{"id":71055,"date":"2009-09-10T08:45:48","date_gmt":"2009-09-10T08:45:48","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/09\/10\/la-fin-de-bizarro\/"},"modified":"2009-09-10T08:45:48","modified_gmt":"2009-09-10T08:45:48","slug":"la-fin-de-bizarro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/09\/10\/la-fin-de-bizarro\/","title":{"rendered":"La fin de \u201c<em>Bizarro<\/em>\u201d?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La fin de <em>Bizarro<\/em>?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t10 septembre 2009  Il y a six ans, Justin Raimondo, le r\u00e9dacteur en chef du site <em>Antiwar.com<\/em>, avait utilis\u00e9 le terme <em>Bizarro<\/em> pour d\u00e9signer la pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale de la guerre contre l&rsquo;Irak. Nous avions relev\u00e9 \u00e0 cette \u00e9poque le terme (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-vous_avez_dit_bizarro_bizarre__22_11_2003.html?admin=1\" class=\"gen\">11 novembre 2003<\/a>), en lui trouvant un contenu \u00e9videmment tr\u00e8s proche de notre concept de virtualisme. Nous \u00e9tions revenu sur la chose, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_bizarro_justin_raimundo_08_08_2005.html?admin=1\" class=\"gen\">8 ao\u00fbt 2005<\/a>, nous attachant \u00e0 nouveau \u00e0 ce parall\u00e8le avec notre virtualisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRaimondo commence plaisamment sa chronique du <a href=\"http:\/\/original.antiwar.com\/justin\/2009\/09\/08\/when-satire-becomes-reality\/\" class=\"gen\">9 septembre 2009<\/a> sur la remarque que <em>Google<\/em> a class\u00e9 son site <em>Antiwar.com<\/em> dans la cat\u00e9gorie satire. (Faut-il s&rsquo;en \u00e9tonner? Un de nos moteurs ext\u00e9rieurs de comptage des fr\u00e9quentations identifie le site <em>dedefensa.org<\/em> comme un site m\u00e9t\u00e9o. Apr\u00e8s tout, si cela permet de faire la pluie et le beau temps, vogue la gal\u00e8re.) Raimondo observe que le classement d&rsquo;<em>Antiwar.com<\/em> dans la cat\u00e9gorie satire, alors que ce site pr\u00e9tend au contraire \u00eatre une tentative de restituer la r\u00e9alit\u00e9 par rapport au virtualisme officiel, rel\u00e8ve effectivement de cet effet <em>Bizarro<\/em> Il observe, citant par ailleurs le journaliste Ron Suskind, autre contributeur \u00e0 la notion de virtualisme (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_virtualisme_repere_a_washington_23_10_2004.html\" class=\"gen\">23 octobre 2003<\/a>):<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>This, I believe, is proof positive of what I call the Bizarro Effect, a direct result of the 9\/11 terrorist attacks. What happened was this: the sheer force of the explosion as those planes hit the World Trade Center and slammed into the Pentagon forced us into an alternate dimension where up is down, news is entertainment, and a rational critique of U.S. foreign policy is considered sheer amusement. Here in Bizarro World, everything is upended: not only our morals, but our grasp of reality, and, indeed, the concept of reality itself. As one top White House aide in the Bush administration put it to a skeptical journalist:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The aide said that guys like me were in what we call the reality-based community,&rsquo; which he defined as people who believe that solutions emerge from your judicious study of discernible reality.&rsquo;  That&rsquo;s not the way the world really works anymore,&rsquo; he continued. We&rsquo;re an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you&rsquo;re studying that reality  judiciously, as you will  we&rsquo;ll act again, creating other new realities, which you can study too, and that&rsquo;s how things will sort out. We&rsquo;re history&rsquo;s actors  and you, all of you, will be left to just study what we do.&rsquo;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette introduction n&rsquo;est pas tant une d\u00e9nonciation d&rsquo;\u00eatre ainsi consid\u00e9r\u00e9 (comme une caricature de la r\u00e9alit\u00e9 alors qu&rsquo;on est le plus proche de la r\u00e9alit\u00e9), qu&rsquo;une approche paradoxale, et le cur assez l\u00e9ger, d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne que croit distinguer Raimondo: la d\u00e9route en cours du monde <em>Bizarro<\/em>, perceptible dans la vaine offensive, ou plut\u00f4t contre-offensive <em>neocon<\/em> (apr\u00e8s la trahison de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_urss_aux_usa_via_kaboul_07_09_2009.html\" class=\"gen\">George F. Will<\/a>). Raimondo d\u00e9crit les efforts des <em>neocons<\/em> et les juge absolument d\u00e9risoires, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on de plus en plus contre-productifs, de moins en moins supportables. Lui (Raimondo), d&rsquo;habitude assez amer et tr\u00e8s sceptique sur les chances de d\u00e9gager un mouvement anti-guerre efficace, semble cette fois modifier son avis. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>What the neocons fear most is people like George Will: thinking conservatives who are beholden to no orthodoxy except their commitment to a rational interpretation of the facts and the preservation of our old Republic against the depredations of the prideful and the opportunists among us. Will won&rsquo;t deal, and neither will Pat Buchanan  another conservative much demonized by the neocon Right as well as the Left  and neither will the editors of such publications as The American Conservative, Chronicles, and, yes, even this Web site, all of whom are part of a growing popular movement that questions both the practicality and morality of maintaining an empire. I have long maintained in this space that the defection of a significant portion of movement conservatives from the ranks of the War Party would spell doom for the bipartisan interventionist consensus and inaugurate a new era of questioning the very basis of our failed foreign policy. Will&rsquo;s defection is the first step, and I have the feeling  a good feeling  there&rsquo;s more where he came from<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In a world where it&rsquo;s increasingly hard to tell satire from fact and the blackest humor from the grimmest reality, it&rsquo;s no wonder Google mistakes Antiwar.com for a site devoted to sheer amusement. It&rsquo;s hard to live in that kind of a world, I know, but there are increasing signs that the public is recovering from the Bizarro Effect. Our elites, as usual, are a bit behind the curve, but I have hope that they&rsquo;ll soon be forced to catch up.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question implicitement pos\u00e9e par Raimondo concerne la possibilit\u00e9, notamment pour la droite conservatrice US classique, de sortir de la prison o\u00f9 elle est enferm\u00e9e, notamment depuis l&rsquo;attaque du 11 septembre 2001, dans le soutien d&rsquo;une politique belliciste et expansionniste dont la situation catastrophique est aujourd&rsquo;hui expos\u00e9e par la guerre en Afghanistan. Il semble que la prise de position de George Will, le <a href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/wp-dyn\/content\/article\/2009\/08\/31\/AR2009083102912_pf.html\" class=\"gen\">1er septembre 2009<\/a> dans le Washington <em>Post<\/em>, a tous les caract\u00e8res de ce qui pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9v\u00e9nement d\u00e9cisif \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<h3>Un Moment- Conkrite pour Will?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tWalter Conkrite est mort le 17 juillet dernier. Ce pr\u00e9sentateur-vedette de CBS est rest\u00e9 c\u00e9l\u00e8bre dans l&rsquo;histoire <strong>politique<\/strong> des USA pour sa prise de position, apr\u00e8s l&rsquo;offensive du Tet de janvier 1968 au Vienam, renversant toutes ses positions pr\u00e9c\u00e9dentes et concluant \u00e0 l&rsquo;impossibilit\u00e9 de l&#8217;emporter au Vietnam. On sait que le pr\u00e9sident Johnson, apprenant la chose, admit qu&rsquo;apr\u00e8s cette prise de position la guerre du Vietnam \u00e9tait effectivement perdue parce que l&rsquo;opinion publique \u00e9tait perdue pour la poursuite de la guerre. (Deux mois plus tard, Johnson annon\u00e7ait qu&rsquo;il ne se repr\u00e9senterait pas, qu&rsquo;il arr\u00eatait les bombardements sur le Nord-Vietnam et ouvrait des n\u00e9gociations de paix \u00e0 Paris avec les communistes pour tenter de mettre un terme au conflit.) L&rsquo;\u00e9pisode est devenu fameusement le Moment-Conkrite, parce que cette prise de position impliquait que l&rsquo;opinion publique, sur laquelle Conkrite exer\u00e7ait une \u00e9norme influence, allait le suivre dans son \u00e9volution vers une position anti-guerre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;analogie faite ici et l\u00e0, et notamment par Ramondo  la volte-face de Will est-il le Moment-Conkrite de la guerre en Afghanistan?   n&rsquo;est pas exactement similaire. La majorit\u00e9 populaire, aux USA, est aujourd&rsquo;hui d\u00e9favorable \u00e0 la guerre en Afghanistan, et elle l&rsquo;\u00e9tait avant l&rsquo;intervention de Will (au contraire du cas Conkrite); d&rsquo;autre part, m\u00eame les partisans de cette guerre n&rsquo;ont certainement pas la m\u00eame consid\u00e9ration pour ce conflit, la m\u00eame conviction, que ceux qui soutenaient la guerre au Vietnam \u00e0 cette \u00e9poque. La guerre en Afghanistan ne soul\u00e8ve gu\u00e8re d&rsquo;enthousiasme chez ceux qui la soutiennent. Il n&rsquo;y a pas de bataille de l&rsquo;opinion publique, comme il y eut avec le Moment-Conkrite, parce que celle-ci est, par avance, perdue (d\u00e9favorable au conflit).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa guerre en Afghanistan ne donne en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 personne, aux USA, le sens de l&rsquo;urgence, le sens d&rsquo;un conflit vital pour quoi et qui que ce soit. C&rsquo;est une guerre par d\u00e9faut, une guerre par raccroc, qui a toujours paru secondaire \u00e0 l&rsquo;Irak apr\u00e8s que l&rsquo;attaque de l&rsquo;Irak ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e, et pr\u00e9paratrice de la guerre en Irak avant son d\u00e9clenchement. Aucune passion n&rsquo;habite vraiment ceux qui la soutiennent ni m\u00eame ceux qui l&rsquo;attaquent. On attaque ou on d\u00e9fend la guerre en Afghanistan, d\u00e9sormais, pour les effets qu&rsquo;elle a et peut avoir sur la situation US, sur la politique US, etc. ; pour cela, c&rsquo;est d&rsquo;abord un conflit interne \u00e0 Washington D.C., hors m\u00eame de l&rsquo;ar\u00e8ne de l&rsquo;opinion publique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes r\u00e9actions des seuls soutiens convaincus \u00e0 la guerre en Afghanistan, apr\u00e8s l&rsquo;article de Will, ont \u00e9t\u00e9 bien entendu ceux des n\u00e9o-conservateurs. Il est moins question, chez eux, de conviction que d&rsquo;hyst\u00e9rie, mais cette hyst\u00e9rie elle-m\u00eame semble vieillie, ayant perdu tout son feu, presque rabougrie et poussive. Plus int\u00e9ressant que leurs diatribes anti-Will et pro-guerres, qui sont faibles et paradoxalement d\u00e9fensives alors qu&rsquo;ils plaident pour l&rsquo;offensive \u00e0 outrance, leurs textes sont surtout remarquables par les masses de commentaires qui les accompagnent de lecteurs furieux, d\u00e9cha\u00een\u00e9s, qui clouent au pilori ces quelques rescap\u00e9s de l&rsquo;\u00e8re Bush. (On peut voir cela avec un texte de Kristoll le <a href=\"http:\/\/voices.washingtonpost.com\/postpartisan\/2009\/09\/no_will_no_way.html\" class=\"gen\">1er septembre 2009<\/a>, un autre de Kagan le <a href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/wp-dyn\/content\/article\/2009\/09\/04\/AR2009090403540.html\" class=\"gen\">5 septembre 2009<\/a>.) L&rsquo;argument qui revient le plus souvent est celui, impitoyable, de la couardise (Au lieu d&rsquo;y envoyer les autres, allez vous battre vous-m\u00eames en Afghanistan, vous qui avez \u00e9vit\u00e9 d&rsquo;aller au Vietnam  ce qui est le cas, pour le dernier point, de tout ceux qui \u00e9taient en \u00e2ge de faire cette guerre). Leur position est effectivement d\u00e9fensive, comme Kagan disant que si l&rsquo;on abandonne l&rsquo;Afghanistan, les USA vont appara\u00eetre comme isolationnistes et ayant subi une d\u00e9faite majeure. Raimondo, qui d\u00e9crit cette pi\u00e8tre contre-offensive anti-Will observe justement que leurs rangs se sont notablement \u00e9claircis, que des gros calibres comme Richard Perle sont muets, sans doute occup\u00e9s par leurs affaires  nombre de <em>neocons<\/em> ont d\u00e9j\u00e0 quitt\u00e9 le navire  ce qui conduirait \u00e0 envisager que le navire fait eau de toutes parts.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLeur intervention n&rsquo;a fait qu&rsquo;\u00e9clairer la puissance de la volte-face du George F. Will. Elle a aggrav\u00e9 le d\u00e9bat en montrant que le camp pro-guerre n&rsquo;existe plus, qu&rsquo;il est simplement le camp des anti-retraite, par crainte des effets politiques \u00e0 Washington et des effets sur la politique et l&rsquo;influence des USA. En un mot, il n&rsquo;y a plus de r\u00e9el soutien \u00e0 la guerre \u00e0 Washington, qui devient une guerre par d\u00e9faut; il faudrait  tellement plus que cela pour la gagner  alors que les op\u00e9rations s&rsquo;ab\u00eement dans la confusion et la maladresse, \u00e0 l&rsquo;avantage des adversaires, fussent-ils talibans ou autres  que l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une victoire devient une fantaisie de l&rsquo;esprit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;importance de la position de Will tient donc \u00e0 son prestige et \u00e0 son poids dans le mouvement conservateur, dont Raimondo, avec bien d&rsquo;autres, estime qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 fourvoy\u00e9 dans cette politique belliciste et expansionniste. Il s&rsquo;agit m\u00eame, pour le cas, d&rsquo;une opinion doctrinale de ce mouvement, caract\u00e9ris\u00e9, par exemple, par le fait que les conservateurs (y compris la repr\u00e9sentation r\u00e9publicaine) \u00e9taient plus qu&rsquo;h\u00e9sitants, voire oppos\u00e9s \u00e0 certains moments, \u00e0 l&rsquo;intervention au Kosovo de 1999, qui est la guerre qui pr\u00e9c\u00e8de et annonce par sa forme et ses motifs la politique de l&rsquo;\u00e8re Bush, post-9\/11; les conservateurs tenaient cette position par conviction d&rsquo;hostilit\u00e9 \u00e0 une politique interventionniste trop g\u00e9n\u00e9reuse. (Disons que cela revient \u00e0 l&rsquo;opposition traditionnelle des conservateurs, donc des r\u00e9publicains dans ce cas, au wilsonisme et au n\u00e9o-wilsonisme.) Pour Raimondo, Will pourrait produire un effet d\u00e9cisif en ramenant le mouvement conservateur dans sa voie naturelle, qui est anti-interventionniste, voire isolationniste (ce qui est le cas affich\u00e9 de Raimondo). Si un tel glissement a lieu, c&rsquo;est un front anti-guerre qui se met naturellement en place, une partie importante des conservateurs se trouvant alli\u00e9s objectifs d&rsquo;une partie grandissante des lib\u00e9raux politiques, soutiens naturels d&rsquo;Obama de plus en plus d\u00e9\u00e7us par la politique afghane d&rsquo;Obama. M\u00eame les militaires sont plus que divis\u00e9s, comme Will l&rsquo;a montr\u00e9 en annon\u00e7ant qu&rsquo;un certain nombre de g\u00e9n\u00e9raux r\u00e9cemment \u00e0 la retraite soutenaient sa position. (Il a montr\u00e9, le 6 septembre, une lettre personnelle du g\u00e9n\u00e9ral Kruzak, l&rsquo;ancien chef d Corps des Marines.) Ajoutons-y enfin les divisions tr\u00e8s graves au sein de la direction de l&rsquo;administration Obama, avec James Jones et Biden oppos\u00e9s \u00e0 l&rsquo;escalade en Afghanistan.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est la ran\u00e7on de la mont\u00e9e aux extr\u00eames de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">politique<\/a> de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct. L&rsquo;argument qui la soutient est extr\u00eame mais l&rsquo;argument qui la d\u00e9truit est \u00e9galement extr\u00eame. C&rsquo;est la grande faute de Barack Obama de n&rsquo;avoir pas r\u00e9duit cette alternative en adoptant une politique extr\u00eame contrainte sur l&rsquo;Afghanistan, cr\u00e9dibilisant ainsi la politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct en l&rsquo;habillant d&rsquo;une apparence de politique de la raison alors qu&rsquo;il devrait y \u00eatre naturellement oppos\u00e9 en fonction de sa base \u00e9lectorale. A cause de cela, d\u00e9sormais, l&rsquo;alternative \u00e0 une guerre en Afghanistan qui ne cesse de s&rsquo;enliser est notamment l&rsquo;apparition un autre extr\u00eame, la reconstitution d&rsquo;un parti conservateur anti-interventionniste, proche de l&rsquo;isolationnisme, dont le changement de position de Will serait le signe annonciateur (\u00ab<em>Will&rsquo;s defection is the first step, and I have the feeling  a good feeling  there&rsquo;s more where he came from<\/em>\u00bb, \u00e9crit Raimondo, rarement optimiste de ce point de vue). D&rsquo;un point de vue am\u00e9ricaniste classiquement pro-expansionniste, la politique Obama et tout ce qui l&rsquo;accompagn\u00e9 depuis huit mois ont enferm\u00e9 Washington dans la pire des alternatives, entre deux extr\u00eames \u00e9galement d\u00e9vastateur pour son influence et sa puissance. De ce point de vue objectivement ironique, on finira par admettre que BHO, finalement, sert \u00e0 quelque chose.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela conclu, on terminera par une remarque annexe, disons logistique, qui a pourtant tout son poids. Dans le degr\u00e9 d&rsquo;impuissance et d&#8217;embourbement o\u00f9 se trouvent les forces US en Afghanistan, vu le degr\u00e9 d&rsquo;impuissance et d&rsquo;inorganisation des structures bureaucrates du Pentagone, un retrait qui r\u00e9pondrait \u00e0 une certaine pr\u00e9cipitation est-il techniquement et logistiquement <strong>possible<\/strong>, dans tous les cas sans accident(s) tragique(s)? Est-il possible, sinon en se transformant en chaos avec des risques de d\u00e9faites militaires ponctuelles mais majeures? C&rsquo;est alors que le r\u00e9gime, \u00e0 Washington, serait secou\u00e9 dans ses tr\u00e9fonds par le choc ainsi caus\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fin de Bizarro? 10 septembre 2009 Il y a six ans, Justin Raimondo, le r\u00e9dacteur en chef du site Antiwar.com, avait utilis\u00e9 le terme Bizarro pour d\u00e9signer la pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale de la guerre contre l&rsquo;Irak. 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