{"id":71086,"date":"2009-09-18T12:04:44","date_gmt":"2009-09-18T12:04:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/09\/18\/autopsie-du-bmde\/"},"modified":"2009-09-18T12:04:44","modified_gmt":"2009-09-18T12:04:44","slug":"autopsie-du-bmde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/09\/18\/autopsie-du-bmde\/","title":{"rendered":"Autopsie du BMDE"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Autopsie du BMDE<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t18 septembre 2009  Singuli\u00e8re affaire, ce <em>Bye bye<\/em>, BMDE<D>, \u00e0 l&rsquo;image du titre de notre texte <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-bye_bye_bmde_17_09_2009.html\" class=\"gen\">17 septembre 2009<\/a>. La chose est annonc\u00e9e \u00e0 partir d&rsquo;un article du Wall Street <em>Journal<\/em> (WSJ), d\u00e9taillant l&rsquo;abandon du BMDE en tant que tel, et partout consid\u00e9r\u00e9e comme une d\u00e9cision quasiment officielle (r\u00e9action du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;OTAN, notamment, r\u00e9action du pr\u00e9sident de la commission des relations internationales de la <em>Douma<\/em> \u00e0 Moscou, et confirmations de la validit\u00e9 de l&rsquo;essentiel de l&rsquo;article par de nombreux canaux officieux US). L&rsquo;article du WSJ est suivi des d\u00e9clarations officielles concernant cette d\u00e9cision d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9e, d\u00e9taillant diverses dispositions de ce qui serait une nouvelle BMDE <em>new look<\/em>, ou une non-BMDE en un sens. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSinguli\u00e8re tactique m\u00e9diatique, en effet  s&rsquo;il y a tactique, ce qui nous semble fort improbable  entre l&rsquo;annonce de l&rsquo;abandon du syst\u00e8me BMDE par l&rsquo;article du WSJ sous la forme o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 faite, et les pr\u00e9cisions donn\u00e9es en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi (heure europ\u00e9enne) par Obama puis (surtout) par Gates, sur le d\u00e9ploiement de navires AEGIS anti-missiles de protection de la flotte (avec missiles Standard, ou Standard Missiles [SM]); puis, \u00e9ventuellement, apr\u00e8s 2015, le possible d\u00e9ploiement de syst\u00e8mes anti-missiles mobiles sans doute de mod\u00e8le SM2 am\u00e9lior\u00e9s, \u00e9galement extrapol\u00e9s des syst\u00e8mes navals, l\u00e0 aussi en Pologne et en Tch\u00e9quie Curieuse tactique m\u00e9diatique de l&rsquo;administration Obama puisqu&rsquo;elle encha\u00eene deux nouvelles \u00e0 la suite, mais dans un sens contraire \u00e0 l&rsquo;effet politique que doit produire l&rsquo;ensemble de la d\u00e9marche:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;abord l&rsquo;annonce politique de l&rsquo;abandon du syst\u00e8me qui est l&rsquo;objet de la pol\u00e9mique fondamentale entre les USA et la Russie, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;article du Wall Street <em>journal<\/em>, consid\u00e9r\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on unanime comme une v\u00e9ritable annonce officieuse. Bien entendu, pour prendre tout son effet, cette annonce doit \u00eatre substantiv\u00e9e aussit\u00f4t par la confirmation officielle, qui est annonc\u00e9e pour quelques heures plus tard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Puis viennent effectivement les annonces officielles, qui exposent des plans compliqu\u00e9s. Ce qui est acquis, c&rsquo;est qu&rsquo;il y aura une autre formule de d\u00e9fense anti-missiles, des syst\u00e8mes plus l\u00e9gers, \u00e0 moins grandes capacit\u00e9s, qui ne concernent pas la d\u00e9fense contre des missiles balistiques (on n&rsquo;en pr\u00e9voit plus de la part de l&rsquo;Iran), mais contre des missiles \u00e0 courte et moyenne port\u00e9e, et tout ce syst\u00e8me essentiellement naval \u00e0 bord des croiseurs AEGIS qui existent depuis les ann\u00e9es 1980 et sont constamment modernis\u00e9s. Mais ceux qui sont \u00e0 destination terrestre  s&rsquo;il y en a  pour plus tard (apr\u00e8s 2015), seront mobiles et peut-\u00eatre (on reste vague) bas\u00e9s en Pologne et en Tch\u00e9quie, ce qui ne para\u00eet pas la meilleure localisation strat\u00e9gique contre des engins de courte et moyenne port\u00e9e venant d&rsquo;Iran. (Il faut rappeler que la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_bmde_dans_l_incertitude_finale_01_09_2009.html\" class=\"gen\">logique<\/a> pr\u00e9sent\u00e9e pour l&rsquo;abandon du BMDE dans des pr\u00e9c\u00e9dentes indications pr\u00e9voyait de rechercher des bases en Turquie ou dans les Balkans, ce qui a certes plus de sens op\u00e9rationnel. On en parle d&rsquo;ailleurs toujours, et c&rsquo;est \u00e0 cela qu&rsquo;on pourrait aboutir.) Ce maintien d&rsquo;un vague projet de d\u00e9ployer des missiles en Pologne et en Tch\u00e9quie repr\u00e9sente d&rsquo;abord une tentative de sauver les meubles des relations des USA avec ces deux pays. Les articles (par exemple, le New York <em>Times<\/em> de ce  <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2009\/09\/18\/world\/europe\/18europe.html\" class=\"gen\">18 septembre 2009<\/a>) sont nombreux pour d\u00e9tailler les r\u00e9actions au mieux r\u00e9sign\u00e9es, plus souvent am\u00e8res, venant des directions des pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans la soir\u00e9e d&rsquo;hier, les Russes se sont montr\u00e9s prudents mais satisfaits dans leurs r\u00e9actions, plus r\u00e9serv\u00e9s que dans les toutes premi\u00e8res r\u00e9actions. Certes, amical et arrangeant, comme Medvedev (Novosti, le <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/world\/20090917\/123147897.html\" class=\"gen\">17 septembre 2009<\/a>), \u00e9voquant des perspectives de n\u00e9gociations; beaucoup moins arrangeant, par contre, du c\u00f4t\u00e9 de Rogozine, dont le r\u00f4le est d&rsquo;\u00e9carter toute id\u00e9e de concession faite \u00e0 La Russie et demandant r\u00e9ciprocit\u00e9 (toujours le m\u00eame <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/world\/20090917\/123148443.html<D\" class=\"gen\">17 septembre 2009<\/a>, au soir, sur Novosti). \u00ab<em>L&rsquo;abandon d\u00e9clar\u00e9 par les Etats-Unis de leur bouclier antimissile en Europe ne doit pas porter \u00e0 l&rsquo;euphorie, a estim\u00e9 jeudi Dmitri Rogozine, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent russe aupr\u00e8s de l&rsquo;OTAN. On entend \u00e0 pr\u00e9sent en Occident, notamment \u00e0 l&rsquo;OTAN, que c&rsquo;est une immense concession \u00e0 la Russie&#8230; Mais ce sont avant tous ceux qui comptent obtenir de nous une contrepartie qui parlent d&rsquo;une pr\u00e9tendue concession, a indiqu\u00e9 le diplomate sur la cha\u00eene Vesti.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit de ces diverses complications, le r\u00e9sultat est que la d\u00e9cision d&rsquo;Obama est \u00e9videmment per\u00e7ue comme une concession majeure faite aux Russes, une d\u00e9cision importante pour faire para\u00eetre plus civilis\u00e9e la politique ext\u00e9rieure des USA, etc. Elle d\u00e9clenche \u00e9videmment un tonnerre de fureur et de rage chez les faucons et les r\u00e9publicains washingtoniens. Un article du <em>Times<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/tol\/news\/world\/us_and_americas\/article6839310.ece\" class=\"gen\">18 septembre 2009<\/a>, donne une indication du climat, avec les <em>usual suspects<\/em> en premi\u00e8re ligne<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>John McCain, Mr Obama&rsquo;s Republican opponent in last year&rsquo;s presidential race, denounced the decision as seriously misguided. He said: This decision calls into question the security and diplomatic commitments the United States has made to Poland and the Czech Republic. It has the potential to undermine perceived American leadership in Eastern Europe . . . at a time when Eastern European nations are increasingly wary of renewed Russian adventurism.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>John Bolton, Mr Bush&rsquo;s hardline UN ambassador, called the move pre-emptive surrender to the Russians and the Iranians. He said that if intelligence on Iran&rsquo;s long-range missile capability was wrong then the decision would leave Europe vulnerable. You cannot switch missile defence back on like a light switch, he said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, l&rsquo;accueil est favorable ou tr\u00e8s favorable, dans les presses officielles. On salue une grande initiative, une d\u00e9cision audacieuse. Quand on a \u00e0 l&rsquo;esprit, comme on doit l&rsquo;avoir, d&rsquo;abord que le lancement et le d\u00e9veloppement du BMDE n&rsquo;avaient soulev\u00e9 quasiment aucune protestation, et m\u00eame avaient \u00e9t\u00e9 acclam\u00e9s dans les grands courants de la presse officielle qui salue aujourd&rsquo;hui Obama qui l&rsquo;abandonne, d&rsquo;autre part que ce syst\u00e8me a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 sans autre raison objective  nous parlons de raisons s\u00e9rieuses, n&rsquo;est-ce pas  que d&rsquo;alimenter les caisses du CMI et de permettre aux <em>neocons<\/em> de faire leur boulot subversif anti-russe, on est \u00e9difi\u00e9 sur la qualit\u00e9 du commentaire des presses \u00e9videmment les plus libres du monde. <em>Rubbish<\/em>, comme disent les amis anglophones qui ont, dans leur panoplie de vertus innombrables, celle de s&rsquo;y conna\u00eetre en cette mati\u00e8re de <em>rubbish<\/em>.<\/p>\n<h3>Quelle grande politique, et pourquoi?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question centrale est bien de savoir si la d\u00e9cision d&rsquo;Obama est une grande d\u00e9cision politique et un tournant dans sa politique. Notre r\u00e9ponse est plus que nuanc\u00e9e, notamment \u00e0 cause de la pr\u00e9sentation qui a \u00e9t\u00e9 faite de la d\u00e9cision, essentiellement ax\u00e9e sur la menace iranienne. Toute la logique de cette \u00e9volution jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9cision d&rsquo;Obama est bas\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;\u00e9valuation de la menace iranienne par un <em>establishment<\/em> militaire et bureaucratique qui a d\u00e9j\u00e0 fait ses preuves \u00e0 plusieurs reprises en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9valuation, notamment pour l&rsquo;\u00e9valuation si satisfaisante et subtile des armes de destruction massive irakiennes. C&rsquo;est sur cet arsenal de savoir, de comp\u00e9tence, de loyaut\u00e9 intellectuelle et de sagesse que le pr\u00e9sident Obama est oblig\u00e9 de s&rsquo;appuyer pour prendre une d\u00e9cision dont on sait \u00e9videmment qu&rsquo;elle devrait faire partie de sa politique russe dont il attend un red\u00e9marrage fructueux. La d\u00e9marche doit susciter une certaine perplexit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, on comprend bien la logique de la chose. La fiction \u00e9tant au d\u00e9part qu&rsquo;il existe une menace iranienne, cette fiction se poursuit dans tous les cas puisqu&rsquo;il n&rsquo;est pas question d&rsquo;imposer un d\u00e9menti \u00e0 une construction du Pentagone et du CMI. L&rsquo;administration Obama s&rsquo;\u00e9tant engag\u00e9e \u00e0 une r\u00e9\u00e9valuation technique, reste coinc\u00e9e dans cette logique, et se trouve incapable de passer au niveau politique, m\u00eame si elle use de tout son poids pour modifier l&rsquo;\u00e9valuation technique dans le sens qu&rsquo;il faut. Dans ce cas, peut-il y avoir une grande politique, du point de vue US et pour les USA? Ce n&rsquo;est nullement assur\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne grande politique russe eut conduit Obama, renon\u00e7ant aux sornettes iraniennes des bureaucraties en place, \u00e0 annoncer qu&rsquo;il abandonnait le BMDE dans le but d&rsquo;am\u00e9liorer les relations avec les Russes. Cette concession (de toutes les fa\u00e7ons, la d\u00e9cision est une concession) f\u00fbt apparue comme un acte de confiance, de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et de courage, et les Russes se fussent senti d\u00e9biteurs sans y \u00eatre forc\u00e9s de quelque fa\u00e7on que ce soit. Ainsi fait-on les grandes politiques, en les annon\u00e7ant pour ce qu&rsquo;elles sont, en osant des concessions sans grand risque pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale qui permettent d&rsquo;\u00e9tablir un climat de confiance irr\u00e9sistible. (De toutes les fa\u00e7ons, que les midinettes de la d\u00e9nonciation du terrorisme se rassurent ; cela n&#8217;emp\u00eache pas les croiseurs AEGIS de la Navy, qui existent depuis longtemps, de croiser dans les eaux qu&rsquo;il faut; tout le monde le sait, bien s\u00fbr.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais les USA, en l&rsquo;absence d&rsquo;une volont\u00e9 de rupture qu&rsquo;Obama n&rsquo;a pas encore montr\u00e9e, dont on se demande s&rsquo;il la montrera jamais, sont \u00e9videmment incapables d&rsquo;une telle politique dont les dividendes seraient pourtant colossaux  notamment une entente avec les Russes sur de nombreux probl\u00e8mes, dont le probl\u00e8me central de la s\u00e9curit\u00e9 europ\u00e9enne. <strong>Personne<\/strong> n&rsquo;en parle, de ce probl\u00e8me essentiel de la s\u00e9curit\u00e9 europ\u00e9enne, particuli\u00e8rement chez les vaillants alli\u00e9s europ\u00e9ens  puisqu&rsquo;ils ne parlent que de d\u00e9fense  de la vertueuse civilisation occidentaliste assi\u00e9g\u00e9e par les m\u00e9chants de tout poil, contre une menace ext\u00e9rieure, si possible iranienne puisque c&rsquo;est la mode, qui change d&rsquo;importance et de substance \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 chaque administration, \u00e0 chaque secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense, \u00e0 chaque \u00e9ternuement am\u00e9ricaniste. Le constat g\u00e9n\u00e9ral est que les USA sont incapables de se d\u00e9gager des notions de force, et de force militaire bien s\u00fbr, dans leur politique  qui, pour cette raison, ne m\u00e9rite donc pas le nom de politique. Les USA manient la quincaillerie, comme d&rsquo;autres bien s\u00fbr, mais eux ils croient \u00e0 la valeur intrins\u00e8que de cette quincaillerie. Leur vision du monde, des relations internationales, etc., en est compl\u00e8tement pervertie. Cela para\u00eet irr\u00e9m\u00e9diable, et le poids de cette quincaillerie ne cesse et ne cessera de faire sentir ses effets, qui sont \u00e9videmment et fondamentalement d\u00e9structurants. (Effectivement, selon la fa\u00e7on dont on la manie, la quincaillerie est vertueuse ou perverse, structurante ou d\u00e9structurante. Et cela n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la capacit\u00e9 d&#8217;emport ou les admirables qualit\u00e9s de pr\u00e9cision, certes.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, nous doutons que cette absence de dimension d&rsquo;une grande politique importe tellement \u00e0 Obama. L&rsquo;essentiel pour lui, et c&rsquo;est la cause principale de sa politique russe,  c&rsquo;est d&rsquo;\u00e9viter une confrontation avec la Russie parce qu&rsquo;il n&rsquo;en a plus les moyens. Le but d&rsquo;Obama dans cette affaire est celui d&rsquo;un d\u00e9sengagement partiel subreptice d&rsquo;Europe. Son autre probl\u00e8me, archi-classique pour une puissance sur le d\u00e9clin, va \u00eatre de faire avaler la chose \u00e0 l&rsquo;habituelle base extr\u00e9miste washingtonienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous terminions notre article d&rsquo;hier, bas\u00e9e sur une interpr\u00e9tation ant\u00e9rieure o\u00f9, selon l&rsquo;\u00e9tat des nouvelles, l&rsquo;on pouvait encore penser que la d\u00e9cision s&rsquo;appuyait sur une pens\u00e9e politique constructive, voire audacieuse, par ce paragraphe :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il s&rsquo;agit donc de la premi\u00e8re d\u00e9cision importante de l&rsquo;administration Obama, et certes une d\u00e9cision qui va dans le sens du d\u00e9mant\u00e8lement de la politique de GW Bush. C&rsquo;est un point int\u00e9ressant, sans pourtant qu&rsquo;on puisse aller plus loin pour l&rsquo;instant. Tout d\u00e9pendra de la fa\u00e7on dont sera pr\u00e9sent\u00e9e cette d\u00e9cision, de la fa\u00e7on dont elle sera exploit\u00e9e et suivie par les USA, de la fa\u00e7on dont elle interf\u00e9rera dans les relations USA-Europe, et dans quel sens, etc. Pour l&rsquo;instant, nous voici aux aguets sur un nouveau front, peut-\u00eatre le premier s\u00e9rieux, des changements n\u00e9cessaires pour tenter de sortir de l&rsquo;\u00e8re de la politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tConcluons:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re d\u00e9cision importante de l&rsquo;administration Obama, car il n&rsquo;y a pas eu encore de d\u00e9cision importante de l&rsquo;administration Obama. C&rsquo;est une d\u00e9cision int\u00e9ressante, qui peut amener \u00e0 des prolongements \u00e9galement int\u00e9ressants en Europe, mais o\u00f9 les USA n&rsquo;auront pas une part pr\u00e9pond\u00e9rante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t C&rsquo;est certes un point int\u00e9ressant, mais sa perspective est pour l&rsquo;instant difficile \u00e0 identifier. Notre appr\u00e9ciation est surtout qu&rsquo;elle confirme pour l&rsquo;instant une volont\u00e9 de d&rsquo;all\u00e9gement du poids des engagements US \u00e0 cause de la crise int\u00e9rieure US, et la politique russe de l&rsquo;administration n&rsquo;est pas autre chose qu&rsquo;une fa\u00e7on de r\u00e9pondre \u00e0 cette volont\u00e9. C&rsquo;est donc une politique de faiblesse, qui passe par la d\u00e9cision d&rsquo;abandon du BMDE mais qui est identifi\u00e9e comme telle non pas \u00e0 cause de l&rsquo;abandon en lui-m\u00eame, mais pour les causes de cet abandon. Les faibles mesures annonc\u00e9es en contrepartie, de la fa\u00e7on qu&rsquo;elles le sont, montrent l&rsquo;autre faiblesse de l&rsquo;administration Obama, face aux centres de pouvoir et de pression US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous sommes sans doute sur un nouveau front d&rsquo;\u00e9ventuels changements mais il n&rsquo;est pas assur\u00e9 que les USA y tiennent une place pr\u00e9pond\u00e9rante. Pour l&rsquo;instant, nous sommes loin, tr\u00e8s loin, du c\u00f4t\u00e9 US, d&rsquo;\u00eatre sorti de l&rsquo;\u00e8re de la politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct&rsquo;. La question se pose, de fa\u00e7on insistante, de savoir s\u00a0\u00bb&lsquo;ils en sortiront jamais.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autopsie du BMDE 18 septembre 2009 Singuli\u00e8re affaire, ce Bye bye, BMDE, \u00e0 l&rsquo;image du titre de notre texte F&#038;C du 17 septembre 2009. La chose est annonc\u00e9e \u00e0 partir d&rsquo;un article du Wall Street Journal (WSJ), d\u00e9taillant l&rsquo;abandon du BMDE en tant que tel, et partout consid\u00e9r\u00e9e comme une d\u00e9cision quasiment officielle (r\u00e9action du&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[7770,6131,8677,4314,2773,6208,4607,2884,2730],"class_list":["post-71086","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-abandon","tag-aegis","tag-autopsie","tag-bmde","tag-iran","tag-obama","tag-politique","tag-russe","tag-russie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71086","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=71086"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71086\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71086"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=71086"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=71086"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}