistan ressemblerait \u00e0 l&rsquo;image de la corde et du pendu. (Au reste, tout cela n&rsquo;est que th\u00e9orie. Les r\u00e9publicains eux-m\u00eames ne savent pas s&rsquo;ils sont capables d&rsquo;imposer une unit\u00e9 de vote sur le soutien budg\u00e9taire \u00e0 la guerre.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est remarquable, c&rsquo;est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui la crise afghane fait rage tandis qu&rsquo;hier  c&rsquo;est-\u00e0-dire, il y a <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_etrange_bataille__17_08_2009.html\" class=\"gen\">trois semaines<\/a>  c&rsquo;\u00e9tait la crise des soins de sant\u00e9. Auparavant, c&rsquo;\u00e9tait celle de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_limites_de_la_methode_25_06_2009.html\" class=\"gen\">\u00e9lection pr\u00e9sidentielle<\/a> iranienne, celle de l&rsquo;industrie automobile, celle du sauvetage des banques, etc Les crises int\u00e9rieures se suivent \u00e0 une extr\u00eame rapidit\u00e9, sans qu&rsquo;aucune ne soit r\u00e9solue. Dans chacune, le m\u00eame sc\u00e9nario se reproduit: Obama cherche une position centriste bipartisane, il allume la contestation chez les d\u00e9mocrates sans gagner le moindre soutien s\u00e9rieux chez les r\u00e9publicains. Les deux partis font de la tactique \u00e9lectoraliste et id\u00e9ologique tandis que le pr\u00e9sident se retrouve isol\u00e9. On retombe \u00e0 chaque fois dans le dilemme si justement d\u00e9fini par Harlan K. Ullman de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">politique<\/a> de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct contre la soi-disant politique de la raison.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais, contrairement \u00e0 la d\u00e9finition initiale de Ullman, ces deux politiques d\u00e9finissent plut\u00f4t des m\u00e9thodes que des politiques en elles-m\u00eames. Dans le cas afghan, et c&rsquo;est une premi\u00e8re de sa courte carri\u00e8re de pr\u00e9sident de crise, Obama est pris compl\u00e8tement \u00e0 contrepied. Avec son comportement relevant de sa soi-disant politique de la raison, il pr\u00f4ne un engagement dans une guerre n\u00e9e de la politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct et poursuivie, aggrav\u00e9e, selon cette orientation; il fait une  politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct avec un comportement de politique de la raison. Cette circonstance fait que la crise de la guerre en Afghanistan repr\u00e9sente un palier de plus dans ce que d\u00e9finirions comme la structure crisique de la pr\u00e9sidence Obama. Une des cons\u00e9quences, c&rsquo;est que, pour la premi\u00e8re fois, le d\u00e9sordre s&rsquo;installe au cur de son administration.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObama est de plus en plus emport\u00e9 par les \u00e9v\u00e9nements, en m\u00eame temps qu&rsquo;il en est leur prisonnier. C&rsquo;est toujours la m\u00eame alternative qui s&rsquo;offre \u00e0 lui: continuer dans cette voie et s&rsquo;enliser encore plus vite que les USA s&rsquo;enlisent et Afghanistan, ou tenter un coup de force par une initiative audacieuse qui lui permette de reprendre la main. Le deuxi\u00e8me terme est de moins en moins possible, \u00e0 mesure de l&rsquo;accumulation des crises non r\u00e9solues. La voie est de plus en plus la poursuite de la ligne actuelle, avec l&rsquo;\u00e9chec d\u00e9sormais de plus en plus \u00e9voqu\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9\u00e9lection en 2012 D\u00e9j\u00e0, tout le monde y pense. \u00ab<em>True, he doesn&rsquo;t seem a bit like Lyndon Johnson, but the way he&rsquo;s headed on Afghanistan, Barack Obama is threatened with a quagmire that could bog down his presidency<\/em>\u00bb, \u00e9crit Robert Sheer, le <a href=\"http:\/\/www.truthdig.com\/report\/item\/20090901_obamas_meaningless_war\/\" class=\"gen\">1er septembre 2009<\/a> sur <em>Truthdig.com<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ne faut pas s&rsquo;y tromper, la perspective d&rsquo;un tel \u00e9chec d&rsquo;une pr\u00e9sidence Obama est un facteur de troubles civils consid\u00e9rables aux USA. Il faut d\u00e9j\u00e0 commencer \u00e0 y songer, en m\u00eame temps et avec bien plus d&rsquo;attention finalement qu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration de la situation de la guerre en Afghanistan.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La solitude de l&rsquo;impasse 4 septembre 2009 Qu&rsquo;arrive-t-il donc \u00e0 BHO? 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